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Faille sur le réseau social de Google, 500.000 comptes exposés

octobre 8, 2018

New York – Google a indiqué lundi avoir découvert et colmaté « immédiatement » en mars une faille dans son réseau social Google+ ayant exposé des données personnelles d’un demi-million de comptes.

A la suite de cette faille et ayant constaté une grande inactivité des utilisateurs, le géant de l’internet a décidé de fermer pour les particuliers ce réseau social auquel sont automatiquement inscrites les personnes possédant une adresse gmail.

Le nom des propriétaires de 500.000 comptes, leur adresse électronique, leur profession, leur sexe et leur âge sont les principales données ayant été exposées, assure Google sur son site.

Des données postées par les utilisateurs comme des messages, des informations sur le compte Google, des numéros de téléphone n’ont pu être vues ni consultées, ajoute le groupe de Mountain View (Californie), avançant toutefois qu’il ne pouvait identifier avec certitude les utilisateurs touchés par la faille, ni leur localisation.

Outre le demi-million de comptes, jusqu’à 438 applications sont également concernées par cette faille mise au jour lors d’un audit interne.

Google affirme que les développeurs d’applications n’étaient pas au courant de la faille et ne se seraient donc pas servis des données exposées: « Nous n’avons pas trouvé de preuve montrant que les données ont été employées de façon inappropriée ».

Google+, qui revendique des millions d’utilisateurs, est principalement utilisé par des professionnels s’intéressant à des sujets bien spécifiques et pouvant consulter les mises à jour de leurs contacts via des « cercles ».

Ces derniers sont en fait des groupes de contacts créés par l’utilisateur selon les critères de son choix: intérêts, catégories de clients, relations, etc et au sein desquels il est possible de décider du contenu qui sera partagé.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2018 18h53)                                                        

L’intelligence artificielle de Google s’implante à Paris

septembre 18, 2018

Paris – Google a inauguré mardi à Paris son nouveau laboratoire de recherche en intelligence artificielle, annoncé en janvier lors du sommet de grands patrons mondiaux « Choose France ».

L’implantation de ce centre de recherches à Paris « est un signal fort de l’attractivité de la France », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Delphine Gény-Stephann, présente à l’inauguration.

« Les axes de recherche stratégiques retenus à ce jour [par Google] – santé, environnement, vision par ordinateur, art – viendront renforcer l’expertise de l’écosystème français dans ces secteurs d’activité », s’est-elle félicitée.

Le laboratoire parisien devrait employer un noyau dur d’une vingtaine de chercheurs, auxquels viendront peut-être plus tard se greffer des équipes chargées de développer des applications issues des recherches parisiennes.

« Pour l’instant, nous avons recruté cinq personnes, avec l’objectif d’arriver à une quinzaine d’ici à la fin de l’année », a expliqué à l’AFP Olivier Bousquet, le patron des activités d’intelligence artificielle de Google en Europe, basées à Zurich.

Google n’est pas le seul grand nom de la tech à investir en France dans l’intelligence artificielle.

IBM a ainsi annoncé au printemps 2018 l’embauche de 400 experts en deux ans, dont une bonne partie iront s’installer au sein du pôle technologique de Saclay en région parisienne.

« Nous avons déjà embauché à peu près 120 personnes et nous serons à 200 en fin d’année », a indiqué à l’AFP Nicolas Sekkaki, président d’IBM France. IBM inaugurera de premiers locaux avant la fin de l’année, a-t-il indiqué.

– « Un peu en retard » –

L’entreprise britannique DeepMind, qui fait partie du groupe Alphabet (la maison mère de Google) a aussi installé cet été à Paris une équipe de chercheurs.

Le constructeur informatique japonais Fujitsu est également en train de transformer son centre de recherche en région parisienne en centre d’expertise européen, avec pour ambition de doubler les effectifs dans les mois à venir.

Pour Sylvain Duranton, qui dirige au plan mondial l’entité Intelligence artificielle » du Boston Consulting Group, l’intérêt des géants de la tech pour les cerveaux français est une bonne nouvelle, car il permet de stimuler toute la filière française de l’intelligence artificielle.

