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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara met fin aux fonctions du gouvernement

mars 24, 2021
Alassane Ouattara, à son arrivée au conseil des ministres, ce mercredi 24 mars 2021.

Le chef de l’État ivoirien a « remercié » ses ministres, mettant fin à leurs fonctions dans l’attente de la désignation d’un nouveau Premier ministre. La décision a été annoncée aux membres de l’équipe exécutive sortante lors du conseil des ministres, ce mercredi 24 mars.

La décision n’a pas été officiellement annoncée, mais devrait l’être dans les heures qui viennent. Le président Alassane Ouattara a, comme prévu, mis fin aux fonctions du gouvernement dirigé par Patrick Achi, nommé Premier ministre par intérim au lendemain du décès brutal d’Hamed Bakayoko.PUBLICITÉ

L’annonce, attendue de longue date, a été délivrée lors du conseil des ministres, ce mercredi 24 mars, lors duquel a également été observé une minute de silence à la mémoire de l’ancien Premier ministre défunt.

Un Premier ministre « dans les prochains jours »

« Le président a remercié l’équipe gouvernementale et leur a indiqué qu’il s’agissait du dernier conseil des ministres, a rapporté un ministre à Jeune Afrique. Il a annoncé qu’un Premier ministre sera désigné dans les prochains jours ».

Cette démission du gouvernement, attendue depuis plusieurs jours, va notamment permettre aux ministres ayant été élus députés dans leur circonscription de siéger lors de la séance inaugurale de l’Assemblée nationale issue des dernières législatives. Dans l’hypothèse où ceux-ci serait appelés à rejoindre le futur gouvernement, ils doivent en effet siéger au moins une fois au sein de l’Assemblée avant que leur suppléant puisse prendre leur suite.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu

RDC/Sortie du gouvernement: Sama Lukonde invite à la patience

mars 20, 2021

Le Premier ministre, Sama Lukonde, s’est voulu rassurant à la suite de l’audience lui accordée le 18 mars 2021, à la cité de l’Union africaine, par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. 

Sama Lukonde répondant aux questions de la presse

Face à la pression populaire et à l’impatience qui, de plus en plus, gagnent les esprits quant à la sortie du gouvernement, le nouveau Premier ministre a lancé un appel au calme. « C’est vrai que nous comprenons l’urgence de la sortie du gouvernement, mais il ne faut pas confondre urgence et précipitation », a-t-il indiqué à la presse au sortir de l’entretien avec le chef de l’Etat qui s’est déroulé en toute sérénité.

Il a toutefois reconnu le décalage pris par rapport à sa promesse faite de tout finaliser avant l’ouverture de la session parlementaire ordinaire de mars. Il croit qu’il est encore possible de rattraper le retard vu qu’au niveau de la Chambre basse, l’harmonisation du calendrier des travaux peut s’étaler sur quelques jours. Sama Lukonde Kyenge s’attèle à peaufiner la composition du futur gouvernement consensuel qu’il compte présenter aux congolais dans les meilleurs délais. « Nous espérons que dans les prochains jours, nous serons en mesure de nous présenter au Parlement avec un programme du gouvernement enrichi des apports de toutes les forces vives de la Nation que nous avons reçus », a-t-il précisé.

Depuis le début des consultations, le 22 février 2021, Sama Lukonde dit avoir rencontré tous les regroupements politiques qui, dans leur large majorité, ont réaffirmé leur soutien au projet de l’Union sacrée nationale. Il a indiqué avoir reçu des différentes délégations, non seulement des propositions en termes d’enrichissement du programme gouvernemental en gestation, mais aussi, l’engagement de participation au prochain gouvernement sur le principe de l’inclusivité. Le Premier ministre a également évoqué la participation de la société civile, des femmes et des jeunes dans son gouvernement. Tout ceci expliquerait, d’après lui, le caractère laborieux de la mission lui assignée.

Quant à la taille du gouvernement, il a indiqué que cela fait également partie des contraintes d’autant plus que l’option d’une réduction de 30% par rapport à la stature actuelle (67 membres), devrait cadrer avec les aspirations de certaines forces politiques qui ont vu leur quota baisser en même temps qu’elles doivent désigner leurs délégués selon la nouvelle configuration. « Nous y tenons. Nous avons dit que nous devons réduire le train de vie des institutions, et indépendamment de toutes ces difficultés, il faut qu’on arrive à ce résultat », a-t-il ajouté.

