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Covid-19 : l’Allemagne reclasse la Grande-Bretagne en zone à risque à cause du variant indien

mai 14, 2021

L’Allemagne a de nouveau classé la Grande-Bretagne dans sa liste des zones à risques face à la pandémie de Covid-19 en raison des cas de variant indien, ont annoncé vendredi 14 mai les autorités sanitaires, sans que cela n’entraîne de restrictions supplémentaires pour les voyageurs.

La catégorie des pays dits à risque, la moins élevée de l’échelle, regroupe ceux où le taux d’incidence se situe entre 50 et 200 cas d’infection pour 100.000 habitants sur sept jours. En Grande-Bretagne, le taux d’incidence est inférieur à 50 mais la «présence au moins limitée» du variant indien sur le territoire justifie ce classement, explique l’institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI). En Angleterre, le nombre de cas du variant B1.617.2 a grimpé de 520 la semaine dernière à 1313 cette semaine, selon le ministère de la Santé. La plupart des cas sont concentrés dans le nord-ouest du territoire comme la ville de Bolton, et certains à Londres.

Depuis mercredi, l’Allemagne a assoupli les règles pour les voyageurs en provenance des pays classés à risque qui n’ont plus à observer de quarantaine à leur arrivée s’ils présentent un test négatif récent, sont totalement vaccinés contre le coronavirus ou considérés comme guéris. En raison du net reflux de la pandémie, l’Allemagne avait retiré mi-avril la Grande-Bretagne de sa liste des zones à risque mais les voyageurs devaient tout de même présenter un test négatif.

Vendredi, le RKI a par ailleurs ajouté le Népal à sa liste des zones à «variants préoccupants», le niveau de risque le plus élevé, où figurent des pays comme l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. Des exigences strictes sont en place pour toute personne entrant en Allemagne en provenance de ces pays, et même les personnes vaccinées doivent observer une quarantaine à leur arrivée afin d’endiguer la propagation des souches de coronavirus jugées plus contagieuses.

Par Le Figaro avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson obtient l’annulation d’une dette réclamée par la justice

mai 13, 2021

Le premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu l’annulation d’une dette de 535 livres sterling (624 euros) que lui réclamait la justice britannique, qui faisait mauvais effet au moment où le dirigeant est en cause dans une série de scandales sur son intégrité.

Le bimensuel satirique d’informations Private Eye avait révélé l’existence de ce jugement datant du 26 octobre 2020, trouvé dans une base de données en ligne des tribunaux civils anglais et gallois.

Consultée par l’AFP, la décision de justice ne donnait pas de détails sur la nature de la dette, ni le créancier. Elle désigne en revanche clairement comme débiteur Boris Johnson, inscrit sous la célèbre adresse du 10 Downing Street, résidence des Premiers ministres britanniques depuis 1735.

Downing Street avait indiqué avoir déposé un recours pour annuler cette dette «totalement sans fondement» et le jugement a été retiré dans la journée de jeudi, a indiqué une source judiciaire à l’agence de presse britannique PA.

Selon le quotidien Daily Mail, Boris Johnson devait cette somme à une conspirationniste procédurière qui accuse le chef du gouvernement de «diffamations répétées». Elle lance régulièrement des procédures contre diverses institutions et envoie des copies de ses plaintes à la reine, à la BBC et au Parlement, selon le journal.

Il précise que le jugement en question avait été rendu par défaut car la procédure était restée sans réponse de la part de Boris Johnson. Elle avait été initiée auprès d’un tribunal local, alors que les procédures de diffamation sont normalement traitées par les magistrats de la Haute Cour de Londres.

Par Le Figaro avec AFP

La justice britannique refuse le retour en Grande-Bretagne d’une jeune femme ayant rejoint l’EI

février 26, 2021

LA JUSTICE BRITANNIQUE REFUSE LE RETOUR EN GRANDE-BRETAGNE D'UNE JEUNE FEMME AYANT REJOINT L'EI

LONDON (Reuters) – La Cour suprême britannique a rejeté vendredi le recours d’une jeune femme née en Grande-Bretagne et privée de citoyenneté britannique après avoir rejoint les rangs du groupe Etat islamique en Syrie, qui réclamait le droit de revenir au Royaume-Uni pour contester la décision des autorités.

Le tribunal a estimé que Shamima Begum, qui a 21 ans, représentait un risque pour la sécurité du pays.

