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France-Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement

novembre 28, 2022

Declaration de patrimoine contestee: Caroline Cayeux quitte le gouvernement
Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement© AFP/Archives/Ludovic MARIN

En délicatesse avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Caroline Cayeux a démissionné lundi de son poste de ministre déléguée aux Collectivités territoriales, pour une déclaration de patrimoine jugée « sous-évaluée ».

« Suite à ma déclaration de patrimoine, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique m’a indiqué qu’elle l’estimait sous-évaluée », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Elle y affirme avoir « tenu compte de ses observations » et s’être « alignée » mais, « en dépit de cela, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique persiste à mettre en doute ma sincérité ».

L’ancienne maire de Beauvais, âgée de 74 ans, explique donc avoir décidé de démissionner « afin de ne pas gêner l’action du gouvernement ».

L’Élysée avait annoncé auparavant avoir mis fin aux fonctions de Mme Cayeux « à sa demande », et précisé que ses attributions seraient reprises par sa collègue chargée de la Ruralité, Dominique Faure. Cette dernière passe du rang de secrétaire d’État à celui de ministre déléguée.

La HATVP, contactée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne communiquerait pas dans l’immédiat, dans l’attente de la réunion de son collège mardi.

Ex-figure du RPR, de l’UMP puis de LR, cette représentante selon ses dires de la « droite sociale » avait fait l’objet d’une polémique dès son arrivée au gouvernement, en raison de propos datant de 2013. Elle avait alors qualifié le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, de « réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».

Interrogée sur cette déclaration, Mme Cayeux avait répondu en juillet dernier: « Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ». Puis avait ajouté: « Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».

L’utilisation du terme « ces gens-là », en référence aux couples de même sexe, avait provoqué un tollé. Mme Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos passés « stupides et maladroits ».

Soutien de Fillon

Les oppositions n’ont pas tardé à ironiser sur ces nouveaux déboires du gouvernement.

« Rapide comme l’éclair ce passage au gouvernement ! Décidément le fric et la Macronie, c’est une histoire sans fin ? », a raillé le vice-président RN de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu.

« Caroline Cayeux démissionne. Non pas pour ses propos LGBT-phobes, qui ne dérangeaient pas Macron, mais suite à un désaccord avec la HATVP sur sa déclaration de patrimoine. Décidément, la Macronie est engluée dans les affaires d’argent, de conflit d’intérêt et d’opacité… « , a déploré le député LFI Bastien Lachaud, tout comme sa collègue Clémence Guetté, pour qui « on ne voit plus la fin des scandales macronistes ».

« La vraie question est : qui n’a pas de démêlé avec la justice ou la HATVP dans ce gouvernement ? », a tweeté pour sa part le patron du PS Olivier Faure.

Elle devait son portefeuille aux Collectivités à une bonne connaissance de leurs arcanes. A son arrivée au gouvernement en juillet 2022, elle était à la tête de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), un établissement public voulu par Emmanuel Macron pour assurer la coordination entre l’État et les collectivités territoriales.

Maire de Beauvais depuis 2001, elle présidait depuis 2014 « Villes de France », une association qui regroupe les localités de 20.000 à 100.000 habitants.

Politiquement, Mme Cayeux s’est affichée comme un soutien sans faille de François Fillon lors de la primaire de l’UMP en 2012, puis à la présidentielle de 2017. Elle ne l’a pas lâché, malgré les affaires.

C’est en 2018 qu’elle a claqué la porte des Républicains, en désaccord avec Laurent Wauquiez. Rupture partisane qui ne l’avait pas empêchée d’être réélue dès le premier tour des municipales en 2020 à Beauvais, sous l’étiquette divers droite mais soutenue par la République en Marche. Elle a été une active supportrice d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.

D’abord enseignante, puis responsable d’un organisme de formation professionnelle, cette licenciée d’anglais, titulaire d’un diplôme supérieur de droit international privé, est née à Paris le 1er novembre 1948.

Par Le Point avec AFP

Congo: Le pasteur ministre Léon Ibombo critique une prophétie de sa propre église lui demandant de quitter le gouvernement

novembre 10, 2022
 Le pasteur ministre Léon Ibombo critique une prophétie de sa propre église lui demandant de quitter le gouvernement

Avant d’être ministre de la république, Juste Léon Ibombo s’était réfugié dans la Bible après la trahison de son épouse avec son cousin Edgar Nguesso. Pour la circonstance à l’instar de tous les escrocs de la Bible, il s’était autoproclamé Pasteur évangéliste. C’est à Poto Poto dans le troisième arrondissement de Brazzaville que son église « Assemblée Jésus Christ est vivant » a vu le jour. On apprend avec étonnement que le pasteur Juste Léon Ibombo critique une prophétie venant des fidèles de son église lui demandant de quitter le gouvernement. Lui qui est pasteur émet des sérieux doutes sur la volonté de Dieu.

