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Attaque à la grenade contre l’ambassade des États-Unis au Monténégro

février 22, 2018

Un policier garde l’entrée de l’ambassade des Etats-Unis à Podgorica, au Monténégro, le 22 février 2018 / © AFP / SAVO PRELEVIC

Un Monténégrin de 43 ans s’est fait exploser dans la nuit de jeudi à vendredi devant l’ambassade des Etats-Unis à Podgorica après avoir jeté une grenade à l’intérieur de l’enceinte du bâtiment.

« A l’heure actuelle, nous n’avons pas trouvé d’éléments nous permettant de parler de terrorisme », a commenté la procureure Lepa Medenica, sans plus de précisions sur le mobile de cet homme.

Petit pays balkanique de 660.000 habitants, le Monténégro a rejoint l’Otan au printemps, malgré l’opposition d’une grande partie de sa population, majoritairement orthodoxe. Selon des chiffres récents, 23 de ses ressortissants ont par ailleurs rejoint les rangs jihadistes en Syrie et en Irak.

L’auteur de l’attaque n’a a priori pas le profil d’un militant islamiste. Inconnu de la justice, il n’a été identifié par les enquêteurs que par ses initiales, D.J. Il est né en Serbie.

– Réseaux sociaux –

Les enquêteurs, « en coopération avec le FBI, examinent les activités sur les réseaux sociaux » de l’assaillant afin de déterminer « ses motivations et s’il a agi seul ou avec des complices », a précisé un haut responsable du ministère de l’Intérieur, Enis Bakovi?.

Le principal quotidien du pays, Vijesti, a diffusé des éléments de sa page Facebook, notamment la photo d’un diplôme, signé de l’ancien président de la Serbie Slobodan Milosevic : celui-ci fait état d’une décoration que cet homme avait obtenue pour son engagement au sein de l’armée yougoslave en 1999, année des frappes de l’Otan sur la Serbie pour mettre un terme à la guerre du Kosovo.

A cette époque, le Monténégro et la Serbie étaient unis au sein de ce qui restait de la République fédérale de Yougoslavie. Le Monténégro a proclamé son indépendance en 2006 et suit depuis résolument une politique pro-occidentale.

« L’assaillant a jeté une grenade de type M-75 dans la cour de l’ambassade et s’est fait exploser avec un engin du même type », a déclaré Mme Medenica. A l’exception d’un petit cratère dans une cour de l’ambassade, l’explosion n’a pas fait d’autres dégâts.

« J’ai entendu deux explosions, l’une après l’autre. La police est arrivée très vite et a emporté le corps d’un homme », a raconté à l’AFP sous couvert d’anonymat le gardien de nuit d’un centre sportif proche de l’ambassade.

Très sécurisé, le bâtiment est en proche périphérie de Podgorica, près du bâtiment de la police secrète et de la rivière Moraca. Un témoin a raconté que l’homme était arrivé à pied par un pont.

L’ambassade des Etats-Unis à Podgorica a quant à elle confirmé « une petite explosion près de l’ambassade ».

La mission diplomatique américaine, qui restera fermée jeudi, a demandé aux ressortissants américains d' »éviter jusqu’à nouvel ordre l’ambassade à Podgorica », tout en précisant que l’ensemble de son personnel était indemne.

– Opposition à l’Otan –

L’annonce de l’adhésion à l’Otan du Monténégro avait entraîné de violentes manifestations en 2015.

En octobre 2016, les autorités monténégrines avaient dit avoir empêché un putsch préparé par un groupe de militants prorusses, dont une majorité de Serbes, qui auraient projeté de renverser le gouvernement le soir des législatives.

Selon le parquet, les putschistes avaient prévu d’envahir le Parlement pour y proclamer leur victoire. Le but aurait été de faire pièce à l’intégration à l’Otan.

Pendant l’enquête, les autorités ont également évoqué un projet d’assassinat du Premier ministre de l’époque, Milo Djukanovic.

Quinze personnes sont jugées pour cette tentative, parmi lesquelles deux Russes et deux Serbes qui sont en fuite.

L’opposition prorusse avait dénoncé un « procès politique monté de toutes pièces » par le pouvoir.

A la suite de cette attaque, les autorités ont renforcé la sécurité autour de l’ensemble des représentations diplomatiques du Monténégro.

Dans la région des Balkans, l’ambassade des Etats-Unis à Sarajevo avait été visée en octobre 2011 par une attaque, cette fois de nature islamiste. Mevlid Jasarevic avait tiré à l’arme automatique sur le bâtiment pendant près d’une heure. Il avait blessé un policier, avant d’être lui-même blessé par un tireur d’élite et arrêté. Il a été condamné à 15 ans de prison.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 16h40)                

Burundi: Attaques à la grenade dans le centre de Bujumbura

février 15, 2016

Au moins cinq grenades ont explosé lundi matin à Bujumbura faisant au moins une dizaine de blessés, selon des témoins. Après un mois de janvier plutôt calme, la capitale burundaise est en proie à une recrudescence d’attaques armées depuis début février.

Trois grenades, lancées par des hommes circulant à moto, ont explosé dans le centre-ville, dans les quartiers de Rohero et Buyenzi, et deux autres dans un quartier du nord de Bujumbura, Ngarara, ont indiqué ces témoins et le collectif de journalistes burundais SOS Medias Burundi.

