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Zimbabwe: le président Mnangagwa soupçonne des partisans de Grace Mugabe d’avoir fomenté l’attentat

juin 27, 2018

Grace Mugame

 

Le chef de l’Etat zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a accusé les partisans de l’ancienne Première dame Grace Mugabe d’avoir fomenté l’attentat dont il est sorti indemne ce week-end, en pleine campagne électorale pour la présidentielle du 30 juillet.

 

Samedi, deux personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de l’explosion d’un engin non identifié à la fin d’un discours prononcé par M. Mnangagwa devant des milliers de ses partisans réunis dans un stade de Bulawayo (sud). L’attentat n’a pas été revendiqué.

« Il s’agit d’une action politique de la part de personnes qui sont mécontentes de l’actuel gouvernement démocratique du pays », a estimé M. Mnangagwa dans une interview à la BBC diffusée mercredi.

« Mon intuition, sans avoir de preuve, est que les personnes qui sont mécontentes du nouveau gouvernement sont le G40 », a-t-il poursuivi, en référence au groupe Génération 40, une faction au sein du parti au pouvoir de la Zanu-PF favorable à Grace Mugabe.

« C’est la conclusion logique et raisonnable qu’on peut tirer », a estimé M. Mnangagwa, promettant de « traquer ces criminels ». « Une fois qu’on les aura arrêtés, on pourra déterminer l’étendue de leur réseau », a-t-il encore dit.

M. Mnangagwa a succédé en novembre au président Robert Mugabe, contraint de démissionner, après trente-sept ans au pouvoir.

M. Mugabe s’est résigné à quitter le pouvoir après avoir été lâché par l’armée et son parti, la Zanu-PF, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980.

Quelques jours avant l’intervention de l’armée, Grace Mugabe avait obtenu de son mari qu’il démette de ses fonctions de vice-président M. Mnangagwa, dauphin de longue date du chef de l’Etat mais devenu un encombrant adversaire pour l’ambitieuse Première dame.

C’est pour empêcher la fantasque et autoritaire Grace Mugabe de prendre, le moment venu, la succession de son mari nonagénaire que l’armée avait décidé d’agir.

« Comment pourrais-je faire confiance » » à Grace Mugabe, « une personne qui a été utilisée par une cabale pour dire des choses sans fondement ? », a lancé M. Mnangagwa dans son interview à la BBC.

« J’ai de la compassion pour elle », a-t-il toutefois ajouté. « Parce qu’à mon avis elle était politiquement immature, (…) elle a été utilisée par ceux qui voulaient se débarrasser de moi. »

Le Zimbabwe est appelé à élire le 30 juillet son président et ses députés, les premiers scrutins depuis la chute de M. Mugabe. Agé de 75 ans, M. Mnangagwa est donné grand favori de la présidentielle.

Sacer-info.com par Stany Franck avec AFP

Zimbabwe: la police enquête sur Grace Mugabe dans le cadre d’un trafic d’ivoire

mars 25, 2018

 

Grace Mugabe. © AFP

La police zimbabwéenne a confirmé dimanche enquêter sur l’ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande.

« Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.

Le journal gouvernemental Sunday Mail a affirmé dimanche que les services de protection de la nature et de la faune avaient établi que Grace Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis ».

Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration de son pays d’émettre des vrais-faux permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers.

« Une fois hors du pays, ces  »cadeaux » étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.

« Un piège aux complices présumés »

Cité par le Sunday Mail, un haut responsable de l’actuelle présidence du pays, Christopher Mutsvangwa, a indiqué que le gouvernement avait été informé du trafic par un lanceur d’alerte qu’il n’a pas nommément cité.

« La police et le lanceur d’alerte ont tendu un piège aux complices présumés de Grace Mugabe », a expliqué Christopher Mutsvanga. « Ils ont été arrêtés (…) quand nous avons été confrontés à tant de preuves, nous ne pouvions plus rester sans rien faire ».

Le Sunday Times sud-africain de ce dimanche affirme que le lanceur d’alerte est un photojournaliste australien, Adrian Steirn.

L’ex-première dame doit être prochainement entendue par la police, selon le Sunday Mail.

