Posts Tagged ‘GRANDE-BRETAGNE’

Départ de May: Macron appelle à «une clarification rapide» sur le Brexit

mai 24, 2019

 

Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi le «travail courageux» de Theresa May et demandé «une clarification rapide» sur le Brexit, à la suite de l’annonce de la démission de la première ministre britannique, a indiqué la présidence française.

«Il est trop tôt pour spéculer sur les conséquences de cette décision. Les principes de l’Union Européenne continueront à s’appliquer, notamment la priorité à préserver le bon fonctionnement de l’UE, ce qui nécessite une clarification rapide», a ajouté le chef de l’Etat, cité dans un communiqué de la présidence. La présidence a aussi précisé que, sur la question du Brexit, toujours non résolue, «nous ne pouvons pas rester dans l’incertitude indéfiniment». «La France se tient prête à travailler avec le nouveau premier ministre britannique sur l’ensemble des sujets européens et bilatéraux. Notre relation avec le Royaume-Uni est essentielle dans tous les domaines», poursuit l’Elysée.

A deux jours des élections européennes, un scrutin où le parti majoritaire et le Rassemblement national de Marine Le Pen se disputent la première place dans les sondages, l’Elysée souligne dans le même temps que «dans un moment de choix important, les votes de rejet sans projet alternatif conduisent à une impasse».

 

Grande-Bretagne: le successeur de Theresa May nommé d’ici le 20 juillet

Le successeur de la première ministre britannique Theresa May, qui a démissionné vendredi, sera nommé d’ici la pause parlementaire le 20 juillet, a annoncé son Parti conservateur dans un communiqué.

Le Parti conservateur, dont le chef est traditionnellement le premier ministre, tiendra une succession de votes des députés tories afin de déterminer deux candidats qui seront ensuite soumis au vote des militants.

«Les scrutins successifs se dérouleront jusqu’au choix final qui sera effectué par l’ensemble des membres du parti», dit le communiqué. «Nous nous attendons à ce que le processus soit achevé d’ici la fin juin ce qui permettra l’organisation d’une série de consultations à travers le Royaume-Uni pour que les membres se réunissent et interrogent les candidats et votent à temps pour que le résultat soit annoncé avant que le Parlement se sépare pour l’été.»

Les statuts du Parti conservateur prévoient pour l’élection de son dirigeant une première série de votes au sein des élus du parti au Parlement. A chaque tour, le candidat ayant le moins de voix est éliminé. Le processus se répète jusqu’à ce qu’il ne reste plus que deux candidats. Il appartient alors aux adhérents du parti de trancher. En mars 2018, la formation conservatrice comptait 124.000 membres. La dernière primaire interne au sein du Parti conservateur remonte à 2016, après la victoire du camp du Brexit au référendum du 23 juin et la démission de David Cameron. Le processus n’était pas allé à son terme, l’adversaire de Theresa May, Andrea Leadsom, s’étant retirée de la course.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Le taux de chômage britannique au plus bas depuis 1974 malgré le Brexit

mai 14, 2019

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974.

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974. AFP

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974, à 3,8% au premier trimestre, signe de la solidité du marché de l’emploi malgré le Brexit, sans occulter le poids des inégalités dans le pays. Ce chiffre publié aujourd’hui par l’Office des statistiques nationales (ONS) dépasse les anticipations. La baisse du chômage, à son niveau le plus faible depuis la période d’octobre à décembre 1974, témoigne encore une fois de la solidité du marché du travail qui continue de créer des emplois malgré les incertitudes du Brexit.

Le taux d’emploi s’est maintenu à 76,1% pendant cette période, toujours à un sommet depuis le début de la compilation de ces statistiques en 1971. L’ONS explique cette performance par le fait que davantage de femmes travaillent entre 60 et 65 ans en raison d’une réforme des pensions des retraite. Celle-ci incite à travailler plus tard car elle recule la période d’indemnisation pleine.

Plusieurs économistes expliquent en outre les bons chiffres du chômage ces derniers mois par la décision d’entreprises d’embaucher plutôt que de lancer des projets d’investissements compte tenu du flou entourant les conditions de sortie de l’UE. Initialement prévu fin mars, le Brexit a été repoussé à fin octobre compte tenu du blocage politique dans le pays qui empêche la Première ministre Theresa May de faire adopter l’accord négocié avec Bruxelles.

