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La Russie convoque l’ambassadrice britannique après les propos de Johnson

juin 30, 2022

Moscou a décidé de répliquer après des propos considérés comme « ouvertement grossiers » du Premier ministre britannique envers Vladimir Poutine.

Les propos de Boris Johnson sur Vladimir Poutine ne sont pas passes a Moscou.
Les propos de Boris Johnson sur Vladimir Poutine ne sont pas passés à Moscou.© MIKHAIL KLIMENTYEV / Sputnik / Sputnik via AFP

La réponse de la Russie n’a pas tardé. L’ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou, Deborah Bronnert, a été convoquée, jeudi 30 juin, au ministère russe des Affaires étrangères. La raison ? Les propos jugés « grossiers » du Premier ministre Boris Johnson sur le président Vladimir Poutine. Cette décision de la diplomatie russe vise à protester « fermement » contre « les propos ouvertement grossiers des autorités britanniques à l’égard de la Russie, de son dirigeant, de ses responsables, ainsi que du peuple russe », indique le Kremlin.

« Dans une société polie, il est de coutume de s’excuser pour des propos de ce genre », a souligné la diplomatie russe en dénonçant une « rhétorique insultante inacceptable ».

Poutine, un « exemple parfait de toxicité masculine »

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF que Vladimir Poutine n’aurait pas déclenché l’offensive en Ukraine s’il avait été une femme. Il a ensuite dénoncé cette opération militaire russe comme « un exemple parfait de toxicité masculine », en clôture du sommet du G7 en Allemagne.

Pour sa part, Ben Wallace, ministre britannique de la Défense, a déclaré mercredi soir à LBC Radio que « la vision que le président Poutine a de lui-même et du monde est un syndrome du petit homme, une vision macho ». Ben Wallace s’est également emporté contre la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, en l’accusant de « menacer tout le monde avec des armes nucléaires » chaque semaine.

En convoquant l’ambassadrice britannique, le ministère russe des Affaires étrangères a également souligné qu’il était « inacceptable » pour les responsables britanniques de « faire la propagande des informations délibérément fausses, notamment sur les menaces présumées de la partie russe de recourir aux armes nucléaires », selon le communiqué de la diplomatie russe.

Par Le Point avec AFP

Abramovitch sanctionné par le gouvernement britannique, la vente de Chelsea suspendue

mars 10, 2022
Abramovitch sanctionne par le gouvernement britannique, la vente de Chelsea suspendue
Abramovitch sanctionné par le gouvernement britannique, la vente de Chelsea suspendue© AFP/Ben STANSALL

La vente du club anglais de football de Chelsea se trouve suspendue par les sanctions annoncées jeudi par le gouvernement britannique contre son propriétaire russe Roman Abramovitch, en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine.

Le propriétaire du club de Premier League (1e division anglaise) figure parmi sept riches et influents Russes proches du Kremlin ciblés jeudi par Londres.

Roman Abramovitch, 55 ans, avait jusqu’à présent été épargné par la vague de sanctions prises par le Royaume-Uni.

Il subit désormais un gel de ses avoirs, une interdiction de transactions avec des particuliers et des entreprises britanniques et une interdiction de voyager.

Première conséquence: la vente du club de Chelsea qu’il avait annoncée la semaine dernière anticipant de possibles sanctions, est en suspens.

Pour tempérer l’impact, le gouvernement a publié « une licence autorisant la poursuite d’un certain nombre d’activités » pour Chelsea qui pourra continuer à jouer des matchs et payer ses joueurs.

Cette licence n’autorise pas la vente du club mais le gouvernement pourra examiner une demande en ce sens, à une condition: « En aucun cas Roman Abramovitch ne pourrait tirer profit de cette vente », a déclaré un porte-parole du gouvernement. L’exécutif « est ouvert à la vente du club, mais cela nécessiterait une autre licence et des discussions avec le Trésor et d’autres ministères », a-t-il ajouté.

Chelsea a déclaré vouloir demander au gouvernement britannique de modifier la licence pour que le club puisse « fonctionner aussi normalement que possible ».

