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RDC-Kinshasa/Manifestations publiques : la marche de Lamuka reportée

septembre 14, 2021

Initialement programmée pour le 15 septembre, la marche de la coalition Lamuka a été reportée au 17 septembre par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Mais ce changement de date ne satisfait pas les dirigeants de cette plate-forme politique, qui continuent à appeler militants et cadres à battre le pavé ce mercredi, bravant ainsi l’interdiction.

Une patrouille de la police/DR

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, après la réunion de concertation avec les organisateurs de la marche de la coalition Lamuka, a autorisé cette manifestation pacifique initialement prévue au 15 septembre, tout en la décalant de deux jours. Il avance trois raisons principales pour motiver sa décision, notamment la rentrée parlementaire, prévue ce 15 septembre; le vandalisme projeté des biens et édifices publics; les mesures liées à la prévention de la transmission de la covid-19.

De leur côté, les organisateurs de la marche ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Pour eux, leur rendez-vous sera tenu ce 15 septembre. « J’en appelle à tous les militants et cadres de Lamuka ainsi qu’à tout le peuple congolais de participer à cette marche le mercredi 15 septembre afin d’exiger une Commission électorale nationale indépendante non politisée », a dit l’un des leaders de cette plateforme, Martin Fayulu.

Selon cette option, la marche aura bel et bien lieu ce 15 septembre comme prévu et annoncé à l’autorité urbaine. Martin Fayulu demande, en outre, à la police de sécuriser cette manifestation conformément à la Constitution.

La police déployée pour faire respecter la décision de l’autorité

« Dès ce soir, la police sera déployée. Demain très tôt le matin, nous prendrons possession de tous les points chauds », a dit le commissaire provincial de la police/ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo sur les ondes de Top Congo FM.

Réagissant à la demande de Lamuka pour la sécurisation de cette manifestation, le commissaire provincial de la police de Kinshasa a dit : « Les paramètres sécuritaires ne nous permettent pas de sécuriser une marche ce mercredi ». Et d’appeler cette plate-forme politique au respect de la décision du gouverneur. « Nos frères de Lamuka peuvent marcher tranquillement et sans problème deux jours après », a souligné le général Sylvano Kasongo. Ceux qui vont se hasarder à troubler l’ordre public mercredi, a promis le chef de la police de la capitale, vont trouver les policiers sur leur chemin.

Selon le général Kasongo, tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé avec des armes non létales. « Nous avons l’instruction d’interpeller toute personne qui ira à l’encontre de la décision de l’Hôtel de ville’ », a-t-il prévenu. Et d’insister : « À tous ceux qui sortiront demain dans l’intention de saboter les actions du gouvernement, incendier les bus Transco et autres, nous leur disons que la police est là. Si vous voulez marcher, marchez le 17 septembre. Le 15 septembre, la marche a été interdite ».

Dans sa décision, rappelle-t-on, le  gouverneur Ngobila avait instruit le commissaire provincial de la police/ville de Kinshasa et les bourgmestres pour l’exécution du report de cette marche.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

États-Unis: Accusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de l’Etat de New York annonce sa démission

août 10, 2021
Accuse de harcelement sexuel, le gouverneur de l'Etat de New York annonce sa demission
Accusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de l’Etat de New York annonce sa démission© POOL/AFP/Archives/CARLO ALLEGRI

Le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes, a annoncé mardi sa démission, une semaine après un rapport accablant sur l’affaire.

« Etant donné les circonstances, la meilleure manière de vous aider est de me retirer », a déclaré Andrew Cuomo, qui a aussi présenté ses « profondes excuses » aux femmes qui se sont « senties offensées » par ses actions.

Andrew Cuomo, 63 ans, gouverneur en place depuis 2011 et réélu en 2014 et 2018, avait été mis en cause pour la première fois en février, et les témoignages d’anciennes employées de son administration ou conseillères s’étaient multipliées depuis. En mars, il avait déjà repoussé des appels à la démission.

Mais la situation était devenue beaucoup plus difficile pour lui depuis la diffusion, il y a une semaine, des conclusions accablantes d’une enquête demandée par la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, qui l’accusait d’avoir harcelé sexuellement onze femmes et enfreint les lois fédérales et de l’Etat. Dans la foulée, le président américain Joe Biden l’avait appelé à quitter ses fonctions.

Parmi les femmes figurant dans le rapport, une assistante a déposé plainte la semaine dernière, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre le gouverneur.