A l’approche de la sortie imminente du gouvernement, il a promis de s’adresser aux Congolais et de leur faire l’économie de ses consultations avec les forces vives de la nation et leur présenter la mouture finale très prochainement.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko absent, Patrick Achi est nommé Premier ministre par intérim

mars 8, 2021
Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence, à Abidjan.

En l’absence d’Hamed Bakayoko, dont l’état de santé s’est brusquement dégradé, le chef de l’État a choisi Patrick Achi, secrétaire général à la présidence, pour le remplacer à la primature. Téné Birahima Ouattara, frère cadet d’Alassane Ouattara, est lui nommé ministre de la Défense par intérim.

Confronté à l’absence d’Hamed Bakayoko, transféré en Allemagne et dont l’état de santé est jugé préoccupant, Alassane Ouattara a remanié son gouvernement. Selon un communiqué publié à la mi-journée, le chef de l’État a signé ce lundi 8 mars deux décrets « portant intérim » du Premier ministre et ministre de la Défense, « absent pour raisons médicales ».

Patrick Achi, ministre d’État et secrétaire général de la présidence, est nommé Premier ministre à titre intérimaire. De son côté, Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et ministre des Affaires présidentielles, se voit confier le portefeuille de la Défense, toujours à titre intérimaire.

Selon des résultats provisoires, Patrick Achi a été élu député le 6 mars à Adzopé sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ces derniers mois, il s’est imposé comme l’un des éléments essentiels du régime d’Alassane Ouattara. Secrétaire général de la présidence depuis 2017, cet ancien cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait été promu ministre d’État après la nomination d’Hamed Bakayoko comme Premier ministre, en juillet 2020. Il est l’un des plus intimes collaborateurs du président et il travaillait étroitement avec Bakoyoko avant ses problèmes de santé.

Tené Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance physique et de sa proximité avec Alassane Ouattara, récupère lui le sensible portefeuille de ministre de la Défense, occupé par Hamed Bakayoko depuis 2017 et une vague de mutineries qui avait secoué le pays. En tant que ministre des Affaires présidentielles, il a notamment autorité sur le Groupement de sécurité du président de la République (GSPR) et la Garde républicaine (GR). Fort de la confiance de son frère, il supervise également de nombreux dossiers sécuritaires et militaires.

Hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko, 56 ans, a été transféré en Allemagne dans la matinée du 6 mars. Son état de santé, qui s’est brusquement dégradé ces derniers jours, est au centre de toutes les attentions à Abidjan

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Nouvelle-Calédonie: Chute du gouvernement collégial après la démission des indépendantistes

février 3, 2021

NOUVELLE-CALÉDONIE: CHUTE DU GOUVERNEMENT COLLÉGIAL APRÈS LA DÉMISSION DES INDÉPENDANTISTES

© Reuters/Reuters Staff 

SYDNEY (Reuters) – Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie est tombé mardi après la démission des représentants indépendantistes au sein de l’exécutif qui ont dénoncé la persistance des problèmes économiques et le processus de vente d’une usine de nickel.

Le territoire français, constitué d’une dizaine d’îles dans le Pacifique du Sud, a été confronté à une flambée de violences en décembre en raison de ce processus de vente, qui prévoit la cession de l’usine de nickel du groupe brésilien Vale à un consortium calédonien et international, dans lequel figure le négociant suisse Trafigura.

Selon les indépendantistes du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), qui disposaient de cinq postes au sein du gouvernement sur onze, le processus de vente « fait primer les intérêts des multinationales sans considération des aspirations des populations locales ».

La Nouvelle-Calédonie est le quatrième plus gros producteur de nickel au monde, derrière l’Indonésie, les Philippines et la Russie. Le nickel est au coeur des enjeux politiques dans l’archipel où un référendum sur l’indépendance a vu la victoire du « non » l’emporter en octobre dernier.

Un premier référendum organisé en 2018 avait déjà marqué la défaite des partisans de l’indépendance.

La Nouvelle-Calédonie dispose d’une autonomie importante mais dépend largement de la France en ce qui concerne des sujets comme l’éducation et la défense.