Elle avait rejoint l’EI en 2015, à l’âge de 15 ans, avec deux camarades de lycée et épousé un combattant de l’organisation djihadiste.

Shamima Begum est actuellement détenue dans un camp en Syrie. Le gouvernement britannique l’a déchue de sa nationalité en 2019 pour des raisons de sécurité nationale mais la Cour d’appel avait estimé l’an dernier qu’elle ne pourrait contester cette décision qu’à la condition d’être autorisée à rentrer en Grande-Bretagne.

La Cour suprême a au contraire estimé que Shamima Begum pourrait toujours faire appel de la décision, mais pas sur le sol britannique.

Le Premier ministre Boris Johnson s’est félicité de cette décision. « Comme nous l’avons déjà dit, la priorité du gouvernement est de préserver notre sécurité nationale et les décisions de priver des individus de leur citoyenneté ne sont pas prises à la légère », a-t-il dit.

Avec Reuters par (Michael Holden; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)

Covid-19 : selon l’Afrique du Sud, sa variante n’est pas plus dangereuse que la britannique

décembre 25, 2020

Rien ne prouve que la nouvelle souche du coronavirus identifiée en Afrique du Sud soit plus dangereuse ou contagieuse que sa cousine britannique, a défendu le ministre sud-africain de la Santé Zwelini Mkhize, répondant à son homologue britannique. «Aujourd’hui, rien ne montre que le 501.V2 soit plus transmissible que la variante britannique, comme cela a été suggéré par le ministre britannique de la Santé», a déclaré Zwelini Mkhize dans un communiqué diffusé jeudi 24 décembre tard dans la soirée. Et d’ajouter : «Il n’y a pas non plus d’éléments prouvant qu’il provoque une forme plus grave de la maladie ou une mortalité accrue que la variante britannique ou n’importe laquelle des mutations identifiées dans le monde».

Mercredi, Matt Hancock avait affirmé que la nouvelle forme de virus en provenance d’Afrique du Sud était «hautement préoccupante, parce qu’il est plus contagieux et semble avoir muté davantage que celui identifié au Royaume-Uni», annonçant dans la foulée des restrictions de voyage entre les deux pays.

Ces déclarations «ont pu créer la perception selon laquelle la variante sud-africaine a été un facteur majeur dans la deuxième vague au Royaume-Uni, ce qui n’est pas le cas», affirme Zwelini Mkhize dans son communiqué de Noël. Les éléments de recherche montrent que la mutation britannique s’est développée avant la sud-africaine, argumente le ministre.

Lorsque les Britanniques ont signalé l’existence de leur nouvelle variante à l’OMS mi-décembre, ils ont tracé son apparition dans le Kent au 20 septembre, «c’est-à-dire un mois avant que la variante sud-africaine semble s’être développée», fait-il valoir.

Le ministre sud-africain regrette la décision d’interdire les voyages entre le Royaume-Uni et son pays. «Il n’a pas d’éléments montrant que la souche sud-africaine est plus pathogène que la souche britannique», or c’est ce qui a suscité cette mesure, insiste-t-il.

L’Afrique du Sud, pays le plus touché du continent, a recensé plus de 14.000 cas positifs ces deux derniers jours, contre une moyenne entre 8000 et 10.000 en début de semaine. Zwelini Mkhize avait laissé entendre mercredi déjà que de nouvelles restrictions pourraient être nécessaires «pour ralentir ce taux alarmant» de propagation. Près de 970.000 Sud-Africains ont contracté la maladie depuis le début de la pandémie. Près de 26.000 en sont morts.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: un ministre britannique pris de court par l’annonce d’une quatorzaine visant l’Espagne

juillet 26, 2020

Le ministre des Transports Grant Shapps, actuellement en congés en Espagne, a appris la nouvelle par téléphone lors de la «réunion de crise» du gouvernement.

Les passagers arrivant d’Espagne au Royaume-Uni devront se soumettre à une quatorzaine à l’isolement à partir de dimanche 26 juillet, a annoncé le gouvernement britannique, prenant apparemment de court son propre ministre des Transports, qui s’y trouve actuellement en vacances.

Les Britanniques arrivés d’Espagne devront s’isoler pendant deux semaines en raison de la flambée de cas de coronavirus que connaît actuellement l’Espagne, a indiqué samedi 25 juillet un porte-parole du gouvernement.