Goûts de luxe et ambition

Longtemps connue pour ses seuls goûts de luxe, extravagances et coups de colère, Grace Mugabe, avait ses dernières années révélé son ambition de succéder à son mari.

C’est pour l’en empêcher que l’armée est intervenue en novembre, provoquant la démission de Robert Mugabe, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans sur le pays. Il a été remplacé à la tête du pays par son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa.

Les autorités anticorruption du Zimbabwe enquêtent actuellement sur les conditions de délivrance d’un doctorat à Robert Mugabe en 2014. Le vice-chancelier de l’université du Zimbabwe a été arrêté le mois dernier dans le cadre de ce dossier.

Jeuneafrioque.com

Zimbabwe: Grace Mugabe va-t-elle demander le divorce ?

décembre 5, 2017

 

Robert Mugabe et son épouse Grace Mugabe en février 2016. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Plusieurs médias ont repris une information selon laquelle Grace Mugabe aurait entamé une procédure de divorce à la suite de la démission de son mari, Robert Mugabe, après 37 ans à la tête du Zimbabwe. Une rumeur totalement infondée selon l’entourage du président.

La démission contrainte de Robert Mugabe a-t-elle eu raison de son mariage ? Depuis lundi, une rumeur selon laquelle l’ex-Première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, aurait demandé à divorcer de l’ancien président Robert Mugabe, poussé à la démission après 37 ans de règne, circule sur le web, reprise par plusieurs grands médias.

Tout est parti d’un article de l’agence de presse APRNEWS qui cite « des sources proches de la famille », ainsi qu’un certain « porte-parole de la magistrature », un dénommé Lawrence Brown. Ce dernier aurait indiqué « que la procédure de divorce étaient en cours », ajoutant au passage que « si les deux parties étaient d’accord, elles pourraient se séparer en un mois environ ».

Fake news

La raison de ce prétendu froid conjugal ? Selon les fameuses sources proches de la famille citées par APRNEWS, Grace Mugabe « a été très bouleversée après que son mari a abandonné le pouvoir à son vice-président évincé ». « Les effets de la perte du pouvoir de Robert Mugabe ont atteint son lien matrimonial scellé depuis 21 ans avec Grace Murufu », annonce l’article en introduction.

Contacté par Jeune Afrique, George Charamba, le porte-parole de l’ancien président du Zimbabwe, a contesté ces allégations. « Nous ignorons d’où cette information est partie. Je n’ai même pas connaissance qu’un Lawrence Brown soit porte-parole de la magistrature. C’est un canular, ou une ‘fake news’, appelez cela comme vous voulez mais Grace Mugabe n’a pas demandé le divorce », a-t-il réagi.

Une source officielle au ministère zimbabwéen de la Justice, jointe également par Jeune Afrique, a assuré « ignorer l’existence d’une personne nommée Laurence Brown » au poste de porte-parole de la magistrature.

« Gucci Grace », de la Namibie à Dubaï

L’agence de presse APRNEWS n’en est pas à son coup d’essai. Elle a notamment relayé ce lundi la rumeur selon laquelle un agent retraité de la CIA avait confessé avoir tué l’ancienne icône du reggae Bob Marley. Information depuis vérifiée et démentie par le quotidien français Le Monde. Le prétendu divorce du couple Mugabe est la dernière rumeur d’une longue série au sujet de l’ex-Première dame, après  la transition politique au Zimbabwe au cours du mois de novembre. Période où Grace Mugabe a tour à tour été annoncée en Namibie, au Botswana, à Dubaï et en Malaisie.

Surnommée « Disgrace » ou « Gucci Grace » en raison de son penchant pour le luxe, détestée pour ses ambitions présidentielles, Grace Mugabe convoitait la succession de son mari. Elle s’est ainsi retrouvée en conflit ouvert avec Emmerson Mnangagwa, alors vice-président du pays. Robert Mugabe a fini par lui céder, le 6 novembre, limogeant son numéro 2 et déclenchant ainsi, sans le savoir, sa chute le 21 novembre.