« Les accusations les plus graves ne reposent sur aucune base crédible dans le rapport. Et il y a une différence entre des allégations d’agissements inappropriés et le fait de conclure qu’il y a harcèlement sexuel », s’est encore défendu Andrew Cuomo mardi.

« Mais ça ne veut pas dire que onze femmes n’ont pas été offensées. Elles le sont. Et pour cela, je m’excuse profondément », a-t-il ajouté.

Il a précisé que sa démission prendrait effet dans 14 jours et a rendu hommage à la vice-gouverneure Kathy Hochul, « intelligente et compétente », qui va le remplacer dans l’immédiat, et devenir la première femme gouverneure de l’Etat de New York.

Gouverneur du quatrième Etat le plus peuplé du pays, Andrew Cuomo était devenu une vedette nationale au plus fort de la pandémie de coronavirus au printemps 2020, grâce à ses points télévisés quotidiens, vus comme rationnels et rassurants en pleine crise, et qui l’avaient érigé en figure anti-Trump.

Mais son bilan avait déjà été terni par une affaire de sous-estimation du nombre de morts du Covid-19 dans les maisons de retraite, puis par les accusations de harcèlement sexuel.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Joe Biden demande la démission du gouverneur de New York Andrew Cuomo

août 4, 2021

NEW YORK — Le gouverneur de New York Andrew Cuomo a été confronté à des appels à la démission de plus en plus nombreux, mardi,  notamment de la part du président Joe Biden et d’autres anciens alliés démocrates, après qu’une enquête ait révélé qu’il avait harcelé sexuellement près d’une douzaine de femmes et avait tenté de se venger de l’une de ses accusatrices.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

«Je pense qu’il devrait démissionner», a déclaré Joe Biden aux journalistes mardi, faisant écho aux sentiments de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et des sénateurs américains Chuck Schumer et Kirsten Gillibrand, tous démocrates. 

Le chef de l’assemblée de l’État, qui a le pouvoir de porter des accusations de destitution contre Andrew Cuomo, a déclaré qu’il était clair que le gouverneur ne pouvait plus rester en fonction. 

Le président Carl Heastie, un démocrate, a déclaré qu’il entreprendrait de mener une enquête en destitution «le plus rapidement possible». 

Le gouverneur de New York est demeuré provocant, dans sa réponse préenregistrée,  aux conclusions de l’enquête.  

«Les faits sont très différents de ce qui a été décrit», ajoutant qu’il «n’a jamais touché personne de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées». 

L’enquête de près de cinq mois était supervisée par la procureure générale de New York Letitia James et dirigée par deux avocats indépendants.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

New York : le gouverneur Cuomo a « harcelé sexuellement » plusieurs femmes

août 3, 2021

Selon les conclusions d’une enquête indépendante, les victimes du démocrate sont d’« anciennes et actuelles » fonctionnaires de l’État.

Andrew Cuomo épinglé. Le gouverneur de l’État de New York, le démocrate Andrew Cuomo, a « harcelé sexuellement plusieurs femmes », selon les conclusions d’une enquête indépendante demandée par la justice, a annoncé ce mardi 3 août 2021 la procureure de l’État de New York, Letitia James. « L’enquête indépendante a conclu que le gouverneur Andrew Cuomo a harcelé sexuellement plusieurs femmes et, ce faisant, a violé la loi fédérale et celle de l’État », a affirmé la procureure, précisant qu’il y avait parmi les victimes d’« anciennes et actuelles » fonctionnaires de l’État.

Le rapport d’investigation attribue à Andrew Cuomo des gestes déplacés, « des baisers et des étreintes non désirées », ainsi que « des commentaires inappropriés ». Selon les conclusions de l’enquête, le gouverneur et son personnel ont « aussi pris des mesures de représailles à l’encontre d’au moins une employée pour avoir témoigné », a indiqué un communiqué du bureau de la procureure. « Enfin, l’équipe exécutive du gouverneur a favorisé un environnement de travail toxique qui a rendu possible le harcèlement et une ambiance de travail hostile », ajoute le bureau.

Vers une démission d’Andrew Cuomo ?