L’accord de Nouméa conclu en 1998 permet la tenue d’un troisième référendum sur l’indépendance d’ici à 2022, à condition qu’un tiers des 54 membres du Congrès local se prononce en ce sens.

Les membres du FLNKS démissionnaires du gouvernement ont aussi dénoncé une « crise de confiance » et l’incapacité du gouvernement à fonctionner afin d’organiser ce nouveau référendum.

Leur démission marque la fin du gouvernement multipartite du président Thierry Santa au pouvoir depuis 18 mois. Un nouveau gouvernement devra être élu dans un délai de quinze jours par le Congrès.

L’Avenir en confiance (AEC), coalition des principaux partis non indépendantistes dont est issu le président du gouvernement, a fustigé la décision des indépendantistes, qui provoque selon eux une crise politique en pleine pandémie de coronavirus et sur fond de tensions économiques et sociales déjà très vives.

Avec Reuters par (Jonathan Barrett; Blandine Hénault pour la version français, édité par Jean-Michel Bélot)

RDC : le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, destitué par l’Assemblée nationale

janvier 27, 2021
Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le 7 septembre 2020

Les députés ont voté en faveur de la destitution du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Un mois et demi après avoir rompu avec Joseph Kabila, le président Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape vers la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Il était l’un des derniers remparts de la majorité détenue par Joseph Kabila. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre de Félix Tshisekedi depuis mai 2019, a été destitué ce mercredi 27 janvier à la suite du vote d’une motion de censure. Déposé le 22 janvier par le député Chérubin Okende (Ensemble pour le changement, la plateforme de Moïse Katumbi), le texte avait été signé par 301 députés.

Sur les 382 députés présents à l’ouverture de la séance, 367 se sont prononcés en faveur de la chute du Premier ministre et de son gouvernement. Selon la Constitution, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a désormais vingt-quatre heures pour remettre sa démission et celle de son gouvernement au président Félix Tshisekedi.

Ilunga boude la plénière

La plénière s’est déroulée sans le Premier ministre. La veille, son absence avait entraîné le report du vote d’une journée. Mais cette fois-ci, les députés sont allés au bout de la procédure.

En déplacement à Lubumbashi depuis le 24 janvier (voyage pour lequel il disposait d’un ordre de mission signé par le vice-Premier ministre, Gilbert Kankonde), Sylvestre Ilunga Ilunkamba est revenu à Kinshasa dans la soirée du 26. Dans le Haut-Katanga, le chef du gouvernement avait été reçu par l’ancien président, Joseph Kabila, qui y est installé depuis plus d’un mois. Rien ou presque n’avait filtré de ce tête-à-tête mais l’entourage d’Ilunga Ilunkamba avait confirmé que ce dernier ne comptait pas se présenter devant les députés.

Le chef du gouvernement a toutefois adressé une lettre, datée du 27 janvier, au président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale. Dans ce document de douze pages, il répond aux différents points de la motion de censure qui le vise et dénonce une « manœuvre politicienne sans fondement factuel et au mépris des exigences de l’État de droit ».  « La quasi-totalité des 52 réunions du Conseil des ministres ont été présidées par le président de la République, lequel donnait des orientations sur bon nombre de dossiers au titre de communications », écrit-il.

Sous pression

Sous pression depuis plusieurs semaines, à la suite de la rupture de la coalition que Félix Tshisekedi formait avec Joseph Kabila, Ilunga Ilunkamba avait une première fois refusé de démissionner le 7 décembre. Il souhaitait obtenir au préalable l’aval de l’ancien président qui, disait-il, avait proposé son nom pour la primature.

DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES, LE CAMP DE KABILA DÉNONÇAIT UN PASSAGE EN FORCE DE FÉLIX TSHISEKEDI

Face au ralliement de plus en plus massif de députés du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila à l’Union sacrée, la nouvelle coalition de Tshisekedi, la position du Premier ministre semblait de plus en plus précaire et ce malgré les protestations des députés pro-Kabila.