L’opérateur de téléphonie mobile Three a quant à lui annoncé la suspension de son partenariat avec le club, à qui il a notamment demandé la suppression « jusqu’à nouvel ordre » de son logo des maillots des joueurs et des abords du stade.

Le match prévu jeudi soir contre Norwich City se déroulera comme prévu, a annoncé la Premier League.

« Sang sur les mains »

Les autres oligarques sanctionnés jeudi sont le milliardaire et fondateur du géant de l’aluminium Rusal Oleg Deripaska, le directeur général du géant pétrolier russe Rosneft Igor Setchine, le président de la banque VTB – la deuxième plus grosse banque de Russie – Andreï Kostin, le PDG de la société énergétique Gazprom, Alexeï Miller, le président du poids lourd du pétrole et du gaz Transneft, Nikolai Tokarev et le président du conseil d’administration de Bank Rossiya Dmitri Lebedev.

« Les sanctions d’aujourd’hui montrent une fois de plus que les oligarques et les kleptocrates n’ont pas leur place dans notre économie ou notre société. Avec leurs liens étroits avec (le président russe Vladimir) Poutine, ils sont complices de son agression », a déclaré dans un communiqué la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss. « Ils ont le sang du peuple ukrainien sur les mains. Ils devraient baisser la tête de honte. »

Roman Abramovitch a acheté Chelsea en 2003 pour 140 millions de livres (168 millions d’euros). Plusieurs acquéreurs potentiels se sont récemment manifestés, même si le prix de 3 milliards de livres (3,6 mds d’euros) que semblait espérer Abramovitch aurait été difficile à atteindre.

Avant de se résoudre à vendre, il avait essayé de sauver ce qui pouvait l’être en confiant fin février la gestion au quotidien du club aux six administrateurs de sa fondation caritative.

Il avait aussi promis que le « produit net » de la vente serait versé à une fondation au profit de « toutes les victimes de la guerre en Ukraine ».

Le gouvernement britannique a estimé la richesse de Roman Abramovitch à 9,4 milliards de livres sterling (10,7 milliards d’euros).

Hormis Chelsea, M. Abramovitch détient des participations dans le géant de l’acier Evraz – dont le cours de l’action a chuté jeudi à Londres avant d’être suspendu par l’autorité des marchés. Il détient aussi des parts dans la société russe Norilsk Nickel, spécialisée dans l’exploitation et la transformation du nickel et du palladium.

Un des autres oligarques sanctionnés, Oleg Deripaska, dont la fortune est estimée à deux milliards de livres, possède un portefeuille immobilier de plusieurs millions de livres au Royaume-Uni.

Ces sanctions s’inscrivent dans une série de mesures de représailles prises par le gouvernement britannique pour toucher l’économie russe, le Premier ministre Boris Johnson promettant d’être « impitoyable dans la poursuite de ceux qui permettent le meurtre de civils, la destruction d’hôpitaux et l’occupation illégale d’alliés souverains ».

Londres a déjà sanctionné plus de 200 des personnes, entités et filiales les plus importantes de Russie depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février.

Par Le Point avec AFP

Grande-Bretagne: Démissions en série dans l’entourage de Boris Johnson dans la foulée du « partygate »

février 4, 2022

Après avoir présenté platement ses excuses devant la Chambre des communes, Boris Johnson avait annoncé qu’il allait réorganiser ses services, sans que cela calme les critiques dont il fait l’objet

Boris Johnson sortant de Downing Street, à Londres, le 2 février 2022.
Boris Johnson sortant de Downing Street, à Londres, le 2 février 2022. HENRY NICHOLLS / REUTERS

Les noms de trois d’entre eux avaient été cités dans l’enquête sur les fêtes à Downing Street en plein confinement de la population britannique pendant la pandémie de Covid-19. Le directeur de cabinet de Boris Johnson, le premier ministre britannique, Dan Rosenfield, son principal secrétaire privé, Martin Reynolds, son directeur de la communication, Jack Doyle, et sa conseillère politique Munira Mirza ont tous démissionné, jeudi 3 février. Martin Reynolds est celui qui avait envoyé un courriel à une centaine de personnes pour les inviter à un pot en mai 2020.