Le ministre des PTT, Juste Léon Ibombo ne cesse de répéter que c’est Dieu qui a voulu qu’il soit au gouvernement et que la prophétie lui demandant de démissionner ne viendrait pas de lui mais de Satan. « Ibombo est un farceur…Quand il s’agit d’autres prophéties, il les attribue à Dieu, mais bizarrement celle qui demande son départ du gouvernement est satanique» s’étonne un fidèle de cette église.

Il est claire qu’à l’instar de la majorité des hommes dits de Dieu, Juste Léon Ibombo est aussi un profiteur de la naïveté des congolais sur la religion. Comme l’a su bien le dire un fidèle, s’il était vraiment un serviteur de Dieu, il n’aurait jamais critiqué sa prophétie lui demandant de quitter le gouvernement et de s’adonner exclusivement à l’évangile.

Depuis la divulgation de cette prophétie, le pasteur Juste Léon Ibombo n’est plus en sainteté avec les fidèles par qui Dieu est passé. Il ne cesse de répéter que souhaiter son départ du gouvernement est être contre lui et lui vouloir du mal. « Cette prophétie n’est pas de Dieu et tout ce qui n’est pas de Dieu est à éloigner de soi » explique-t-il.

Il sied de rappeler que son entrée au gouvernement sa situation sociale a radicalement échangé et il peut désormais tout se permettre même avoir des femmes qu’il ne rêvait jamais approcher.

Avec Le Congolais.fr

Italie : Giorgia Meloni et son gouvernement ont prêté serment

octobre 22, 2022

La nouvelle Première ministre issue du parti post-fasciste Fratelli d’Italia succédera officiellement à Mario Draghi, ce dimanche 23 octobre, à Rome.

Giorgia Meloni a prete serment devant le president italien Sergio Mattarella, au palais du Quirinal, comme le reste de son gouvernement.
Giorgia Meloni a prêté serment devant le président italien Sergio Mattarella, au palais du Quirinal, comme le reste de son gouvernement.© FABIO FRUSTACI / ANSA / AFP

La nouvelle Première ministre Giorgia Meloni et ses ministres, qui forment le gouvernement le plus à droite et le plus eurosceptique d’Italie depuis 1946, ont prêté serment samedi 22 octobre, dans la matinée, au palais présidentiel du Quirinal à Rome. La cérémonie sous les ors de ce palais dominant Rome, résidence des papes et des rois d’Italie avant de devenir le siège de la présidence de la République, s’est déroulée en présence du chef de l’État, le président Sergio Mattarella.

Giorgia Meloni, vêtue d’un très sobre tailleur noir, a été la première à prêter serment, suivie de ses deux vice-Premiers ministres issus des deux partis partenaires de sa coalition, Matteo Salvini, le chef de la Ligue antimigrants, et Antonio Tajani, haut responsable du parti Forza Italia de Silvio Berlusconi. Tous se sont succédé devant Sergio Mattarella pour prononcer, debout, le serment traditionnel : « Je jure d’être fidèle à la République, de respecter loyalement la Constitution et les lois, et d’exercer mes fonctions dans l’intérêt exclusif de la nation. »

Félicitations hongroises, silence à Paris, Berlin et Madrid

L’Union européenne, très circonspecte dans un premier temps face à l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite en Italie, s’est dite prête à « coopérer » avec le gouvernement eurosceptique de Giorgia Meloni. « Félicitations à Giorgia Meloni pour sa nomination comme Première ministre, la première femme à obtenir ce poste », a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Je compte sur une coopération constructive avec le nouveau gouvernement, face aux défis que nous devons relever ensemble. »

« Travaillons ensemble pour le bien de l’Italie et de l’UE », a pour sa part écrit le président du Conseil européen Charles Michel. « L’Europe a besoin de l’Italie. Ensemble, nous surmonterons toutes les difficultés », a renchéri la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, dans un tweet écrit en italien.

Ces réactions en chœur des trois principales institutions européennes contrastaient avec le silence des grandes capitales Berlin, Paris et Madrid. Le très conservateur Premier ministre hongrois Viktor Orban, bête noire de Bruxelles, a été l’un des seuls dirigeants européens à féliciter Giorgia Meloni, saluant « un grand jour pour la droite européenne ». L’extrême droite européenne était aussi à la fête : « Partout en Europe, les patriotes arrivent au pouvoir et, avec eux, cette Europe des nations que nous appelons de nos vœux », s’est réjouie Marine Le Pen.

Un gouvernement pour rassurer Bruxelles et l’Otan

La liste des ministres choisis par Giorgia Meloni, qui avec son parti post-fasciste Fratelli d’Italia a remporté une victoire historique aux législatives du 25 septembre avec 26 % des voix, reflète son désir de rassurer les partenaires de Rome, inquiets face à l’arrivée au pouvoir en Italie d’un chef de gouvernement d’extrême droite. La nomination aux Affaires étrangères, avec le titre de vice-Premier ministre, de l’ex-président du Parlement européen Antonio Tajani a ainsi été aussitôt saluée vendredi soir par le président du Parti populaire européen, l’Allemand Manfred Weber, comme « une garantie d’une Italie pro-européenne et atlantiste ».

