Posts Tagged ‘Goma Tsé-Tsé’

Congo/Développement: quarante coopératives de Goma Tsé-Tsé dotées d’équipements agricoles

octobre 15, 2020

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme rurale, le 15 octobre, la ministre chargée de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, a mis à la disposition des groupements agricoles du matériel et des semences pour la relance de leurs activités perturbées à cause des restrictions liées à la covid-19.

« Ce matériel va permettre aux femmes rurales de Goma Tsé-Tsé de relancer leurs activités en réduisant la pénibilité des travaux de production », a indiqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo lors de la remise des équipements. La femme rurale contribue à 64% de la production agricole du pays, à 80 % de la production vivrière, 60% dans les activités de fumage de poisson, de séchage s’agissant de la pêche, a souligné la ministre. Selon elle, le thème de célébration de cette journée : « La femme congolaise engagée dans la production locale » résume tout dans le sens de ce qu’elles font et de ce qu’elles doivent continuer à faire.

Le coordonnateur du système des Nations unies au Congo, Chris Mburu, a quant à lui, indiqué que la dotation faite à ces coopératives permettra d’empêcher l’exode rural qui a des conséquences négatives sur la production. Les activités agricoles des femmes rurales contribuent, entre autres, à la sécurité alimentaire, a rappelé le diplomate onusien avant de réitérer l’engagement du Programme des Nations unies pour le développement à soutenir le gouvernement congolais dans le processus de relèvement des populations vulnérables. Pour sa part, le sous-préfet du district de Goma Tsé-Tsé, Prosper Diatoulou, a salué l’initiative qui permettra aux femmes rurales de la localité de renouer avec les activités qui leur permettent de se prendre en charge. Les attentes des femmes rurales de cette localité du département du Pool, selon lui, demeurent nombreuses.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo: Sambadio porté à sa dernière demeure à Goma Tsé-Tsé

juin 20, 2020

 

Décédé le 3 juin à l’âge de 59 ans, Dieudonné Samba dit Sambadio a été inhumé le 19 juin à Goma Tsé-Tsé dans le département du Pool. Peu avant qu’il ne soit conduit à sa dernière demeure, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, lui a rendu un dernier hommage à la morgue municipale de Brazzaville.

 

Photo 1 : le ministre s’inclinant devant le corps sans vie de Sambadio (crédit photo/ ADIAC

La cérémonie a été marquée par des témoignages et des allocutions. Edo Farel, artiste musicien, est parmi ceux qui ont réagi. « Nous sommes très touchés de perdre un grand artiste comme Sambadio qui a fait son temps avec des chansons phares comme “Tadie”, “Analysez”. Ça fait très mal de le voir partir sitôt. Dieu a pris, qu’est-ce que l’on va encore faire ? », a déclaré Edo Farel.

Pareil pour Quentin Moyascko, qui retient de ce grand artiste l’amour qu’il avait pour la musique. « Quand j’étais installé momentanément à Pointe-Noire, régulièrement on était ensemble. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup par sa sagesse, son amour envers la musique. Il appréciait toujours les nouvelles générations qui arrivaient pour les encourager. J’ai appris derrière la personne de Sambadio, ce qu’on appelle l’amour de la musique. Nous étions tous les jours à l’hôpital, jusqu’à ce qu’il a rendu l’âme devant nous (Gypsie, Zara Umporio, Grand Rebelle et moi). C’est inoubliable. »

Gypsie la tigresse, artiste musicienne qui l’a côtoyé depuis des décennies, a témoigné également : « Je l’appelais le vieux Sambadio. C’est quelqu’un sur qui je me suis basée pour ma musique. J’ai vu l’amour qu’il avait pour son travail. Malgré les difficultés c’est quelqu’un qui croyait positivement et donnait des conseils à tous les jeunes artistes. Je peux dire que c’est un collègue musicien, mais c’est avant tout quelqu’un que j’ai connu particulièrement, avec lequel j’ai vécu. Nous avons passé beaucoup de moments ensemble à Pointe-Noire. »

Photo 2 : Dieudonné Samba dit Sambadio (crédit photo/ DR)

Le président de l’Union des musiciens congolais (UMC), Magloire Bonguili dit Pape God, a pour sa part, remercié les responsables politico-administratifs. 