Après avoir quitté prématurément la plénière du 26 janvier sous les hourras de certains élus, les pro-Kabila ont cette fois refusé de siéger pour manifester leur mécontentement. Selon eux, le bureau d’âge outrepassait ses compétences en procédant à l’examen de la motion de censure. Depuis plusieurs semaines, le camp de Kabila dénonçait un passage en force de Félix Tshisekedi. En ouverture de la plénière, le président du bureau d’âge, Christophe Mboso, a tenu a répondre à ces accusations. « Le Premier ministre ne vient pas répondre au bureau d’âge, il vient répondre à la plénière », a-t-il rétorqué.

Bureau définitif

Un mois après la chute du bureau de Jeanine Mabunda, qui est issue, comme Ilunga Ilunkamba, du FCC, Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape dans son offensive pour reprendre en main la majorité.

LES PROCHAINES ÉTAPES VONT ÊTRE CRUCIALES ET DÉLICATES À GÉRER POUR LE PRÉSIDENT CONGOLAIS

Si les députés ont massivement voté en faveur du départ du bureau de Jeanine Mabunda et de la destitution du Premier ministre, les prochaines étapes vont être cruciales et délicates à gérer pour le président congolais.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale doit prendre fin le 3 février, et le bureau d’âge a pour mission d’ici là de procéder à l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Le dépôt des candidatures est prévu le 28 janvier. L’élection, elle, aura lieu le dernier jour de la session extraordinaire.

Kabund de nouveau vice-président ?

Félix Tshisekedi souhaite que ce nouveau bureau soit dirigé par l’un des transfuges du FCC, ce qui a généré certaines crispations chez ses nouveaux alliés, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. « Pour le moment, seul Jean Marc Kabund-a-Kabund est assuré d’être le candidat de l’Union sacrée au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, le reste se discute encore », assure une source impliquée dans les négociations.

Après quelques jours d’hésitations, les députés membres de la plateforme de Katumbi et du parti de Bemba avaient finalement signé la motion de censure contre le Premier ministre. Ils ont également officialisé leur adhésion à l’Union Sacrée ce mercredi. « Les discussions ont repris et vont dans la bonne direction », explique une source proche de Katumbi.

Signe que cette nouvelle majorité reste néanmoins fragile, à la veille du vote de la motion, certains députés s’inquiétaient encore de potentielles « trahisons » de dernière minute et appelaient leurs collègues à se mobiliser pour faire tomber le Premier ministre avec la plus large majorité possible.

Avant de s’atteler à la formation de son nouveau gouvernement, le président congolais devrait recevoir dans les prochains jours le rapport de l’informateur, Modeste Bahati Lukwebo, chargé depuis le 1er janvier de constituer une nouvelle majorité. S’il fait peu de doutes qu’il y parviendra, il faudra observer la manière dont seront répartis les postes.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

Espagne : le ministre de la Santé va quitter le gouvernement

décembre 30, 2020

Figure de la lutte contre le Covid-19 en Espagne, le ministre de la Santé, Salvador Illa, quittera bientôt son poste pour se lancer dans la campagne électorale en Catalogne, où il sera le candidat socialiste à la présidence de la région, a annoncé le parti socialiste mercredi 30 décembre.

Ce Catalan de 54 ans, ministre de la Santé depuis janvier 2020 au sein du gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, a acquis une notoriété certaine en tant que coordinateur de la stratégie nationale face à la pandémie, notamment en raison de ses fréquentes apparitions à la télévision pour faire le point sur la situation sanitaire de l’Espagne, l’un des pays européens les plus touchés par le Covid-19, avec plus de 50.000 morts et près de 1,9 million de cas recensés.

Mais il a également fait l’objet de critiques virulentes de la part de l’opposition de droite, qui l’accuse d’une «gestion néfaste de la pandémie», comme l’a écrit mercredi sur Twitter le secrétaire général du Parti Populaire (PP), Teodoro Garcia Egea. L’opposition lui reproche essentiellement d’avoir géré cette crise à des fins électoralistes.

La Télévision nationale espagnole (TVE) a affirmé qu’il serait remplacé par l’actuelle ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique, Carolina Darias, qui est déjà étroitement associée à la gestion de la lutte contre la pandémie.

Le départ du gouvernement de M. Illa surviendra juste après le lancement, dimanche, de la campagne de vaccination en Espagne. Il avait affirmé mardi que si tout se déroulait comme prévu, «autour de 70%» des 47 millions d’Espagnols pourraient avoir été vaccinés à l’été prochain.