Autre gage donné à Bruxelles, Giancarlo Giorgetti, un représentant de l’aile modérée de la Ligue, déjà ministre dans le gouvernement sortant de Mario Draghi, qui hérite du portefeuille crucial de l’Économie. Le populiste Matteo Salvini doit se contenter du portefeuille des Infrastructures et Transports alors qu’il convoitait celui plus prestigieux de l’Intérieur, qui échoit à un technocrate. Sur les 24 ministres figurent seulement 6 femmes, cantonnées à des portefeuilles mineurs.

À l’issue de la cérémonie de prestation de serment, Giorgia Meloni et ses ministres ont été reçus par le président pour un bref toast. Étaient également présents les proches de la Première ministre, notamment son compagnon de 41 ans, le journaliste Andrea Giambruno, et leur fille de 6 ans, Ginevra. La Première ministre a ensuite quitté le palais du Quirinal sans faire de déclarations.

La passation des pouvoirs entre Mario Draghi et Giorgia Meloni se tiendra dimanche à 10 h 30, heure française, au palais Chigi, siège du gouvernement à deux pas du Parlement, et sera suivie du premier conseil des ministres. Cette étape essentiellement protocolaire sera marquée par la remise symbolique par Mario Draghi à sa successeure de la clochette utilisée par le président du Conseil pour réguler les débats en conseil des ministres.

Par Le Point avec AFP

Québec-Bernard Drainville à l’éducation : « On est catastrophés »

octobre 21, 2022

Si les syndicats et gestionnaires du réseau scolaire ont chaleureusement accueilli jeudi le nouveau ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, à micro fermé on se dit « inquiets », « perplexes » et « sous le choc », notamment en raison de ses positions tranchées en éducation.

Le visage de Bernard Drainville lors de sa cérémonie d'assermentation

Bernard Drainville est le nouveau ministre de l’Éducation. Il sera également responsable de la région de Chaudière-Appalaches. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

« On est catastrophés, on s’attendait à la nomination de Sonia LeBel, à quelqu’un qui a du jugement et de la finesse, qui ne fait pas des déclarations à l’emporte-pièce comme sur le troisième lien », dit une source bien informée qui œuvre depuis plusieurs années dans le réseau scolaire.

Il a tenu des propos qui n’étaient pas toujours respectueux sur l’éducation, avec des solutions simplistes, dans des dossiers très complexes, ajoute cette personne, en soulignant que l’inquiétude est ressentie par de nombreux membres.

L’ex-chroniqueur et animateur du 98,5 a notamment déjà attaqué ouvertement en ondes le Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Il s’agit d’un organisme ayant pour mandat de veiller au développement de l’éducation au Québec depuis 1964.

En 2019, après deux ans de consultations, le CSE proposait de réviser la façon dont les écoles évaluent les élèves, en s’interrogeant entre autres sur la pertinence de donner la moyenne de la classe aux enfants.

Bernard Drainville ironisait alors sur le stress qui pourrait être causé à des enfants dans ce contexte.

Et il faudrait arrêter de donner la moyenne de la classe? Ah ça, la moyenne, c’est l’enfer! Parce que, qu’est-ce que vous voulez, ça crée un stress chez l’enfant. Je suis un petit peu, comme vous pouvez l’entendre, ironique, pour ne pas dire un petit peu sarcastique, disait-il juste avant de donner la parole à la présidente du CSE, Maryse Lassonde.

Il l’interrompait quelques minutes après, sous prétexte de vouloir mieux comprendre.

Mais pourquoi la comparaison serait-elle devenue une mauvaise chose dans notre société? […] La vie est ainsi faite, on passe notre temps à se comparer, affirmait l’animateur.

L’enfant n’est pas censé être en train de faire de la compétition outre mesure. C’est pas un athlète. C’est un enfant qui est en situation où il devrait apprendre et on doit faciliter l’apprentissage, répondait la présidente.

En 2021, sur le cours de culture et de citoyenneté qu’il trouvait prometteur, l’ex-ministre péquiste et père de la défunte charte des valeurs estimait que les inquiétudes du personnel scolaire étaient contre-productives et leur suggérait de changer d’attitude.

J’espère que les profs se mettront bientôt en mode positif […] Encore ce matin, y’a un paquet de monde qui sort pour tirer le canard avant qu’il lève. Voulez-vous, s’il vous plaît […] Oui, faut s’assurer que ce soit pas un cours fourre-tout […] que les profs soient bien formés pour le donner. « Oui, oui, oui, oui, mais […] » on peut-tu essayer?