Après avoir présenté platement ses excuses devant la Chambre des communes à la suite de la publication d’un rapport accablant de la haute fonctionnaire Sue Gray en début de semaine, Boris Johnson avait annoncé qu’il allait réorganiser ses services, sans que cela calme les critiques dont il fait l’objet.

Le premier ministre a remercié Martin Reynolds et Dan Rosenfield pour leur « importante contribution au gouvernement », notamment pour leur travail sur la pandémie et la reprise économique, a déclaré un porte-parole dans un communiqué. « Ils resteront en place jusqu’à ce que leurs successeurs soient désignés », a-t-il ajouté.

Accusations erronées contre le chef du Labour

Munira Mirza a reproché à Boris Johnson d’avoir lancé une accusation « trompeuse » contre le chef de l’opposition lorsqu’il se défendait au Parlement après la publication d’un rapport interne accablant sur ces rencontres à Downing Street, qui lui imputait des « erreurs de leadership ».

Le premier ministre avait accusé le chef du parti travailliste, Keir Starmer, d’avoir permis au pédophile Jimmy Savile, feue ex-star de la BBC, d’échapper à la justice quand il dirigeait le parquet britannique.

Le recours à cette accusation, répandue dans les milieux complotistes et d’extrême droite, a provoqué un tollé. Keir Starmer a lui-même accusé Boris Johnson de répéter « les théories du complot de fascistes pour marquer des points politiques pour pas cher »« Il n’y avait aucune base raisonnable ou juste à cette assertion », a écrit Munira Mirza, responsable des politiques à Downing Street, dans sa lettre de démission publiée sur le site du magazine The Spectator.

Il s’agissait d’une « référence partisane et déplacée à une affaire épouvantable d’abus sexuels sur des enfants », a-t-elle déclaré. Malgré son appel en ce sens, « vous n’avez pas présenté d’excuses pour l’impression trompeuse que vous avez donnée », a-t-elle poursuivi.

Ancienne membre du défunt Parti communiste révolutionnaire, Munira Mirza a travaillé avec Boris Johnson quand il était maire de Londres, entre 2008 et 2016.

Selon le tabloïd Daily Mail, Jack Doyle, le directeur de la communication de Boris Johnson, a dit à ses équipes qu’il avait toujours été dans son intention de partir deux ans après son arrivée à Downing Street en 2020, d’abord dans un rôle subalterne, et que sa vie familiale avait fortement souffert de ce scandale ces dernières semaines.

Downing Steet a souligné la « gratitude » de Boris Johnson à ces deux anciens conseillers pour leur « contribution au gouvernement ».

Par Le Monde avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson défend son poste malgré le polémique « partygate »

janvier 26, 2022

Le gouvernement britannique est pendu aux conclusions d’une enquête interne de la haute fonctionnaire Sue Gray sur les différentes garden-parties.

Boris Johnson devant le parlement britannique, le mardi 25 janvier 2022.
Boris Johnson devant le parlement britannique, le mardi 25 janvier 2022.© JESSICA TAYLOR / AFP

Boris Johnson n’a pas fini d’entendre parler du « partygate ». Le Premier ministre britannique, dans la tourmente à cause de fêtes organisées à Downing Street quand le pays était soumis à de lourdes restrictions (notamment une interdiction de rassemblement), fait tout pour défendre son poste. Mercredi 26 janvier, il a fait face aux critiques de l’opposition, alors que sa place de Premier ministre était suspendue à la publication d’un rapport potentiellement explosif sur ces fameuses fêtes qui ont eu lieu pendant les confinements.

Westminster est en proie à une véritable guerre des nerfs en attendant les conclusions d’une enquête interne de la haute fonctionnaire Sue Gray sur différentes garden-parties, pots de départ ou fêtes d’anniversaire dans les cercles du pouvoir. Ces rassemblements ont choqué les Britanniques, contraints par la loi, à l’époque, de restreindre drastiquement leurs contacts.

