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Grande-Bretagne: Boris Johnson en position précaire après une défaite lors d’une élection partielle

décembre 17, 2021
Helen Morgan s'apprête à crever un ballon sur lequel est écrit : « Boris Bubble ».

La libérale-démocrate Helen Morgan, au lendemain de sa victoire dans le North Shropshire, avec 47 % des suffrages PHOTO : GETTY IMAGES / CHRISTOPHER FURLONG

Accusé d’avoir participé à des fêtes en plein confinement, défié par son propre camp au Parlement et maintenant fragilisé par une défaite électorale de son Parti conservateur, le premier ministre britannique Boris Johnson se retrouve vendredi en position précaire.

La fin de l’année tourne au cauchemar pour le dirigeant conservateur, deux ans après sa victoire électorale historique sur la promesse de réaliser le Brexit. Il voit désormais les scandales s’accumuler, l’inflation s’envoler et les contaminations au coronavirus s’emballer de manière spectaculaire, chamboulant les plans de Noël des Britanniques.

Jeudi, une élection partielle dans le North Shropshire, circonscription très rurale du centre de l’Angleterre acquise de longue date aux conservateurs, a été remportée par les libéraux-démocrates avec 47 % des suffrages.

Les électeurs ont exprimé clairement à Boris Johnson que la fête est finie, a lancé la gagnante Helen Morgan, après l’annonce de sa victoire. Votre gouvernement, dirigé par des mensonges et des fanfaronnades, devra rendre des comptes, a-t-elle prévenu.

Ce camouflet pour le dirigeant de 57 ans reflète, de l’aveu même des conservateurs, une exaspération populaire.

« Les électeurs du North Shropshire en ont eu marre. Je pense qu’ils voulaient nous envoyer un message et […] nous l’avons bien entendu. »— Une citation de  Oliver Dowden, président du Parti conservateur, en entrevue à SkyNews

Pour le quotidien conservateur The Telegraph, la défaite du Parti conservateur dans une circonscription qu’il tenait depuis près de 200 ans est une humiliation pour le premier ministre.

L’effondrement calamiteux du soutien aux conservateurs […] va effrayer de nombreux députés conservateurs et risque de susciter des questions à propos de l’avenir de Johnson, note le quotidien de gauche The Guardian.

L’hypothèse d’un vote de défiance contre lui au sein du parti, qui aboutirait à le remplacer à la tête de l’exécutif, n’est plus taboue, même si peu d’élus ont pour l’instant indiqué soutenir une telle démarche.

Les noms des ministres des Affaires étrangères Liz Truss et des Finances Rishi Sunak circulent déjà pour le remplacer. Car ce revers électoral s’ajoute à une série de scandales.Boris Johnson sort de Downing Street par l'arrière de la bâtisse.

Le premier ministre Boris Johnson, qui quitte Downing Street par une porte arrière, s’est fait discret vendredi, au lendemain de la défaite dans le North Shropshire. Photo: Reuters/Toby Melville

Scandales, fronde et crise de confiance

La révélation d’événements festifs à Downing Street à l’hiver 2020, alors que les Britanniques étaient soumis à de fortes restrictions pour lutter contre la pandémie, a fait chuter sa popularité.

Même l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, s’est dit déçu, appelant chacun à respecter les règles.

S’y est ajoutée jeudi la révélation par les journaux The Guardian et The Independant d’une apparition de Boris Johnson à un pot à Downing Street le 15 mai 2020, malgré les restrictions sanitaires.

Oliver Dowden a déclaré vendredi qu’il s’agissait d’une réunion qui s’était tenue dans un jardin, pour limiter les risques de transmission de la COVID-19. Je pense que c’était parfaitement approprié et raisonnable, a-t-il affirmé.

Ces affaires tombent au plus mal pour M. Johnson, au moment où le Royaume-Uni est soumis, selon ses termes, à un raz-de-marée de contaminations dues au variant Omicron du coronavirus dans un pays qui déplore près de 147 000 morts.

Sa crédibilité fragilisée, il a peiné mardi au Parlement à faire accepter de nouvelles restrictions contre la COVID-19 : 99 députés de son camp ont voté contre l’instauration d’un passeport sanitaire pour les grands événements, jugée liberticide, mesure finalement adoptée grâce aux voix de l’opposition travailliste.