Selon Letitia James, il appartient au gouverneur lui-même de « tirer les conclusions » de l’enquête. Interrogée sur le fait de savoir s’il devait démissionner, elle a ajouté : « La décision appartient au gouverneur de l’État de New York. Le rapport parle pour lui-même. » Le gouverneur, qui avait nié les accusations quand elles avaient été rendues publiques, avait longuement été entendu par les enquêteurs le 17 juillet. Andrew Cuomo avait gagné en popularité pour sa gestion de la pandémie de coronavirus, dont New York avait été l’épicentre américain au printemps 2020, mais les accusations de harcèlement l’ont par la suite affaibli.

Avec Le Point

États-Unis: Le gouverneur de New York demande à Donald Trump d’écouter la science et d’aider son État

mars 27, 2020

 

Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu'aux faits scientifique.
© Jeenah Moon/Reuters Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu’aux faits scientifique.
Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, continue désespérément de chercher des moyens de fournir des services de santé adéquats à près de 45 000 Américains atteints de COVID-19. «Une tâche rendue plus difficile par le manque de ressources que l’administration Trump lui accorde», dénonce le gouverneur.
En fonction du plan de relance ratifié par le président vendredi, l’État de New York pourrait recevoir jusqu’à cinq milliards de dollars américains en aide financière, soit quatre fois plus que les États les moins affectés. Certains de ces États ont toutefois cent ou mille fois moins de cas confirmés. Le gouverneur Cuomo estime que son État, où vivent près de la moitié des Américains atteints de la COVID-19, aura au bas mot besoin d’une aide de dix à quinze milliards.

Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l'absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.

© Stefan Jeremiah/Reuters Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l’absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.
Il ne décolère pas, non plus, depuis que le président Donald Trump a balayé du revers de la main jeudi sa requête pour que soient livrés 30 000 à 40 000 respirateurs artificiels aux hôpitaux de New York. Une requête absurde, selon le président, parce que parfois, même les grands hôpitaux n’ont que deux respirateurs.La pandémie de COVID-19 crée toutefois un besoin immensément accru et Andrew Cuomo fait valoir que, contrairement à l’avis du président, sa requête repose sur la science. Je n’ai pas de boule de cristal. Tout le monde a droit à son opinion, mais je ne me fie pas à des opinions. Je me base sur les faits, sur les données, sur les chiffres et sur les projections.

Tout comme le gouverneur, le maire de New York, Bill de Blasio, accuse le président de ne pas se soucier des faits concernant le développement astronomique de cette crise quand il dit que l’État new-yorkais n’a pas besoin d’autant de respirateurs.

Des lits pour les malades

Pendant que les politiciens peinent à s’entendre, les besoins explosent. En deux jours, le nombre de résidents de l’État de New York qui sont officiellement atteints de COVID-19 a augmenté de 50 %. Plus de 6000 personnes ont dû être hospitalisées, dont près de 1600 qui ont été placés en soins intensifs.

Les projections scientifiques sur lesquelles se basent le gouverneur Cuomo et le maire de Blasio suggèrent que le nombre de cas augmentera plus rapidement que jamais au cours des deux à trois prochaines semaines. Le maire de Blasio a identifié la date du 5 avril comme un moment décisif. «Nous devons nous assurer que nous pouvons arriver à ce jour en étant prêts à affronter la semaine suivante, et la semaine d’après également. En ce moment, nous ne le sommes pas», a-t-il expliqué.

Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L'État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.

© Jeenah Moon/Reuters Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L’État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.
Les deux hommes veulent rapidement créer quatre nouveaux hôpitaux temporaires avec une capacité de 4000 lits, mais ils estiment que New York aura besoin de 140 000 lits pour accueillir tous ses malades d’ici la fin de la crise. Faute d’espace, les quatre nouveaux hôpitaux seraient installés dans un hippodrome, un campus universitaire, un centre d’exposition et un terminal pour bateaux de croisière. L’administration Trump doit toutefois approuver ces projets.Andrew Cuomo et Bill de Blasio se sont aussi entendus pour que toutes les constructions non essentielles soient suspendues afin que les ressources soient redirigées vers les infrastructures routières et les hôpitaux.

À l’échelle nationale, plus de 100 000 Américains ont désormais eu la confirmation qu’ils souffrent de la COVID-19 et près de 1600 en sont morts. 16 131 nouveaux cas et 288 décès ont été confirmés vendredi seulement, alors que 603 malades s’étaient rétablis depuis la veille. Avec ses 44 876 cas confirmés, New York reste de loin l’État le plus touché. L’État voisin du New Jersey en rapporte 8825 et la Californie en compte 4657. Les autres États et territoires rapportent entre 19 et 3634 cas.