François Legault donne l'accolade à Bernard Drainville.

François Legault au moment où il présentait l’ancien péquiste et animateur de radio, Bernard Drainville, comme nouveau candidat de la CAQ dans Lévis. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Rousse

Cette franchise qui fait peur, disent certains, pourrait aussi être bénéfique, ajoutent d’autres.

Oui. Nos gens sont inquiets. Mais s’il décide de travailler aussi fort pour valoriser l’éducation au Conseil des ministres qu’il a mis de l’énergie pour dévaloriser parfois le personnel, en disant qu’on était déconnectés, on va arriver à quelque chose, souligne, avec une pointe d’humour jaune, une autre source du réseau scolaire.

Tant les associations de directions d’école que les syndicats d’enseignement ont insisté jeudi, dans leurs déclarations officielles, pour dire que le ministre devra consulter, être à l’écoute et travailler en étroite collaboration avec le milieu.

Avec la personnalité de M. Drainville, s’il décide de faire de l’éducation la priorité des priorités, il a la capacité de défoncer des portes, mais il y a du travail avant d’en arriver là, un travail d’écoute, indique Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ).

Bernard Drainville, suivi par un caméraman, marche dans un corridor.

Bernard Drainville en marge d’un caucus de la CAQ à Brossard (archives) Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Avant de faire le saut en politique sous le gouvernement péquiste, Bernard Drainville a été journaliste et correspondant pour Radio-Canada.

On connaît ses capacités journalistiques. On va espérer un ministre qui va jouer son rôle avec sérieux, à la recherche de faits, de rigueur, qui sont nécessaires pour jouer les fonctions de ministre de l’Éducation, souligne de son côté la présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Mélanie Hubert.

C’est certain que lorsqu’il y a un nouveau ministre de l’Éducation, il y a un apprentissage de son côté et du nôtre aussi, note le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Éric Gingras.

L’aspect positif, quand on change de ministre, c’est de développer une nouvelle façon de faire, ajoute-t-il.

Dans la foulée des révélations de Radio-Canada sur la qualité de l’air dans les écoles, au printemps 2021, Bernard Drainville donnait le bénéfice du doute au ministre Roberge sur les ondes du 98,5.

Jean-François Roberge dit le contraire de la vérité, mais est-ce qu’il le sait qu’il ment?

Paul Arcand lui demandait alors ce qu’il ferait à sa place.

Bernard, toi, tu découvres que ton sous-ministre te ment en pleine face, qu’est-ce que tu fais? lui demandait l’animateur. Bernard Drainville concluait : Tu le « claires », c’est lui qui doit payer.

À la fin de cette chronique, il félicitait par ailleurs la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel pour son excellent travail de négociation avec les syndicats.

Elle sera justement la vis-à-vis des syndicats du personnel scolaire dans ce qui sera l’un des premiers dossiers du nouveau ministre de l’Éducation : la négociation des conventions collectives. Certains syndicats déposeront leurs propositions dès la semaine prochaine.

Avec Radio-Canada par Julie Marceau

Québec-Gouvernement: Geneviève Guilbault obtient les Transports et Bernard Drainville, l’Éducation

octobre 20, 2022
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Geneviève Guilbault devient ministre aux Transports. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le Conseil des ministres du premier ministre François Legault est maintenant connu. Parmi les changements majeurs : les Transports sont confiés à Geneviève Guilbault et l’Éducation à Bernard Drainville.

Avec ses 90 députés élus au scrutin du 3 octobre dernier, M. Legault avait l’embarras du choix. Son cabinet n’est pas paritaire : il compte 16 hommes et 14 femmes.

Geneviève Guilbault, vice-première ministre, prend la tête du ministère des Transports. La députée de Louis-Hébert détient ainsi un rôle important, car à Québec, la Coalition avenir Québec (CAQ) entend mener à bien son projet de troisième lien. Mais elle devra s’occuper aussi de la région métropolitaine, avec la réfection du Pont-tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine.

L’Éducation, l’un des plus gros ministères, revient à Bernard Drainville, député de Lévis.

Des responsabilités accrues sont confiées à Pierre Fitzgibbon : lui qui avait déjà l’Économie hérite de l’Énergie, avec ce gros morceau qu’est Hydro-Québec. Le député de Terrebonne est aussi responsable du Développement économique régional, de la Métropole et de la région de Montréal.

La Sécurité publique, dossier de taille vu la multiplication des incidents impliquant des armes à feu, est confiée à François Bonnardel, député de Granby, qui est aussi responsable de la région de l’Estrie.

Christine Fréchette, une recrue de la CAQ élue dans Sanguinet, devient ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

Pascale Déry, nouvellement élue dans Repentigny, accède à l’Enseignement supérieur.

Kateri Champagne Jourdain, première femme autochtone élue à l’Assemblée nationale, devient ministre de l’Emploi.