À l’échelle du parti, seule l’ancienne première ministre Theresa May avait connu pire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pour le Daily Mail, Boris Johnson vit un cauchemar avant Noël et la défaite révèle le niveau élevé de fureur publique contre le premier ministre.

Le député conservateur Roger Gale a estimé que Boris Johnson doit prouver qu’il est à même de diriger le pays s’il veut garder son poste.

Le Parti conservateur a la réputation de ne pas faire de prisonniers. Si le premier ministre échoue, le premier ministre s’en va, a-t-il déclaré vendredi sur la BBC. Et de rappeler que Boris Johnson est lui-même arrivé au pouvoir après que Theresa May en a été chassée par son camp.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Grande-Bretagne: Il y a 74 ans, la future reine Elizabeth II épousait Philip Mountbatten

novembre 26, 2021

LE MONDE D’AVANT. Mais oui, la reine d’Angleterre a été jeune et romantique. Elle rencontre sa moitié royale à 13 ans et en tombe follement amoureuse.

Elle a 13 ans, il en a 18. Ils se rencontrent lors d’une visite de la famille royale britannique au Royal Naval College, où Philippe est jeune cadet de la marine. Il a été chargé de guider ses deux cousines (issues de germains) Elizabeth et Margaret. Elle est trognon comme un chou de Bruxelles, lui est fin et élancé comme une asperge du Kent. C’est le début d’un amour royal. Nous sommes en 1939.

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.

SDF royal

Les deux tourtereaux patientent pendant toute la guerre, échangeant des mots doux. En 1946, Philip demande la main de sa belle à son père George VI. L’auguste paternel se fait légèrement prier. Pour commencer, trouvant sa fille trop jeune, il lui impose d’attendre ses 21 ans pour se marier. Mais, surtout, il hésite à la laisser s’unir avec ce SDF royal. En effet, Philip Mountbatten appartient à la famille royale de Grèce exilée à plusieurs reprises. Prince de Grèce et du Danemark, il a sillonné l’Europe avant de s’engager dans la Royal Navy, à l’âge de 18 ans.

Heureusement, l’amour triomphe, le mariage est programmé le 20 novembre 1947, à l’abbaye de Westminster. La future reine d’Angleterre porte une robe en satin blanc composée d’un corsage ajusté à la taille et d’une jupe évasée, avec des milliers de perles et de fleurs de cristal. Elle porte un diadème, une paire de colliers de perles ayant appartenu à la reine Anne (XVIIIe siècle) et des boucles d’oreille en grappes de diamants. Son époux, ayant reçu le matin même le titre d’Édimbourg, a revêtu son uniforme de lieutenant de la marine britannique.

Certaines personnes écartées

Les arrivées à Westminster se font dans des calèches. La mariée partage celle de son père le roi tandis que Philip est accompagné de son témoin. Pour ne pas jeter une ombre sur le mariage, ses trois sœurs, mariées avec des Allemands ayant fricoté avec les nazis, ne sont pas invitées.

La cérémonie se déroule en grande pompe en présence de 2 500 invités. Elle est présidée par les archevêques de Canterbury et d’York. L’alliance d’Elizabeth a été forgée dans une pépite d’or gallois, qui servira de nouveau pour fondre celle de Lady Di.

Le gâteau des 10 000 miles

Après la cérémonie, la duchesse et le duc d’Édimbourg se rendent au palais de Buckingham, où le petit déjeuner du mariage se déroule. Pour réaliser le gâteau durant cette période d’après-guerre soumise au rationnement, il a fallu faire venir des ingrédients du monde entier. D’où le surnom de « gâteau des 10 000 miles ». Pas d’info sur la nuit de noces.

Pas de bébés au parlement: les députés britanniques sont outrés

novembre 24, 2021

LONDRES — Plusieurs politiciens britanniques ont réclamé des modifications aux règles parlementaires mercredi, après qu’une députée eut été informée que son bébé de trois mois n’était pas le bienvenu à la Chambre des communes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La parlementaire travailliste Stella Creasy a dit avoir reçu une lettre de la part des responsables de la Chambre des communes après avoir été accompagnée de son fils Pip lors d’un débat.

