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Muriel Ahouré, fière de ses performances sans dopage

septembre 11, 2013

La double vice-championne du monde des jeux mondiaux d’Athlétisme aux 100 et 200 mètres, Murielle Ahouré a indiqué mercredi avoir « une marche de progression normale », excluant toute idée de « dopage », au cours d’une conférence qu’elle a animée à Abidjan.

Selon Murielle Ahouré, ayant tiré les leçons de ses « déceptions » aux jeux olympiques de 2012 à Londres (Angleterre) où il a terminé « 7ème sur le 100 mètres, et 6ème sur le 200 mètres », elle a décidé de se remettre au travail, ce qui explique les progrès réalisés aux mondiaux de Moscou en juillet.

« Je me suis remise au travail. J’ai travaillé sur les distances beaucoup plus longues », explique-t-elle, révélant qu’elle s’entrainait sur les distances de « 300 et 400 mètres, et 600 mètres pour (…) dominer les courses ».

« J’ai travaillé dur et je n’étais vraiment pas inquiète, je savais que j’étais prête », a-t-elle confié. Pour Ahouré, il n’est donc pas question de se ‘’doper », mais plutôt de « travailler dur ». Elle trouve par ailleurs, « triste » cette pratique qui mine le sport au niveau international.

Le président de la Fédération ivoirienne d’Athlétisme (Fia), Nicolas Débrimou a émis le vœu de voir toute la nation se mobiliser autour de la sprinteuse ivoirienne, conviant à cet effet les entreprises privées à se signaler dans le cadre du sponsoring.

La jeune athlète de 26 ans a dit être honorée par les vivats de la nation et a hâte que les autres compétitions à venir débutent. Plusieurs cérémonies d’hommage à son honneur seront organisées dans sa région d’origine notamment à la Cour royale de Krinjabo (Sud- Est du pays) et à la Cour royale de Grand-Bassam (15 km d’Abidjan au Sud-Est d’Abidjan).

En vacance en Côte d’Ivoire, Murielle Ahouré entend reprendre les entrainements à partir d’octobre prochain en vue d’affronter les compétitions à venir dont le championnat mondial d’Athlétisme en Salle prévu en mars 2014 en Pologne. Elle promet remporter la médaille d’or à ces échéances.

Recevant mardi, la double médaillée d’argent, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara lui a exprimé toute sa ‘’fierté », l’assurant de tout le soutien de l’Etat de Côte d’Ivoire pour sa formation et ses préparations.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Côte d’Ivoire: Condoléances de Mme Dominique Ouattara à la famille de Jean-Michel Moulod, Député-maire de Grand-Bassam

octobre 24, 2011

Côte d’Ivoire: comment le corps du maire Moulod de Grand-Bassam a été retrouvé

octobre 18, 2011

Après trois jours de recherche acharnés qui ont mobilisé pompiers, marins, gendarmes, villageois et pêcheurs, les corps du député-maire de Grand-Bassam, Jean-Michel Moulod et de Konan Kouamé Joël (mécanicien) ont été retrouvés, le lundi 17 octobre 2011, respectivement dans le village de Vitré 2 (environ 15km à l’Est de Grand-Bassam) et dans les environs de la scierie de la ville.

Retour sur des moments de douleur et d’intenses émotions.

Au son des tamburs, des cris, des pleurs et surtout de quelques applaudissements, le corbillard immatriculé 6598 EY 01, sort de la villa d’Ollo Germain, faisant face à la lagune. Il marque un petit arrêt sous le premier gros arbre du village de Vitré 2 avec à l’intérieur, le corps de Jean-Michel Moulod, député-maire de Grand-Bassam, porté disparu depuis que la pirogue à bord de laquelle il a embarqué a chaviré, le samedi 15 octobre dernier. Il est un peu plus de 12h50mn, ce lundi 17 octobre 2011. Les visages de certaines personnes sont marqués par un sentiment fait de douleur et de soulagement. Tous s’empressent de remonter dans des véhicules 4×4 qui avaient rejoint précipitamment Vitré 2. L’ordre est donné au chauffeur de prendre la direction de Bassam, puis d’Abidjan.

En plus d’Ollo Germain (adjoint au maire) et la veuve, le Roi de oossou avait effectué le déplacement de Vitré 2. Une heure vingt minutes avant (11h30mn), Kouaho Hermann et plusieurs jeunes du village avaient retrouvé le corps dans les environs du Bac du village d’Elloka, à une trentaine de mètres du village. Après avoir informé en premier, le Roi de Moossou, ils ont conduit la dépouille dans cette villa avec l’accord du propriétaire.