Après une journée de spéculations et informations contradictoires sur le moment où sera publié ce rapport, la presse britannique estime que cela pourrait arriver dès mercredi ou jeudi, sans aucune assurance.

Boris Johnson traité de « menteur »

Accusé de mensonges et appelé à la démission lors de sa séance hebdomadaire d’explications devant les députés, le dirigeant conservateur de 57 ans a refusé de commenter l’enquête en cours et a rejeté tout départ. Il a assuré se concentrer sur la reprise économique ou encore la crise en Ukraine, haussant la voix dans une ambiance houleuse.

Le leader du Labour, Keir Starmer, l’a accusé de « mépriser » le pays et le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, a dû intervenir à plusieurs reprises pour maintenir le calme, réprimandant au passage un député travailliste qui avait qualifié Boris Johnson de « menteur ».

Ajoutant à la tension, la police s’est aussi saisie de l’affaire, annonçant mardi enquêter sur plusieurs « événements » afin d’établir s’il y a eu des « violations potentielles des règles liées au Covid-19 », passibles d’amendes. Même au sein de la majorité conservatrice de Boris Johnson, la colère gronde. S’il a jusqu’à présent échappé à un vote de défiance, qui peut être déclenché à la demande de 54 (sur 359) députés de son camp, Boris Johnson reste en position très délicate.

Certains ont déjà demandé publiquement son départ. D’autres frondeurs attendent la publication du rapport de Sue Gray pour décider de tenter ou non d’évincer leur leader. Reste à savoir s’il sera publié en totalité, photos, messages et témoignages à la clé, ou dans une version allégée.

« Erreurs commises »

Devant les députés, Boris Johnson a salué mardi l’ouverture de l’enquête policière espérant qu’elle « donnera au public la clarté dont il a besoin et aidera à mettre ces questions derrière nous ». Selon son porte-parole, il « coopérera pleinement » à ces investigations. Elles le plongent dans une tourmente jamais vue depuis son accession triomphale au pouvoir à l’été 2019, avec une popularité en chute libre et des députés de sa majorité ouvertement hostiles. Espérant rebondir, le Premier ministre a annoncé la levée des dernières restrictions liées au Covid à partir de jeudi, espérant regagner la faveur de l’opinion dans un pays soumis à de longs confinements et fortement endeuillé par la pandémie, qui y a fait plus de 154 000 morts.

Mais régulièrement, de nouvelles révélations viennent accabler le dirigeant. Dernière en date : une fête organisée par sa future épouse Carrie dans la salle du conseil des ministres à l’occasion de son anniversaire le 19 juin 2020 après-midi, lors du premier confinement. Selon ITV, jusqu’à 30 personnes y auraient participé. Une nouvelle difficile à digérer pour les Britanniques, qui s’étaient pliés aux règles. La reine Elizabeth II elle-même avait fêté son 94e anniversaire dans la discrétion, le 21 avril 2020, sans sa famille. « Le Premier ministre a présenté ses excuses pour ce qui s’est passé. Il a dit que des erreurs avaient été commises », l’a défendu mercredi sur SkyNews sa ministre des Affaires étrangères, Liz Truss. La cheffe de la diplomatie a ajouté qu’il ne faudrait plus attendre longtemps pour connaître les conclusions du rapport de Sue Gray.

Par Le Point avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson en position précaire après une défaite lors d’une élection partielle

décembre 17, 2021
Helen Morgan s'apprête à crever un ballon sur lequel est écrit : « Boris Bubble ».

La libérale-démocrate Helen Morgan, au lendemain de sa victoire dans le North Shropshire, avec 47 % des suffrages PHOTO : GETTY IMAGES / CHRISTOPHER FURLONG

Accusé d’avoir participé à des fêtes en plein confinement, défié par son propre camp au Parlement et maintenant fragilisé par une défaite électorale de son Parti conservateur, le premier ministre britannique Boris Johnson se retrouve vendredi en position précaire.