Elle a ajouté avoir précédemment emmené Pip et sa fille aînée au parlement sans problème, mais les règles auraient été modifiées en septembre. Les membres du Parlement sont maintenant informés qu’ils ne devraient pas «prendre votre siège dans la chambre lorsque vous êtes accompagné(e) par votre enfant».

Mme Creasy estime que ce règlement nuit à la conciliation entre la vie familiale et la carrière politique.

«Il y a des obstacles qui empêchent les mamans de s’impliquer en politique, et je pense que ça nuit à notre débat politique», a-t-elle dit à la BBC.

Le vice-premier ministre, le conservateur Dominic Raab, a déclaré avoir «beaucoup de sympathie» pour Mme Creasy, mais que la décision revient aux responsables de la Chambre des communes.

«Je pense que nous devons nous assurer que notre profession correspond au monde moderne, au 21e siècle, et qu’il est possible pour les parents de combiner leur travail avec le temps en famille dont ils ont besoin», a dit M. Raab.

La parlementaire Caroline Lucas, du Parti vert, a estimé que l’interdiction des bébés est «absurde». Elle a ajouté que les bébés sont «beaucoup moins dérangeants que les braiments de certains députés d’arrière-ban».

By The Associated Press

Grande-Bretagne: Le père de Boris Johnson accusé d’attouchements par deux femmes

novembre 16, 2021

Une députée conservatrice et une journaliste politique incriminent Stanley Johnson d’attouchements innapropriés en 2003 et 2019, rapporte la BBC.

Deux femmes ont accuse Stanley Johnson, le pere du Premier ministre britannique, de les avoir touchees de maniere inappropriee. (Image d'illustration)
Deux femmes ont accusé Stanley Johnson, le père du Premier ministre britannique, de les avoir touchées de manière inappropriée. (Image d’illustration)© BEN STANSALL / AFP

C’est une nouvelle polémique dont Boris Johnson se serait bien passé. Comme l’indique la BBC, le père du Premier ministre britannique, Stanley Johnson, est accusé par deux femmes issues du milieu politique de les avoir touchées de manière inappropriée. La députée conservatrice Caroline Nokes a affirmé que l’ancien député européen l’avait frappée « dans le dos aussi fort qu’il le pouvait » lors d’une conférence du parti conservateur à Blackpool en 2003, alors qu’elle était âgée de 31 ans. Interrogé sur cet acte par la chaîne Sky, Stanley Johnson a déclaré qu’il n’avait « aucun souvenir » de Caroline Nokes.

« Je pense que n’importe qui serait choqué que quelqu’un lui donne une claque sur les fesses, et c’est la réalité », a regretté l’élue britannique auprès de la BBC, estimant également que le père de Boris Johnson devrait « avouer et s’excuser ». Au moment des faits, Caroline Nokes était en campagne électorale pour briguer le mandat de députée dans la circonscription de Romsey dans le Hampshire lors des élections de 2005, au cours desquelles Stanley Johnson s’était quant à lui présenté à Teignbridge, dans le Devon. « Je n’ai pas réagi et j’en ai honte. Maintenant, je le ferais probablement », a-t-elle ajouté.

Stanley Johnson également visé par une journaliste politique 

À la suite de ces révélations, la journaliste politique et correspondante au Royaume-Uni du New Statesman, Ailbhe Rea, a fait savoir sur Twitter qu’elle avait été pelotée par Stanley Johnson lors de la conférence du Parti conservateur en 2019, à Manchester. « Je suis reconnaissante envers Caroline Nokes d’avoir dénoncé quelque chose qu’aucun de nous ne devrait avoir à supporter, notamment de la part du père du Premier ministre », a-t-elle également souligné. De son côté, Downing Street s’est refusé à tout commentaire et n’a pas indiqué si une enquête serait menée.

Par Le Point avec AFP

Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »

novembre 15, 2021
Traversee de migrants: la France n'a "pas de lecons a recevoir des Britanniques"
Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »© AFP/Archives/Bertrand GUAY

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir des Britanniques » sur la gestion par la France des migrants qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne, s’est exclamé lundi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’entretiendra dans la journée avec son homologue d’outre-Manche.

