Posts Tagged ‘Gouvernement’

Séminaire gouvernemental : le quotidien des Congolais s’invite aux débats

juin 17, 2021

Le volet social, notamment l’accès à l’eau et à l’électricité, les pensions de retraite, ainsi que les bourses des étudiants, ont dominé les débats dans le groupe 2, lors de la troisième journée du séminaire gouvernemental qui se tient depuis le 14 juin au Centre international de conférence de Kintélé.

Le Premier ministre présidant les travaux du groupe 2/PM

Comme le jour précédent, le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a pris part aux exposés portant, entre autres, sur l’identification des principes et avantages de travail pour chaque chef de département ministériel, la gestion axée sur les résultats (GAR) et l’impact des styles de leadership sur les performances.

« Les échanges de ce matin, dans le groupe 2, ont porté sur la fixation des priorités de chaque ministère. Ce qui s’est fait dans un climat de responsabilité et qui appelle à la nécessité des résultats pour chaque membre du gouvernement », a commenté le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Manguessa Ebome.

Se tenant jusqu’au 19 juin prochain, le séminaire gouvernemental permettra aux ministres de s’approprier les priorités du projet de société du président de la République, « Ensemble, poursuivons la marche », ainsi que ses orientations contenues dans son discours d’investiture. Selon la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, cette initiative est la bienvenue car elle permettra de décliner le projet de société du chef de l’Etat en programme de gouvernement, en politique générale.

« Il était impératif que nous regardions dans le même sens. Il est important que nous ayons le même langage, la même approche. Donc, cet échange vient à point nommé », s’est-elle réjouie.

Notons que les exposés présentés par les experts nationaux et autres consultants, le 15 juin, ont porté sur différentes problématiques dont la poursuite des négociations avec le Fonds monétaire international, les priorités du gouvernement, le management par objectif et le climat des affaires. Ces travaux ont, par ailleurs, permis de mettre en exergue les priorités de chaque ministère afin d’aboutir à une GAR.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans

juin 14, 2021
Un gouvernement entre en fonction en Israel, le premier sans Netanyahu en 12 ans
Un gouvernement entre en fonction en Israël, le premier sans Netanyahu en 12 ans© AFP/EMMANUEL DUNAN

Après 12 ans de règne ininterrompu de Benjamin NetanyahuIsraël vit lundi un « nouveau jour » avec le Premier ministre Naftali Bennett, un ultra-droitier qui va devoir rapidement prendre ses marques à la tête d’une coalition hétéroclite sans direction claire face à de nombreux défis.

Avec 60 députés pour la « coalition du changement » et 59 contre (sur 120), la Knesset a tourné dimanche la page Netanyahu, Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël. Mais la scission claire du Parlement risque de compliquer la tâche à l’équipe ministérielle.

Agé de 49 ans, M. Bennett prend les rênes d’un gouvernement de 26 ministres représentant la gauche, le centre et la droite, ligués par leur seule volonté de chasser M. Netanyahu, jugé pour corruption.

Les membres de la coalition devront trouver un terrain d’entente sur plusieurs questions comme la relance économique, la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés ou même la question sensible de la relation Etat/religion.

Premier test mardi avec une marche controversée prévue par l’extrême droite à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé depuis 1967 par Israël puis annexé.

Le mouvement armé palestinien Hamas a menacé de représailles si cette marche se tenait près de l’esplanade des Mosquées, théâtre en mai de violentes manifestations contre la colonisation qui ont été l’étincelle d’une guerre de 11 jours entre le Hamas et Israël.

Au pouvoir dans l’enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien, le Hamas a jugé que le nouveau gouvernement israéliens ne changeait « rien » aux relations entre les deux ennemis.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a estimé que le départ de M. Netanyahu marquait « la fin d’une des pires périodes du conflit » israélo-palestinien et appelé le gouvernement à tenir compte « des droits légitimes du peuple palestinien ».

« Travailler dur »

Benjamin Netanyahu a rencontré dans l’après-midi Naftali Bennett, son ancien allié, dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem.