Malgré les doutes exprimés quelques heures plus tôt à propos du nombre de respirateurs artificiels requis dans l’État de New York, le président Trump a signé une loi obligeant General Motors à en fabriquer. On avait un accord pour 40 000 respirateurs. Soudainement, ils en faisaient seulement 6000. En plus, ils auraient augmenté leurs prix. «Je n’ai pas aimé ça, alors j’ai décidé d’utiliser la loi», a-t-il expliqué avant d’ajouter que peut-être qu’on n’en aura pas besoin.

Avec CBC/Radio-Canada

Burundi: un gouverneur rappelle à l’ordre les Imbonerakure

avril 14, 2018

Nairobi (Kenya) – Un gouverneur du sud du Burundi a adressé un rappel à l’ordre inédit à la très redoutée ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, qualifiée de milice par l’ONU, a-t-on appris samedi de sources administratives.

Ce rappel à l’ordre a été adressé par Christian Nkurunziza, un cadre du parti au pouvoir CNDD-FDD du président Pierre Nkurunziza, à la suite d’une augmentation des incidents impliquant les Imbonerakure dans la province de Bururi (sud), et est le premier ciblant de la sorte cette ligue controversée.

Un haut responsable administratif local a confirmé samedi à l’AFP que Christian Nkurunziza, gouverneur de cette province acquise à l’opposition, a signé le 2 avril une ordonnance – qui avait fuité sur les réseaux sociaux – interdisant « le sport de masse de nuit avec des gourdins » dans sa région administrative.

Les mots utilisés dans l’ordonnance, qui met en garde contre des « sanctions très sévères », peuvent sembler sibyllins. Christian Nkurunziza, un proche allié du président Pierre Nkurunziza, n’y nomme pas les Imbonerakure, et s’est publiquement défendu de s’en prendre à ce groupe considéré comme un des principaux outils de répression du régime.

Mais des responsables administratifs locaux, contactés par téléphone et sous couvert d’anonymat, ont indiqué à l’AFP que le gouverneur souhaite par cette interdiction adresser un « rappel à l’ordre » aux Imbonerakure, dont il veut « calmer les ardeurs », alors que de nombreux habitants de la province se plaignent d’eux.

Un des habitants explique que depuis plusieurs mois, « des centaines d’Imbonerakure, organisés en compagnie comme les militaires, courent chaque nuit sur les collines du chef-lieu de la commune, armés de gourdins et d’armes blanches, en chantant des chansons de menace envers les opposants ».

Plusieurs habitants évoquent des patrouilles, des arrestations et des morts « suspectes », d’autres des « entraînements militaires qui sèment l’effroi » au sein de la population. D’autres accusent les Imbonerakure de « rançonner » les habitants.

Début avril, des Imbonerakure (« Ceux qui voient de loin » en kirundi) ont même « arrêté des policiers et les ont désarmés » en pleine nuit à Bururi, a indiqué un responsable provincial sous couvert d’anonymat.

L’annonce en avril 2015 de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat avait plongé le Burundi dans une crise politique qui a fait depuis au moins 1.200 morts et plus de 400.000 déplacés, et sur laquelle la Cour pénale internationale a ouvert une enquête.

Les Imbonerakure sont accusés par les ONG, l’ONU et la CPI d’être responsables aux côtés de la police, des services secrets et de l’armée, de graves violations des droits de l’homme commises au Burundi depuis avril 2015.

Samedi, la coalition d’opposition Amizero y’Abarundi a accusé les Imbonerakure d’avoir tabassé vendredi à Bujumbura un de ses députés ainsi que plusieurs de ses militants.

« Nous dénonçons avec force ces violences, qui sont le fait de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, et de l’impunité dont jouissent les Imbonerakure », a martelé Pierre-Célestin Ndikumana, chef du groupe parlementaire de cette coalition.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2018 13h04)                                            

RDC: destitution d’un gouverneur de province dans le Sud-Est

avril 18, 2017

Lubumbashi (RD Congo) – Le gouverneur du Haut-Katanga, province du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été destitué mardi, à la colère de l’opposition qui accuse le pouvoir de manoeuvres pour retarder l’organisation des élections au-delà de la fin 2017.

Lors d’une motion de censure à l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga à Lubumbashi, les « 24 députés présents ont voté à l’unanimité pour la destitution du gouverneur Jean-Claude Kazembe », pour mauvaise gestion, a déclaré son président Dieudonné Mwelua, lors d’une séance publique en l’absence du concerné.