La fin de l’année tourne au cauchemar pour le dirigeant conservateur, deux ans après sa victoire électorale historique sur la promesse de réaliser le Brexit. Il voit désormais les scandales s’accumuler, l’inflation s’envoler et les contaminations au coronavirus s’emballer de manière spectaculaire, chamboulant les plans de Noël des Britanniques.

Jeudi, une élection partielle dans le North Shropshire, circonscription très rurale du centre de l’Angleterre acquise de longue date aux conservateurs, a été remportée par les libéraux-démocrates avec 47 % des suffrages.

Les électeurs ont exprimé clairement à Boris Johnson que la fête est finie, a lancé la gagnante Helen Morgan, après l’annonce de sa victoire. Votre gouvernement, dirigé par des mensonges et des fanfaronnades, devra rendre des comptes, a-t-elle prévenu.

Ce camouflet pour le dirigeant de 57 ans reflète, de l’aveu même des conservateurs, une exaspération populaire.

« Les électeurs du North Shropshire en ont eu marre. Je pense qu’ils voulaient nous envoyer un message et […] nous l’avons bien entendu. »— Une citation de  Oliver Dowden, président du Parti conservateur, en entrevue à SkyNews

Pour le quotidien conservateur The Telegraph, la défaite du Parti conservateur dans une circonscription qu’il tenait depuis près de 200 ans est une humiliation pour le premier ministre.

L’effondrement calamiteux du soutien aux conservateurs […] va effrayer de nombreux députés conservateurs et risque de susciter des questions à propos de l’avenir de Johnson, note le quotidien de gauche The Guardian.

L’hypothèse d’un vote de défiance contre lui au sein du parti, qui aboutirait à le remplacer à la tête de l’exécutif, n’est plus taboue, même si peu d’élus ont pour l’instant indiqué soutenir une telle démarche.

Les noms des ministres des Affaires étrangères Liz Truss et des Finances Rishi Sunak circulent déjà pour le remplacer. Car ce revers électoral s’ajoute à une série de scandales.Boris Johnson sort de Downing Street par l'arrière de la bâtisse.

Le premier ministre Boris Johnson, qui quitte Downing Street par une porte arrière, s’est fait discret vendredi, au lendemain de la défaite dans le North Shropshire. Photo: Reuters/Toby Melville

Scandales, fronde et crise de confiance

La révélation d’événements festifs à Downing Street à l’hiver 2020, alors que les Britanniques étaient soumis à de fortes restrictions pour lutter contre la pandémie, a fait chuter sa popularité.

Même l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, s’est dit déçu, appelant chacun à respecter les règles.

S’y est ajoutée jeudi la révélation par les journaux The Guardian et The Independant d’une apparition de Boris Johnson à un pot à Downing Street le 15 mai 2020, malgré les restrictions sanitaires.

Oliver Dowden a déclaré vendredi qu’il s’agissait d’une réunion qui s’était tenue dans un jardin, pour limiter les risques de transmission de la COVID-19. Je pense que c’était parfaitement approprié et raisonnable, a-t-il affirmé.

Ces affaires tombent au plus mal pour M. Johnson, au moment où le Royaume-Uni est soumis, selon ses termes, à un raz-de-marée de contaminations dues au variant Omicron du coronavirus dans un pays qui déplore près de 147 000 morts.

Sa crédibilité fragilisée, il a peiné mardi au Parlement à faire accepter de nouvelles restrictions contre la COVID-19 : 99 députés de son camp ont voté contre l’instauration d’un passeport sanitaire pour les grands événements, jugée liberticide, mesure finalement adoptée grâce aux voix de l’opposition travailliste.

À l’échelle du parti, seule l’ancienne première ministre Theresa May avait connu pire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pour le Daily Mail, Boris Johnson vit un cauchemar avant Noël et la défaite révèle le niveau élevé de fureur publique contre le premier ministre.

Le député conservateur Roger Gale a estimé que Boris Johnson doit prouver qu’il est à même de diriger le pays s’il veut garder son poste.