Après cette courte réunion, il s’est entretenu avec les chefs des partis d’opposition dont il a pris la tête.

« Nous avons une opposition forte », déterminée « à faire tomber ce dangereux gouvernement de gauche, ce gouvernement de l’arnaque qui tombera vite », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué. « Et je vais vous dire pourquoi: la seule choses qui les unit, c’est la haine, le rejet et la soif du pouvoir. »

Dimanche, il avait assuré au Parlement qu’il reviendrait « bientôt » au pouvoir malgré ses 71 ans et son procès pour corruption, malversation et abus de pouvoir dans une série d’affaires.

Selon l’accord de coalition, M. Bennett, chef du parti Yamina (droite radicale), dirigera la fragile coalition pendant deux ans avant d’être remplacé par le centriste Yaïr Lapid, jusqu’en 2025.

C’est pour s’assurer du soutien crucial de M. Bennett que M. Lapid, alors chef de l’opposition, lui avait proposé de diriger en premier le gouvernement.

« Bennett et Lapid devront travailler dur pour empêcher leur gouvernement de trébucher », analyse le commentateur politique Nahum Barnea dans le journal Yediot Aharonot.

La coalition « a eu du mal à persuader un 61e député de voter en sa faveur. Ce gouvernement aura du mal à prendre des décisions », prédit-il.

« Mensonges interminables »

« C’est un nouveau jour. C’est le matin d’un travail difficile, parfois digne des travaux de Sisyphe, pour reconstruire des ruines », affirme le commentateur politique Ben Caspit dans le quotidien Maariv.

« Le souhait de nombreux Israéliens est de vivre en paix, sans incitation à la violence, sans haine et surtout sans les mensonges interminables que Netanyahu a laissés en héritage », poursuit M. Caspit, auteur en 2018 d’une biographie du Premier ministre sortant.

A l’étranger, les félicitations ont afflué.

Le président américain Joe Biden a dit avoir « hâte de travailler » avec M. Bennett, à qui il a parlé au téléphone. L’Allemagne a déclaré souhaiter coopérer « étroitement » avec le nouveau gouvernement et la France a dit être « prête à accompagner tout effort permettant une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

A l’inverse, la République islamique d’Iran, ennemi d’Israël, a indiqué « ne pas penser que la politique du régime d’occupation à Jérusalem changera avec l’arrivée de telle personne ou le départ de telle personne ».

Aux dernières législatives de mars, le Likoud (droite) de M. Netanyahu, qui a dirigé le pays de 1996 à 1999 puis de 2009 au 13 juin 2021, avait terminé en tête sans réussir à rallier une majorité pour former un gouvernement.

M. Rivlin avait alors confié la tâche à Yaïr Lapid, qui a réussi in extremis en formant une coalition soutenue par le parti arabe Raam, un fait rarissime.

Avec Le Point avec AFP

Nouveau gouvernement au Mali : Choguel Maïga dévoile son équipe

juin 11, 2021
Choguel Maïga, en août 2020.

Il a fallu cinq jours au nouveau Premier ministre pour former son gouvernement. Plusieurs militaires membres de l’ex-CNSP y figurent. Parmi les entrées remarquées, celle du procureur anticorruption Mahamadou Kassogué, nommé à la Justice.

Badra Aliou Coulibaly, secrétaire général de la présidence par intérim, a mis fin au suspens, ce vendredi 11 juin, en dévoilant le visage du deuxième gouvernement de la transition sur les ondes de l’ORTM, la télévision nationale. Pour la « phase 2 de la transition », Choguel Maïga dirigera une équipe de 28 membres, dont seulement 5 femmes.

Beaucoup de ministres ont conservé leur portefeuille. En particulier les poids lourds de l’ancien Comité national pour le salut du peuple (CNSP), officiellement dissous. Le colonel Sadio Camara, dont l’éviction dans le gouvernement présenté par Moctar Ouane et Bah N’Daw avait été l’un des points d’achoppement entre l’ancien président de la transition et le colonel Assimi Goïta, a été reconduit au ministère de la Défense.