Les éléments de la Marine, des Douanes et les pompiers qui avaient été également informés, étaient présents sur les lieux. La Croix-Rouge qui voulait également se rassurer a dépêché une équipe sur place à Vitré

2. Peu après 12h, les pêcheurs maliens (Gbossro), sollicités depuis le lundi matin, réussissent à repérer et à récupérer le corps de Konan Kouamé Joël. Selon Ibrahim Koïta et Moussa Konta (pêcheurs maliens), le corps du jeune mécanicien était coincé entre les mangroves, la tête enfoncée entre les racines. Après la reconnaissance du corps par les parents, c’est à bord d’un autre corbillard (immatriculé 55 48 ET 01) qu’il a été conduit à la morgue.

Le film de la découverte

« Depuis l’annonce de la disparition du maire Moulod, nous nous sommes mobilisés au niveau du village de Vitré 2. Nous étions, dès samedi, au nombre de vingt et un (21) jeunes ayant tout abandonné pour mener une battue sur la lagune », explique Kouaho Hermann, président de la jeunesse dudit village.

Pour lui, cette mobilisation se justifie : « Le fort courant d’eau entraine systématiquement tout objet étranger de Bassam vers Vitré 2. Et nous avons expliqué cela aux autorités lorsque nous avons appris la nouvelle. » Pendant donc trois jours, ce sont des jeunes mobilisés qui ont sillonné la lagune en même temps que les pompiers, les marins et les gendarmes. « Nous n’avions que la boisson locale pour nous remotiver », nous a lancé le président des jeunes pour détendre l’atmosphère.

Eu égard à la tâche qui devenait de plus en plus ardue, l’équipe, selon Kouaho Hermann, a été réduite à dix-sept (17) personnes. N’empêche ! elle a redoublé d’effort. C’est au moment où ces jeunes, au bord du découragement, s’apprêtaient à prendre une pause et changer de stratégie, que l’attention de l’un d’eux a été captée par un « monticule » sous les mangroves. « Il était 11h26mn lorsque j’ai remarqué quelques chose d’imprécis sous les palétuviers et les mangroves. J’ai toute de suite alerté tout le monde. Je me suis approché. J’ai vu un homme habillé en complet saharienne, avec une montre et une alliance. Il portait en dessous un sous-corps blanc. Il répondait exactement aux indications données sur le maire Moulod. Mais comme il avait la tête dans l’eau, mes camarades et moi ne pouvions pas toute de suite confirmer. Lorsque nous l’avons retourné, c’est en ce moment là que nous nous sommes rendus compte que nous avions entre nos mains le corps du maire de Bassam », nous révèle Anzeny Akoumian Jules, celui qui est à l’origine de la découverte.

Dès lors, toutes les pirogues autour sont mobilisées. Au milieu, celle qui doit transporter le corps, est immobilisée. Mais un fait peu ordinaire va intriguer tout le monde. « Nous avons pris le maire avec délicatesse et l’avons couché sur le dos. A notre grande surprise et au moment où il n’y avait pas de vague pour faire bouger quoi que ce soit, le corps du maire s’est brusquement retourné. Nous avons refait, le même scenario s’est produit. Nous avons conclu que le maire ne voulait pas être vu par tout le monde », tente-t-il d’expliquer le « phénomène ». C’est dans la pure tradition que le corps du député-maire de Grand-Bassam a été conduit au domicile d’Ollo Germain, dans une ambiance faite de son de tams-tams parleurs, de chants guerriers et des femmes qui s’étaient badigeonnées de kaolin.

Rappelons que le samedi dernier 15 octobre 2011, la pirogue qui devrait conduire le maire dans le village d’Ebra, à partir de Moossou, a chaviré. Si quatre personnes sont sorties saines et sauves, ce n’est pas le cas du député-maire Jean-Michel Moulod et du mécanicien Konan Kouamé Joël qui seront retrouvés sans vie, le lundi 17 octobre, respectivement à 11h30mn et à 12h.