Le Parti conservateur a la réputation de ne pas faire de prisonniers. Si le premier ministre échoue, le premier ministre s’en va, a-t-il déclaré vendredi sur la BBC. Et de rappeler que Boris Johnson est lui-même arrivé au pouvoir après que Theresa May en a été chassée par son camp.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Grande-Bretagne: Il y a 74 ans, la future reine Elizabeth II épousait Philip Mountbatten

novembre 26, 2021

LE MONDE D’AVANT. Mais oui, la reine d’Angleterre a été jeune et romantique. Elle rencontre sa moitié royale à 13 ans et en tombe follement amoureuse.

Elle a 13 ans, il en a 18. Ils se rencontrent lors d’une visite de la famille royale britannique au Royal Naval College, où Philippe est jeune cadet de la marine. Il a été chargé de guider ses deux cousines (issues de germains) Elizabeth et Margaret. Elle est trognon comme un chou de Bruxelles, lui est fin et élancé comme une asperge du Kent. C’est le début d’un amour royal. Nous sommes en 1939.

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.

SDF royal

Les deux tourtereaux patientent pendant toute la guerre, échangeant des mots doux. En 1946, Philip demande la main de sa belle à son père George VI. L’auguste paternel se fait légèrement prier. Pour commencer, trouvant sa fille trop jeune, il lui impose d’attendre ses 21 ans pour se marier. Mais, surtout, il hésite à la laisser s’unir avec ce SDF royal. En effet, Philip Mountbatten appartient à la famille royale de Grèce exilée à plusieurs reprises. Prince de Grèce et du Danemark, il a sillonné l’Europe avant de s’engager dans la Royal Navy, à l’âge de 18 ans.

Heureusement, l’amour triomphe, le mariage est programmé le 20 novembre 1947, à l’abbaye de Westminster. La future reine d’Angleterre porte une robe en satin blanc composée d’un corsage ajusté à la taille et d’une jupe évasée, avec des milliers de perles et de fleurs de cristal. Elle porte un diadème, une paire de colliers de perles ayant appartenu à la reine Anne (XVIIIe siècle) et des boucles d’oreille en grappes de diamants. Son époux, ayant reçu le matin même le titre d’Édimbourg, a revêtu son uniforme de lieutenant de la marine britannique.

Certaines personnes écartées

Les arrivées à Westminster se font dans des calèches. La mariée partage celle de son père le roi tandis que Philip est accompagné de son témoin. Pour ne pas jeter une ombre sur le mariage, ses trois sœurs, mariées avec des Allemands ayant fricoté avec les nazis, ne sont pas invitées.

La cérémonie se déroule en grande pompe en présence de 2 500 invités. Elle est présidée par les archevêques de Canterbury et d’York. L’alliance d’Elizabeth a été forgée dans une pépite d’or gallois, qui servira de nouveau pour fondre celle de Lady Di.

Le gâteau des 10 000 miles

Après la cérémonie, la duchesse et le duc d’Édimbourg se rendent au palais de Buckingham, où le petit déjeuner du mariage se déroule. Pour réaliser le gâteau durant cette période d’après-guerre soumise au rationnement, il a fallu faire venir des ingrédients du monde entier. D’où le surnom de « gâteau des 10 000 miles ». Pas d’info sur la nuit de noces.

Pas de bébés au parlement: les députés britanniques sont outrés

novembre 24, 2021

LONDRES — Plusieurs politiciens britanniques ont réclamé des modifications aux règles parlementaires mercredi, après qu’une députée eut été informée que son bébé de trois mois n’était pas le bienvenu à la Chambre des communes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La parlementaire travailliste Stella Creasy a dit avoir reçu une lettre de la part des responsables de la Chambre des communes après avoir été accompagnée de son fils Pip lors d’un débat.

Elle a ajouté avoir précédemment emmené Pip et sa fille aînée au parlement sans problème, mais les règles auraient été modifiées en septembre. Les membres du Parlement sont maintenant informés qu’ils ne devraient pas «prendre votre siège dans la chambre lorsque vous êtes accompagné(e) par votre enfant».

Mme Creasy estime que ce règlement nuit à la conciliation entre la vie familiale et la carrière politique.