Des militaires maintenus en poste

Le colonel-major Ismaël Wagué, qui fut longtemps la principale figure médiatique des putschistes ayant mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août dernier, garde lui aussi son portefeuille (la Réconciliation nationale), de même que le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, qui demeure à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, lequel sera notamment chargé de l’organisation des scrutins – législatifs, présidentiel et référendum constitutionnel – prévus au plus tard fin février 2022.

En revanche, le colonel Modibo Koné, l’une des principales figures de l’ex-CNSP, quitte la Sécurité et la Protection civile, un ministère qu’il cède au colonel-major Daoud Aly Mohammedine.

Mossa Ag Attaher, ancien porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), reste ministre de la Jeunesse et des Sports. Autre membre de la CMA : Mahmoud Ould Mohamed. Il quitte le ministère de l’Agriculture pour prendre celui de l’Industrie et du Commerce.

M5, partis… Les nouveaux entrants

Parmi les entrants, l’un des fidèles alliés de Choguel Maïga : Ibrahim Ikassa Maïga, de l’Union pour la République et la démocratie (URD, du défunt Soumaïla Cissé), qui était également membre du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP). Il a été nommé au ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions.

Toujours côté M5, Ousmane Sidibé prend l’Éducation nationale. L’imam Oumarou Diarra, proche de l’imam Mahmoud Dicko, devient ministre délégué chargé de l’Action humanitaire auprès du ministre de la Santé, Diéminatou Sangaré. Modibo Koné, nouveau ministre de l’Environnement, est lui aussi issu des rangs du M5.

L’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba), de l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo, arrivé troisième à la présidentielle de 2018, fait également son entrée au gouvernement : Youba Ba devient ministre délégué chargé de l’Élevage et de la Pêche.

L’ancien procureur du pôle anticorruption, Mahamadou Kassogué, occupe désormais le poste de ministre de la Justice. Le jeune magistrat, qui a instruit de nombreux dossiers à l’encontre de caciques proches de l’ancien pouvoir sous IBK, fait une entrée remarquée.

Par Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : pouvoir et opposition se préparent à accueillir Laurent Gbagbo

mai 25, 2021

Acquitté le 31 mars par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011, l’ex-président jouit actuellement de nombreux soutiens favorables à son retour au pays après le feu vert donné par l’actuel chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Selon des sources sûres, des discussions sont en cours entre le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI) pour fixer les modalités et la date à laquelle il regagnera sa terre natale.

Dans le camp de l’ancien président, l’on estime que son arrivée prochaine en terre ivoirienne sera un moment auquel il retrouvera sa vraie dignité, lui qui a été arrêté dans des conditions jugées « inacceptables » et conduit à La Haye, siège de la justice internationale. Ses partisans veulent que le gouvernement ne fasse plus l’économie du temps, mais qu’il réunisse dès maintenant toutes les conditions nécessaires pour permettre à Laurent Gbagbo de rentrer dans son pays sans plus tarder.

« La vraie réconciliation entre Ivoiriens passe aussi et surtout par le retour de Laurent Gbagbo », souligne un citoyen qui requiert l’anonymat. « On veut Gbagbo ! » scandaient récemment ses partisans venus à l’aéroport d’Abidjan accueillir les exilés du FPI. De son côté, le chef de l’opposition, Henri Konan Bédié, souhaite que « le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires pour favoriser leur retour en Côte d’Ivoire dans les meilleurs délais et dans des conditions sécurisées ».

Pour le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Bertin Kouadio Konan, la date du retour de l’ancien président, précédée par celle de ses anciens partisans, cadres de son parti, et de sa sœur cadette, Jeannette Koudou, sera connue quand tout sera « prêt » pour l’accueillir, notamment en termes de sécurité. Ceci revient à dire que le gouvernement se prépare à réserver un accueil chaleureux à Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé, ancien pilier de son régime, acquitté comme lui de crimes contre l’humanité par la justice internationale.