Mais il est préoccupé par le retard que les entreprises françaises semblent prendre dans l’utilisation de l’intelligence artificielle.

« Nous avons beaucoup de talents en matière d’intelligence artificielle, mais pour ce qui est de vivre vraiment la révolution qu’elle apporte, le pays est un peu en retard », estime-t-il

Selon une étude réalisée par le BCG auprès de salariés du monde entier, 31% des actifs chinois disent déjà travailler dans une entreprise utilisant l’intelligence artificielle, contre 24% aux Etats-Unis et seulement 16% en France.

Chez Google, le laboratoire de recherche parisien s’inscrit dans le réseau mondial que le géant américain est en train de constituer.

Dans la zone Europe Moyen-Orient et Afrique, des équipes ont été installées ou sont en train d’être installées en Israël, à Amsterdam et au Ghana, a indiqué M. Bousquet.

A Paris, les chercheurs en intelligence artificielle seront installés dans le tout nouveau centre de recherches parisien de Google, un bâtiment entièrement rénové de 6.000 m2 jouxtant le siège de Google France dans le IXe arrondissement de Paris.

Google, qui emploie environ 700 personnes en France, compte faire passer rapidement ses effectifs à un millier, dont environ un quart d’ingénieurs et chercheurs se consacrant à la recherche et développement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2018 13h53)                                                        

Colère grandissante d’employés de Google sur ses projets en Chine

août 4, 2018

San Francisco – Google tentait vendredi de contenir une fronde grandissante depuis plusieurs jours d’employés du monde entier, furieux de voir le géant technologique tester une version de son moteur de recherche adaptée aux exigences de censure de Pékin, selon The Intercept.

Face à la censure et aux cyberattaques, le géant californien avait retiré son moteur de recherche de Chine en 2010 et nombre de ses services restent depuis bloqués dans la deuxième économie mondiale.

Jeudi, un employé de Google avait confirmé à l’AFP que l’entreprise testait un moteur de recherche conforme aux exigences des autorités chinoises, au grand dam de militants des droits de l’Homme et d’employés.

Selon le magazine en ligne The Intercept vendredi, citant des sources internes, le groupe a fermé les accès de la plupart des employés aux documents relatifs au projet « Dragonfly » après les fuites dans la presse.

« Il y a eu un silence radio total de la hiérarchie, ce qui rend beaucoup de gens mécontents et effrayés », raconte un salarié anonyme, affirmant que leurs forums de discussion internes parlent abondamment du sujet et que les gens sont « furieux ».

Contacté par l’AFP, Google n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Ce n’est pas la première fois que Google fait face à cette situation.

Des milliers d’employés avaient signé une pétition il y a quelques mois pour lui demander de « rester en dehors du business de la guerre » à propos d’un contrat avec le Pentagone.

A la suite à cette fronde, le groupe s’était engagé début juin à ce que ses travaux en matière d’intelligence artificielle (IA) ne servent jamais à fabriquer des armes.

En outre, selon l’agence Bloomberg vendredi, Google est en discussions avec le groupe Tencent et d’autres groupes chinois pour pouvoir proposer ses services de « cloud » dans ce pays, en les faisant tourner sur des « data centers » et serveurs d’entreprises chinoises, pour se conformer aux exigences de la Chine, qui veut que les données soient stockées sur son sol.

N’ayant pas de « data centers » en Chine continentale, Google doit donc nouer des partenariats, explique encore l’agence d’informations financières.

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 09h40)                                                        

Données personnelles: jour J pour le tour de vis dans l’EU, et déjà des plaintes

mai 25, 2018

Bruxelles – Un arsenal de nouvelles règles est entré en application vendredi dans l’UE pour mieux protéger les données personnelles à l’ère numérique, suscitant sans tarder de premières plaintes contre des géants comme Facebook et Google déjà accusés de les enfreindre.

Le « Règlement général sur la protection des données » (RGPD) prévoit des droits renforcés pour les internautes et des sanctions inédites en cas d’abus, dans un contexte marqué par le scandale planétaire qui a impliqué le réseau social américain dirigé par Mark Zuckerberg.