Les bons chiffres de l’emploi ne masquent en outre pas un niveau préoccupant d’inégalités économiques et sociales au Royaume-Uni, comme le rappelle une étude du respecté organisme indépendant Institute for fiscal studies (IFS). Après dix ans d’austérité, les inégalités de revenus au Royaume-Uni sont les plus élevées parmi les pays riches à l’exception des Etats-Unis et se sont rarement faites autant sentir sur la société, si bien qu’elles représentent une menace pour la démocratie et la cohésion du pays, prévient l’étude.

De son côté, la puissante organisation syndicale TUC s’alarme dans une enquête également publiée aujourd’hui de salaires toujours inférieurs à ce qu’ils étaient avant la crise financière pour les travailleurs, notamment dans le secteur public, loin du florissant monde de la finance. «Il n’est pas juste que les salaires bondissent dans la City au moment où la plupart des travailleurs sont dans une situation pire qu’il y a dix ans», s’inquiète Frances O’Grady, sa secrétaire générale.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le second suspect de l’affaire Skripal est un médecin du renseignement militaire russe (Bellingcat)

octobre 8, 2018

Londres – Le second suspect de la tentative d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en mars à Salisbury (Angleterre) est un médecin du service de renseignement militaire russe (GRU), a annoncé lundi le site d’investigation bellingcat.com.

« Nous avons identifié ‘Alexandre »Petrov’ comme étant Alexandre Yevgenïevich Michkin, un médecin militaire employé par le GRU », précise le site Bellingcat, basé à Leicester (centre de l’Angleterre).

Le site explique s’être appuyé sur « de multiples sources », dont des « témoignages de personnes familières » avec l’individu, ainsi que des copies de documents d’identité, notamment de son passeport, dont il présente une photo.

Selon Bellingcat, Alexandre Yevgenïevich Michkin est né le 13 juillet 1979 à Loyga, en Russie. Il a étudié la médecine dans une académie militaire, avant de suivre un entrainement de médecin au sein de la marine russe.

Recruté durant ses études par le GRU, il a ensuite pu disposer d’une carte d’identité et d’un passeport au nom d’Alexandre Petrov.

C’est ce nom qui avait été communiqué par la police britannique lorsqu’elle avait présenté les conclusions de son enquête sur les deux hommes suspectés d’avoir tenté d’empoisonner, le 4 mars à Salisbury, l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia au Novitchok, un agent innervant développé par les militaires soviétiques. La police avait alors souligné que le nom utilisé était sans doute un pseudonyme.

Le 26 septembre, le site avait déjà révélé l’identité de l’autre suspect, présenté par la police britannique comme étant Ruslan Boshirov. « Le suspect est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », avait affirmé Bellingcat.

Le président russe Vladimir Poutine avait le 12 septembre déclaré savoir qui étaient les deux hommes mis en cause par Londres. Il avait assuré qu’ils étaient des « civils » n’ayant rien fait de « criminel ».

Les deux hommes avaient ensuite été interviewés par la télévision publique russe RT, affirmant s’être rendus en touristes à Salisbury, ville du sud-ouest de l’Angleterre où vivait l’ex-agent double empoisonné. Ils avaient démenti être des agents du GRU.

Romandieec(©AFP / 08 octobre 2018 19h36)                                                        

Un millionnaire britannique et son épouse assassinés en Thaïlande

septembre 25, 2018

Bangkok – Les corps d’un millionnaire britannique et de son épouse thaïlandaise ont été retrouvés mardi dans leur luxueuse propriété en Thaïlande, une semaine après leur assassinat qui aurait été commandité par le frère de la femme, a-t-on appris de source policière.

Alan Hogg, 64 ans, a été tué par balles et son épouse Nhot Suddaen, 60 ans, frappée à mort avec un marteau, a précisé à l’AFP le commandant de police Manas Kerdsukho.

Leurs corps ont été découverts dans des fosses creusées à environ deux mètres de profondeur sur le terrain de leur villa, située dans la province de Phrae, dans le nord du pays, a-t-il ajouté.

Les enquêteurs soupçonnent Varut Rattanasajjakit, le frère aîné de Nhot Suddaen, d’avoir commandité le double assassinat et engagé trois tueurs, rétribués au total 50.000 baths (environ 1.300 euros).