Des gestes d’apaisement se multiplient

Une manière de montrer à l’opinion internationale que l’exécutif ivoirien est prêt à enterrer définitivement la hache de guerre.

A leur retour, Laurent Gbagbo dont le voyage La Haye-Abidjan sera pris en charge par l’Etat, aura droit au traitement réservé aux anciens présidents, selon Alassane Ouattara qui n’a pas mentionné de dispositions particulières concernant Charles Blé Goudé.

Après la réélection de l’actuel chef de l’Etat ivoirien en octobre 2020 pour un troisième mandat controversé lors d’une présidentielle boycottée par l’opposition, ayant donné lieu à une crise électorale qui a fait une centaine de morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre,  la tension est retombée. Les élections législatives de mars dernier se sont déroulées dans le calme et avec la participation de l’opposition.

Depuis lors, les gestes d’apaisement se multiplient, dont le retour d’exilés et la libération de prisonniers politiques. C’est le cas d’une figure de la société civile ivoirienne, Pulcherie Gbalet, emprisonnée pendant huit mois pour avoir contesté le troisième mandat d’Alassane Ouattara.

Malgré son acquittement par la CPI, l’ex-président reste sous le coup d’une condamnation en Côte d’Ivoire à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banques centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest commis durant la crise postélectorale. Or, en annonçant début avril qu’il était libre de rentrer dans son pays quand il le souhaitait, le chef de l’Etat ivoirien n’avait pas mentionné cette condamnation de Laurent Gbagbo, mais Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, laisse toujours entendre qu’elle serait levée.

Eu égard à cette imprécision, de nombreux Ivoiriens veulent que le pouvoir affiche une position sans ambigüité concernant le retour de Laurent Gbagbo au moment où certaines organisations comme le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait quelque 3.000 morts, s’y opposent. 

Avec Adiac-Congo par Nestor N’Gampoula

Congo : entrants, sortants, promus … Les clés du gouvernement Sassou IV

mai 16, 2021
Denis Sassou Nguesso, en mai 2015.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé un nouveau gouvernement dans lequel son fils fait son entrée et qui comptera par ailleurs un membre de la principale formation d’opposition, a-t-on appris dans la nuit de samedi à dimanche.

La nouvelle équipe compte 36 membres, dont quatre ministres d’État et huit femmes, selon un décret lu à la télévision publique. Parmi les onze personnalités qui font leur entrée dans ce gouvernement figure Denis Christel Sassou Nguesso, 46 ans, fils du président, qui prend le portefeuille fraîchement créé de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé.

Même si ce dernier ne figure qu’à la 22ème place du gouvernement dans l’ordre protocolaire, son entrée est un marqueur dont l’évolution sera suivie de près par les Congolais.

Honoré Sayi devient quant à lui ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique. Cet enseignant en philosophie était jusque-là président du groupe parlementaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition. Au ministère des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, dont la santé était fragile depuis un AVC subi il y a un an, cède la place à Rigobert Roger Andely, un cadre de banque, originaire de la région de la Cuvette (Nord) et qui avait déjà occupé ce poste entre 2002 et 2005.

Sept personnalités remerciées

Sept personnalités ont été remerciées, au nombre desquelles Henri Djombo, ministre sans discontinuer depuis 1997, Gilbert Ondongo, membre du gouvernement depuis 19 ans et considéré jusque-là comme l’intouchable baron de l’économie congolaise, et Yvonne Adélaïde Mougany, ministre depuis 2002.

Certains voient leur portefeuille diminuer en importance, comme Raymond-Zéphirin Mboulou, qui perd l’Administration territoriale mais conserve la Sécurité et l’ordre public, ou Jacqueline Lydia Mikolo, qui quitte la Santé et la Promotion de la femme pour les PME et l’Artisanat.

