Posts Tagged ‘GRÈCE’

Situation du coronavirus dans le monde et en Grèce

juin 7, 2020

 

Coronavirus : plus de 400.000 morts dans le monde

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 400.000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre, un nombre qui a doublé en un mois et demi, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 14h30 GMT.

Au total, 400.052 décès (pour 6.929.960 cas déclarés), ont été recensés dans le monde, dont près de la moitié en Europe (183.428 décès). Avec 109.802 décès pour 1.920.061 cas confirmés, les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts, devant le Royaume-Uni (40.542 décès pour 286.194 cas ), le Brésil (35.930 morts pour 672.846 cas), l’Italie (33.846 décès, 234.801 cas) et la France (29.142 décès, 190.631 cas).

Coronavirus : la Grèce prolonge le confinement des camps de migrants

Les migrants sont confinés depuis le 21 mars, et dans les camps, leur confinement a déjà été prolongé à deux reprises.

La Grèce prolonge de deux semaines le confinement imposé depuis le 21 mars aux camps de migrants surpeuplés. Le pays veut juguler la propagation du coronavirus tout en préparant activement une reprise du tourisme essentiel pour son économie.

«Les mesures contre la propagation du virus du Covid-19 sont prolongées pour les résidents des centres d’accueil et d’identification dans le pays» jusqu’au 21 juin, a annoncé le Journal officiel.

Le confinement des camps déjà prolongé à deux reprises

Le gouvernement avait imposé le 21 mars un confinement aux camps de migrants installés sur les îles de la mer Egée comme à ceux de la partie continentale du pays. Elle avait ensuite décidé un confinement général le 23 mars qui a été maintenu jusqu’au 4 mai. Le confinement des camps avait déjà été prolongé à deux reprises, le 10 mai puis le 21 mai, jusqu’au 7 juin.

Avec 180 décès du coronavirus et 2980 cas, la Grèce a été moins touchée que ses partenaires européens par la pandémie. Parmi les migrants, aucun décès de la maladie Covid-19 n’a été enregistré et seulement quelques dizaines de cas signalés, selon les autorités.

Plus de 33.000 demandeurs d’asile vivent dans cinq camps sur les îles de la mer Egée, dotés d’une capacité d’accueil pour seulement 5.400 personnes, et quelque 70.000 autres dans d’autres installations sur le continent.

Les organisations de défense des droits de l’homme s’inquiètent de voir les droits des migrants entravés par les restrictions imposées pour lutter contre le coronavirus.

L’annonce de la prolongation du confinement des camps de migrants intervient juste après le lancement d’une campagne de promotion par le pays pour attirer les touristes.

«Nous ouvrons les portes et les fenêtres de la Grèce, progressivement mais avec optimisme», a assuré jeudi le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, en présentant un spot publicitaire destiné à attirer les touristes du monde entier.

À partir du 15 juin, les deux principaux aéroports d’Athènes et de Thessalonique sont autorisés à accueillir les visiteurs d’une trentaine de pays, en majorité de l’Union européenne, les principaux clients du pays. L’ouverture des aéroports régionaux est prévue pour le 1er juillet.

Des tests aléatoires sont prévus pour les visiteurs. Ceux arrivant des régions les plus touchées par le coronavirus, comme la région parisienne en France ou les zones les plus affectées en Italie, seront soumis à une quarantaine de sept à 14 jours.

La Grèce, dont l’économie dépend largement du tourisme avec 20% du PIB, a désespérément besoin d’attirer les visiteurs du monde entier dès cette année.

Par Le Figaro avec AFP

Un troisième camp de réfugiés en Grèce frappé par le coronavirus

avril 21, 2020

Cent cinquante migrants, hébergés dans un hôtel dans le sud de la Grèce, ont été diagnostiqués positifs au nouveau coronavirus mardi 21 avril, quelques heures après l’annonce d’un plan de levée du confinement en vigueur dans le pays pour freiner la propagation du virus.