Martine Biron, députée de Chutes-de-la-Chaudière, devient la responsable des Affaires internationales et de la Francophonie.

Jean-François Roberge, député de Chambly, est notamment nommé ministre responsable de la Langue française, de la Laïcité et des Relations canadiennes.

Mathieu Lacombe, député de Papineau, devient ministre de la Culture.

Sonia Bélanger, qui dirigeait le Centre intégré universitaire du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, devient ministre déléguée à la Santé. La députée de Prévost succède à Marguerite Blais au ministère des Aînés.

Suzanne Roy, ancienne mairesse de Sainte-Julie et ex-présidente de l’Union des municipalités du Québec, obtient le ministère de la Famille.

Maïté Blanchette Vézina, ex-mairesse de Sainte-Luce, accède au ministère des Ressources naturelles et des Forêts. La députée de Rimouski est aussi responsable de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

France-Élaine Duranceau, députée de Bertrand, devient ministre responsable de l’Habitation.

Christopher Skeete est nommé ministre délégué à l’Économie; le député de Sainte-Rose devient le responsable de la Lutte contre le racisme, en plus d’être responsable de Laval.

Jonatan Julien, député de Charlesbourg, récolte le ministère des Infrastructures et obtient la responsabilité de la Capitale-Nationale.

Des ténors restent en place

Parmi ceux qui conservent leurs fonctions figure Christian Dubé. Le député de La Prairie reste à la tête du ministère de la Santé, où il a entamé une vaste réforme.

Eric Girard, député de Groulx, est maintenu aux Finances.

Sonia LeBel, députée de Champlain, conserve la présidence du Conseil du trésor.

Benoît Charette, député de Deux-Montagnes, reste titulaire du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

François Legault a annoncé qu’il présidera un nouveau comité comprenant les ministres de l’Économie, des Finances, de l’Environnement, de la Transition énergétique, des Premières nations et des Inuit et de la PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu.

Simon Jolin-Barrette, conserve le ministère de la Justice. Le député de Borduas conserve par ailleurs son titre de leader parlementaire du gouvernement.

Ian Lafrenière reste responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit.

Andrée Laforest, députée de Chicoutimi, reste aux Affaires municipales.

Jean Boulet, député de Trois-Rivières, demeure ministre du Travail, lui qui auparavant avait aussi la responsabilité de l’Immigration, de la Solidarité sociale et de l’Emploi.

Lionel Carmant, député de Taillon, devient ministre aux Services sociaux.

Éric Caire, député de La Peltrie, reste ministre de la Cybersécurité et du Numérique.

Les travaux de l’Assemblée nationale reprendront le 29 novembre prochain.

Qui sont les 30 ministres du Gouvernement Legault: https://ici.radio-canada.ca/info/2022/elections-quebec/quebec-2022-cabinet-legault/

Avec les informations de La Presse canadienne par Anne Marie Lecomte

Sam Matekane, d’homme le plus riche du Lesotho à Premier ministre

octobre 16, 2022

Six mois après avoir lancé son parti, Sam Matekane écrase la concurrence et remporte les élections générales. Il devrait devenir le prochain chef du gouvernement et continuer d’écrire la légende d’un homme à qui tout réussit.

Sam Matekane, au centre de la photographie, à Maseru le 11 octobre 2022. © MOLISE MOLISE/AFP

C’est l’histoire d’un gamin du centre du Lesotho qui grandit au sein d’une fratrie de quatorze enfants. Le septième, Samuel Ntsokoane Matekane, dit Sam, renonce à une vie d’éleveur et descend de la montagne pour aller étudier dans un lycée de la capitale. Il serait exagéré de décrire Maseru comme la ville de tous les possibles, mais Sam Matekane s’y émancipe comme personne.

L’entrepreneur en herbe se fait la main en lançant une petite usine de fabrication de parpaings en 1986. Il investit ensuite dans la construction de routes, devient sous-traitant pour l’exploitation d’une mine de diamants (2004), s’essaie à l’aviation (2009), se diversifie dans l’immobilier et se risque à la politique à l’âge de 64 ans. Un business comme un autre pour Sam Matekane, qui pense diriger le futur gouvernement comme une entreprise.

L’argent comme carte de visite

Sa dernière start-up, c’est un parti baptisé Révolution pour la prospérité (RFP). Cette formation politique voit le jour en mars 2022 et porte Sam Matekane au pouvoir six mois plus tard, lors des élections générales du 7 octobre. L’ambitieux dit être entré dans l’arène par dégoût des coalitions qui déstabilisent le Lesotho depuis 2012. Aucun gouvernement n’a tenu bien longtemps au cours de la dernière décennie. Matekane rêve de la majorité absolue pour gouverner sans concession.

Avec l’argent comme carte de visite, il se fait un nom en lettres d’or chez les Basotho. C’est « l’homme le plus riche du pays », « l’homme au premier hélicoptère » et même « l’homme au jet privé ». On ne connaît pas l’étendue de sa fortune, mais Matekane a le succès qui brille et les jeunes électeurs sont sensibles à ses signes extérieurs de richesse.