D’autres enfin voient leurs attributions confortées et leur rang monter de quelques crans, à l’instar d’Ingrid Ebouka-Babackas (Économie, Plan et Intégration régionale), Arlette Soudan-Nonault (Environnement, Développement durable et Bassin du Congo), ou encore le gendre du président Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé, qui cumule désormais les Sports, la Jeunesse, la Formation qualifiante et l’Emploi.

La nouvelle équipe gouvernementale, la toute première du quatrième mandat de Denis Sassou Nguesso, est dirigée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui a reçu pour consigne de la mettre au travail « sans délai ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Nomination des ministres du Gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso

mai 15, 2021

Ministre d’Eta , de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale : Firmin Ayessa
Ministre d’Etat du Commerce, des Approvisionnements et de la consommation : Alphonse Claude Nsilou
Ministre d’Etat et des industries Minières et de la géologie : Pierre Oba
Ministre d’Etat, des affaires foncières et des domaines publiques : Pierre Mabiala
Ministre de l’Aménagement du territoire des Infrastructures et de l’ entretien Routier : Jean Jacques Bouya
Ministre de la Défense nationale : Charles Richard Mondjo
Ministre Sécurité et l ‘ordre publique : Raymond Zephirin Mboulou
Ministre des Affaires étrangères, Francophonie et des congolais de l’Etranger : Jean Claude Ngakosso
Ministre de l’Agriculture, Elevage et Pêche : Paul Valentin Ngobo
Ministre des Finances, Budget, portefeuille publique : Roger Rigobert Ondeli
Ministre des Hydrocarbures : Bruno Jean Richard Itoua
Ministre de la Communication et Media, porte parole du gouvernement : Thierry Lezin Moungalla
Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique : Emile Ouosso
Ministre du Transport, Aviation Civile et marine marchande : Jean Marc Thystère Tchickaya
Ministre de la justice, des droits humains et de la promotiin des peuples autochtones : Aimé Ange Wilfrid Bininga
Ministre de l’Economie, plan, statistiques et intégration régionale : Ebouka Babakas Ghislaine Ingrid
Ministre de l’Administration du territoire, décentralisation et développement local : Guy Georges Mbaka
Ministre de la Construction, Urbanisme et Habitat : Josué Rodrigue Ngoniba
Ministre de l’Environnement, développement durable et du bassin du Congo : Arlette Soudan Nonault
Ministre de l’Économie Forestière : Rosalie Matondo

Ministre de la Santé et de la population : Gilbert Mokoki
Ministre de la Coopération internationale et du Partenariat Publique-Privé : Denis Christel Sassou Nguesso
Ministre de l’Energie et de l hydraulique : Honoré Nsay
Ministre de la Jeunesse et sport, Education civique, formation qualifiante et de l’emploi: Hugues Ngouelondélé Ministre du Développement industriel et promotion du secteur privé : Nicéphore Antoine Thomas Fylla St Eudes
Ministre des PME, artisanat et secteur informel : Mme Lydia Mikolo
Ministre de l’Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique er de l ‘innovation technologique : Mme Edith Delphine Emmanuelle née Adouki
Ministre de l’Enseignement pré-scolaire , secondaire et alphabétisation: Jean Luc Moutou
Ministre de l’Enseignement technique et professionnel: Ghislain Thietry Mangesa Ebom
Ministre des PTT et économie numérique : Léon Juste Ibombo
Ministre du Tourisme et Loisir : Destinée Hermelas Doukaga
Ministre de la Culture et Arts : Dieudonné Mouyongo
Ministre des Affaires Sociales et actions humanitaires : Mme Irene Mbuku
Ministre de la Promotion de la femme et Intégration de la femme au développement : Mme Ines Nefer Ingani
Ministre Délégué auprès du 1er Ministre chargé de la réforme de l’ Etat : Luc Okio
Ministre Délégué auprès du ministre des finances et du budget chargé du budget : Ludovic Ngatsé

Avec Brazzanew

Mali : démission du gouvernement, le Premier ministre Moctar Ouane reconduit

mai 14, 2021

Le Premier ministre Moctar Ouane, le 10 février 2021, lors de la rencontre avec les partis politiques.