L’hôtel, placé en isolement depuis le 16 avril, est le troisième établissement de réfugiés confiné après ceux de Ritsona et Malakasa, au début du mois. Des tests de contamination ont été menés dans cet hôtel, qui abrite 470 réfugiés, après qu’une femme enceinte a été diagnostiquée porteuse du virus la semaine dernière, selon le ministère de l’Immigration.

«Aucune raison de paniquer»

Les résultats montrent que 150 personnes ont été contaminées mais aucune n’a développé les symptômes du COVID-19, a déclaré le ministre adjoint de la Protection civile, Nikos Chardalias, ajoutant qu’il n’y avait «aucune raison de paniquer».

La Grèce a fait état à ce stade de 2245 contaminations au coronavirus et de 116 morts dans l’ensemble du pays. Mardi, le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas, a déclaré à la presse qu’Athènes travaillait sur un plan de déconfinement progressif, qui prévoit notamment la reprise des services judiciaires à partir du 27 avril. (Lefteris Papadimas et Renee Maltezou; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot

Par Le Figaro avec Reuters

Situation du coronavirus en Grèce et en Espagne

mars 22, 2020

La Grèce en confinement général à partir de lundi

La Grèce passera en confinement général à «partir de lundi» afin de tenter d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé dimanche le premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

«J’ai donné l’ordre que toute action adéquate soit prise afin d’appliquer l’interdiction de tout mouvement inutile à travers le pays», a indiqué le chef du gouvernement lors d’un message télévisé adressé à la nation, alors que la Grèce a enregistré jusqu’à présent 530 cas de coronavirus et 13 morts.

Près d’un milliard de personnes dans le monde sont confinés ou partiellement confinés pour lutter contre le virus.

394 décès en Espagne ces dernières 24 heures

L’Espagne a enregistré dimanche 394 nouveaux morts du coronavirus en 24 heures, portant le total à 1720 décès alors que le système de santé sous pression multiplie les efforts pour résister à une nouvelle vague de la pandémie.

Le pays a dénombré 28.572 cas, dont plus de la moitié a eu besoin d’une hospitalisation, a précisé le Dr Fernando Simon, directeur du Centre d’alertes sanitaires.

Le chef du gouvernement Pedro Sachez, qui a annoncé samedi soir que l’Espagne devait se préparer à une nouvelle vague de la pandémie, «la plus dure», s’apprête à prolonger le confinement imposé le 14 mars pour une période initiale de deux semaines, selon les médias nationaux. Il devrait s’étendre jusqu’au 11 avril. Le ministère de la Santé espère que la courbe de progression du virus s’inversera pendant la semaine qui vient. «Nous pensons que le pic, le jour où la contamination atteindra son maximum et commencera à descendre, arrivera cette semaine», a déclaré le Dr Fernando Simon.

Un énorme hôpital de campagne a commencé à fonctionner à Madrid, la région la plus touchée avec plus de 1000 morts, où des hôtels sont médicalisés pour accueillir les patients les moins graves. Des centaines de milliers de masques sont distribués d’urgence au personnel soignant, qui représente déjà plus de 10% des cas de contamination.

Par Le Figaro avec AFP

Naufrage en Grèce: sept migrants turcs morts, dont cinq enfants

septembre 27, 2019

 

Sept Turcs – un bébé, quatre enfants et deux femmes – sont morts vendredi 27 septembre dans le naufrage d’un bateau de migrants en mer Egée, ont annoncé les gardes-côtes grecs, les sauveteurs recherchant quatre personnes disparues.

Ces ressortissants turcs, accusés d’être gülénistes par le régime d’Erdogan, voulaient demander l’asile politique en Grèce, selon les gardes-côtes grecs. Le naufrage s’est produit près de l’îlot d’Inousses, situé entre l’île de Chios et la côte turque. Douze personnes, dont quatre enfants, cinq hommes et trois femmes, ont pu être sauvées. Leur nationalité n’était pas connue dans l’immédiat. Deux autres enfants feraient partie des disparus qui comptent également un homme et une femme, ont précisé les gardes-côtes.