L’avalanche de messages priant les utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions d’utilisation pour les Twitter, Google ou autres sites de commerce et organismes divers, est le premier effet visible de la nouvelle donne, à laquelle les Européens espèrent donner une portée mondiale.

Les citoyens sont aujourd’hui « comme nus dans un aquarium », mais « grâce aux nouvelles règles, les Européens reprendront le contrôle de leurs données », a plaidé la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova, défendant le tour de vis du RGPD.

Cette législation impose à toute entreprise, sur internet ou non, de demander un « consentement explicite et positif » pour utiliser des données personnelles collectées ou traitées dans l’UE. Elle donne aussi aux citoyens le « droit de savoir » quand leurs données sont piratées, comme lors de la fuite massive subie par la société Uber en 2016.

Les abus seront sévèrement punis: les entreprises, capables de transformer ces données en or en les exploitant pour du ciblage publicitaire par exemple, s’exposeront à des sanctions pouvant atteindre jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial, si elles ne respectent pas les nouvelles règles.

– Schrems attaque –

Le juriste autrichien Max Schrems, grand militant de la cause des données personnelles, n’a pas tardé à se saisir des nouvelles règles pour attaquer plusieurs géants américains, leur reprochant de recueillir un « consentement forcé » à leurs règles d’utilisation modifiées en raison du RGPD.

« Vous avez probablement vu ces fenêtres contextuelles qui s’affichent partout, disant +Vous devez accepter, sinon vous ne pourrez pas utiliser ce service+. Or le RGPD interdit explicitement cela », a-t-il fait valoir dans un entretien avec l’AFP.

M. Schrems a ainsi indiqué que son ONG None of Your Business (Pas tes affaires) avait « porté quatre plaintes: une en France contre Google sur Android, la deuxième contre Instagram en Belgique, la troisième à Hambourg contre WhatsApp et la quatrième en Autriche contre Facebook ».

« Je n’aurais jamais fait aussi bien que Facebook » pour convaincre de la nécessité du RGPD, ironisait récemment la commissaire Vera Jourova. Elle faisait allusion à la controverse sur l’exploitation des informations de dizaines de millions d’utilisateurs du réseau social par la société Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, est venu en personne mardi s’excuser devant le Parlement européen, comme il l’avait fait devant les parlementaires américains, au sujet de ce scandale mais aussi plus largement de son manque de réaction face aux ingérences étrangères dans des processus électoraux et la diffusion de fausses informations.

« Je suis désolé », a dit M. Zuckerberg, rappelant l’engagement de Facebook à se mettre en conformité avec le RGPD en Europe, tandis que son entreprise a promis jeudi de s’en inspirer pour ses utilisateurs dans le monde entier.

– Huit pays en retard –

Vendredi, plusieurs sites internet de journaux américains, dont celui du Los Angeles Times, étaient inaccessibles depuis l’UE, avec des messages affichés suggèrant des difficultés liées à leur mise en conformité avec le RGPD.

De manière générale, les grandes plateformes internet semblent s’être dûment préparées à la nouvelle législation, qui a toutefois provoqué davantage de panique auprès de certaines PME.

La Commission européenne a tenté ces dernières semaines de les rassurer, rappelant que les nouvelles obligations des petites structures étaient bien moindres que celles des entreprises au modèle économique basé sur l’exploitation de données personnelles.

L’exécutif européen est en revanche plus impatient vis-à-vis des Etats membres qui n’ont pas encore procédé aux ajustements de leur législation nationale — selon un bilan de la Commission, huit pays sont clairement dans cette situation — alors qu’ils disposaient d’une période d’adaptation de deux ans accordée après l’adoption du RGPD en 2016.

Cela n’empêche pas les nouveaux droits d’être applicables depuis vendredi pour tous les Européens, rassure Bruxelles. Mais cette situation peut créer une incertitude autour de quelques dispositions qui nécessitent des ajustements juridiques nationaux.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 12h15)                                                        

YouTube, Google, accusés de pratiques illégales sur le ciblage des enfants(associations)

avril 9, 2018

Washington – Des associations américaines ont accusé lundi YouTube et sa maison mère Google de collecter des données personnelles sur les enfants et de les utiliser pour cibler des publicités, des pratiques illégales selon elles.