Le Premier ministre a présenté sa démission et celle de son gouvernement, ce vendredi 14 mai au président de transition Bah N’Daw. Moctar Ouane a immédiatement été reconduit et chargé de former un nouveau gouvernement faisant plus de place à la classe politique.

La démission du Premier ministre Moctar Ouane et de son gouvernement intervient après une série de rencontres initiée par le président Bah N’Daw en vue de renouer le dialogue politique et social entre les autorités de la transition et les représentants des partis politiques et de la société civile.

Vers un gouvernement « plus inclusif »

Moctar Ouane a cependant été immédiatement reconduit à la primature, et chargé de constituer un gouvernement « plus inclusif » et « faisant plus de place à la classe politique », selon les confidences de l’un des membres du gouvernement sortant à Jeune Afrique.

Selon notre source, cette décision ne serait pas en rapport avec la visite récente de la Cedeao, mais plutôt liée à la rencontre entre Bah N’Daw et les représentants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 6 mai dernier.

Le M5 avait alors réclamé, par la voix de Choguel Maïga, président du comité stratégique du mouvement, « la démission du gouvernement » et une « rectification de la transition ». Il avait également rappelé avoir introduit une procédure devant la Cour suprême réclamant la dissolution du gouvernement et celle du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif, réclamant la mise en place d’une instance « plus respectueuse de la loi et plus légitime ».

Avec Jeune Jeune Afrique par Aïssatou et Fatoumata Diallo

Congo/Vivien Romain Manangou : « Le chef de l’Etat devrait affecter des ministères clés aux technocrates »

mai 5, 2021

Enseignant chercheur à la faculté de droits de l’Université Marien-Ngouabi, Vivien Romain Manangou a fait l’évaluation du programme de société du président de la République: « Ensemble, poursuivons la marche », lors d’un échange avec la presse.

Selon Vivien Romain Manangou, Denis Sassou N’Guesso devrait tenir compte des critères de moralité et de compétence dans la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Pour lui, le programme de société sur la base duquel le chef de l’Etat a été réélu est ambitieux. « Lorsque que vous lisez son programme, le président de la République commence par expliquer pourquoi il n’a pas pu réaliser la ‘’Marche vers le développement’’ dans un premier temps, et pour quelle raison il propose aux Congolais de la poursuivre », a-t-il commenté, estimant que deux sortes de problèmes ont empêché sa mise en œuvre effective.  

Il s’agit, selon lui, des problèmes d’ordre exogène et endogène. « Le chef de l’Etat, en tant que décideur, a le pouvoir de régler les problèmes endogènes du Congo. Cela passera sans doute par une nouvelle forme de gouvernance. Il faudrait, peut-être, revoir le personnel politique, en liant l’expérience à la nouveauté. Je crois que sur ce plan, le président dispose d’instruments nécessaires pour  y faire face », a indiqué Vivien Romain Manangou.

Au plan exogène par contre, il pense que la solution ne viendrait pas du président de la République, d’autant plus que des questions comme celles du prix du baril du pétrole et de l’intransigeance du Fonds monétaire international (FMI) ne dépendent pas de lui. « Le président parle d’une gouvernance attractive, cela peut permettre aussi de faire fléchir le Fonds monétaire international (FMI), c’est-à-dire que l’élan réformateur de notre pays sur le plan endogène peut régler les problèmes sur le plan exogène », analyse-t-il.

Passer de l’économie pétrolière à une économie agricole

Dans son nouveau contrat social, le chef de l’Etat met un accent sur le développement de l’agriculture. L’enseignant chercheur estime que le développement agricole que prône le chef de l’Etat est un projet noble. Il devrait, a-t-il déclaré, structurer l’économie congolaise pour les années à venir. « L’agriculture pourra être ce qu’a été le pétrole dans les années passées, c’est-à-dire le principal levier des politiques économiques de l’Etat. Il faut expliquer aux Congolais que ce n’est pas demain que l’on va réduire la balance commerciale. Il y a tout un travail pédagogique et de recherche à faire. Il nous faut au moins une décennie d’investissements sérieux, de travail pédagogique pour pouvoir passer de l’économie pétrolière à une économie agricole », a-t-il poursuivi.