Des centaines de migrants et réfugiés sont morts ces dernières années en tentant de traverser la mer Egée dans de petits bateaux surchargés. Plus de 50 personnes se sont ainsi noyées depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La Grèce accueille quelque 70.000 réfugiés et migrants, principalement des Syriens qui ont fui leur pays depuis 2015 en traversant la Turquie voisine.

En vertu d’un accord conclu en 2016 entre la Turquie et l’Union européenne, la Turquie a mis un frein aux flux des départs de migrants vers les cinq îles grecques les plus proches de son rivage, en échange d’une aide de 6 milliards de dollars. Mais le nombre des arrivées a grimpé régulièrement ces derniers mois.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré cette semaine qu’environ 3000 personnes étaient arrivées depuis la Turquie ces jours derniers, ce qui ajoute à la pression sur des installations d’accueil déjà surpeuplées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Grèce: démantèlement d’un réseau de trafic d’ovaires et de nourrissons

septembre 25, 2019

 

Un réseau de trafiquants vendant ovaires et nourrissons de femmes venues principalement de Bulgarie a été démantelé mercredi 24 septembre à Thessalonique, au nord de la Grèce, a annoncé la police grecque.

Les femmes, des Bulgares, des Géorgiennes et des Roms grecques, étaient emmenées dans des cliniques privées de Thessalonique pour accoucher ou se faire prélever leurs ovaires, selon la police grecque. Les enquêteurs ont dénombré 22 cas d’adoptions illégales et 24 cas de ventes d’ovaires dans le cadre de trafic d’un montant supérieur à 500.000 euros depuis 2016, selon la police. Douze personnes ont été arrêtées mercredi, parmi lesquelles un médecin, un avocat, et deux employés de cliniques privées de Thessalonique. Mais 66 autres personnes pourraient être impliquées dans ce réseau soupçonné aussi de blanchiment d’argent. A la tête des opérations se trouveraient un avocat et une gynécologue, selon les enquêteurs grecs. «Les familles candidates à l’adoption donnaient entre 25.000 et 28.000 euros pour adopter un enfant, ce prix comprenait l’argent versé à la mère biologique, à l’avocat, les frais d’hospitalisation et le pourcentage versé aux intermédiaires du réseau», a expliqué Christos Dimitrakopoulos, le chef de la police de Thessalonique. Les femmes qui faisaient partie du réseau touchaient entre 4000 et 5000 euros pour accoucher en Grèce.

En Grèce, la lenteur des procédures légales d’adoption, qui peuvent prendre jusqu’à cinq ans, conduit de nombreux candidats à l’adoption à recourir à ce type de trafics illégaux. Le gouvernement précédent du premier ministre Alexis Tsipras avait réformé les procédures d’adoption pour réduire le temps d’attente. En 2011, 10 Bulgares et deux Grecs avaient été poursuivis pour avoir acheminé en Grèce 17 femmes bulgares enceintes, pour vendre leurs nouveaux-nés. En 2013, la petite Maria, surnommée l’«ange blond» par les médias grecs, avait été retrouvée dans un camp rom et confiée à une association, «Le sourire de l’enfant». L’intérêt médiatique pour Maria avait poussé les autorités bulgares à se pencher sur les trafics de bébés à l’étranger, notamment en Grèce. Les parents roms bulgares de Maria, vivant dans une extrême pauvreté, l’avaient abandonnée à l’âge de sept mois et avaient fait l’objet d’une enquête pour vente d’enfant en Bulgarie. Le couple rom chez qui la fillette avait été retrouvée avait finalement été blanchi de l’accusation d’enlèvement d’enfant.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Grèce: des milliers de poissons asphyxiés dans un lac pour cause de sécheresse

septembre 19, 2019

 

Des milliers de poissons ont été retrouvés morts jeudi sur les bords du lac Koronia, dans le nord de la Grèce, en raison des températures élevées et de la diminution du niveau de l’eau, ont annoncé les autorités.