Le choix de M. Illa comme candidat du Parti socialiste de Catalogne (PSC) à la présidence de cette région clé du nord-est du pays, qui compte 7,5 millions d’habitants, lors des élections du 14 février devait être ratifié en fin de journée par ce parti à Barcelone. Lors d’une interview mardi à la TVE, M. Illa avait pourtant affirmé qu’il ne serait pas candidat, malgré les rumeurs. Mais le silence gêné qui avait précédé sa réponse laissait penser que l’affaire n’était pas réglée.

En pariant sur une personnalité en vue et populaire en Catalogne, les socialistes cherchent à améliorer leur score des précédentes élections de décembre 2017, lorsqu’ils n’avaient obtenu que 17 sièges sur les 135 députés du parlement catalan. Ils espèrent surtout tirer profit du passage à vide du parti anti-nationaliste de centre droit Ciudadanos, vainqueur de ce dernier scrutin, mais dont la popularité s’est effondrée ces derniers mois. Ils cherchent aussi à profiter du fait que les différents partis séparatistes catalans, qui détiennent la majorité au parlement régional, se présentent cette fois-ci très divisés au sujet de la stratégie à suivre après l’échec de la tentative de sécession lancée en 2017 par l’ex-président Carles Puigdemont, maintenant en exil à l’étranger.

Les sondages prédisent le maintien d’une majorité indépendantiste au parlement, mais avec une lutte intense entre les deux partis appartenant au gouvernement régional : Ensemble pour la Catalogne, le parti de M. Puigdemont, et Gauche républicaine de Catalogne (ERC), dont le leader, Oriol Junqueras, est emprisonné pour sa participation aux évènements de 2017.

Par Le Figaro avec AFP

Léger remaniement gouvernemental au Gabon

décembre 10, 2020
Jean-Marie Ogandaga a démissionné de son poste de ministre de l'Économie mardi 8 décembre 2020.

Le gouvernement gabonais a été remanié mercredi, suite à la démission surprise, annoncée la veille, du ministre de l’Économie, Jean-Marie Ogandaga.

Hier encore ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et de la Relance, Nicole Janine Roboty, épouse Mbou, est promue ce 9 décembre à la tête de ce même département ministériel en remplacement de Jean-Marie Ogandaga, démissionnaire.

Précédemment aux Transports, Leon Bonda Balonzi est, lui, muté aux Travaux publics, maroquin nouvellement créé, tandis que Brice Paillat passe de ministre délégué à ministre. Il sera en charge des Transports.

Enfin, le nouvel entrant, Olivier Nang Ekomie, précédemment directeur général de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), est promu ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Démission surprise

Ce remaniement fait suite à la démission, annoncée mardi 8 décembre en fin d’après-midi, de Jean-Marie Ogandaga. La Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, a « pris acte » de sa décision et le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, l’a acceptée, selon le communiqué de la présidence.

Aucune raison officielle n’a été donnée pour expliquer cette démission. Et rien, dans l’attitude de Jean-Marie Ogandaga, ne la laissait présager. En effet, du matin du 8 décembre jusqu’à 17 heures, Ogandaga était encore auditionné au Sénat où, avec son collègue du Budget, Sosthène Ossoungou, ils défendaient le projet de loi de finances 2021.

Alors que ses collaborateurs attendaient la fin de la séance pour lui soumettre divers dossiers en attente, ils ont été informés en début de soirée de la tournure des événements.

Lâché par les hautes autorités de l’État ?

La démission du ministre de l’Économie est une surprise même si, depuis une semaine, la presse gabonaise dénonçait les abattements fiscaux accordés par le ministre à plusieurs entreprises.

Pour justifier ces remises gracieuses, le ministre évoquait « le souci commun de préserver les emplois de nos compatriotes dans un contexte économique difficile ». Manifestement lâché par les plus hautes autorités de l’État, il a dû démissionner.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

Canada-Québec/Retrait des rassemblements à Noël: une décision accueillie sans grande surprise

décembre 5, 2020

Trois-Rivières — Le recul du gouvernement du Québec concernant la tenue de rassemblements multifamiliaux durant le temps des Fêtes en raison des nombreux cas de COVID-19 ne surprend guère Richard Maziade et Jean Pellerin.