Le premier fils du défunt, Scapin Samba a réagi également. « Au moment où nous allons inhumer mon père, je ne peux que remercier tous ceux qui l’ont soutenu, en premier lieu, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, le PCT, et les musiciens congolais. De mon père, je garde l’héritage musical. Mais pour l’instant, je ne peux pas vous dire si je ferai de la musique comme lui ou pas. Je vais encore observer. »

Rappelons que ce chanteur et auteur compositeur a fait bouger les mélomanes congolais dans les années 1990 et 2000 avec ses chansons “Tadie”, “Analysez”, “Souvenirs Josée”, “Beauté à Revendre”, “Garcia”, “Sosso pembé”, et “Mère Irène”. Les férus de la rumba congolaise ayant vécu cette époque n’oublieront jamais Sambadio, qui les a fait rêver dans son style particulier.

 

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Message de prudence des chancelleries à leurs ressortissants

mai 16, 2017

 

Les chancelleries présentent au Congo-Brazzaville appellent leurs ressortissants à la prudence.

L’on observe une détérioration de la situation sécuritaire dans le Pool où les opérations militaires et de Police se poursuivent qui est marquée par une recrudescence des incidents de sécurité.

Notamment, dans la nuit d’hier des accrochages entre les éléments de la force publique et les Ninjas, ont été rapportés dans la localité de Goma Tsé-tsé, située à une vingtaine de kilomètres de Brazzaville dans le Sud.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Soldats morts hier lors des accrochages

A cet effet, les forces de sécurité nationale ont renforcé les mesures de sécurité à Brazzaville à travers des patrouilles et des postes de contrôle notamment dans la nuit.

A cet égard, nous vous réitérons nos conseils de précaution et de vigilance comme suit :

· Évitez tout déplacement dans le Pool; même pour des visites privées. Si un membre du personnel, pour des raisons de famille urgentes, doit se rendre les localités de Kinkala, Mindouli, Vinza, Mayama et Kindamba, il doit observer une extrême précaution et informer la Sécurité.
· Ne pas entreprendre de voyage par la route vers Pointe Noire;
· S’abstenir ou au besoin réduire au strict nécessaire les sorties nocturnes.

 

Avec Brazzanews.fr

Congo: quel crime crapuleux et sauvage dans le Pool?

avril 23, 2016

 

Deux jeunes ont été enlevés par les miliciens de Sassou à Goma Tsé-Tsé. Plusieurs autres jeunes de Goma Tsé-Tsé ont également été enlevés ces derniers jours. Tués ils auraient été enterrés dans une fosse commune à Makana tout près d’un cimetière.

La localité qui fait office de charnier et de cimetière est en ce moment surveillée 24/24 par des cobras, des milices à la solde du pouvoir de Brazzaville, pour éviter toute intrusion et toute découverte par les organismes des Droits de l’Homme.

Devant cette image d’une cruauté insensée, les autorités auront-elles la facilité de se disculper ? Pire encore, ces tueries n’émeuvent pas la député de la circonscription pour mener une mission d’investigation afin de faire jaillir la lumière sur ces massacres.

Si un corps a été découvert – le visage flanc contre terre (brûlé) et exhumé, à la pelle, cela veut dire que d’autres existent en de lieux épars.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.net

Congo/Bombardement dans le Pool: Le génécide continue…et toujours aucune réaction de l’Église

avril 9, 2016

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Nouveaux bombardements de l’armée dans le Pool

Selon de nouveaux témoins, des hélicoptères de l’armée ont vendredi matin encore pilonné plusieurs localités du département du Pool, précisément dans le district de Goma Tsé Tsé, où le pasteur Ntumi a des bâtiments ou des activités. Certains témoins parlent de victimes civiles. Aucun bilan de ces opérations n’est encore disponible. Très peu d’informations circulent sur l’opération lancée lundi par les autorités.

Vendredi matin encore, des témoins disent avoir été réveillés par des roquettes tirées à partir d’hélicoptères de l’armée. A Nsouélé, où est enterré le père de l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, ainsi qu’à Bwambouri qui selon un de ses habitants a abrité des proches du pasteur révérend Ntumi. Les communications sont très difficiles dans ces zones. A ce stade, impossible donc d’évaluer l’ampleur de possibles dégâts, ni de dresser un quelconque bilan humain.