Il s’agit surtout de poissons de grande taille asphyxiés après une importante période «de sécheresse, de températures élevées, qui ont entraîné la diminution du niveau de l’eau», a indiqué à l’AFP Dimitra Bobori, responsable des lacs de la région de Macédoine, dans le nord de la Grèce, à 30km de la métropole de Théssalonique.

En 2014, la profondeur maximale du lac Koronia était de 2,8 mètres, contre une profondeur de 60 à 80 cm aujourd’hui en raison de l’évaporation de l’eau et d’un contrôle insuffisant du maintien des eaux du lac par les autorités, a-t-elle souligné. Cette diminution importante du niveau du lac réduit l’oxygène dont les poissons ont besoin, a expliqué Dimitra Bobori.

Quatre phénomènes de ce type depuis 1995

Le lac Koronia a connu au moins quatre fois un tel phénomène depuis 1995, accompagné de l’apparition de milliers de poissons morts à la surface. Les experts ont prévenu à plusieurs reprises les autorités du risque d’«un désastre naturel».

Connu pour la richesse de son milieu aquatique, voie de passage pour les oiseaux migrateurs, et inscrit au réseau européen des régions protégées Natura, le lac de Koronia est depuis longtemps victime de la sécheresse mais aussi de la pollution.

Après plusieurs mises en garde appelant la Grèce à renforcer la protection du lac, la Commission européenne a saisi en 2011 la Cour de justice européenne sur le sujet.

Les écologistes et l’association grecque des ornithologues estiment que le non-respect des normes environnementales ainsi que la poursuite de la pollution des eaux par les industries et entreprises agricoles des environs et le pompage abusif sont à l’origine du problème. En 2007, 200 oiseaux avaient été retrouvés morts sur les bords du lac à la suite de l’apparition d’une bactérie.

Mais la plus grande catastrophe avait eu lieu en 2004: 4500 oiseaux avaient péri en raison du bacille «clostridium botulinum», une toxine qui se développe notamment dans des eaux stagnantes et/ou polluées et qui est à l’origine du botulisme.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Grèce affectée par un « médicane », cyclone méditerranéen

septembre 29, 2018

Athènes – Suspension des liaisons maritimes, population appelée à la prudence: la Grèce a été affectée samedi par un « médicane », un cyclone méditerranéen, dont l’intensité a été toutefois révisée à la baisse par les spécialistes.

Baptisée « Zorba » par les médias et les sites internet météo, cette dépression avait atteint en début d’après-midi le sud-ouest du pays, frappant notamment l’île de Cythère et la localité de Kalamata, dans le Péloponnèse.

Elle devait poursuivre sa route vers l’est dans la journée, susceptible notamment d’affecter Athènes et sa région, ainsi que les Cyclades.

L’alimentation électrique et le trafic routier ont été perturbés dans les zones touchées par les fortes pluies et tempêtes provoquées par le phénomène, tandis que rafales et rouleaux provoquaient des dégâts sur des installations de plage et établissements de bord de mer.

Mais aucun problème majeur n’avait été signalé en début d’après-midi, la violence présumée de « Zorba » ayant été révisée à la baisse depuis vendredi, avec notamment des prévisions limitant à 100km/h les vents attendus.

Après une réunion de crise vendredi soir, un « état d’alerte » a toutefois été déclenché sur les zones concernées « pour garantir la préparation maximale de l’appareil d’État », a indiqué dans un point de presse matinal le secrétaire général de la Protection civile, Ioannis Tafyllis.

Il a rappelé les consignes déjà adressées depuis jeudi à la population, soit notamment se garder de déplacements inutiles, veiller à prévenir la chute d’objets ou éviter les rivages.

Toutes les liaisons maritimes avec les îles ont aussi été suspendues pour la journée, comme elles l’avaient été mercredi et jeudi lors d’une première vague d’intempéries.

Peu courants mais récurrents, les « médicanes » sont de grosses dépressions qui peuvent se former quand la mer est au plus chaud, à la fin de l’été, provoquant tempêtes et fortes précipitations.