Cette mesure pourrait affecter de nombreux Britanniques avides de soleil méditerranéen après des mois de confinement chez eux, et notamment le ministre des Transports Grant Shapps, qui se trouve actuellement en congés en Espagne, selon le Sunday Times.

«Personne n’a pris la peine de le prévenir»

Grant Shapps a dû participer par téléphone depuis son lieu de vacances à la «réunion de crise» lors de laquelle il a été décidé que l’Espagne serait retirée de la liste des pays exemptés de l’obligation d’auto-quarantaine, rapporte le journal. Cette annonce a suscité un flot de moqueries et de critiques en ligne à l’égard de la politique du gouvernement face au Covid-19.

«Plusieurs ministres du gouvernement savaient probablement à l’avance qu’il était possible qu’une quarantaine soit imposée aux vacanciers de retour d’Espagne, a tweeté la députée d’opposition Diane Abbott. Mais apparemment personne n’a pris la peine de prévenir Grant Shapps.»

L’Espagne, l’une des destinations de vacances les plus populaires pour les Britanniques, fait face à une explosion des cas de contamination au coronavirus. Près de la moitié des nouveaux cas ont été enregistrés en Catalogne, où les autorités ont demandé il y a une semaine aux 4 millions d’habitants de la capitale régionale, Barcelone, de se confiner sauf urgence. Le virus a déjà fait 28.432 morts et infecté plus de 272.000 personnes en Espagne.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: Boris Johnson espère un retour à la normale «pour Noël»

juillet 17, 2020

 

Le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé vendredi les prochaines étapes clef du déconfinement dans son pays, disant espérer un «retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël».

Avec 45.000 morts, le Royaume-Uni est le pays le plus durement touché en Europe par la pandémie, et le gouvernement conservateur de Boris Johnson se retrouve sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise.

Pour autant, le dirigeant conservateur s’est montré plutôt optimiste pour le futur. «J’espère vivement et sincèrement que nous pourrons supprimer les mesures extraordinaires» mises en place pour contenir l’épidémie «et permettre un vrai retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Pour ce faire, le gouvernement compte augmenter encore sa capacité de dépistage, visant «au moins 500.000 tests par jour, soit 3,5 millions par semaine» à la fin octobre.

Prochaines étapes

Boris Johnson a aussi dévoilé les prochaines étapes de son plan pour sortir graduellement l’Angleterre du confinement instauré le 23 mars afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Le dirigeant conservateur a ainsi encouragé les Anglais à reprendre les transports en commun dès vendredi et les a incités à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, en s’en remettant aux employeurs pour déterminer si les salariés doivent poursuivre le télétravail ou revenir dans un environnement de travail conforme aux recommandations.

Jeudi pourtant, le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance avait estimé que le télétravail était une «parfaitement bonne solution» et qu’il n’y avait «absolument aucune raison» de changer les recommandations à cet égard. Les casinos, bowlings, patinoires, esthéticiennes et salles de spectacles rouvriront aussi le 1er août, a annoncé Boris Johnson.

Les écoles, collèges et systèmes de garde pour enfants reprendront du service à plein temps à partir de septembre. L’automne sonnera le retour des mariages jusqu’à 30 personnes, des conférences et des évènements dans les stades.

Le premier ministre a cependant précisé que ce calendrier restait «conditionnel» et soumis à l’évolution de l’épidémie. «Si nous continuons à nous serrer les coudes comme nous l’avons fait jusqu’ici, je sais que nous pouvons vaincre ce virus», a-t-il estimé, précisant «espérer le meilleur scénario, mais se préparer pour le pire».

Par Le Figaro avec AFP

Grande-Bretagne: Plusieurs blessés dans un incident sur le pont de Londres

novembre 29, 2019

 

LONDRES — La police britannique a évacué vendredi la zone entourant le pont de Londres, dans le centre de la capitale britannique, à la suite d’une attaque à coups de couteau ayant fait plusieurs blessés.

© (Dominic Lipinski/PA via AP)
 

La police a déclaré qu’un homme avait été arrêté, et des témoins ont rapporté avoir vu des agents armés tirer sur un homme.

La police métropolitaine a déclaré que les agents avaient été appelés juste avant 14 heures, vendredi, «sur les lieux d’une attaque au couteau près du pont de Londres».

© La Presse canadienne

Un homme a été arrêté et «plusieurs personnes ont été blessées», selon la police. Les services ambulanciers de Londres ont déclaré avoir envoyé des équipes sur les lieux.