Jeuneafrique.com par

Zimbabwe: retour d’un ancien vice-président proche de Grace Mugabe

décembre 3, 2017

 

Robert Mugabe et sa femme Grace lors d’un rassemblement du Zanu-PF, le 8 novembre 2017. © AP/SIPA

L’ancien vice-président du Zimbabwe Phelekezela Mphoko, proche de Grace Mugabe, l’épouse de Robert Mugabe forcé à la démission le 21 novembre, est rentré dans son pays qu’il avait fui par crainte pour sa sécurité, a rapporté samedi le quotidien gouvernemental The Herald.

M. Mphoko était vice-président aux côtés d’Emmerson Mnangagwa, le nouvel homme fort du Zimbabwe qui, avec l’armée, la Zanu-PF (parti au pouvoir) et le soutien de milliers de Zimbabwéens descendus dans les rues, a contraint à la démission Robert Mugabe, 93 ans, dont 37 années au pouvoir.

M. Mphoko était parti au Japon pour un voyage d’affaires la veille du coup de force de l’armée zimbabwéenne dans la nuit du 14 au 15 novembre. Il n’était pas revenu à Harare et s’était réfugié au Botswana voisin.

Accompagné de son épouse et d’autres membres de sa famille, il est rentré vendredi au Zimbabwe par la route, dans un bus des services d’immigration du Zimbabwe, selon le Herald.

Considéré comme un allié de Grace Mugabe, rivale malheureuse d’Emmerson Mnangagwa dans la course à la succession de son mari, M. Mphoko avait obtenu des garanties quant à sa sécurité une fois rentré au Zimbabwe.

Plusieurs anciens proches de Mme Mugabe dont la soif de pouvoir a provoqué la chute de son vieux mari, ont été arrêtés: parmi eux l’ex-ministre des Finances Ignatius Chombo, qui se trouve toujours en détention dans l’attente de son procès pour « corruption ».

Les espoirs de changement nés de la démission de Robert Mugabe ont été douchés par l’annonce jeudi de la composition du nouveau gouvernement d’Emmerson Mnangagwa, investi président le 24 novembre.

Il ne compte aucun membre de l’opposition, alors que des militaires de haut rang ont été récompensés pour leur rôle déterminant dans l’accession de Mnangagwa à la présidence, en obtenant des ministères clés. D’anciens ministres de Robert Mugabe ont en outre été reconduits.

Ce nouveau gouvernement aura l’immense tâche de redresser l’économie d’un pays ruiné par la gestion désastreuse du régime Mugabe au cours des deux dernières décennies.

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Grace Mugabe, Simone Gbagbo, Leila Trabelsi…Ces femmes jugées fatales à la carrière politique de leur mari

novembre 23, 2017

Robert Mugabe avec son épouse lors du 37e anniversaire de l’indépendance du pays, le 18 avril 2017. © Jekesai NJIKIZANA/AFP

De Grace Mugabe à Wassila Ben Ammar en passant par Leïla Trabelsi, Agathe Habyarimana ou encore Simone Gbagbo, beaucoup de femmes sont considérées, à tort ou à raison, comme étant à l’origine de la chute politique de leur mari.

Dès les premières heures de la prise de pouvoir par l’armée, le 14 novembre, les plus folles rumeurs ont circulé sur Grace Mugabe. Était-elle en fuite ou détenue par les militaires ? Tout le monde cherchait celle dont l’irrésistible ascension a précipité la chute de son vieux mari. Ses indécentes virées shopping, sac de luxe au bras, auraient pu faire tomber la femme la plus honnie du pays.

C’est finalement son goût immodéré du pouvoir qui a causé la révolte de la vieille garde de la guerre de libération, inquiète de voir ses privilèges confisqués par l’ancienne secrétaire devenue première dame. Comme « Gucci Grace », nombreuses sont les femmes considérées, à tort ou à raison, comme ayant été fatales à la carrière politique de leur président de mari.

Rôle et influence

Dépeintes en Lady Macbeth, machiavéliques et toutes-puissantes. En Tunisie, la « présidente » a longtemps été Wassila Ben Ammar, la deuxième épouse de Habib Bourguiba. Très influente au palais de Carthage, elle faisait et défaisait les carrières ministérielles. On lui prête la décision d’augmenter le prix du pain, source d’émeutes en 1983.