Un peu plus loin à l’ouest de Brazzaville toutefois, la gare de Mindouli continue d’accueillir chaque jour son flot de familles déplacées, raconte un habitant. Des hommes, des femmes, parfois blessés, qui parlent de victimes civiles. Ils fuient les hélicoptères ou la peur dans cette région pauvre, où le souvenir des guerres passées est encore vif dans les esprits. Ils espèrent, raconte un témoin, quitter la zone à bord d’un train de marchandises. Mais ils sont rares. Un seul serait passé depuis le début de la semaine.

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Dans ce contexte, depuis vendre matin, l’ambassade de France au Congo-Brazzaville déconseille de se rendre dans le département du Pool, en particulier dans les districts de Goma Tsé Tsé, Kinkala, Mayama, Vinza et Mindouli. Lire la suite de l’article…

Congo-liberty.com avec Rfi.fr

Il y a douze ans Bernard NKOUNKOU rendait un vibrant Hommage à Monseigneur Auguste Rock NKOUNKOU, Premier Prélat Congolais

octobre 7, 2010

MgrNkounkou

A L’OCCASION DU CENTIÈME ANNIVERSAIRE DE SA NAISSANCE !

Monseigneur Auguste Rock NKOUNKOU aurait eu aujourd’hui 100 ans. Un siècle de vie étendu sur des années avec l’éclat d’une couronne sertie de diadèmes auréolés, scintillant sur le parcours de son apostolat. Cet âge qu’atteint le saule pleureur dans son monde végétal, en terme de longévité, n’est autre que celui où les chênes n’arrivent pas encore à maturité et les vins exacerbent à peine leurs saveurs.

Né le 9 mai 1909, dans les balbutiements du siècle dernier, un an avant la création du Moyen-Congo, d’une très ancienne famille Kongo, dans la lignée de « Ta Banza », notable, seigneur et chef coutumier de l’actuelle région du Pool.

Son intelligence qui fut convoitée dans l’envolée du temps comme une perle rare traînant dans la contrée de Pangala, fut distinguée par l’officier français Guerdon qui voulait l’orienter dans le métier des armes qui était le sien, à Saint-Louis du Sénégal. Mais c’est plutôt celui de la prêtrise où sa vocation produisit un écho favorable au service de Dieu, grâce au choix de poursuivre ses études suggérées par sa sœur « Ma Ntinou » sa mère nourricière. A cet instant, les portes du séminaire de Kinsantu au Congo-Belge s’ouvrirent à lui comme un sésame de bonheur dans la candeur de son enfance et la jeunesse de son esprit.

Dans les dédales de l’établissement religieux loin du regard parental, il rencontra le brillant Barthélemy Boganda, un cadet d’un an, qui venait de Bobangui dans le même Moyen-Congo, un village à l’ouest de la République Centrafricaine.

Il fut ordonné prêtre en 1938 par Mgr Paul Biéchy, assisté de Mgr Werping, du Diocèse de Kinsantu, en même temps que l’abbé Eugène Kakou, cet autre cadet d’un an.

En mission préparatoire à Boundji avant de trouver sa propre paroisse, il rencontra des difficultés de collaboration avec les prêtres blancs. A la mort de son frater fidei, Eugène Kakou en 1942, qui le bouleversa profondément, il prit la décision de s’éloigner de leur emprise pour aller évoluer à Kibouendé, sa première paroisse dans la localité de Ta Neré Tounda, chef coutumier téméraire.

Soucieux de construire sa propre paroisse, il s’installa à Goma Tsé-Tsé, sur la rive droite de la rivière Djoué et érigea avec des fonds propres, son église qu’il baptisa du nom de Saint-Michel. Car la localité de sa nouvelle implantation était un bastion du matsouanisme et de la résistance contre la pénétration des blancs. Le géant Moulabaka, homme redouté et redoutable dont le nom signifiait « le grand mur » était le gardien du fort de Goma Tsé-Tsé. Il s’habillait en soutane à l’image des prêtres pour les défier et asseoir son pouvoir.