Richard Maziade

© Olivier Croteau Richard Maziade

En tant que directeur de la résidence le Jardin de Trois-Rivières et porte-parole régional de la table des résidences pour personnes âgées, M. Maziade estime que la décision annoncée jeudi par François Legault pour les zones d’alerte maximale était inévitable.

«C’est ce qu’il fallait. On ne pouvait pas permettre aux résidents de participer à un party ou de découcher sans les confiner au retour. On est pleinement d’accord avec la décision, surtout pour nos employés. Lorsqu’ils vont dans des rassemblements, le danger est là. Ce sont eux, les plus à risque.»

Selon M. Maziade, les résidents étaient majoritairement pour une période des Fêtes sans rassemblement. Leurs familles partageaient le même point de vue.

«Les familles ne voulaient pas mettre à risque leurs parents. Ils disent qu’ils vont fêter à la Saint-Valentin. Mais ce sera plus difficile pour nos employés qui aimeraient voir leurs enfants, leurs petits-enfants», mentionne M. Maziade.

Jean Pellerin préside la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Il reconnaît ne pas être tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a appris la volte-face du gouvernement. Mais il s’attend à ce que celle-ci ait des retombées négatives pour des entreprises.

Jean Pellerin

© STÉPHANE LESSARD Jean Pellerin

«J’ai croisé ce matin (vendredi) un de nos entrepreneurs qui a un service de traiteur. Il me disait qu’il recevait plein d’appels pour des annulations, car des gens avaient réservé un buffet pour 10 personnes. Mais il y a d’autres clients qui gardent leur commande, mais qui demandent de placer la nourriture dans des plats séparés pour les remettre à leurs enfants. À la chambre, on comprend que le plus important est la santé. On ne peut pas être contre les mesures annoncées. Mais si on avait pu permettre de célébrer, ça aurait donné un peu d’air à nos entreprises, nos restaurants.»

Certains consommateurs pourraient aussi décider de se gâter davantage pour leur repas des Fêtes, en investissant le même montant pour moins de convives, ou de prendre cet argent pour le dépenser dans d’autres types de commerces, ajoute M. Pellerin, en rappelant l’importance de l’achat local.

«Si cet argent ne va pas à des festivités, ils vont le mettre ailleurs. Le mot d’ordre est solidarité pour tout le monde. Tous les gestes sont importants. Chaque dollar investi ici fait une différence dans tous les secteurs d’activités.»

Voyage: toujours calme

L’interdiction de tenir des rassemblements durant le temps des Fêtes ne semble pas inciter bien des gens à faire leurs bagages pour aller passer Noël dans les destinations soleil, selon Justin Bordeleau, vice-président de Voyages Arc-en-ciel. Avec les services consulaires fermés ou restreints, l’absence d’assurance annulation et interruption concernant la COVID-19 et le maintien d’un confinement de deux semaines au retour d’un voyage à l’étranger freinent l’ardeur des voyageurs.

«Il y a aussi l’aspect éthique et solidaire. On est tous dans le même bateau. Le gouvernement demande de limiter les déplacements entre régions. Ça irait à l’encontre de la santé publique», dit M. Bordeleau.

Certains voyagistes offrent pour le temps des Fêtes des forfaits tout inclus pour le Mexique et Cuba au départ de Montréal et de Québec.

Avec Le Nouvelliste par Martin Lafrenière

Canada-Québec/Soins de santé et racisme systémique : Manon Massé fustige le gouvernement Legault

novembre 27, 2020

Manon Massé persiste et signe : pour offrir des services de santé et des services sociaux dignes de ce nom aux Autochtones du Québec, le gouvernement Legault doit reconnaître l’existence du racisme systémique. Une chose à laquelle se refuse le ministre responsable des Affaires autochtones, dit-elle.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, affirme que l'amélioration de l'offre de soins de santé pour les Autochtones passe par la reconnaissance du racisme systémique.© /Radio-Canada La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, affirme que l’amélioration de l’offre de soins de santé pour les Autochtones passe par la reconnaissance du racisme systémique.