Les Britanniques « doivent arrêter de nous prendre pour des punching balls de politique intérieure », a ajouté sur CNews le ministre.

Alors qu’il était prévu que Priti Patel vienne à Paris pour y rencontrer à 19H00 son homologue français, l’attentat de Liverpool a bouleversé l’agenda de la ministre britannique; la discussion entre les deux responsables aura donc lieu en visioconférence, a-t-on appris dans l’entourage de M. Darmanin.

« Nous ne sommes ni leurs collaborateurs, ni leurs supplétifs », a dit encore sur CNews le ministre de l’Intérieur.

Gérald Darmanin a fait valoir que la situation à Calais, où des migrants sont massés dans l’espoir de gagner la Grande-Bretagne, était le fait du gouvernement de Boris Johnson.

« Je rappellerai à mon homologue britannique, a-t-il dit, que les ONG qui empêchent la police et la gendarmerie de travailler, ce sont des ONG en grande partie britanniques avec des citoyens britanniques qui sont sur le sol français et font de l’agit-prop ».

Il a fait valoir en outre que « les passeurs, qui organisent des réseaux et exploitent des femmes et des enfants (…) sont très souvent en Grande-Bretagne ».

Enfin, M. Darmanin a critiqué le « marché du travail qui en Grande-Bretagne fonctionne en grande partie grâce à une armée de réserve, comme dirait Karl Marx, des gens irréguliers qui peuvent travailler à bas coût ». « Si les Britanniques changeaient très fortement leur législation – ils l’ont fait, mais pas assez – les gens ne seraient plus à Calais ou à Dunkerque », a-t-il souligné.

« C’est nous qui subissons la politique britannique. Il ne faut pas inverser les rôles », a lancé le ministre de l’Intérieur.

Le porte-parole du Premier ministre britannique a assuré lundi que le gouvernement de Boris Johnson voulait « travailler de manière constructive » à la « recherche d’une solution ».

Vendredi, la tension s’était accrue entre Londres et Paris, après que le nombre de traversées illégales de la Manche a atteint un record la veille avec au total 1.185 migrants ayant réussi à atteindre le sol britannique, selon le ministère britannique de l’Intérieur

Par Le Point avec AFP

Angleterre – « On a l’âge que l’on ressent » : Elizabeth II refuse un prix pour personnes âgées

octobre 19, 2021

La reine d’Angleterre estime ne pas remplir les critères pour accepter le prix décerné chaque année par le magazine « The Oldie ».

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.
La reine d’Angleterre, Elizabeth II. © Avalon.red / Avalon / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

« On a l’âge que l’on ressent. » La reine Elizabeth II, 95 ans, a refusé un prix réservé aux personnes âgées par un magazine britannique, car elle estime ne pas remplir les critères, a indiqué mardi 19 octobre 2021 la publication, The Oldie. Ce magazine, qui revendique une alternative « légère » à une presse « obsédée par la jeunesse et la célébrité », a révélé avoir proposé au palais de Buckingham de remettre son prix « The Oldie of the Year » (« l’ancien de l’année ») à la souveraine, sur le trône depuis près de sept décennies.

Le titre a publié mardi la lettre de refus envoyée le 21 août du château écossais de Balmoral, où la reine passe les fins d’été, et signée de son secrétaire privé adjoint Tom Laing-Baker. « Sa Majesté pense qu’on a l’âge que l’on ressent et, par conséquent, ne pense pas remplir les critères pour accepter », est-il indiqué.

Le prince Philip, « oldie » de l’année 2011

Après avoir passé les confinements successifs au château de Windsor près de Londres, et en dépit de spéculations sur une mise en retrait après la mort en avril de son époux Philip, Elizabeth II participe ces derniers temps à de nombreux engagements publics. La semaine dernière, elle a été vue marcher en public avec une canne, une première depuis 2004.