La femme de son successeur sera encore moins aimée des Tunisiens : Leïla Trabelsi espérait prendre la relève de Zine el-Abidine Ben Ali. Elle finira par incarner les dérives du régime. Contrainte à l’exil avec son mari par le soulèvement populaire de 2011, elle laisse derrière elle des centaines de liasses de billets et de chaussures.

La Rwandaise Agathe Habyarimana est soupçonnée d’avoir été l’un des piliers des ultras du pouvoir hutu

L’Égyptienne Suzanne Moubarak a, elle, tenté d’installer son fils pour accomplir son rêve dynastique. Depuis la chute de Hosni Moubarak, on lui attribuait des envies de complot. Plus discrète, mais bien plus gravement mise en cause, la Rwandaise Agathe Habyarimana est soupçonnée d’avoir été l’un des piliers des ultras du pouvoir hutu. Elle est accusée d’avoir été l’une des planificatrices du génocide de 1994, ce qu’elle nie.

Enfin, en Côte d’Ivoire, beaucoup ont vu la main de Simone Gbagbo derrière le refus de son mari, Laurent, de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de 2010. L’ex-première dame est soupçonnée d’avoir été à la tête d’escadrons de la mort. Condamnée à vingt ans de prison, elle n’a rien perdu de ses ambitions. Ses proches assurent qu’elle pourrait se relancer en politique si elle était un jour libérée.

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Grace Mugabe, l’ex-secrétaire devenue Première dame assoiffée de pouvoir

novembre 19, 2017

La première dame du Zimbabwe Grace Mugabe, ici lors d’un meeting le 2 juin 2017 à Marondera, a été expulsée du parti au pouvoir / © AFP/Archives / Jekesai NJIKIZANA

Elle se décrivait comme une « villageoise » chanceuse d’avoir été choisie par le chef d’Etat. La Première dame du Zimbabwe Grace Mugabe a révélé sur le tard une inextinguible soif de pouvoir qui a poussé le régime de son mari au bord du gouffre.

Ex-secrétaire du président Robert Mugabe, Grace, 52 ans, a longtemps été considérée comme une femme frivole, sans intérêt pour la politique.

Profitant de la santé vacillante de son époux nonagénaire, elle s’est imposée ces dernières années dans le premier cercle du pouvoir et ne cachait plus son intention de prolonger la dynastie Mugabe, déjà longue de trente-sept ans, en lui succédant le jour venu.

« J’étais très jeune quand j’ai commencé à vivre avec le président Mugabe. Mais il a été patient avec moi et il a pris le temps de faire de moi la femme que je suis aujourd’hui », déclarait-elle en 2012 lors de ses premiers pas dans l’arène politique.

Etre une Mugabe n’a toutefois pas suffit à la porter jusqu’aux instances suprêmes. « Etre président ne se transmet pas sexuellement », rappelait samedi une pancarte lors de manifestations historiques organisées pour obtenir le départ de « Grand-père » et de « Lady Gaga ».

Au contraire, « son ambition l’a perdue », estime l’expert Shadrack Gutto de l’université d’Afrique du Sud. Selon lui, « elle n’a réussi qu’à accélérer la chute de son mari », en obtenant le limogeage de son principal rival il y a deux semaines.

Pour contrer l’ascension programmée de Grace Mugabe, l’armée a en effet pris mercredi le contrôle du pays.

Samedi, des dizaines de milliers de Zimbabwéens ont manifesté pour soutenir les militaires. Et dimanche, le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, la Zanu-PF, a déchu d’un même coup Robert et Grace Mugabe de leurs fonctions.

– ‘Gucci Grace’ –

Très impopulaire auprès des Zimbabwéens, Grace Mugabe a toujours souffert de la comparaison avec la première épouse du chef de l’Etat, la respectée Sally Hayfron Mugabe, une ancienne militante de la lutte contre le régime blanc, éduquée et très investie dans la sphère sociale.

Jeune dactylo à la présidence, elle a semble-t-il entamé sa relation avec le maître incontesté du Zimbabwe, de 41 ans son aîné, en 1987, alors que Sally luttait contre un cancer.