Monseigneur Auguste Rock Auguste NKOUNKOU était un roc comme l’indique son prénom. Il était NKOUNKOU, une incarnation de la génération et il était auguste cet autre prénom, titre de la Rome antique qui témoignait le respect et la vénération. En plus, il était Monseigneur, un attribut de la souveraineté. Enfin, Mgr NKOUNKOU était le père de tous car il recevait tout le monde au point qu’on l’appelait « Ta Nkounkou sansa bana ! »

Cependant, sa vie dans sa paroisse fut jonchée d’embûches et d’hostilités contre les forces du mal. Dévot du culte de Saint-Michel qui lui valut une haute considération pour avoir atteint le stade suprême de la vie initiatique. Il était devenu Prince glorieux. Thaumaturge avec une foi étonnante. Fort dans le combat et vainqueur contre les menées occultes. Il avait réussi à dompter les peurs devant les menaces des hommes politiques et les troubles sociopolitiques qui s’étendaient jusque dans sa contrée.

Doyen de l’Église du Congo, portant l’ordre de la patrie spirituelle, il était le témoin de l’entrée dans la vie sacerdotale de nombreux prêtres congolais. Il était le modèle et l’incarnation de la puissance. On l’appelait aussi « de la puissance ». Guerrier de la foi, quand il livrait des guerres rayonnantes à Goma Tsé-Tsé, l’alerte atteignait tout le territoire et les spectateurs visibles et invisibles avaient tous les yeux rivés au ciel car il y avait de l’électricité dans l’air et les informations traversaient comme un éclair les frontières du champ de bataille. Seul contre tous, il en sortait toujours vainqueur jusqu’à faire arracher la toiture des temples de ses adversaires et à brûler leur soutane d’apparat.

Ta NKOUNKOU comme on l’aimait aussi l’appeler, avait de nombreuses armes de la foi qui lui permettaient de triompher contre les forces étrangères sur tous les fronts.

Durant son ministère apostolique, il construisit de nombreuses écoles à Goma Tsé-Tsé pour donner à l’enfance son droit à l’éducation, source réelle d’épanouissement de la personnalité, cher aux institutions respectables. Un dispensaire portant le nom de sa tendre mère Ma Lembe fut également construit pour offrir à la population les soins primaires d’assistance médicale. Aujourd’hui de nombreuses fraternités portent son nom pour assister dans la foi les malades afin de perpétuer sa mémoire.

Clergé fondateur de la Supplique Notre-Dame du Perpétuel Secours, dévotion qu’il conseilla aux fidèles de pratiquer dans un monde où la souffrance côtoie quotidiennement la vie humaine. Homme de Dieu, il s’évertua dans sa famille et dans l’Église.

Pris dans le souci de créer un tissu familial cohérent et harmonieux, attachant et fort, il joua un rôle capital dans le rassemblement de tous ses membres par la création d’un village nommé Saint Joseph de tous les parents restés dans les hameaux de Pangala, surplombé par une grande croix en bois, symbole de consolidation et d’appartenance.

L’évangélisation était aussi son cheval de bataille à laquelle il s’attela dans le périmètre de son administration. Ta NKOUNKOU, dit Mayoungouta faisait ses tournées en soutane, car il était attaché à cette tradition de l’habit distinctif du prêtre. Son arrivée dans un village dégageait aussitôt le respect et provoquait la discipline dans les rangs des sorciers. De nombreuses légendes entourent sa vie mystique, de prêtre pratiquant et émérite. Car il a fait vibrer la fibre du sacerdoce royal à la postérité en lui donnant un rayonnement international.

Sa vie durant, il a œuvré dans l’excellence au service de Dieu revêtant les décorations et les armes tant ecclésiales que de Saint-Michel qui lui valurent reconnaissance et gratitude avec élévation de sa paroisse. Une paroisse dans laquelle il a passé 34 ans de vie pastorale, où il repose, graduée au rang de : Sanctuaire Régional de l’Archange Saint-Michel pour l’Afrique, don de consécration de l’Archiconfrérie de France. Il mourut le 3 juillet 1982 dans la dignité épiscopale avec sa mitre et sa crosse : Corona aurea super caput ejus : Une couronne d’or entoure sa tête !

Bernard NKOUNKOU