«Il y a des obstacles qui empêchent les mamans de s’impliquer en politique, et je pense que ça nuit à notre débat politique», a-t-elle dit à la BBC.

Le vice-premier ministre, le conservateur Dominic Raab, a déclaré avoir «beaucoup de sympathie» pour Mme Creasy, mais que la décision revient aux responsables de la Chambre des communes.

«Je pense que nous devons nous assurer que notre profession correspond au monde moderne, au 21e siècle, et qu’il est possible pour les parents de combiner leur travail avec le temps en famille dont ils ont besoin», a dit M. Raab.

La parlementaire Caroline Lucas, du Parti vert, a estimé que l’interdiction des bébés est «absurde». Elle a ajouté que les bébés sont «beaucoup moins dérangeants que les braiments de certains députés d’arrière-ban».

By The Associated Press

Grande-Bretagne: Le père de Boris Johnson accusé d’attouchements par deux femmes

novembre 16, 2021

Une députée conservatrice et une journaliste politique incriminent Stanley Johnson d’attouchements innapropriés en 2003 et 2019, rapporte la BBC.

Deux femmes ont accuse Stanley Johnson, le pere du Premier ministre britannique, de les avoir touchees de maniere inappropriee. (Image d'illustration)
Deux femmes ont accusé Stanley Johnson, le père du Premier ministre britannique, de les avoir touchées de manière inappropriée. (Image d’illustration)© BEN STANSALL / AFP

C’est une nouvelle polémique dont Boris Johnson se serait bien passé. Comme l’indique la BBC, le père du Premier ministre britannique, Stanley Johnson, est accusé par deux femmes issues du milieu politique de les avoir touchées de manière inappropriée. La députée conservatrice Caroline Nokes a affirmé que l’ancien député européen l’avait frappée « dans le dos aussi fort qu’il le pouvait » lors d’une conférence du parti conservateur à Blackpool en 2003, alors qu’elle était âgée de 31 ans. Interrogé sur cet acte par la chaîne Sky, Stanley Johnson a déclaré qu’il n’avait « aucun souvenir » de Caroline Nokes.

« Je pense que n’importe qui serait choqué que quelqu’un lui donne une claque sur les fesses, et c’est la réalité », a regretté l’élue britannique auprès de la BBC, estimant également que le père de Boris Johnson devrait « avouer et s’excuser ». Au moment des faits, Caroline Nokes était en campagne électorale pour briguer le mandat de députée dans la circonscription de Romsey dans le Hampshire lors des élections de 2005, au cours desquelles Stanley Johnson s’était quant à lui présenté à Teignbridge, dans le Devon. « Je n’ai pas réagi et j’en ai honte. Maintenant, je le ferais probablement », a-t-elle ajouté.

Stanley Johnson également visé par une journaliste politique 

À la suite de ces révélations, la journaliste politique et correspondante au Royaume-Uni du New Statesman, Ailbhe Rea, a fait savoir sur Twitter qu’elle avait été pelotée par Stanley Johnson lors de la conférence du Parti conservateur en 2019, à Manchester. « Je suis reconnaissante envers Caroline Nokes d’avoir dénoncé quelque chose qu’aucun de nous ne devrait avoir à supporter, notamment de la part du père du Premier ministre », a-t-elle également souligné. De son côté, Downing Street s’est refusé à tout commentaire et n’a pas indiqué si une enquête serait menée.

Par Le Point avec AFP

Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »

novembre 15, 2021
Traversee de migrants: la France n'a "pas de lecons a recevoir des Britanniques"
Traversée de migrants: la France n’a « pas de leçons à recevoir des Britanniques »© AFP/Archives/Bertrand GUAY

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir des Britanniques » sur la gestion par la France des migrants qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne, s’est exclamé lundi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’entretiendra dans la journée avec son homologue d’outre-Manche.

Les Britanniques « doivent arrêter de nous prendre pour des punching balls de politique intérieure », a ajouté sur CNews le ministre.