La loi électorale congolaise prévoit l’élection d’un nouveau gouverneur par les députés provinciaux dans les trente jours, lors d’un scrutin que devra organiser la commission chargée des élections en RDC.

« Nous sommes toujours dans la même stratégie de la majorité et du président (de RDC Joseph) Kabila qui font du temps une arme et du glissement du calendrier électoral une finalité », a réagi à l’AFP le député Christophe Lutundula, l’un des dirigeants du Rassemblement, la coalition de la majeure partie de l’opposition congolaise.

Il a qualifié cette destitution « de manoeuvre pour retarder la tenue des élections au-delà de la date convenue dans l’accord du 31 décembre » 2016 entre pouvoir et opposition, destiné à sortir le pays de la crise née du maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà de la fin de son mandat le 20 décembre 2016.

L’accord prévoit l’élection d’un successeur à M. Kabila – à qui la Constitution interdit de se représenter – lors d’une présidentielle prévue fin 2017, et la formation d’ici là d’un gouvernement élargi, dirigé par un Premier ministe issu de l’opposition.

Interrogé, un responsable de la majorité a indiqué que d’autres gouverneurs pourraient « être destitués, mais au cas par cas ».

Le Haut-Katanga est issu du découpage de l’ex-Katanga (grand comme l’Espagne) en quatre nouvelles provinces. Fin mars 2016, à l’issue d’un processus contesté de démembrement des provinces, la majorité et ses alliés avaient raflé quasiment tous les postes de gouverneur.

Dans le cadre de l’accord de sortie de crise, M. Kabila a nommé le 7 avril un nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, exclu du Rassemblement quelques jours auparavant.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 19h39)

Le nouveau gouverneur de la BEAC prend fonction en janvier 2017

août 1, 2016

Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Toli Mahamat, prendra fonction en janvier prochain, a-t-on appris de source interne de cet institut d’émission monétaire sous régional.

Désigné lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) samedi dernier à Malabo, en Guinée équatoriale, Mahamat était auparavant président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Il était en poste à Brazzaville, au Congo.

Il succède à l’Equato-guinéen, Lucas Abaga Nchama, en vertu du principe de la rotation adopté en 2010 et qui veut que, désormais, le poste de gouverneur et des autres institutions soit tournant au terme d’un mandat non renouvelable.

De sources proches de la BEAC, sa nomination est sans surprise bien que le Tchad ait présenté trois candidats, dont deux ont été naturellement disqualifiés.

Il s’agit de Bedoumra Kordje, l’actuel ministre secrétaire général de la présidence et ancien vice-président et dernièrement candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), et de Tahir Hamid Nguilin, vice-gouverneur dans l’équipe sortante de la Banque centrale.

L’autre décision des chefs d’Etat de la CEMAC concerne la nomination du Camerounais Dieudonne Evou Mekou, actuel directeur général de la Caisse autonome d’amortissement du Cameroun (CAA), au poste de vice-gouverneur.

Le secrétaire général de la BEAC et les directeurs généraux prendront tous fonction au même moment que le nouveau gouverneur.

Apanews.net

 

Une femme élue pour la première fois gouverneur de Tokyo

juillet 31, 2016

Pour la première fois, une femme, Yuriko Koike, a été élue dimanche gouverneur de Tokyo. Elle aura pour principale tâche de superviser la préparation des jeux Olympiques de 2020.

Elue pour quatre ans, cette politicienne expérimentéede 64 ans a été ministre de l’environnement puis de la défense. Elle parle couramment l’anglais et l’arabe.

« Je dirigerai Tokyo d’une manière inédite, ce sera un Tokyo que vous n’avez jamais vu », a-t-elle déclaré d’une voix cassée par deux semaines de campagne. « J’ai appelé à un Tokyo où chacun peut briller, des enfants aux personnes âgées et aux handicapés, afin que la vie de tous devienne meilleure », a-t-elle dit.

Son mandat doit en théorie s’achever juste après l’ouverture des jeux de 2020. Ils se dérouleront plus de 50 ans après les précédents jeux d’été de Tokyo en 1964.

Couacs dans la préparation des JO
Les préparatifs ont déjà connu plusieurs couacs embarrassants: le choix de la ville de Tokyo est entaché de soupçons de corruption sur lesquels enquête la justice française, le premier projet de stade devenu trop onéreux a été annulé après des semaines de polémique et le logo initial, accusé de plagiat, a été retiré.