Vivien Romain Manangou a été directeur de campagne du défunt Guy Brice Parfait Kolélas à l’élection présidentielle de 2016. Il s’était séparé du président de l’Union des démocrates humanitaires (UDH-Yuki) pour des raisons de « convenance personnelle ».

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Canada-Québec: La ministre caquiste Marie-Eve Proulx démissionne

mai 4, 2021

QUÉBEC — La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, a démissionné mardi, selon ce que rapporte Radio-Canada.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Elle était dans la controverse depuis plusieurs mois: plus d’une dizaine de personnes dans son entourage avaient démissionné ou avaient été licenciées.   

Lundi, Mme Proulx avait laissé entendre que la toute dernière démission survenue parmi son personnel, soit son attachée de presse, était une affaire de régie interne et qu’elle ne souhaitait pas commenter.  

Le vendredi 9 avril, elle devait comparaître au Tribunal administratif du travail pour répondre à deux plaintes d’un ex-employé de son bureau de circonscription, une pour harcèlement psychologique et une autre pour congédiement pour cause de maladie ou d’accident.

Une entente à l’amiable était finalement intervenue et la ministre n’avait pas eu à comparaître.

La ministre est députée de Côte-du-Sud. 

Avec Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

Tchad : le Conseil militaire de transition nomme un gouvernement

mai 3, 2021
Le Conseil militaire de transition.

Le Conseil militaire de transition (CMT), au pouvoir depuis la mort du président Idriss Déby Itno, a nommé dimanche soir un gouvernement de transition, a annoncé à la télévision d’État le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, qui a pris la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT), a nommé par décret 40 ministres et secrétaires d’État. Un nouveau ministère de la Réconciliation nationale et du Dialogue a vu le jour.

Il avait nommé lundi Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre de transition. Dernier Premier ministre d’Idriss Déby Itno avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018, Albert Pahimi Padacké avait promis un « gouvernement de réconciliation nationale » et lancé des « larges consultations » durant la semaine en vue de proposer des noms au président du CMT.

Le nouveau portefeuille de la Réconciliation nationale et du Dialogue a été confié à Acheick Ibn Oumar, ancien chef rebelle devenu en 2019 conseiller diplomatique à la présidence. Opposant historique à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo du Parti pour les libertés et le développement (PLD), a été nommé ministre de la Justice.

Saleh Kebzabo reconnaît les autorités

Le principal opposant, Saleh Kebzabo, ne fait en revanche pas partie du gouvernement, mais il a reconnu les nouvelles autorités et deux membres de son parti, l’Union nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), ont été nommés aux postes de ministre de l’Élevage et de secrétaire général adjoint du gouvernement.

Plusieurs anciens ministres du dernier gouvernement d’Idriss Déby Itno ont été reconduits ou nommés à d’autres ministères. Porte-parole du dernier gouvernement, Chérif Mahamat Zene est nommé ministre des Affaires étrangères, poste qu’il a déjà occupé de 2018 à 2020. Lydie Beassemda, première femme candidate à une présidentielle en avril dernier, qui fut ministre sous Idriss Déby Itno, est nommée à l’Enseignement supérieur et la Recherche.

Le CMT a promis des « élections libres et démocratiques » dans 18 mois. En attendant, la Charte de transition prévoyait la mise en place d’un gouvernement de transition, dont les membres sont nommés et révoqués par le président du CMT. Les principaux partis d’opposition, ainsi que syndicats et société civile, ont vu dans l’arrivée au pouvoir du fils d’Idriss Déby Itno un « coup d’État institutionnel » et ont appelé à une « transition dirigée par les civils ».

Par Jeune Afrique avec AFP