PERSONNE NE REMET SA PAROLE EN QUESTION PARCE QU’IL A RÉUSSI.

La prospérité de son empire lui confère aussi un statut de leader. « Quand il dit « je vais faire ça comme ça », personne ne remet sa parole en question parce qu’il a réussi. Et ça, c’est nouveau en politique au Lesotho », analyse Tlohang Letsie, maître de conférence en études politiques et administratives à l’université du Lesotho. « Le pays connaît l’homme d’affaires respecté, pas l’homme politique », met en garde Montoeli Masoetsa, porte-parole de la Convention de tous les Basotho (ABC), qui a remporté seulement huit sièges. « C’est un homme compétent, il peut réussir à condition de s’entourer d’hommes politiquement matures », prévient-il dans un appel du pied.

Peu bavard, Sam Matekane se raconte avec les poncifs de son milieu d’entrepreneur. En interview, il récite l’histoire d’un homme parti de rien, qui s’est construit tout seul, qui a cru en ses rêves, qui a appris de ses échecs. Ce discours – entendu ailleurs – sonne moins creux au Lesotho, où les success stories ne courent pas les rues.

Gâté par la vie, Sam Matekane consacre une partie de son temps et de sa richesse à sa communauté à travers sa fondation. L’homme fait montre de sa philanthropie en développant son village natal de Mantšonyane, où 64,6% des électeurs ont voté pour lui. « Les infrastructures y sont meilleures que celles de la capitale », prétend David Mohapi, porte-parole du RFP. Ailleurs dans le pays, on se souvient surtout de son rôle dans la lutte contre le Covid-19.

Héros anti-Covid

En janvier 2021, Sam Matekane lance l’organisation Sesiu Sa Letšoele Le Beta Poho (L’unité est une force), destinée à centraliser les dons du secteur privé pour acheter des vaccins et acquérir du matériel de laboratoire. Il devient l’homme de la situation, tout en mettant en évidence les manquements du pouvoir en place. « Ensemble [avec le gouvernement], on s’est dit qu’il fallait essayer de sauver la nation », rejoue Sam Matekane lors d’une interview télévisée, en août 2021. Le voilà élevé au rang de héros. La suite de son intervention est moins admirable. « Si cette nation meurt de cette pandémie, demain nous n’aurons plus de consommateurs », confesse franchement le businessman.

Verra-t-il le Lesotho comme un marché une fois Premier ministre ? À la tête de la demande publique, il pourrait être tenté de favoriser le Matekane Group of Companies (MGC). « Vous allez voir qu’il va payer ses entreprises avec des fonds publics. Elles vont continuer à travailler pour le gouvernement. C’est de la corruption au plus haut niveau », accuse par anticipation Serialong Qoo, porte-parole du Congrès démocratique (DC). Ce parti, arrivé second des élections, devrait incarner l’opposition lors de la prochaine mandature. Sam Matekane se défend de tout conflit d’intérêt et affirme qu’il va se mettre en retrait de ses affaires.

Sam Matekane sera également contraint de déléguer une partie de son pouvoir. Les élections du 7 octobre ne lui ont pas permis d’atteindre la majorité absolue qu’il visait. Après avoir obtenu 56 sièges sur 120, son parti a dû négocier avec le Mouvement pour le changement économique (MEC) et l’Alliance des démocrates (AD) pour atteindre 65 sièges. La composition du prochain gouvernement et son programme dépendront de cette coalition.

Lutter contre la corruption

Lutter contre la corruption – « la pire des maladies » – sera l’une de ses priorités, a-t-il déclaré à la BBC. Il veut aussi mieux former et dépolitiser l’armée, qui s’est illustrée par des coups d’État (en 1986 et 1991) ou par des tentatives de putsch (2014). Ce qui n’a pas empêché le magnat de couvrir la Force de défense du Lesotho (LDF) de dons, en mars dernier, au moment de lancer son parti.

Au sein de la coalition, les trois alliés se sont mis d’accord sur un programme d’austérité. Ils promettent de diminuer les dépenses du gouvernement en évitant d’utiliser les résidences et les voitures officielles. Un sacrifice moindre pour cet amateur de belles voitures. Il n’aura qu’à se tourner vers sa collection personnelle : Rolls-Royce et Aston Martin sont à disposition.

Avec Jeune Afrique par Romain Chanson – à Johannesburg

Tchad : un gouvernement d’union nationale dans « les tous prochains jours »

octobre 10, 2022

Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé lundi 10 octobre, lors de son investiture comme président de la transition, la formation prochaine d’un gouvernement d’union nationale.