Des années plus tard, elle s’étonnera d’avoir été choisie, elle, « la villageoise ».

La liaison du chef de l’Etat n’est révélée qu’à la mort de sa première épouse en 1992.

Le couple, qui a déjà deux enfants, se marie en 1996 lors d’une luxueuse cérémonie à laquelle participe le président sud-africain de l’époque et héros de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela. Un troisième enfant naîtra ensuite de leur union.

Longtemps, Grace se contente de jouer les premières dames de luxe. Baptisée « Gucci Grace », « la Première acheteuse » ou encore « Disgrace », elle s’attire les critiques pour ses extravagantes dépenses et un goût prononcé pour les affaires financières.

Protégée par son époux, à la santé de plus en plus fragile, elle fait ses premiers pas sur la scène politique en 2014, en prenant la tête de la puissante Ligue des Femmes de la Zanu-PF.

– Coup de colère –

La même année, elle s’en prend à la vice-présidente Joice Mujuru, alors pressentie pour prendre la relève de son époux.

Sans détour, la Première dame l’accuse de complot et de corruption et précipite l’éviction de celle qui était pourtant l’une des héroïnes historiques de la guerre d’indépendance.

Véritable pasionaria, elle parcourt le pays en fustigeant tous ceux qui ne se rangent pas derrière le chef de l’Etat.

Les observateurs de la vie politique locale la disent soutenue par un groupe de jeunes quadras ambitieux réputé pour ses actions violentes, baptisé par certains le « G40 ».

Forte de la protection de son mari, Grace Mugabe devient très redoutée au sein du régime, d’autant plus que ses coups de colère sont légendaires.

En 2009, elle frappe un photographe britannique qui prenait des photos d’elles dans un hôtel de luxe à Hong Kong. En août dernier, elle est accusée d’avoir agressé un mannequin à Johannesburg. L’affaire fait scandale et contraint l’Afrique du Sud a lui octroyer l’immunité.

Lors d’un entretien accordé depuis à la télévision publique sud-africaine SABC, elle a assuré ne plus se préoccuper de ce que les autres pensent d’elle. « J’ai la peau dure, ça m’est égal », dit-elle, « mon mari dit que l’ignorance est source de félicité ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2017 15h11)                

Zimbabwe: libération de quatre jeunes accusés d’avoir hué Grace Mugabe

novembre 11, 2017

 

Grace Mugabe, la Première dame du Zimbabwe, à Masvingo, au Zimbabwe, en décembre 2016. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Ce 10 novembre, la justice a remis en liberté sous caution quatre jeunes Zimbabwéens accusés d’avoir sapé l’autorité du président Robert Mugabe en huant la Première dame Grace Mugabe lors d’un rassemblement politique.

Les quatre accusés ont été arrêtés pour avoir chanté « Nous détestons ce que vous faites » lors d’une réunion publique à Bulawayo, dans le sud-ouest du Zimbabwe, où Grace Mugabe s’adressait à la foule en présence du président.

Le tribunal a autorisé leur libération contre paiement d’une caution de 50 dollars par personne et leur a interdit d’assister au prochain meeting du chef de l’Etat prévu à Harare, la capitale.

« Je suis persuadé que les accusés sont de bons candidats à la libération sous caution, il n’y a pas de raison convaincante de contester leurs droits », a déclaré le juge Franklin Mkhwananzi.

L’avocat de la défense Tanaka Muganyi s’est réjoui de cette décision. « Le délit n’est pas grave, il n’est passible que d’une amende », a-t-il souligné.

Les quatre accusés, âgés de 24 à 33 ans, sont membres du parti au pouvoir de la Zanu-PF, en proie à des dissensions autour de la succession au président. À 93 ans, Robert Mugabe est le plus vieux chef d’Etat en exercice de la planète.

« Égoïste et malade »

L’incident ce week-end avait mis le président hors de lui. Après l’intervention de son épouse, Robert Mugabe avait pris la parole et accusé son vice-président Emmerson Mnangagwa d’être à l’origine de ces huées.