Philip, décédé en avril à 99 ans, avait reçu le prix du « Oldie » de l’année en 2011, pour son 90e anniversaire. « Il n’y a rien de tel pour le moral que de se voir rappeler que les années passent et que la vieille carcasse commence à tomber en morceaux », avait alors écrit le duc d’Édimbourg, réputé pour son humour parfois peu diplomate, dans sa lettre de remerciement. « Mais c’est déjà agréable qu’on se souvienne de nous. »

Par Le Point avec AFP

Le député britannique David Amess assassiné lors d’un rassemblement citoyen

octobre 15, 2021

 Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

© /Photo tirée du compte Twitter de David Amess Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

L’élu conservateur a été poignardé à plusieurs reprises vendredi dans une église de Leigh-on-Sea, dans le comté d’Essex, où il rencontrait ses concitoyens. Il a succombé à ses blessures sur place.

Selon les forces de police de l’Essex, l’élu de 69 ans est mort sur les lieux en dépit des efforts soutenus des services d’urgence pour le réanimer.

Un appel a d’abord été reçu par la police pour une agression au couteau dans l’église méthodiste de Belfairs, à Leigh-on-Sea, une ville balnéaire à l’est de Londres. Sur les lieux, les agents ont découvert la victime gravement blessée avant de procéder à l’arrestation d’un homme de 25 ans. Un couteau a aussi été retrouvé sur les lieux par les policiers.

Le suspect est détenu et passible d’une accusation de meurtre.

«Nous ne recherchons personne d’autre en rapport avec l’incident et nous ne pensons pas qu’il y ait une menace permanente pour le grand public», a assuré la police.

Le bureau du député Amess, à Londres, a confirmé l’incident sans donner plus de détails.

Le député David Amess a été attaqué alors qu'il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

© ANDREW COULDRIDGE/Reuters Le député David Amess a été attaqué alors qu’il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

Selon des témoignages recueillis par les médias britanniques, David Amess aurait été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il participait à une «surgerie», soit une rencontre avec les citoyens de sa circonscription où ces derniers viennent lui faire part de leurs demandes ou pour y signaler des problèmes à régler.

David Amess, membre du Parti conservateur, siège au Parlement britannique depuis 1983. Il y représente la circonscription de Southend West depuis 1997. Eurosceptique, il a été une voix très active en faveur du Brexit.

Cette attaque a priori gratuite contre un député a soulevé l’indignation de nombreux citoyens et parlementaires dont le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’une nouvelle «horrible et profondément choquante».

«Je pense à David, à sa famille et à son équipe», a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre conservateur, David Cameron a pour sa part écrit sur Twitter : «Des nouvelles très alarmantes et inquiétantes en provenance de Leigh-on-Sea. Mes pensées et mes prières vont à Sir David Amess et à sa famille».

Plusieurs précédents

Ce triste événement n’est pas sans rappeler l’assassinat en pleine rue de la députée europhile Jo Cox, en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit par un sympathisant néo-nazi.

Le député travailliste Stephen Timms a avait aussi été poignardé à l’estomac en mai 2010 par une étudiante radicalisée par des sermons en ligne d’un prédicateur lié au groupe terroriste Al-Qaida.

En 2000, le député libéral démocrate Nigel Jones et son assistant Andrew Pennington avaient aussi été attaqués par un homme armé d’une épée lors d’une rencontre avec des citoyens. Andrew Pennington a été tué tandis que Nigel Jones avait été blessé.

Avec CBC/Radio-Canada

Grande-Bretagne: La garde-robe d’Amy Winehouse mise aux enchères en novembre à Beverly Hills

octobre 11, 2021

Les tenues de la célèbre chanteuse britannique, décédée en 2011, seront mises en vente au profit de la fondation caritative dont s’occupent ses parents.

Des robes ayant appartenues a la chanteuse Amy Winehouse exposees a New York, le 11 octobre 2021.
Des robes ayant appartenues à la chanteuse Amy Winehouse exposées à New York, le 11 octobre 2021.© TIMOTHY A. CLARY / AFP

Amy Winehouse est immortelle pour ses fans et l’immensité de son talent n’a d’égal que le vide laissé par sa disparition tragique il y a plus de dix ans. Dans ce contexte, la moindre opportunité pour ses admirateurs inconsolables de se remémorer la mémoire de l’artiste s’annonce très attendue.