Mahamat Idriss Deby Itno lors de son investiture en tant que président de la transition, à N’Djamena le 10 octobre 2022. © DENIS SASSOU GUEIPEUR / AFP

Le Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), qui s’était ouvert le 20 août, après de multiples reports, et qui s’est achevé samedi 8 octobre à N’Djamena, a prolongé de deux ans la transition vers des élections « libres et démocratiques ». Il a aussi entériné la possibilité pour Mahamat Idriss Déby Itno de s’y présenter.

« Deuxième phase »

Lors de cette « deuxième phase », le futur gouvernement, dont la composition doit être annoncée prochainement, « s’emploiera corps et âme pour que la volonté du peuple tchadien ne souffre d’aucune entorse », a déclaré Mahamat Idriss Déby Itno, ajoutant que « des élections seront organisées dans la transparence et la sérénité pour permettre aux Tchadiennes et Tchadiens de mettre un terme à la transition et assurer le retour à l’ordre constitutionnel ».

En attendant, la présidence tchadienne a annoncé, ce lundi 10 octobre, la nomination de Gali Ngothe Gatta au poste de secrétaire général, avec rang de ministre d’État. Ancien conseiller d’Hissène Habré devenu opposant sous la présidence d’Idriss Déby Itno, c’est lui qui avait été choisi pour piloter le dialogue.

Cette deuxième investiture en tant que président de la transition s’est déroulée en présence du chef de l’État nigérian, Muhammadu Buhari, et de plusieurs ministres d’Afrique de l’Ouest et centrale (Niger, Centrafrique, RDC), mais aussi des ambassadeurs de France et de l’Union européenne.

Le jeune général de 38 ans avait déjà été proclamé par l’armée président de la République, à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT, désormais dissout) de 15 généraux, le 20 avril 2021, jour de l’annonce de la mort de son père Idriss Déby Itno, tué au front contre des rebelles.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Dieudonné Moyongo chassé du gouvernement à cause de son refus de sacrifier son fils

septembre 28, 2022
 Dieudonné  Moyongo chassé du gouvernement à cause de son refus de sacrifier son fils

Alors qu’il a été envoyé dans son département de la Likouala pour superviser l’élection du conseil départemental, Dieudonné Moyongo qui occupait jusque-là le ministère de la culture a été débarqué du gouvernement à la surprise publique bien que lui-même s’y attendait depuis son refus catégorique de sacrifier pour le compte de la Grande Loge du Congo son fils depuis 2018. Les Mbochis n’aiment pas ceux qui profitent de leur pouvoir sans contribuer.

Au mois de février 2018, Jean Dominique Okemba piquait une grosse colère suite au refus réitéré d’alors ministre de la culture Dieudonné Moyongo de participer à la contribution humaine par le sacrifice de son fils.

Dieudonné Moyongo était désemparé des rappels de JDO qui ne lui laissait plus respirer en le signifiant chaque fois qu’il profitait déjà de leur pouvoir sans rien apporté en retour. Avant sa nomination au gouvernement, Moyongo aurait accepté toutes les conditions dont les sacrifices humains des membres de sa famille.

Le ministre de la culture avait demandé un temps de réflexion à Jean Dominique Okemba avant de sacrifier une fille avec qui était sa maîtresse. On lui a rappelé qu’avant lui, Léonidas Mottom a bien sacrifié l’ancien humoriste Cœur à Cœur à défaut de ses enfants.

Mais son calvaire n’a jamais trouvé une fin avec l’insistance de la Grande Loge du Congo d’un sacrifice des membres de sa famille. N’ayant pas respecté les accords signés avec les francs-maçons pour son entrée au gouvernement sur le sacrifice de son fils, Dieudonné Moyongo vient d’en faire les frais. Il n’a pas été reconduit au gouvernement bien qu’il a épargné la vie de son fils.

Avec Le Congolais.fr

Congo: Les « ont dit » sur le départ du gouvernement de Rigobert Andely

septembre 26, 2022
 Les « ont dit » sur le départ du gouvernement de Rigobert Andely

Rigobert Andely a été viré parce que depuis son retour, il a voulu mettre de l’ordre. Ceux qui avaient l’habitude de voler ne pouvaient plus le faire….tout du moins très difficilement. J’ai travaillé avec lui pendant un an, et je peux vous dire que le ministre était quotidiennement harcelé pour qu’il rouvre les vannes.

Quand il a découvert avec stupéfaction le 17 Septembre dernier les valises bourrées de billets en provenance d’Oyo, remises à Nzoumba-ndama et saisies à la frontière avec le Gabon, le ministre Andely n’en revenait pas. Et quand il a appris le montant , 1 milliard 190 millions FCFA, que contenaient ces valises, j’étais aux côtés du ministres. Il était scandalisé. Nous avons vu et revu en boucle la vidéo, Il m’a dit, voilà nous cherchons désespérément l’argent pour payer les pensions de retraite, les salaires ou les bourses, à oyo il y a l’argent qui dort, ça ce n’est pas se moquer des Congolais? Je pense aux pauvres enfants d’autrui, nos enfants qui sont à l’étranger sans toucher leur bourse.