« Le mobile des crimes est un conflit à caractère familial et financier qui perdurait depuis longtemps entre le couple et Varut Rattanasajjakit », a déclaré Manas Kerdsukho.

Ce dernier a été arrêté mardi et nie les faits, selon lui. Deux des trois tueurs engagés ont été interpellés un peu plus tôt dans la journée et un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du dernier suspect.

Alan Hogg, ingénieur et homme d’affaires originaire d’Édimbourg, s’était installé il y a plusieurs années en Thaïlande, où il s’était fait construire une luxueuse maison, selon des médias britanniques. Plusieurs taches de sang ont été retrouvées autour de la piscine de la villa, d’après eux.

Sollicitée, l’ambassade britannique en Thaïlande n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter ces informations.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2018 10h25)                                                        

Brexit: Theresa May « humiliée » à Salzbourg à quelques jours du congrès de son parti

septembre 21, 2018

La Première ministre britannique Theresa May a été « humiliée » par les dirigeants européens qui l’ont appelée à revoir sa copie sur le Brexit, la laissant quelque peu démunie à quelques jours du congrès de son Parti conservateur, soulignaient vendredi les médias britanniques.

« Humiliation », titraient le Guardian et le journal gratuit City AM, le « désastre de Salzbourg », renchérissait le « i » tandis que le tabloïd Sun dépeignait le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président français Emmanuel Macron, qui ont eu des mots durs pour le projet de Mme May, en malfrats prêts à lui « tendre une embuscade ».

En se rendant à Salzbourg (Autriche) pour un sommet informel des dirigeants de l’UE, Mme May ne s’attendait certes pas à un accueil enthousiaste de son plan dit « de Chequers » -qui prône le maintien de liens étroits en matière de commerce de biens et produits agricoles. Mais leur réaction l’a cueillie à froid tant elle espérait un geste pour la conforter face à son parti ultra-divisé sur le Brexit.

Au contraire, Donald Tusk a prévenu que « le cadre des relations économiques tel qu’il est proposé ne fonctionnera pas », tandis que M. Macron a jugé que les propositions britanniques n’étaient « pas acceptables en l’état » car elles « ne sont pas respectueuses de l’intégrité du marché unique ».

Pour Simon Usherwood, professeur de Sciences politiques à l’Université du Surrey, les Européens ont « conscience que les médias britanniques et le débat politique semblent penser que l’UE (…) est prête à faire des concessions, ce qui n’est pas du tout ce qu’ils disent ». « Donc hier, il s’agissait d’une sorte de mise au point », a-t-il dit à l’AFP.

Une mise au point qui intervient à un moment très délicat pour Mme May, à quelques jours de devoir rendre des comptes devant son parti, qui se réunit en congrès à partir du 30 septembre à Birmingham (centre de l’Angleterre).

– ‘Situation impossible

Fragilisée depuis le résultat malheureux des élections législatives anticipées qu’elle avait convoquées en juin 2017, à la tête d’une très courte majorité au Parlement, elle sait qu’elle est attendue au tournant par les tenants d’une rupture nette avec Bruxelles qui voudraient la déboulonner.

« Elle s’est mise dans une situation impossible. Elle pensait que la réunion (de Salzbourg) allait l’aider lors du congrès (des Tories) mais il la handicape », a estimé Keir Starmer, le responsable Brexit du Parti travailliste, principal parti d’opposition du pays.

Pour le ministre britannique du Logement et soutien de Mme May, James Brokenshire, il n’y a toutefois pas à s’inquiéter outre mesure du raidissement de Bruxelles, naturel selon lui, « dans la phase finale des négociations ». « Je pense que nous aurons un accord, je reste positif », a-t-il ajouté vendredi matin sur la BBC.

« Nous ne sommes pas en guerre avec le Royaume-Uni », mais « quand deux hérissons s’étreignent, ils doivent faire attention à ne pas s’égratigner », a réagi de son côté le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, dans une interview au quotidien autrichien Die Presse vendredi.

Les positions des 27 et de Londres « se rapprochent » mais la question de la frontière irlandaise, l’un des derniers points d’achoppement des discussions, « est très difficile », a-t-il ajouté.

Les deux parties sont d’accord pour éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En revanche, Londres conteste le « filet de sécurité » (« backstop ») demandé par l’UE, qui consiste à garantir un alignement réglementaire de l’Irlande du Nord sur l’UE faute d’autre solution.