Leur fréquence risque de s’intensifier avec le réchauffement des mers induit par le changement climatique, selon les experts.

Les autorités grecques sont d’autant plus vigilantes que le pays a été victime récemment de deux catastrophes meurtrières, nourrissant la polémique sur leur capacité à faire face.

Une coulée de boue provoquée par de fortes pluies avait tué 21 personnes en novembre 2017 dans la localité de Mandra, non loin d’Athènes. En juillet, 99 personnes sont mortes dans l’incendie qui a ravagé la station balnéaire de Mati, dans la grande banlieue de la capitale.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2018 11h45)                                                        

Incendie meurtrier en Grèce: le ministre chargé de l’ordre public limogé

août 3, 2018

Le ministre-adjoint chargé notamment de l’Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, à Athènes, le 26 novembre 2015 / © AFP/Archives / LOUISA GOULIAMAKI

Le ministre-adjoint chargé notamment de l’Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l’incendie qui a fait 88 morts à l’est d’Athènes le 23 juillet, a annoncé le bureau du Premier ministre.

« Le Premier ministre a accepté la démission de M. Toskas », affirment les services d’Alexis Tsipras dans un communiqué. La gestion de la catastrophe par les pouvoirs publics a valu au gouvernement les critiques de l’opposition qui a réclamé la démission des responsables.

La semaine dernière, M. Toskas avait indiqué avoir proposé sa démission à M. Tsipras, mais que celui-ci l’avait refusée. Dans un bref communiqué, les services du Premier ministre indiquent avoir accepté la démission au cours « d’une brève réunion » avec M. Toskas, au cours de laquelle il l’a « remercié pour la coopération de toutes ces années ».

Les pouvoirs de protection civile ont été transférés au ministre de l’Intérieur Panos Skourletis.

M. Tsipras était sous pression depuis la semaine dernière, pour s’être contenté d’avoir simplement reconnu « la responsabilité politique » du terrible incendie, qui s’est propagé très vite d’une colline surplombant la ville de Mati et ses environs, à la ville elle-même, construite en grande partie dans une pinède.

Les feux de forêt les plus meurtriers dans le monde / © AFP / Alain BOMMENEL

Il était notamment reproché à M. Tsipras de n’avoir prononcé aucune sanction.

Le bilan, qui dépassait les 90 morts, a été revu à la baisse vendredi à 88, un disparu, et 40 hospitalisés dont neuf dans un état critique.

Les partis d’opposition ont martelé que le gouvernement n’avait pas suffisamment prévenu la population du danger, alors que des vents très violents soufflaient depuis l’ouest, et n’avait pas pris suffisamment de dispositions pour une éventuelle évacuation.

Ils l’ont accusé aussi d’avoir tenté de cacher pendant plusieurs heures l’étendue du désastre.

« A qui la faute? »: la polémique enfle en Grèce après les feux / © AFP / William Edwards, Farid Addala

La dernière personne à avoir succombé à ses brûlures, vendredi, est une jeune femme de 35 ans qui avait déjà perdu son bébé de six mois dans l’incendie, et dont le mari est un pompier qui avait été mobilisé ce jour-là pour lutter contre les flammes.

Les victimes ont péri pour la plupart carbonisées, ou asphyxiés, ou encore noyées en tentant de fuir par la mer.

Au cours des jours suivants, la police et les pompiers, deux services placés sous la responsabilité de M. Toskas, avaient passé leur temps à se renvoyer la responsabilité des carences de ce soir-là.

Outre l’horreur des faits, toute cette situation politique était devenue difficile pour M. Tsipras, alors que le Premier ministre pouvait jusqu’alors espérer sortir en grande pompe le 20 août de huit ans de plans d’aide à son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 03 août 2018 18h35)

A Mati, la désolation dans une ville « qui n’existe plus »

juillet 24, 2018

Une maison en feu le 23 juillet 2018 à Mati, petite station balnéaire proche d’Athènes, ravagée par les incendies qui ont fait au moins 50 morts / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

« Mati n’existe plus »: silence désolé, carcasses de voitures ou d’animaux calcinées, la petite ville côtière à l’est d’Athènes a été réduite en cendres, que parcouraient mardi des secouristes pour en extraire de nouvelles victimes, dont le décompte ne cessait de grossir.