Vingt-trois organisations de défense des droits numériques et de protection de l’enfance, ont déposé une plainte auprès de la FTC, le régulateur américain du commerce, ont-elles annoncé dans un communiqué, lui demandant d’enquêter sur ces pratiques.

Selon les associations, Google collecte les informations personnelles de mineurs sur YouTube, bien que ce site soit officiellement interdit aux moins de 13 ans, notamment sur leur localisation, l’appareil utilisé pour se connecter, ou des numéros de téléphone portable.

« Google amasse ces informations sans en informer au préalable les parents et Google les utilise pour cibler des publicités vers les enfants partout sur internet », affirment-elles encore.

« Depuis des années, Google a abandonné sa responsabilité envers les enfants et les familles en affirmant de façon trompeuse que YouTube –un site inondé de dessins animés, comptines et publicités pour des jouets– n’est pas pour les enfants de moins de 13 ans », estime dans le communiqué Josh Golin, de la Campagne pour une enfance sans publicité, l’une des organisations signataires.

« Google réalise des profits gigantesques avec les pubs pour enfants et doit respecter la COPPA », la loi américaine sur la protection de la vie privée des enfants sur internet, dit encore M. Golin.

Les pratiques de Google contreviennent selon les associations à cette loi de 1998 qui « interdit à un site internet destiné aux enfants, ou qui sait que des enfants l’utilisent, de collecter et utiliser de telles informations sans avoir l’accord des parents ».

Google « a agi avec duplicité en prétendant faussement dans ses conditions de service que YouTube est seulement pour ceux qui ont 13 ans ou plus, alors qu’il a délibérément attiré les jeunes vers un terrain de jeu numérique rempli de publicités », a indiqué pour sa part Jeff Chester, du Center for Digital Democracy, une autre association signataire.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de Google a indiqué que le groupe n’avait pas vu la plainte mais que « protéger les enfants et les familles était une priorité ».

« Parce que YouTube n’est pas pour les enfants, nous avons investi de façon importante pour créer l’application YouTube Kids, qui propose une alternative spécialement destinée aux enfants », a ajouté le porte-parole.

Cette plainte intervient dans un contexte de méfiance renouvelée sur la gestion des données personnelles par les groupes internet, en particulier Facebook, englué dans le scandale retentissant Cambridge Analytica.

Romandie.com avec (©AFP / 09 avril 2018 14h07)                                            

France: l’État attaque Google et Apple pour « pratiques commerciales abusives »

mars 14, 2018

Paris – En plein regain de tensions commerciales transatlantiques, le gouvernement français s’est fâché mercredi contre les géants américains Google et Apple, accusés de profiter de leur position de force sur internet pour écraser la concurrence.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que l’État allait assigner en justice ces deux poids lourds de la Silicon Valley pour « pratiques commerciales abusives », exigeant une sanction – symbolique – de deux millions d’euros chacun.

« Je crois à une économie fondée sur la justice et je vais donc assigner Google et Apple devant le tribunal de commerce de Paris pour pratiques commerciales abusives » vis-à-vis des start-ups françaises, a-t-il expliqué au micro de RTL.

L’annonce du ministre intervient à un moment de tension commerciale avec les Etats-Unis, après la décision de Donald Trump de taxer respectivement à 25% et 10% les importations d’acier et d’aluminium.

Pour les services de Bercy en charge de la concurrence (DGCCRF), « plusieurs clauses des contrats types » des magasins d’application de Google et Apple, Google Play et App Store, caractérisent un « déséquilibre significatif » au détriment des start-ups et autres sociétés qui développent des applications.

Une situation « inacceptable » pour M. Le Maire, qui estime que « Google et Apple, aussi puissants soient-ils, n’ont pas à traiter nos start-ups et nos développeurs de la manière dont ils le font aujourd’hui ».