Des témoins ont rapporté avoir vu une bagarre sur le pont et avoir entendu plusieurs coups de feu. Sky News a rapporté que la police avait tiré sur le présumé agresseur.

Amanda Hunter a raconté qu’elle se trouvait dans un autobus en train de traverser le pont lorsqu’elle a entendu des coups de feu.

«(L’autobus) s’est soudainement arrêté et il y a eu du chaos, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu ces trois policiers se diriger vers un homme», a-t-elle raconté à la BBC.

«On aurait dit qu’il y avait quelque chose dans sa main, je ne suis pas tout à fait sûre, mais un des policiers a tiré sur lui.»

Le journaliste de la BBC, John McManus, était dans le secteur et a dit avoir vu des personnes se quereller sur le pont. Il a ajouté: «Je pensais au début que c’était une bagarre», mais des coups de feu ont ensuite retenti.

Des dizaines de policiers se sont rendus dans le secteur et ont emmené les gens loin du pont, qui relie le quartier des affaires de la ville à la rive sud de la Tamise.

Les voitures et les autobus sur la voie se sont arrêtés, et un camion blanc était immobile en diagonale sur les voies. Une vidéo montre des policiers pointant des armes à feu sur le camion avant de vérifier son conteneur.

La police britannique des transports a annoncé que la station London Bridge, l’une des plus fréquentées de la ville, était fermée et que les trains ne s’y arrêtaient pas.

La police de la ville de Londres, responsable du quartier des affaires, a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.

Le pont de Londres a été le théâtre d’une attaque en juin 2017 lorsque des assaillants inspirés par Daech (groupe armé État islamique) ont abattu deux personnes sur le pont, avant d’en poignarder plusieurs autres dans le quartier de Borough Market.

En mars 2017, un attaquant avait tué quatre personnes avec une voiture sur le pont de Westminster, situé tout près, puis avait poignardé un policier avant que les forces de sécurité l’abattent dans une cour devant le Parlement.

The Associated Press

Brexit: vers la grande explication électorale

octobre 29, 2019

 

Le Parlement britannique a donné son feu vert mardi soir pour la tenue d’élections le 12 décembre.

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Le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’adresse à la chambre des communes du Parlement, mardi à Londres. HO/AFP

Après des mois d’escarmouches parlementaires, partisans et adversaires du Brexit vont s’affronter dans les urnes. Le Parlement a donné son feu vert mardi soir. Les Britanniques vont bien voter avant Noël, pour la première fois à cette époque de l’année depuis 1923…

Dénonçant une fois de plus «l’obstructionnisme parlementaire», Boris Johnson a déclaré que des élections étaient «la seule façon maintenant de faire avancer ce pays». Et bien sûr de mener à bien le Brexit. Pour le premier ministre, l’horizon électoral s’est ouvert le week-end dernier avec le basculement de deux partis d’opposition – les Libéraux démocrates et le SNP écossais – se prononçant pour un scrutin anticipé. Il s’est définitivement dégagé mardi matin, quand le patron du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, jusqu’à présent debout sur les freins, s’est dit lui aussi prêt à aller aux urnes. Le Parlement sera dissous le 6 novembre.

Lundi, la Chambre des communes avait rejeté une première motion proposant la tenue du scrutin le 12 décembre. Mais mardi soir, elle a accueilli favorablement une nouvelle tentative du premier ministre, en adoptant une loi fixant au 12 décembre ces mêmes élections anticipées après avoir rejeté un amendement de l’opposition plaidant pour le 9 décembre. Pour emporter l’adhésion de l’opposition, Boris Johnson a accepté de ne pas pousser parallèlement son accord de retrait, ce qui a suscité quelques toussotements dans les rangs conservateurs.

Un non à des élections un jour, un oui le lendemain, d’étranges chicaneries sur la date du scrutin – 9, 11 ou 12 décembre -, les derniers développements du Brexit peuvent laisser perplexes. Derrière ces prises de position fluctuantes, il y a un mélange de défiance extrême et de calculs électoraux. La soudaine décision des Libéraux démocrates, farouchement anti-Brexit, de soutenir un scrutin pouvant doter Boris Johnson d’une majorité lui permettant de réaliser ce même Brexit, a pu surprendre. Les lib-dems ont compris que le vote d’un second référendum était compromis et que le «deal» de Johnson risquait de passer avec des voix du Labour. Surtout, leur dirigeante, Jo Swinson, a fait ses comptes. Le parti revient de loin et entend bien continuer sa remontée. Or, une fois le Brexit effectif, les lib- dems pourraient ne plus avoir grand-chose de saillant à proposer aux électeurs. Qui plus est, ils espèrent profiter de la mauvaise passe du Labour et de sa position ambiguë sur le Brexit. Le SNP (Parti national écossais), lui, espère voler des voix à des conservateurs qui veulent de facto faire sortir l’Écosse malgré elle de l’UE.