La maison Julien’s Auctions expose depuis lundi 11 octobre à New York un échantillon des plus de 800 robes, bustiers, pantalons, shorts, chaussures, sous-vêtements, lunettes, instruments de musique, livres et disques estimés au total à « un à deux millions de dollars », avant une vente aux enchères à Beverly Hills les 6 et 7 novembre.

Un sujet sensible 

« C’est très difficile d’avoir à organiser des enchères avec les parents d’un enfant décédé », a reconnu Martin Nolan, directeur de Julien’s Auctions en présentant à l’AFP la collection d’objets personnels de la chanteuse et musicienne britannique disparue le 23 juillet 2011, à l’âge de 27 ans, après une consommation massive d’alcool.

« Le sujet est très sensible et il leur a fallu du temps pour accepter de donner (les objets) en se rendant compte, bien entendu, que des fans, des musées, des collectionneurs du monde entier voudront posséder ces articles », a expliqué M. Nolan.

D’après lui, les parents d’Amy Winehouse, Mitch et Janis, souhaitent grâce à cette vente préserver « l’héritage et la mémoire » de leur fille et récolter des fonds pour leur fondation d’aide aux jeunes adultes souffrant d’addictions aux drogues et à l’alcool.

Un dernier concert à Belgrade en juin 2011

L’artiste britannique, plusieurs fois récompensée pour son album « Back to Black » en 2006, a toujours évoqué ses expériences personnelles de dépendance à l’alcool et aux stupéfiants dans des chansons imprégnées de jazz et soul.

Son dernier concert en juin 2011 à Belgrade avait marqué les esprits lorsque, manifestement ivre, elle avait été huée et sifflée par le public dont une partie avait quitté la salle. La tournée avait été annulée et Amy Winehouse était décédée un mois plus tard.

Ce soir-là, elle portait une mini robe verte et noire avec des motifs en soie de fleurs et de bambous, dessinée par sa styliste de coeur Naomi Parry. Le vêtement est estimé entre 15 000 et 20 000 dollars.

« Toutes ces robes représentent Amy, une musicienne fantastique, mais aussi une icône de la mode », a salué M. Nolan.

A l’instar des musiciens Brian Jones, Jimi HendrixJanis Joplin, Jim Morrison et Kurt Cobain, Amy Winehouse a été ajoutée au tristement célèbre « club 27 » d’artistes décédés à l’âge de 27 ans.

Par Le Point avec AFP

Teodoro Nguema Obiang Mangue sous le coup de sanctions britanniques pour corruption

juillet 22, 2021
Teodorín Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies (image d’illustration).

Le fils du président équato-guinéen, et vice-président du pays, est sous l’objet de sanctions édictées jeudi par le gouvernement britannique.

Ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d’entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d’un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents, dont la Russie. « Les mesures que nous avons prises aujourd’hui ciblent des individus qui se sont enrichis aux dépens de leurs citoyens », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, dans un communiqué.

Parmi les personnes ciblées figure Teodorin Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président, notamment pour le « détournement de fonds publics » et des pots-de-vin lui ayant permis de financer un train de vie somptueux. Il aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l’acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d’un jet privé, de voitures et d’objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.

Système indépendant de sanctions

En février 2020, il avait été condamné en appel en France à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amendes et des confiscations. Nawfal Hammadi al-Sultan, l’ancien gouverneur de la province irakienne de Ninive, dont le chef-lieu est Mossoul, est lui visé pour avoir détourné des fonds publics destinés à la reconstruction.

Avec eux l’homme d’affaires zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, dont les agissements de sa société Sakunda Holdings ont contribué à la dévaluation de la monnaie et la hausse des prix de biens essentiels au Zimbabwe. Les hommes d’affaires colombiens Alex Nain Saab Moran et Alvaro Enrique Pulido Vargas se voient eux reprocher d’avoir détourné à leur profit des programmes publics au Venezuela en matière de logement et d’aide alimentaire.