Google France a réagi dans l’après-midi, en assurant que ses pratiques commerciales étaient « conformes à la législation française » et en se disant prêt à « expliquer (sa) position devant les tribunaux ».

« Avec plus de 1.000 téléchargements par seconde, Google Play est un excellent moyen pour les développeurs d’applications en Europe, de toutes tailles, dont beaucoup en France, de proposer leurs applications aux utilisateurs du monde entier », a encore estimé le porte-parole de Google France.

La position ultra-dominante des géants américains dans l’accès des particuliers et des entreprises aux services sur internet constitue un sujet d’inquiétude récurrent pour le gouvernement.

Avant Google et Apple, c’est Amazon qui avait été assigné en décembre dernier par Bercy devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif dans les relations commerciales » avec les entreprises qui vendent sur sa plateforme en France.

Le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi a souvent évoqué les « prisons dorées » dans lesquelles se trouveraient les internautes, qui ont bien souvent accès à des services et des contenus de facto filtrés par les géant américains.

– Imposer des briques logicielles –

La procédure lancée par le gouvernement rejoint une procédure lancée il y a 18 mois par Nexedi, une PME informatique de la métropole lilloise, qui a attaqué Apple pour pratiques commerciales abusives et doit retrouver le géant à la pomme le 31 mai prochain devant le tribunal de commerce de Paris.

La PME reproche à Apple de l’obliger à utiliser certaines de ses briques logicielles dans ses applications, si elle veut que celles-ci soient référencées dans l’App Store.

« Nous sommes très heureux et très rassurés que Bruno Le Maire ait réagi » sur cette question, a déclaré son PDG Jean-Paul Smets à l’AFP. « Nous attendons beaucoup de cette procédure, et nous ne sommes pas seuls », a-t-il ajouté.

M. Le Maire avait brandi l’été dernier la menace d’imposer les colosses du numérique sur leur chiffre d’affaires en France en dénonçant leurs pratiques d’optimisation fiscale.

Même si les craintes d’une guerre commerciale se multiplient après les annonces de M. Trump, Bercy dément tout lien entre l’assignation en justice d’Apple et Google et les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium.

La Commission européenne compte présenter à Bruxelles le 21 mars ses premières propositions sur la fiscalité du numérique, qui est aussi au programme d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE les 22 et 23 mars dans la capitale belge.

Apple est également visé en France par une enquête ouverte début janvier pour « obsolescence programmée ».

Google de son côté a été condamné fin juin par l’UE à une amende record de 2,42 milliards d’euros, accusé d’abuser de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son service « Google Shopping ».

Romandie.com avec (©AFP / 14 mars 2018 16h12)                                            

Le président d’Alphabet, maison-mère de Google, quitte ses fonctions

décembre 21, 2017

Eric Schmidt, président du conseil d’administration d’Alphabet, maison-mère de Google, à Paris le 15 juin 2017 / © AFP/Archives / BERTRAND GUAY

Figure historique de la Silicon Valley, Eric Schmidt, président du conseil d’administration d’Alphabet, maison-mère de Google, va quitter ses fonctions en janvier pour se consacrer à d’autres projets, notamment philanthropiques, a annoncé le groupe jeudi.

M. Schmidt, 62 ans, multi-milliardaire qui fut l’un des premiers dirigeants de Google au début des années 2000, ne quitte par pour autant le groupe puisqu’il devient « conseiller technique sur la science et la technologie » et reste membre du conseil d’administration, ajoute le groupe, qui compte désigner un nouveau président, non exécutif, dans la foulée de son départ.

Les dirigeants d’Alphabet et de Google « pensent que le temps est venu pour qu’Alphabet évolue vers cette transition », a déclaré Eric Schmidt, cité dans le communiqué.

« Ces dernières années, j’ai consacré beaucoup de temps à des sujets scientifiques et technologiques, et à la philanthropie, et je compte m’y consacrer encore davantage », a ajouté l’intéressé.

« Depuis 2001, Eric nous apporte son expérience du monde de l’entreprise et son expertise en tant qu’ingénieur (informatique), ainsi que sa vision claire de l’avenir de la technologie », a dit pour sa part le directeur général d’Alphabet, Larry Page, qui co-fondé Google avec Sergey Brin en 1998.