Lundi 6 novembre, il l’a démis de ses fonctions, au terme d’un bras de fer de plusieurs semaines entre le vice-président et la Première dame.

Cette décision a été interprétée par l’opposition comme une stratégie destinée à laisser le champ libre à Grace Mugabe, 52 ans, pour succéder le moment venu à son mari, à la santé chancelante.

Le président Mugabe dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis l’indépendance de ce pays d’Afrique australe en 1980.

Jeudi 9 novembre, un tribunal d’Harare a ordonné la libération sous caution d’une journaliste américaine, Martha O’Donovan, accusée de tentative de subversion, pour avoir qualifié sur Twitter le président d’« égoïste et malade ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Zimbabwe: Grace Mugabe se dit prête à succéder à son mari

novembre 6, 2017

Au Zimbabwe, la question de la succession du dirigeant Robert Mugabe, âgé de 93 ans, provoque des tensions croissantes au sein du parti au pouvoir. Son épouse, Grace, a annoncé dimanche 5 novembre qu’elle était prête à succéder à son mari.

« Je dis à M. Mugabe : vous devriez me laisser prendre votre place », a lancé son épouse Grace Mugabe devant des milliers de personnes dans un stade de la capitale du Zimbabwe, Harare, le 5 novembre. « N’ayez pas peur. Si vous voulez me donner votre poste, donnez-le moi librement ».

Le président Robert Mugabe avait laissé entendre la veille qu’il pourrait démettre de ses fonctions le vice-président Emmerson Mnangagwa, qui est vu comme un de ses successeurs potentiels et apparaît comme un rival de l’épouse du chef de l’État.

Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé « le crocodile », a déjà perdu début octobre son portefeuille de ministre de la Justice. Grace Mugabe, 52 ans, a déclaré que le parti au pouvoir allait bientôt changer ses statuts pour qu’une femme soit vice-présidente.

Une telle décision pourrait lui permettre de remplacer Emmerson Mnangagwa et lui ouvrir la voie pour succéder au plus vieux président d’Afrique, qui dirige son pays depuis 37 ans.

Accusations de complot

Emmerson Mnangagwa a été nommé vice-président en 2014, en remplacement deJoice Mujuru, qui avait perdu son poste après une campagne de Grace Mugabe qui l’accusait de vouloir renverser le président.

Dimanche, la première dame a aussi accusé Emmerson Mnangagwa d’avoir ourdi des complots, notamment un coup d’État au moment de l’indépendance. « En 1980, cette personne appelée Mnangagwa voulait faire un coup d’État, a-t-elle déclaré. Il voulait prendre le pouvoir du président. Il conspirait avec des Blancs ».

Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, connaît de profondes divisions à propos de la succession de Robert Mugabe, qui a refusé de désigner un successeur. Le président a déjà annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2018.

Jeunefrique.com avec AFP

Affaire Grace Mugabe: une longue procédure judiciaire commence

septembre 19, 2017
Gabriella Engels (à droite) en compagnie de sa mère, Debbie Engels, lors d’une conférence de presse à Pretoria le 17 août 2017. © Themba Hadebe/AP/SIPA

La top-model sud-africaine qui accuse Grace Mugabe de l’avoir agressée s’est présentée mardi 19 septembre devant la justice pour contester l’immunité diplomatique accordée à l’épouse du président zimbabwéen, première étape d’une longue procédure judiciaire.

« Nous savons que ce sera un combat difficile mais nous sommes prêts pour la bataille. Nous pensons que la justice va l’emporter », a déclaré à la presse Debbie Engels, la mère de la victime. Gabriella Engels, 20 ans, qui affirme avoir été frappée par Grace Mugabe le 13 août dans un hôtel huppé de Johannesburg, s’est présentée mardi au tribunal de Pretoria. Elle portait encore une cicatrice sur le front.

Elle a saisi la justice, via ses avocats de l’ONG AfriForum, pour demander l’annulation de l’immunité diplomatique accordée par les autorités sud-africaines à la Première dame du Zimbabwe.

Selon Willie Spies d’AfriForum, Grace Mugabe ne remplissait pas les conditions pour obtenir ce privilège. Elle « se trouvait en Afrique du Sud pour des raisons personnelles, notamment pour des raisons de médicales », a-t-il déclaré devant la presse.