Mme May a annoncé jeudi qu’elle allait présenter « sous peu » aux Européens une nouvelle proposition sur la frontière irlandaise mais le calendrier est serré.

Initialement, Londres et les 27 espéraient s’entendre lors du prochain sommet du 18 et 19 octobre à Bruxelles sur un accord scellant leur divorce, prévu fin mars 2019, ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation, en particulier au niveau économique. Mais il est désormais question d’un nouveau sommet autour de la mi-novembre.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 13h55)                                                        

Crise des Rohingyas: le chef de la diplomatie britannique en Birmanie

septembre 20, 2018

Naypyidaw (Birmanie) – Le chef de la diplomatie britannique, en visite en Birmanie, a rencontré jeudi son homologue birmane Aung San Suu Kyi, isolée sur la scène internationale en raison de son silence sur la crise des musulmans rohingyas, qualifiée de « génocide » par l’ONU.

« C’est un très grand moment dans l’histoire de la Birmanie. Le monde regarde (ce pays) pour voir si la justice peut être rendue après que des choses vraiment épouvantables se soient produites », a déclaré à l’AFP Jeremy Hunt à l’issue de la rencontre.

« La communauté internationale ne laissera pas les choses en l’état. Si nous voyons que rien ne se passe, nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour nous assurer que justice soit rendue », a-t-il ajouté, évoquant une résolution devant le Conseil de sécurité comme « une des options » sur la table.

Dans leur rapport final rendu mardi, les enquêteurs de l’ONU appellent le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale par le biais d’une résolution ou à créer un tribunal international ad hoc, comme pour le Rwanda ou l’ex-Yougoslavie.

Mais la probabilité d’une résolution sur le « génocide » rohingya est faible, la Chine et la Russie risquant d’y opposer leur veto.

Plus tôt dans la journée, Jeremy Hunt s’est rendu en Etat Rakhine, région du nord-ouest de la Birmanie d’où en 2017 plus de 700.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh les exactions de l’armée birmane, décrivant des viols, des exécutions extrajudiciaires et des villages incendiés.

Leur retour en Birmanie est « la prochaine étape essentielle », a souligné le chef de la diplomatie britannique.

Un accord de rapatriement a été signé entre la Birmanie et le Bangladesh fin 2017, mais dix mois plus tard le processus est au point mort, les deux pays se rejetant mutuellement la faute. Les réfugiés rohingyas refusent, quant à eux, de revenir jusqu’à ce que leur sécurité et leurs droits soient garantis.

Quant aux deux reporters de Reuters condamnés récemment à sept ans de prison alors qu’ils enquêtaient sur des exactions commises contre les Rohingyas, Aung San Suu Kyi va « se pencher sur la question », d’après Jeremy Hunt.

Alors que la prix Nobel de la Paix garde un statut d’idole en Birmanie, cette affaire a écorné encore un peu plus son image à l’international car elle n’est pas intervenue en faveur des deux hommes, justifiant même leur condamnation.

Fin août, quelques jours avant le verdict, l’ex-Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, l’avait accusée d’être devenue « la porte-parole des militaires birmans ».

Mardi, un ancien commentateur politique, proche de la junte birmane, a été condamné à sept ans de prison pour avoir critiqué sur Facebook Aung San Suu Kyi.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h47)                                                        

Londres appelle Européens et Américains à « aller plus loin » pour contrer la Russie

août 21, 2018

Le chef de la diplomatie américaine Jeremy Hunt prononçant son discours mardi 21 août à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le nouveau chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, a appelé mardi à Washington les Etats-Unis et les Européens à « aller plus loin » pour contrer la Russie de Vladimir Poutine, demandant notamment un durcissement des sanctions de l’Union européenne.

L’attitude russe, « agressive et malveillante », « sape l’ordre international censé nous protéger », a-t-il dénoncé mardi dans son premier grand discours de politique étrangère depuis sa nomination en juillet, prononcé devant l’US Institute for Peace, un cercle de réflexion américain.

L’empoisonnement début mars à Salisbury, en Angleterre, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, imputé par Londres aux autorités russes, a plongé les deux pays dans une grave crise diplomatique.