En 2015, la holding Alphabet a été créée pour chapeauter Google et d’autres filiales, consacrées à la santé (Verily), la conduite autonome (Waymo), ou l’intelligence artificielle (DeepMind).

Né en 1955, Eric Schmidt, ingénieur informatique de formation, est passé par les prestigieuses universités américaines de Princeton et de Berkeley.

Lunettes rondes et cheveux poivre et sel, Eric Schmidt avait été recruté en 2001 par les deux jeunes co-fondateurs de Google, qui cherchaient un homme d’expérience pour diriger l’entreprise.

– Proche d’Obama –

Il en restera directeur général (CEO) jusqu’en 2011 avant de prendre les fonctions de président du conseil d’administration, un titre conservé ensuite lors de la restructuration du groupe, qui a vu la naissance d’Alphabet. Eric Schmidt a aussi travaillé dans des entreprises informatiques comme Novell ou Sun Microsystems.

Casting judicieux semble-t-il puisqu’Alphabet, dont Google est la pierre angulaire, est devenu un mastodonte mondial, dont les revenus proviennent pour l’essentiel de la publicité. Sa capitalisation boursière est l’une des plus grosses du monde, actuellement à plus de 740 milliards de dollars.

Sur le seul troisième trimestre, Alphabet a dégagé des bénéfices en hausse de 32,4% à 6,7 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires de 27,8 milliards.

Mais la puissance de Google, qui règne sur les moteurs de recherche et capte, avec Facebook, une très large part les recettes de la publicité en ligne, lui vaut d’être régulièrement accusé d’abuser de sa position dominante. L’été dernier, le groupe s’est vu infliger une amende de 2,42 milliards d’euros par la Commission européenne.

Les années Schmidt ont aussi été marquées par des poursuites de la part de la justice américaine, qui accusait le groupe, ainsi qu’Apple, Intel et Adobe, de s’être entendus pour ne pas débaucher les employés des autres. Le patron d’Apple Steve Jobs (décédé en 2011) et Eric Schmidt avaient été nommément mis en cause dans cette affaire, qui s’est conclue par un accord amiable en 2015 contre une somme de plus de 400 millions de dollars.

Comme beaucoup de milliardaires américains, Eric Schmidt a crée avec sa femme la Schmidt Family Foundation en 2006, organisation caritative consacrée à des projets en faveur de la protection de l’environnement, et située à Palo Alto, en Californie, en pleine Silicon Valley.

Selon les calculs du magazine Forbes, sa fortune personnelle est évaluée à environ 14 milliards de dollars.

Politiquement, Eric Schmidt est proche du parti démocrate, en particulier de l’ancien président Barack Obama. Il avait même participé « à titre personnel » à sa campagne, victorieuse, en 2008.

Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 02h04)                

Google France va recruter 300 personnes

octobre 10, 2017

Paris – La filiale française de Google va recruter 300 personnes, augmentant ainsi ses effectifs de près de 50%, annonce son PDG Sébastien Missoffe, dans une interview aux Echos.

« D’ici l’année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement, et nous doublons la superficie de nos bureaux en passant de 10.000 à 20.000 mètres carrés », déclare Sébastien Missoffe.

Il entend ainsi saisir l' »opportunité » de croissance que représente pour Google le marché français.

« La France est encore en retard dans le numérique. Nous ne pointons qu’au 17e rang dans les classements qui font référence en matière de digitalisation des pays. 80 % des Français consomment via Internet, mais seulement 16 % des entreprises se sont lancées dans l’e-commerce. Il va falloir rattraper ce retard et cela représente une opportunité pour Google », déclare ainsi le dirigeant du groupe dans l’Hexagone.

Interrogé sur la relation de Google avec les pouvoirs publics français, M. Missoffe souligne une « envie commune de faire avancer la France et une conviction partagée que le numérique peut jouer un rôle très positif ».

« Nous avons donc des relations très constructives car notre objectif est commun », affirme-t-il alors que son groupe n’a toujours pas réglé son différend fiscal avec l’Etat français.