Crédibilité économique

De son côté, le Labour ne pouvait se permettre d’être la seule formation d’opposition à refuser un scrutin que, par ailleurs, il appelle depuis longtemps de ses vœux. À partir du moment où l’élection devenait inéluctable, il s’exposait à l’aborder encore plus affaibli par sa frilosité. Jeremy Corbyn a justifié son revirement. «Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie», avec le nouvel ajournement du Brexit accepté par l’UE, a-t-il dit. Il a promis «la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue». Un ancien poids lourd du parti, Peter Mandelson, a pourtant averti que le Labour manquait de crédibilité économique. Pour l’ancien ministre, les projets de nationalisation des services publics et de renforcement des syndicats risquent de «réaffirmer la pensée étatiste que le Nouveau Labour avait désavoué».

Boris Johnson a incontestablement remporté ce dernier bras de fer. Il reste à savoir s’il réussira à se doter d’une majorité absolue. Afin de rassembler, il vient de réintégrer dans le parti 10 des 21 députés conservateurs rebelles, dont Nicholas Soames, le petit-fils de son cher Winston Churchill. Pour l’heure, les sondages sourient aux Tories, qui devancent le Labour de 10 à 15 points. Mais les campagnes électorales ont leurs mystérieuses dynamiques et la saga du Brexit a appris à se défier de la rationalité…

Le Figaro.fr par Arnaud de La Grange, Correspondant à Londres

Paris appelle l’Iran à «libérer» le pétrolier britannique «dans les meilleurs délais»

juillet 20, 2019

 

La France a fait part samedi de sa «grande préoccupation» après la saisie d’un navire britannique par les forces iraniennes, et a appelé Téhéran à libérer le bâtiment «dans les meilleurs délais».

«Nous avons pris connaissance avec une grande préoccupation de la saisie d’un bâtiment britannique par les forces iraniennes», écrit dans un communiqué le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. «Une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe», ajoute-t-il.

Le secrétaire au Foreign Office, Jeremy Hunt, a déclaré samedi matin que la saisie vendredi par l’Iran du pétrolier britannique Stena Impero dans le Golfe montrait que Téhéran était vraisemblablement en train d’opter pour un comportement illégal visant à la déstabilisation la situation.

Selon l’Iran, le Stena Impero se trouve avec ses 23 membres d’équipage dans le port de Bandar Abbas et les marins y resteront jusqu’à la fin de l’enquête. L’Iran assure que le pétrolier britannique n’a pas répondu à l’appel de détresse lancé par un bateau de pêche iranien dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Trump se dit convaincu que Boris Johnson «va faire un excellent travail»

juillet 19, 2019

 

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il s’était entretenu avec Boris Johnson, le favori au poste de premier ministre britannique, et qu’il était convaincu que ce dernier ferait un «excellent travail» à Downing Street.

«J’aime bien Boris Johnson, je lui ai parlé hier, je pense qu’il fera un excellent travail», a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale, se disant convaincu qu’ils auraient d’«excellentes relations». «Je pense que la première ministre précédente a fait du très mauvais boulot sur le Brexit», a-t-il ajouté, répétant ses critiques déjà maintes fois exprimées à l’encontre de Theresa May. «C’est un désastre et il n’y aucune raison que ce soit le cas», a-t-il ajouté. «Je pense que Boris va régler le dossier». «J’ai toujours aimé Boris. C’est quelqu’un d’original, mais on dit que moi aussi je suis quelqu’un d’original, on s’entend bien», a-t-il conclu.

Une tempête diplomatique a éclaté début juillet entre Washington et Londres après la publication dans la presse de mémos diplomatiques confidentiels rapportant des propos peu amènes de l’ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch, envers Donald Trump. Furieux, le président américain avait réitéré ses attaques contre Theresa May et sa gestion du Brexit.

Par Le Figaro.fr avec AFP