Jeremy Hunt a salué la « réponse forte et unitaire » des capitales occidentales, qui ont expulsé de manière coordonnée de nombreux diplomates russes. Et il a souligné que les Etats-Unis, déjà en première ligne, avaient « été plus loin » en annonçant, « les premiers », des sanctions économiques dans l’affaire Skripal, venues s’ajouter aux mesures punitives pour dénoncer l’annexion de la Crimée par la Russie ou l’ingérence de Moscou dans les élections américaines.

« Aujourd’hui, le Royaume-Uni demande à ses alliés d’aller plus loin en appelant l’Union européenne à faire en sorte que ses sanctions contre la Russie soient exhaustives, et que nous nous serrions vraiment les coudes avec les Etats-Unis », a-t-il lancé. Si les Européens ont déjà pris « des mesures très très fortes », il a rappelé que « cette attaque avait eu lieu sur le sol européen », regrettant que ce soient seulement « les Etats-Unis, et non l’Europe », qui aient à ce stade annoncé des sanctions économiques.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aussitôt ironisé sur son « collègue britannique » qui a « une estime de soi plutôt élevée »: « Un pays qui quitte l’Union européenne dans le cadre du Brexit entend dicter la politique étrangère de cette même Union européenne ». « Et maintenant, Londres veut aussi dicter la politique étrangère de Washington envers la Russie » en tentant de « convaincre Donald Trump de renforcer les sanctions », a-t-il dit, cité par l’agence Ria Novosti.

– « Brexit chaotique » –

Le message de fermeté affiché par l’administration américaine est régulièrement brouillé par la volonté du président Trump d’améliorer ses relations avec la Russie. Son sommet à Helsinki en juillet, au cours duquel il s’est montré très conciliant avec son homologue russe Vladimir Poutine juste après avoir brusqué ses alliés de l’Otan à Bruxelles, a notamment été très critiqué.

A Washington, avant de rencontrer mercredi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, Jeremy Hunt a ménagé le locataire de la Maison Blanche et sa « manière différente » d’aborder la diplomatie, en estimant qu’il fallait « regarder ce qu’il fait et pas seulement ce qu’il dit ». Tout en mettant le doigt sur certaines ambiguïtés de sa politique étrangère.

« Il est incroyablement important d’avoir un dialogue » avec Moscou, qui est « une grande puissance nucléaire », a-t-il reconnu. « Mais nous devons aussi être francs: la politique étrangère de la Russie sous le président Poutine a rendu le monde plus dangereux », a-t-il prévenu.

Depuis l’autre rive de l’Atlantique, Jeremy Hunt a enfin adressé une nouvelle mise en garde à l’Union européenne au sujet du Brexit.

« Une des plus grandes menaces pour l’unité européenne serait un Brexit chaotique sans accord », a-t-il martelé. « Le risque d’un divorce désordonné » serait « une fissure dans les relations entre alliés européens qui ne se cicatriserait pas avant une génération, une erreur géostratégique pour l’Europe à un moment extrêmement vulnérable de notre histoire », a ajouté celui qui a succédé à Boris Johnson sur fond de désaccords au sein du gouvernement britannique sur la gestion du Brexit.

L’issue des discussions sur le Brexit, qui sont censées déboucher sur un accord de divorce d’ici à la fin octobre avant la séparation prévue pour le 29 mars 2019, reste encore incertaine, Bruxelles restant inflexible malgré le nouveau plan de sortie de l’UE de la Première ministre Theresa May.

« Le moment est désormais venu pour la Commission européenne d’envisager avec un esprit d’ouverture les propositions honnêtes et constructives faites par la Première ministre », estime Jeremy Hunt.

Romandie.com avec(©AFP / (21 août 2018 18h38)

Grande-Bretagne: dix blessés dans une fusillade à Manchester

août 12, 2018

Des policiers sur les lieux où s’est produite une fusillade à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, le 12 août 2018 à Manchester / © AFP / Oli SCARFF

Dix personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées après une fusillade à Manchester (nord de l’Angleterre) dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué la police.

La police a été appelée à 02H30 dimanche à Claremont Road, dans le quartier de Moss Side, et a découvert plusieurs personnes blessées.

Un homme est dans un état grave mais stable et neuf autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées par des plombs, a précisé la police plus tard dans la matinée. La police espère que les blessés légers puissent quitter l’hôpital dans la journée.