« Aujourd’hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20 %. Le débat n’est pas +est-ce que nous payons+, mais +où payons-nous+ », répond M. Missoffe à l’évocation de son comportement sur le plan fiscal.

Le gouvernement français a ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain, préférant « un bon accord à un mauvais procès », selon les termes du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Romandie.com avec (©AFP / 10 octobre 2017 19h39)

Google a trouvé des contenus sponsorisés liés à la Russie

octobre 9, 2017

Logo Google le 28 décembre 2016 à Vertou (Loire-Atlantique) / © AFP/Archives / LOIC VENANCE

Comme Facebook et Twitter, Google a trouvé sur son réseau des contenus financés par des intérêts russes, alors que les autorités américaines enquêtent sur une possible ingérence de Moscou dans l’élection américaine de 2016, selon le Washington Post.

Le groupe américain « a découvert que des dizaines de milliers de dollars avaient été dépensés pour des contenus sponsorisés (+ads+) par des intérêts russes dans le but de faire de la désinformation (…) notamment sur (la plateforme vidéo) YouTube », ainsi que sur Google, Gmail et sa régie publicitaire DoubleClick, écrit le quotidien, citant des sources anonymes.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Google s’est contenté d’indiquer que le groupe « avait une série de règles très strictes en matière de contenus sponsorisés, notamment des limites sur le ciblage de contenus politiques sponsorisés et l’interdiction de cibler des contenus selon la race et la religion ».

« Nous approfondissons nos investigations sur des tentatives de détournement de nos systèmes et travaillons avec des chercheurs et d’autres entreprises et apporterons de notre aide aux enquêtes en cours », a poursuivi Google.

Moyennant finance, certains contenus sur les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche peuvent être ciblés vers certains utilisateurs, selon leur profil, leur lieu géographique ou leurs historiques de recherche par exemple. Il peut s’agir de publicités classiques mais aussi de publications ou de pages sponsorisées.

Alors que Facebook et Twitter ont déjà indiqué avoir découvert des contenus financés par des intérêts russes, Google reste très discret sur le sujet, même si le groupe a lui aussi été invité par le Congrès à témoigner en audition publique le 1er novembre.

Facebook avait indiqué la semaine dernière travailler avec Twitter et Google sur ces sujets.

Le Congrès ainsi que la justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump, et cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique.

Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2017 19h46)                

Feu vert à l’extradition vers les États-Unis d’un Lituanien qui aurait volé Google et Facebook

juillet 17, 2017

Vilnius – Un tribunal de Vilnius a autorisé lundi l’extradition vers les Etats-Unis un Lituanien accusé d’avoir soutiré quelque 100 millions de dollars à Google et Facebook.

« La cour a pris une décision en faveur de l’extradition du citoyen lituanien Evaldas Rimasauskas vers les Etats-Unis où il sera poursuivi au pénal », a déclaré la juge Aiva Surviliene, a constaté l’AFP.

Âgé de 48 ans, Evaldas Rimasauskas a été arrêté en mars en Lituanie à la demande des autorités de Washington qui l’accusent d’avoir trompé deux entreprises américaines en s’étant fait passer pour un fournisseur asiatique de matériel informatique dans les années 2013-2015.

L’avocate de Rimasauskas a indiqué à l’AFP que les deux géants américains de l’internet Facebook et Google étaient mentionnés dans l’acte d’accusation. La justice américaine n’avait pas identifié les entreprises victimes.

Dans une déclaration publique, les procureurs américains ont déclaré que M. Rimasauskas avait utilisé des faux comptes e-mail pour se faire passer pour « des employés et des agents » du fabricant asiatique.

Il est également accusé d’avoir fabriqué des factures, des contrats et des lettres pour inciter les entreprises à verser plus de 100 millions de dollars (87 millions d’euros) sur des comptes bancaires à l’étranger sous son contrôle.

Me Snieguole Uzdaviniene, avocate de M. Rimasauskas qui risque jusqu’à 20 ans de prison, a indiqué que son client allait faire appel de la décision du tribunal.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 16h36)