Cinquante, 60, 74…: le bilan n’a cessé d’être révisé à la hausse, après la première découverte macabre de 26 personnes mortes regroupées sur un même terrain.

Leurs corps calcinés gisaient « par groupes de quatre ou cinq personnes, peut-être des familles, des amis ou des inconnus qui s’étaient enlacés dans une dernière tentative de se protéger, alors qu’ils tentaient de gagner la mer, à 30 ou 40 mètres de là », témoigne Vassilis Andriopoulos, un des sauveteurs de la Croix-Rouge qui a découvert l’horrible spectacle mardi matin.

Il déplore la présence de « petits enfants » dans ce groupe.

Des secouristes près des corps calcinés d’habitants de Mati, en Grèce, qui ont tenté en vain d’échapper à l’incendie qui a ravagé la ville, le 24 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

Fuyant les flammes, ils ont semble-t-il été piégés entre le feu et la falaise qui dégringole vers la mer sur une trentaine de mètres.

Une jeune fille ayant tenté de sauter un peu plus loin est morte, assure sur place un voisin.

Dans la nuit, un photographe de l’AFP a également trouvé non loin quatre corps de personnes cherchant sans doute à fuir, trois sous une voiture, un sous une moto.

Une femme arpente une rue de Mati ravagée par les flammes, le 24 juillet 2018. / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

– « En cinq ou dix minutes » –

Sur la rue principale, tout est noir, en particulier les grands pins qui entourent les maisons. La mer est grise, l’odeur de brûlé omniprésente.

Les Canadairs traversent le ciel par intermittence, des dizaines de voitures calcinées jonchent la chaussée. On voit des cadavres de chiens.

Des secouristes et des bénévoles aident à évacuer les habitants de Mati qui ont pu échapper à l’incendie en gagnant la mer, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

Stella Petridi, une retraitée de 65 ans, en avait six. Elle était à l’église quand, sentant le feu venir, elle s’est précipitée chez elle où ils étaient enfermés. Mais elle n’a même pas pu ouvrir la porte de sa maison qui brûlait déjà.

Elle n’a eu d’autre choix que de courir à la plage, où un patrouilleur l’a récupérée, avec d’autres, vers 04h00 du matin, pour les mettre à l’abri un peu plus loin dans la ville portuaire de Rafina, dont le maire Evangelos Bournous témoigne que « Mati n’existe plus ».

Athanasia Oktapodi, 60 ans, le visage noirci et les yeux rougis, témoigne de la vitesse des flammes, qualifiée de « foudroyante » par les pompiers.

Une femme tente de retrouver ses papiers dans sa voiture calcinée, le 24 juillet 2018, après l’incendie qui a ravagé la petite station balnéaire de Mati, près d’Athènes, et qui a fait au moins 50 morts / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

« J’ai vu le feu descendre la colline vers 18h00, en cinq ou dix minutes il était dans mon jardin ». Comme beaucoup de maisons de Mati, la sienne est environnée de hauts pins.

« Ils ont pris feu. Je suis sortie comme une folle et j’ai couru à la plage, je me suis mis la tête dans l’eau. Puis les patrouilleurs sont venus ».

La plupart des rescapés sont restés ainsi impuissants et terrifiés dans la mer, en regardant les flammes pendant plusieurs heures. Certains se sont noyés.

Grèce: la station balnéaire de Mati partie en fumée / © Madga Georgiadou/AFP / –

– Terrible choix –

Lela Demertzi, 53 ans, a porté sur son dos à la plage sa mère souffrante. « Mon mari est resté, il a tout fait pour sauver notre maison secondaire, et il a réussi », se réjouit-elle.

Le Premier ministre Alexis Tsipras a pourtant enjoint les habitants à délaisser leurs biens pour protéger leurs vies.