Les médias japonais évoquent un possible doublement ou même triplement du coût des JO par rapport à un montant initial de 730 milliards de yens (6,40 milliards d’euros au cours actuel). « Je voudrais revoir les bases du budget, afin que les habitants de Tokyo voient clairement ce qu’ils vont devoir payer », a-t-elle déclaré.

Mme Koike devra aussi gérer une économie de la taille de celle de l’Indonésie. Il lui faudra s’attaquer au lancinant problème du manque de crèches et continuer de préparer l’immense agglomération de 13,6 millions d’habitants à un possible tremblement de terre majeur.

Kadhafi et Arafat
Ancienne présentatrice de télévision, Yuriko Koike a obtenu un diplôme de sociologie de l’Université du Caire en 1976 et a travaillé dans sa jeunesse comme interprète en arabe. En 1978, elle a interviewé le dictateur libyen Mouammar Kadhafi et le chef palestinien Yasser Arafat pour une chaîne de télévision japonaise.

Devenue très connue en tant que présentatrice, Yuriko Koike est entrée en politique en 1992. Ministre de l’environnement de 2003 à 2006, elle a mené la campagne antiréchauffement climatique baptisée « Cool Biz » qui encouragait fonctionnaires et « salarymen » à retirer la cravate et tomber la veste au lieu de forcer sur la climatisation pendant les étés japonais étouffants et humides.

Communicatrice avisée, elle avait organisé un défilé de mode et parcouru les allées elle-même pour promouvoir cette campagne.

Manque de soutien
Mme Koike est devenue la première femme ministre de la Défense du Japon en 2007, mais avait dû s’éclipser au bout de moins de deux mois, en raison d’un scandale auquel elle n’était pas mêlée. Le ministère était alors aux prises avec une affaire de fuites d’informations sensibles et il était empêtré dans des luttes intestines.

Elle avait été un temps perçue comme une étoile montante du Parti libéral démocrate, aux commandes dans l’archipel de façon quasi ininterrompue depuis 1955, et comme possible première femme Premier ministre de ce pays. Mais elle n’avait eu qu’un soutien tiède au sein du Parti où beaucoup n’ont pas oublié qu’elle n’y est entrée qu’en 2002, après avoir changé de nombreuses fois de formation politique.

Romandie.com avec(ats / 31.07.2016 15h59)

Detroit est devenue la plus grande ville américaine en faillite

juillet 18, 2013

Etendard de l’automobile triomphante au début du 20e siècle, Detroit est devenue la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite, dernier acte en date de la lente agonie de « Motor City ». La dette accumulée est vertigineuse: 18,5 milliards de dollars.

« Je prends cette décision difficile afin que les habitants de Detroit aient accès aux services publics les plus élémentaires et pour que Detroit reparte sur de solides bases financières qui lui permettront de croître à l’avenir », a expliqué Rick Snyder, le gouverneur de l’Etat du Michigan, dans un communiqué.

« La mise en faillite est l’unique solution qui permettra à Detroit de redevenir stable et viable », avait-il au préalable écrit dans une lettre qui accompagnait l’acte déposé au tribunal.

Acculée, la municipalité avait prévenu le mois dernier qu’elle serait obligée de faire défaut sur une partie des 18,5 milliards de dollars que représente sa dette. En sautant le pas, Detroit devient la plus grande ville du pays à se mettre en faillite.

Renégocier la dette

Pour sortir de l’ornière, Rick Snyder avait mandaté un expert, Kevyn Orr qui, de façon assez sobre, avait résumé les causes de cette crise en quelques points: « une mauvaise gestion financière, une population en baisse, une érosion de la base fiscale pendant ces 45 dernières années ».

Echaudés par le projet de M. Orr qui prévoyait de négocier avec les créanciers de la ville, des fonds de retraite auxquels Detroit devait 9 milliards de dollars ont lancé une procédure judiciaire pour empêcher toute coupe dans les retraites de leurs souscripteurs. Mais la mise en faillite met la procédure entre parenthèses.

Prochaine étape: un juge devra désormais dire si Detroit peut se placer sous la protection de la loi sur les faillites qui lui permet de renégocier sa dette.

Mais au-delà des aspects strictement juridiques et financiers de l’affaire, la faillite de Detroit reflète la chute de l’automobile, un pan entier de l’industrie américaine qui avait connu son essor au début du siècle dernier.

Romandie.com