Alors qu’il était prévu que Priti Patel vienne à Paris pour y rencontrer à 19H00 son homologue français, l’attentat de Liverpool a bouleversé l’agenda de la ministre britannique; la discussion entre les deux responsables aura donc lieu en visioconférence, a-t-on appris dans l’entourage de M. Darmanin.

« Nous ne sommes ni leurs collaborateurs, ni leurs supplétifs », a dit encore sur CNews le ministre de l’Intérieur.

Gérald Darmanin a fait valoir que la situation à Calais, où des migrants sont massés dans l’espoir de gagner la Grande-Bretagne, était le fait du gouvernement de Boris Johnson.

« Je rappellerai à mon homologue britannique, a-t-il dit, que les ONG qui empêchent la police et la gendarmerie de travailler, ce sont des ONG en grande partie britanniques avec des citoyens britanniques qui sont sur le sol français et font de l’agit-prop ».

Il a fait valoir en outre que « les passeurs, qui organisent des réseaux et exploitent des femmes et des enfants (…) sont très souvent en Grande-Bretagne ».

Enfin, M. Darmanin a critiqué le « marché du travail qui en Grande-Bretagne fonctionne en grande partie grâce à une armée de réserve, comme dirait Karl Marx, des gens irréguliers qui peuvent travailler à bas coût ». « Si les Britanniques changeaient très fortement leur législation – ils l’ont fait, mais pas assez – les gens ne seraient plus à Calais ou à Dunkerque », a-t-il souligné.

« C’est nous qui subissons la politique britannique. Il ne faut pas inverser les rôles », a lancé le ministre de l’Intérieur.

Le porte-parole du Premier ministre britannique a assuré lundi que le gouvernement de Boris Johnson voulait « travailler de manière constructive » à la « recherche d’une solution ».

Vendredi, la tension s’était accrue entre Londres et Paris, après que le nombre de traversées illégales de la Manche a atteint un record la veille avec au total 1.185 migrants ayant réussi à atteindre le sol britannique, selon le ministère britannique de l’Intérieur

Par Le Point avec AFP

Angleterre – « On a l’âge que l’on ressent » : Elizabeth II refuse un prix pour personnes âgées

octobre 19, 2021

La reine d’Angleterre estime ne pas remplir les critères pour accepter le prix décerné chaque année par le magazine « The Oldie ».

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.
La reine d’Angleterre, Elizabeth II. © Avalon.red / Avalon / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

« On a l’âge que l’on ressent. » La reine Elizabeth II, 95 ans, a refusé un prix réservé aux personnes âgées par un magazine britannique, car elle estime ne pas remplir les critères, a indiqué mardi 19 octobre 2021 la publication, The Oldie. Ce magazine, qui revendique une alternative « légère » à une presse « obsédée par la jeunesse et la célébrité », a révélé avoir proposé au palais de Buckingham de remettre son prix « The Oldie of the Year » (« l’ancien de l’année ») à la souveraine, sur le trône depuis près de sept décennies.

Le titre a publié mardi la lettre de refus envoyée le 21 août du château écossais de Balmoral, où la reine passe les fins d’été, et signée de son secrétaire privé adjoint Tom Laing-Baker. « Sa Majesté pense qu’on a l’âge que l’on ressent et, par conséquent, ne pense pas remplir les critères pour accepter », est-il indiqué.

Le prince Philip, « oldie » de l’année 2011

Après avoir passé les confinements successifs au château de Windsor près de Londres, et en dépit de spéculations sur une mise en retrait après la mort en avril de son époux Philip, Elizabeth II participe ces derniers temps à de nombreux engagements publics. La semaine dernière, elle a été vue marcher en public avec une canne, une première depuis 2004.

Philip, décédé en avril à 99 ans, avait reçu le prix du « Oldie » de l’année en 2011, pour son 90e anniversaire. « Il n’y a rien de tel pour le moral que de se voir rappeler que les années passent et que la vieille carcasse commence à tomber en morceaux », avait alors écrit le duc d’Édimbourg, réputé pour son humour parfois peu diplomate, dans sa lettre de remerciement. « Mais c’est déjà agréable qu’on se souvienne de nous. »

Par Le Point avec AFP