Quelques jours après le rejet d’une motion présentée par le Parti libéral du Québec sur le Principe de Joyce, principe qui réclame un accès égal pour tous aux services de santé, en plus de la reconnaissance du racisme systémique, faute de consensus, la co-porte-parole de Québec solidaire et porte-parole en matière d’affaires autochtones s’est dite déçue, vendredi matin, de n’avoir pas pu échanger directement avec le ministre de la Santé, Christian Dubé, lors d’une interpellation à l’Assemblée nationale.

« Ma déception, et je l’ai de nouveau mentionné en Chambre, est importante, parce que dans les faits, ça ne se peut pas, dans un gouvernement qui se targue de discuter de nation à nation, qu’à chaque fois que le mot autochtone est mentionné, c’est le ministre du secrétariat des Affaires autochtones qui se pointe pour répondre… C’est une responsabilité transversale », a indiqué Mme Massé.

Celle-ci soutient qu’il existe des « lacunes » dans la Loi sur la santé et les services sociaux, lacunes qui font en sorte que les populations autochtones n’ont pas toujours droit aux services de santé ou aux services sociaux adéquats.

Dans l’une de ses interventions, lors de l’interpellation au Salon bleu, vendredi avant-midi, la députée solidaire a notamment évoqué le cas d’une femme autochtone qui s’est présentée à plusieurs reprises à l’hôpital pour se plaindre de douleurs, pour se faire constamment renvoyer chez elle, avant de mourir sans avoir été soignée. Pourtant, évoquait Mme Massé dans un point de presse, tout juste avant l’interpellation, les Premières Nations présentent régulièrement des rapports « étoffés » et « complets » sur leurs besoins en matière de santé et de services sociaux.

Après ses échanges avec le ministre Lafrenière, la coporte-parole solidaire estime qu’il faut « continuer le travail, notamment sur la question de l’inclusion, à l’intérieur de la Loi sur la santé et les services sociaux, du concept de sécurisation culturelle, et de la question d’assumer pleinement notre responsabilité populationnelle », avant d’affirmer que « nos institutions ne jouent pas pleinement leur rôle ».

Le racisme systémique, la pierre d’achoppement

Pour la députée, une chose est claire : «C’est sûr que la question du racisme systémique fait que ça ne progresse pas, j’en suis certaine. J’ai parlé du racisme systémique avec le ministre Lafrenière, et il nous dit « écoutez, vous allez vivre avec ça, nous, on ne s’entend pas, on n’est pas d’accord avec ça ». Le gouvernement dit que le racisme systémique divise, alors que, pour nous, refuser de reconnaître la réalité vécue par les Autochtones, ça aussi, ça divise.»

Mme Massé estime par ailleurs qu’il est grand temps que le gouvernement Legault « amène des solutions systémiques » aux problèmes d’accès « systémiques » vécus par les populations autochtones.

« J’ai essayé de démontrer au ministre Lafrenière, tout au long de l’interpellation, que tout le monde, y compris lui, a parlé des impacts du racisme systémique sur les Autochtones. Alors, pourquoi ne pas reconnaître ça, rendu là? »

La députée solidaire juge que « le principal enjeu, c’est quand tu ne reconnais pas le problème de fond, à la base, cela ne mène pas à des solutions qui répondent à ce problème-là ».

Avec Radio-Canada par Hugo Prévost

États-Unis : Joe Biden annonce les noms des premiers membres de son gouvernement

novembre 23, 2020

Le président-élu a révélé ce lundi les noms des premières personnes choisies pour intégrer son gouvernement le 21 janvier 2021.

Le président élu Joe Biden a annoncé lundi 23 novembre une salve de nominations à son futur gouvernement, avec au poste crucial de secrétaire d’État Antony Blinken, qui sera chargé à partir du 20 janvier de mener la diplomatie américaine.

L’ancien secrétaire d’État de Barack Obama, John Kerry, sera lui l’émissaire spécial du président américain sur le climat, signe de l’importance qu’accorde Joe Biden à ce dossier. Le démocrate nommera en outre pour la première fois un Hispanique, Alejandro Mayorkas, à la Sécurité intérieure.

«J’ai besoin d’une équipe prête au premier jour», a écrit Joe Biden dans un communiqué annonçant ces nominations, tandis que Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre. «Ces individus sont aussi expérimentés et éprouvés aux crises, qu’ils sont novateurs et imaginatifs», a-t-il poursuivi.

Par Le Figaro avec AFP