Aussitôt son téléphone n’a pas arrêté de sonner. Le ministre Andely a un sacré carnet d’adresses. Ses connaissances au sein des institutions financières de la Cemac lui ont dit, mais c’est quoi ça ce pays que vous servez? On dirait une mafia monsieur le ministre. Votre honneur est engagé, et tout le crédit qu’on avait pour votre gouvernement notamment par ta présence en son sein est ébranlé parce que tu étais, monsieur le ministre, le gage et la garantie du sérieux pour assainir et redresser les finances de ce pays que nous aimons tant et que malheureusement Monsieur Sassou et son clan n’ont cessé de saccager.

Le lundi 19 Septembre je me retrouve avec le ministre Andely dans son bureau. La mine grave, il me confie qu’il a pris sa décision de partir du gouvernement. Il attend le retour du président Sassou parti aux obsèques de la reine Elizabeth II. La vidéo de l’humiliation du président avec son petit-fils devant le bus a eu un effet dévastateur et a fini par convaincre le ministre Andely qu’il servait non pas un président mais plutôt un charlot.

Enfin, Mr Sassou rentre finalement de son périple humiliant de Londres. Le ministre Andely lui téléphone et lui dit qu’il avait des choses à lui dire en tête à tête. Monsieur le président, j’ai décidé de rendre mon tablier. Dit monsieur Andely au président. Monsieur Sassou lui dit, mais Non, pourquoi? J’ai encore besoin de toi.…écoutez monsieur le ministre, je vous attend demain.

Nous sommes donc le vendredi. Finalement, le ministre Andely est resté sur sa décision de partir. Le président Sassou n’a pas réussi à le dissuader. Je peux vous dire que le président Sassou n’a pas du tout apprécié cette défection et n’a pas caché son incompréhension. Il était un peu en colère, car avec le départ du ministre Andely, le président Sassou sait que c’est une porte qui se referme avec les négociations, notamment avec le Fmi et autres institutions financières. Il a essayé par tous les moyens de retenir le ministre Andely, en vain. S’étant aperçu qu’il n’y avait plus rien à faire, le président Sassou s’est résolu de faire ce petit remaniement. Voilà comment les choses se sont passées.

Il a démissionné de lui-même, il ne supporte pas la gabegie de la famille Nguesso et cette affaire Nzouba Dama été la goutte qui a fait déborder le vase!

Avec Le Congolais.fr

Canada-COVID-19 : le gouvernement Trudeau lève les mesures sanitaires visant les voyageurs

septembre 26, 2022
Jean-Yves Duclos ajuste son oreillette pendant une conférence de presse.

Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, a souligné que les Canadiens sont « en bien meilleure position » maintenant. Photo : La Presse Canadienne/Adrian Wyld

Le gouvernement fédéral annonce la fin des mesures frontalières liées à la COVID-19 à compter du 1er octobre, y compris les vaccinations obligatoires, les tests de dépistage et la mise en quarantaine des voyageurs internationaux.

Nous sommes dans une bien meilleure position aujourd’hui qu’en 2020, a annoncé en point de presse lundi le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, ajoutant toutefois que la COVID-19 est toujours là.

Le ministre a néanmoins affirmé que le gouvernement pourra rétablir des mesures en cas de nouveaux variants ou d’autres menaces pour la santé publique.

À compter de samedi, les voyageurs n’auront plus à :

  • utiliser l’application ArriveCan (qui devient facultative);
  • fournir une preuve de vaccination;
  • subir un test de dépistage avant ou à l’arrivée au Canada;
  • s’isoler ou se mettre en quarantaine;
  • surveiller ou signaler les signes ou les symptômes de COVID-19 à leur arrivée au Canada.

De plus, les personnes voyageant par avion ou par train n’auront plus besoin de porter de masques ou de subir de contrôles à partir du 1er octobre.

Le décret ministériel maintenant les mesures frontalières liées à la COVID-19 ne sera donc pas renouvelé lorsqu’il expirera le 30 septembre.

Les personnes de plus de 12 ans devaient jusqu’ici être vaccinés pour entrer au pays ou bien se soumettre à un test de dépistage avant l’entrée, à l’arrivée et se placer en quarantaine pendant 14 jours.

Également présent au point de presse,  Marco Mendicino, ministre canadien de la Sécurité publique, a souligné que les touristes étaient revenus en grand nombre au Canada , avec plus de 38 millions d’entrées en 2022. Nous voulons maintenir cet élan, a-t-il ajouté.

Le ministre Duclos estime que les progrès sur le plan sanitaire ont été réalisés grâce aux vaccins contre la COVID-19. L’accent doit être mis sur la vaccination, a-t-il souligné, invitant les Canadiens à obtenir leurs doses de rappel.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne et Agence France-Presse