Outre les pins, particulièrement inflammables, plusieurs voisins expliquent avoir entendu aussi de nombreuses explosions: les bouteilles de gaz souvent présentes dans ces nombreuses résidences de vacances.

Alina Marzin et sa famille, des touristes allemands en pension à l’hôtel pieds dans l’eau Cabo Verde, ont eu la vie sauve. Mais ils ont annulé un séjour sur l’île de Naxos, préférant rentrer chez eux. « Des vacances horribles », souffle sa mère.

Mardi après-midi des habitants continuaient à chercher leurs proches. Des équipes de psychologues sillonnaient les alentours pour leur apporter du réconfort. Les bénévoles de la Croix-rouge distribuaient bouteilles d’eau, médicaments et sandwiches aux sinistrés.

Au même moment, dans la petite ville voisine de Kokkino Limanaki, qui offre le même spectacle lugubre que Mati, une journaliste de l’AFP a pu voir les secours extraire d’une voiture le corps d’une vieille femme.

« Son fils est sorti de la maison pour la mettre à l’abri dans le véhicule, témoigne le voisin, Anastasios Probonas, 60 ans, ingénieur. Mais il avait déjà des brûlures, je lui ai dit de partir vite avec ses deux enfants, et il les a emmenés à moto », laissant sa mère derrière lui.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 18h13)

Un pilote grec s’écrase et se tue après une mission d’interception d’avions turcs

avril 12, 2018

Athènes – Un pilote de chasse grec a trouvé la mort jeudi dans le crash de son appareil en mer Egée, alors qu’il rentrait d’une mission d’interception d’avions turcs, sur fond de tensions gréco-turques, a annoncé le ministre grec de la Défense Panos Kammenos.

M. Kammenos, allié souverainiste du Premier ministre de gauche Alexis Tsipras, a annoncé ce décès dans un tweet, en faisant part du « deuil » du pays pour un pilote tombé « au nom de la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale grecques ».

L’appareil, un Mirage 2000-5 selon la télé publique grecque, est tombé en mer alors qu’il rentrait d’une mission d’interception de la chasse turque, a indiqué l’état-major de l’armée grecque, des actions assez courantes en mer Egée entre les deux pays.

« La mission était terminée et l’avion rentrait, nous ne savons pas encore si auparavant il y a eu réellement un engagement avec la chasse turque », a précisé une source de l’état-major.

Selon la télévision publique ERT, l’avion, qui faisait partie d’une patrouille de deux appareils, s’est écrasé près de l’île de Skyros.

Le rythme de ces patrouilles s’est intensifié ces derniers mois, la Grèce accusant son allié au sein de l’Otan de multiplier les violations de son espace aérien et maritime en mer Egée, dans un contexte de crispation bilatérale croissante.

Le dernier incident en date dans cette zone remonte à la nuit de lundi à mardi, quand des soldats grecs ont effectué des tirs de sommation pour éloigner un hélicoptère turc qui survolait lumières éteintes l’îlot de Ro, à la frontière entre les deux pays en mer Égée.

Le climat s’est nettement tendu entre les deux pays après le refus par la justice grecque d’extrader huit militaires turcs ayant fui en Grèce après le coup d’État manqué en juillet 2016. Athènes vient aussi de hausser le ton contre le maintien en détention en Turquie, depuis un mois, de deux soldats grecs entrés selon la Grèce par erreur en territoire turc lors d’une patrouille frontalière.

Dans ce contexte, Athènes et Nicosie avaient obtenu de leurs partenaires européens qu’ils condamnent, lors du dernier sommet de l’UE fin mars, « les actions illégales » de la Turquie en mer Égée et en Méditerranée orientale.

La Grèce et la Turquie avaient frôlé en 1996 une confrontation militaire autour de l’îlot d’Imia (Kardak en turc), dont elles se disputent la souveraineté dans le sud-est de la mer Égée. Cet accès de tension avait débouché sur l’engagement d’un processus de normalisation des relations bilatérales, dont Athènes affirme vouloir la poursuite malgré les accrocs récents.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 13h19)