La décision du juge mise en délibéré

Lors de l’audience de mardi, AfriForum a demandé le feu vert de la justice pour contester cette immunité. « Notre demande est fondée. Une plainte (pour coups et blessures) a été déposée et l’immunité a été accordée », a fait valoir devant le tribunal Etienne Labuschagne, avocat de Gabriella Engels.

De son côté, le représentant de l’ambassade du Zimbabwe en Afrique du Sud, Simba Chitando, a estimé que cette demande était incohérente car, a-t-il plaidé, « elle n’obéit pas à la loi ». Le juge a mis sa décision en délibéré.

Pour AfriForum, la stratégie de Grace Mugabe vise à gagner du temps. « L’ambassade essaiera coûte que coûte de retarder l’affaire. Mais la justice est en marche », a assuré Willie Spies.

Contre-attaque de Grace Mugabe

Dans un document publié dans la presse, Grace Mugabe s’est défendue en affirmant avoir été attaquée par Gabriella Engels qui était « ivre » et armée d’un « couteau ». « Ce sont de purs mensonges. Comment ma fille aurait-elle pu l’attaquer avec un couteau alors qu’elle a tant de gardes du corps? », a fait valoir Debbie Engels mardi.

Ce « Gracegate » a suscité énormément d’émoi en Afrique du Sud. Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a saisi la Cour constitutionnelle pour contester l’immunité à ses yeux « embarrassante et illégale » accordée à Mme Mugabe.

En 2015, Pretoria avait avancé « l’immunité présidentielle » du président soudanais Omar el-Béchir pour le laisser quitter, en violation d’une décision de justice, le territoire sud-africain. Ce dernier est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes de guerre au Darfour (ouest du Soudan).

Jeuneafrique.com avec AFP

Robert Mugabe:  » Je laisserai ou donnerai le pouvoir » à Grace Mugabe ou Emmerson Mnangagwa

septembre 10, 2017

Grace Mugabe et Emmerson Mnangagwa, vice-président du Zimbabwe sont les deux favoris à la succession de Rober Mugabe. © Photomontage : afp.com – Jekesai NJIKIZANA

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a annoncé samedi qu’il pourrait révéler qui il aimerait voir lui succéder entre sa femme et son vice-président, opposés dans une virulente guerre de succession.

Le plus vieux chef d’Etat en exercice de la planète, déjà investi candidat de la Zanu-PF, parti au pouvoir, pour l’élection présidentielle de 2018, a toutefois précisé qu’il reviendrait ensuite à son parti de prendre la décision finale.

« Je peux avoir mon propre candidat mais cette personne devra se battre lors du congrès contre les autres », a déclaré M. Mugabe, 93 ans, devant des milliers de partisans lors d’un meeting de jeunes à Bindura, à 90 km au nord de la capitale Harare. « La constitution stipule que le leader est choisi lors du congrès », a-t-il précisé.

Emmerson Mnangagwa et Grace Mugabe parmi les favoris

Le parti au pouvoir est profondément divisé au sujet du successeur de Mugabe: Emmerson Mnangagwa, l’actuel vice-président, fait partie des favoris, tout comme Grace Mugabe, l’épouse âgée de 52 ans du président.

Je ne peux pas laisser ma femme au pouvoir comme ça se passe dans certains pays francophones

« Je suis les règles à la lettre. Je ne peux pas laisser ma femme au pouvoir comme ça se passe dans certains pays francophones. Nous ne mangeons pas de ce pain-là à la Zanu-PF », a encore dit le chef d’État.

« Je laisserai ou donnerai le pouvoir à Mme Mugabe, ou à Emmerson (Mnangagwa), ou à Mphoko (l’ancien vice-président, Phelekezela Mphoko, lui aussi évoqué comme possible successeur) », a expliqué M. Mugabe.

Malgré de nombreuses incertitudes sur sa santé, la question du départ de Robert Mugabe n’est cependant pas d’actualité. Au pouvoir depuis l’indépendance de 1980, il s’est toujours gardé de désigner un successeur.

Jeuneafrique.com avec AFP