Soir Info par M’BRA Konan, envoyé spécial à Vitré 2 (Grand-Bassam)

Vidéo du drame de la disparition de Jean-Michel Moulod, Député-Maire de Grand Bassam, à Moossou

octobre 17, 2011

Mort du député PDCI, Jean-Michel Moulod, maire de Grand-Bassam

octobre 15, 2011

Le député-maire de Grand-Bassam, Jean-Michel Moulod est décédé, vendredi soir ? La pirogue motorisée dans laquelle il avait pris place, après une panne du moteur, avait chaviré dans la lagune alors qu’il se rendait, à Ebrah, une localité proche de Bassam, où il devait assister à des obsèques. Son corps et celui du mécanicien ont été retrouvés, lundi au village Vitré 2 à 15km de Grand-Bassam.

Jean-Michel Moulod était ancien ministre ivoirien des Infrastructures économiques et président du groupe parlementaire du PDCI, très actif et fervent militant engagé pour le retour de la sécurité et la réussite de la réconciliation dans la capitale économique et en Côte d’Ivoire car selon lui « le peuple ivoirien est un peuple extraordinaire ». Fondant ses espoirs sur une paix retrouvée entre toutes les filles et tous les fils de la nation, il a cru et la Côte d’Ivoire est entrain de renaître des cendres de la guerre des Réfondateurs.

On se souviendra encore de sa célèbre déclaration au sortir de la réunion des présidents de conseils et de groupes parlementaires, le 20 avril, répondant aux questions des confrères du Nouveau Réveil: « Ce n’est pas la guerre qui légitime le président Alassane Ouattara, ce sont les élections qu’il a gagnées » et d’ajouter en substance « Simone Gbagbo n’est pas indispensable à l’Assemblée nationale ».

La dispariton inopinée de cet homme d’opinions et de conviction mais aussi de force et de caractère laisse dans le deuil les citoyens de sa chère commune de Grand-Bassam ainsi que la grande famille politique du PDCI et le groupe parlementaire qu’il avait la haute charge de diriger.

Présente mes condoléances à sa famille éplorée, à la commune de Grand-Bassam, à ses amis et connaissances !

Bernard NKOUNKOU

Grand-Bassam: les Frci assassinent un professeur Rhdp

juin 22, 2011

Tous les établissements secondaires de Grand-Bassam n’ont pas dispensé de cours hier. Parce qu’ils ont, dans la nuit de mardi à mercredi 22 juin 2011, à 3 h du matin, au quartier dit «Château», perdu dans des conditions atroces, l’un des leurs. Il s’agit, notamment de Bernard N’Gouan qui enseignait les maths au Collège moderne.

Il est 9 h. Notre équipe de reportage arrive sur les lieux du drame. Collègues, voisins, élèves et connaissances de Bernard sont inconsolables. Des sanglots par-ci, des pleurs par là. C’est une foule complètement en émoi qui pleure M. Bernard N’Gouan qui, dit-on, «était l’un des durs hommes du Rhdp».

Un de ses voisins, sous le sceau de l’anonymat, écrase une grosse larme, se ressaisit un tant soit peu et nous raconte, en substance, les faits. «Tout a commencé à 3h du matin. Ma famille et moi habitons juste en face de sa maison. Nous avons été réveillés par les violents bruits et surtout les multiples coups de feu. Mais nous n’avons pas osé mettre le nez dehors sachant pertinemment que ce sont des malfaiteurs. Ce matin – hier matin ndlr -, d’autres voisins et moi avons accouru. Et nous avons trouvé son épouse et ses enfants pleurant à chaudes larmes.

Bernard qui a reçu plusieurs balles dans la poitrine, gisait encore dans une marre de sang devant la douche, dans la chambre des enfants.

Selon sa femme, il s’y est rendu pour les mettre à l’abri eu égard aux nombreux coups de feu. C’est lorsqu’il y est entré qu’ils l’ont tué à travers la fenêtre vitrée. Ils étaient au nombre de trois, habillés en treillis et armés jusqu’aux dents, nous a dit sa femme. C’est tout à l’heure à 8 h (ndlr, hier) qu’un corbillard est venu chercher son corps…

Or c’était un membre influent du Rhdp ici à Grand-Bassam…» Il arrête le récit, la gorge étreinte par la douleur et l’émotion. Une dizaine d’appartements, au dire des riverains, ont été visités par ces hommes en armes. Des appareils électroménagers, et de fortes sommes d’argent auraient été emportés chez les autres victimes qui ont eu la vie sauve.

Bernard N’Gouan laisse derrière lui une femme inconsolable, trois enfants dont le dernier n’a que 7 mois.

Le Temps Philomène Aquouama