Après être sorti de l’Union européenne, le Royaume-Uni, important centre financier international, avait adopté en 2020 un nouveau système indépendant de sanctions visant les auteurs de violations des droits humains, complété ultérieurement par un volet s’attaquant à la corruption

 Par Jeune Afrique avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller

juillet 20, 2021
Boris Johnson cible par de nouvelles attaques de son ex-conseiller
Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller© AFP/Archives/Tolga Akmen

L’ancien conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est livré à une nouvelle charge contre le Premier ministre britannique, affirmant que le chef du gouvernement conservateur s’était montré réticent à ordonner un deuxième confinement car ceux qui mouraient avaient plus de 80 ans.

Après avoir longuement étrillé Boris Johnson sur son blog, sur Twitter et pendant sept heures d’audition devant une commission parlementaire il y a deux mois, Dominic Cummings, qui a quitté Downing Street à l’automne dernier sur fond de luttes internes, a accordé une longue interview à la BBC, diffusée mardi soir.

Dans un extrait de l’interview publié avant sa diffusion, Dominic Cummings affirme qu’à l’automne dernier, Boris Johnson résistait à l’avis des scientifiques et de l’opposition travailliste d’ordonner un deuxième confinement car il estimait que « les confinements ne fonctionnent pas » et que « les gens qui meurent sont tous essentiellement âgés de plus de 80 ans et on ne peut pas tuer l’économie juste parce que des gens meurent à plus de 80 ans ».

L’ex-conseiller cite à l’appui des messages de son ancien patron sur WhatsApp, dans lesquels celui-ci affirmait le 15 octobre dernier que l’âge médian des victimes du Covid, « 82-81 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes », était « au-dessus de l’espérance de vie ».

Boris Johnson finira pas ordonner un deuxième confinement d’un mois en novembre, puis un troisième de plusieurs mois en janvier, en raison d’une explosion des cas due au variant Alpha.

L’essentiel des dernières restrictions a été levé lundi en Angleterre, obligation du port du masque y compris, malgré la reprise en flèche des l’épidémie, en raison du variant Delta, hautement contagieux.

Le gouvernement met en avant le succès de la campagne de vaccination (près de 69 % des adultes sont totalement vaccinés) au Royaume-Uni, qui avec plus de 128.700 morts figure parmi les pays les plus durement touchés par la pandémie en Europe.

« Difficile d’imaginer pire »

Sur les ondes de la BBC, le secrétaire d’Etat aux Entreprises Paul Scully a contesté l’accusation selon laquelle Boris Johnson aurait été prêt à sacrifier les plus de 80 ans pour préserver l’économie, soulignant que « le Premier ministre a eu de très difficiles décisions à prendre ».

Selon Dominic Cummings, Boris Johnson voulait le 18 mars 2020, cinq jours avant le premier confinement, aller voir la reine Elizabeth II comme chaque semaine, alors que le gouvernement recommandait d’éviter les contacts avec les personnes âgées.

« Je lui ai dit, +il y a des gens dans ce bureau qui s’isolent, vous avez peut-être le coronavirus, j’ai peut-être le coronavirus, vous ne pouvez pas aller voir la reine+ », a déclaré Dominic Cummings.

« J’ai dit, +si vous lui donnez le coronavirus et qu’elle meure, qu’est-ce que vous… vous ne pouvez pas faire ça, vous ne pouvez pas prendre ce risque, c’est complètement fou+ », a-t-il poursuivi, avant d’expliquer que Boris Johnson avait alors renoncé.

Downing Street a démenti auprès de la BBC l’existence de cette scène et affirmé que « depuis le début de la pandémie, le Premier ministre a pris les mesures nécessaires pour protéger des vies » en « s’appuyant sur les meilleurs avis scientifiques ».

Sur Twitter, l’un des responsables de l’opposition travailliste, Richard Burgon, a dénoncé de « nouvelles révélations choquantes au sujet de l’attitude épouvantable du Premier ministre » face à la crise sanitaire. Il a appelé à ce que l’enquête publique sur la gestion de la pandémie, prévue en 2022, commence « immédiatement ».

« Difficile d’imaginer avoir pire Premier ministre que Boris Johnson pendant une pandémie », a quant à lui tweeté le député travailliste David Lammy.

Par Le Point avec AFP