Un certain nombre de personnes étaient présentes dans le quartier de Moss Side après leur participation à un carnaval des Caraïbes qui s’était terminé quelques heures plus tôt, a expliqué la police.

Les enquêteurs tentent d’établir exactement où cet incident a eu lieu et qui est responsable.

« C’était un acte grave qui aurait pu avoir des conséquences gravissimes », a déclaré un responsable de la police, Wasim Chaudhry.

Manchester avait été frappé par un attentat le 22 mai 2017, mené par un Britannique d’origine libyenne de 22 ans qui avait déclenché un engin explosif à la sortie d’un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande à la Manchester Arena.

Vingt-deux personnes sont mortes dans cet attentat et une centaine de spectateurs ont été blessés. La plus jeune victime, Saffie Roussos, avait huit ans.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 13h40)

GB/démissions: « Nous sommes en désaccord » sur la manière de mener à bien le Brexit » (May)

juillet 9, 2018

Londres – Les démissions du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et du ministre chargé du Brexit David Davis, deux poids lourds de l’exécutif britannique, résultent d’un « désaccord » sur la manière de mener à bien le Brexit, a déclaré lundi la Première ministre Theresa May.

« Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d’honorer le résultat du référendum » de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s’étaient prononcés à 52% en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a-t-elle déclaré devant les députés britanniques.

Elle a toutefois voulu « rendre hommage » aux ministres démissionnaires « pour leur travail au cours des deux dernières années » au sein de son gouvernement, soulignant notamment « la passion » de Boris Johnson pour promouvoir le Royaume-Uni dans le monde.

Mme May a également défendu l’accord trouvé vendredi au sein de son gouvernement, portant sur la volonté de maintenir une relation commerciale étroite avec l’UE après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Ce plan, qui prévoit de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27 afin de maintenir un commerce « sans friction » avec le continent, offre une « base responsable et crédible » dans les négociations avec Bruxelles, a-t-elle estimé.

Les démissions de Boris Johnson et David Davis plongent davantage encore l’exécutif britannique dans la crise, alors qu’il est déjà englué dans les divisions de sa majorité sur l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 15h15)                                                        

Brexit: la démission du ministre britannique n’est pas un problème pour l’UE

juillet 9, 2018

Bruxelles – La démission du ministre du Brexit David Davis n’est pas un problème pour l’Union européenne, a affirmé lundi le porte-parole de la Commission européenne.

Interrogé pour savoir si une démission à un tel niveau politique était un problème, le porte-parole en chef de l’exécutif européen Margaritis Schinas a répondu: « pas pour nous ».

« Nous continuerons à négocier de bonne volonté, de bonne foi, avec la Première ministre May et les négociateurs britanniques afin de parvenir à un accord », a-t-il ajouté lors du point presse quotidien de l’institution.

L’eurosceptique Dominic Raab a été nommé lundi pour remplacer M. Davis, dont la démission a été annoncée dans la nuit. Ce départ plonge le gouvernement conservateur de Theresa May dans la crise, alors qu’il venait de s’accorder sur une position commune en faveur du maintien d’une relation commerciale étroite avec l’UE.

David Davis estime que cela va placer Londres en « position de faiblesse » pour négocier.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et Theresa May se sont entretenus dimanche au téléphone vers 17H00 (15H00 GMT), soit avant l’annonce de la démission, a précisé la Commission.

Evitant tout commentaire sur la politique intérieure britannique, Margaritis Schinas a estimé que le nom du nouveau négociateur en chef britannique était surtout important pour Londres.

« C’est très important pour les Britanniques car il s’agit de la personne qui sera l’homologue de notre négociateur en chef (…) Ce qui est important pour nous, c’est le mandat de négociation que les 27 Etats membres nous ont donné et auquel nous nous conformons totalement », a déclaré le porte-parole.

« L’expérience montre que l’engagement à un niveau politique facilite la procédure (de négociation) mais je ne suis pas là pour indiquer des préférences », a-t-il également observé.

La Commission attend désormais la publication, prévue jeudi, du document expliquant la proposition britannique sur la future relation avec l’UE, post-Brexit.

Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier n’a pas pour l’instant réagi à la démission de David Davis. Lors d’un dernier tweet vendredi, il annonçait une nouvelle session de discussions dans la semaine du 16 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 11h18)