« On ne sait pas ce qui se passe, mais c’est clair, on veut nous terroriser. J’ai déjà entendu trois explosions de grenades et ici, près du rond-point central (de Rohero), il y a eu plusieurs blessés », cinq hommes et une femme, a déclaré un habitant de la capitale sous couvert d’anonymat. Selon SOS Medias Burundi, un enfant a été tué dans l’une de ces attaques. Le collectif a diffusé sur son compte Twitter la photo de la victime présumée, gisant dans une rue et recouverte d’une couverture.

« Attaques terroristes »
Le pouvoir et l’opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de ces « attaques terroristes », qui se sont multipliées depuis le début de la crise au Burundi. Le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature en avril du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Les autorités burundaises ont déjoué un coup d’Etat militaire en mai et ont brutalement réprimé six semaines de manifestations à Bujumbura, mais elles n’ont pu enrayer l’intensification des violences – désormais armées – et l’organisation de mouvements rebelles embryonnaires déterminés à chasser M. Nkurunziza.

Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 230’000 personnes à quitter le pays, selon l’ONU.

Romandie.com

L’explosion dans le centre de Moscou provoquée par une grenade

décembre 8, 2015

Moscou – L’explosion lundi soir à un arrêt de bus dans le centre de Moscou qui a fait cinq blessés légers a été provoquée par une grenade défensive, a déclaré mardi à l’AFP la police de Moscou.

Les experts de la police de Moscou ont déterminé qu’il s’agissait d’une grenade F1, c’est-à-dire d’une grenade défensive, a dit Alexeï Chapkine, du service de presse de la police moscovite.

Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué un engin explosif artisanal comparable à un gros pétard utilisé par exemple pour des entraînements militaires et jeté par des inconnus d’une voiture passant à côté ou d’un immeuble d’habitation situé à proximité.

Cinq personnes ont été blessées au total. Trois avaient été hospitalisées lundi soir, une 4e avait été soignée sur place et une dernière a été admise mardi matin à l’hôpital.

Trois personnes sont toujours hospitalisées en ce moment. Leur état est stable et satisfaisant, a précisé à l’AFP le département de la Santé à la mairie de Moscou.

J’étais à l’arrêt de bus, et soudain, on a entendu une très forte explosion, d’on ne sait où. Quelque chose m’a atteint aux genoux. C’était terrifiant. J’ai d’abord pensé que des gens tiraient et j’ai couru loin de l’arrêt, a raconté l’une des blessées, Ksenia, 28 ans, à la chaîne d’informations télévisées LifeNews.

La chaîne a également diffusé une vidéo, selon elle prise par une caméra de surveillance de la rue Pokrovka, dans laquelle l’on voit une silhouette s’immobiliser après ce qui semblait être une faible explosion, puis courir hors champ. La vidéo n’a pas pu être authentifiée par l’AFP.

La personne ayant jeté la grenade a également été filmée par les caméras de surveillance, a déclaré mardi une source policière anonyme de l’agence de presse Interfax, sans donner davantage de détails.

Une enquête pour vandalisme a été ouverte. La police ne retient donc pas l’hypothèse d’un attentat et d’un acte terroriste.

Plusieurs véhicules de police, de pompiers, ainsi qu’une ambulance avaient été dépêchés sur les lieux peu après l’explosion, selon un journaliste de l’AFP. Seuls les bris de verre à l’arrêt de bus témoignaient d’une explosion.

Depuis les attentats ayant fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris le 13 novembre, les forces de l’ordre russes ont renforcé le dispositif de sécurité à Moscou.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2015 14h31)

Burundi : explosion d’une grenade à la veille de la présidentielle

juillet 20, 2015
Heurts entre manifestants et policiers, le 10 juin 2015 à Buyenzi , dans la banlieue de Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

Heurts entre manifestants et policiers, le 10 juin 2015 à Buyenzi , dans la banlieue de Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

L’explosion d’une grenade ce lundi après-midi dans la ville de Bujumbura fait craindre de nouvelles violences, alors que le Burundi s’apprête à aller voter.

La grenade qui a été lancée sur une artère commerçante à une cinquantaine de mètres de la Place de l’Indépendance au cœur de la capitale burundaise a soufflé les vitres d’un véhicule en explosant, sans faire de victimes, à quelques heures de l’élection présidentielle.

« Nous avons vu des gens qui passaient dans une voiture, ils ont jeté un sachet et nous avons entendu une explosion, tout le monde s’est couché par terre », a expliqué à l’AFP une femme témoin de l’attentat.

Une élection jouée d’avance

Demain dès 6h du matin, les Burundais sont appelés à voter pour les élections présidentielles alors que la victoire est acquise d’avance pour le président sortant Pierre Nkurunziza. Celui-ci brigue un troisième mandat face à une opposition qui boycotte.

La candidature du président Nkurunziza pour un nouveau mandat a plongé le pays dans une grave crise politique et a fait plus de 80 morts à l’issue d’affrontements entre police et manifestants. A la veille du scrutin, les habitants de Bujumbura craignent une nouvelle montée des violences.

Jeuneafrique.com

Burundi : une nouvelle série d’attaques à la grenade fait 4 morts

juin 22, 2015
Heurts entre manifestants et policiers, le 10 juin 2015 à Buyenzi , dans la banlieue de Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

Heurts entre manifestants et policiers, le 10 juin 2015 à Buyenzi , dans la banlieue de Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

Selon des sources sécuritaires locales, quatre personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans la nuit de dimanche à lundi dans une nouvelle série d’attaques à la grenade dans le nord du Burundi et à Bujumbura, la capitale.

À une semaine des législatives prévues le 29 juin, la situation sécuritaire demeure tendue au Burundi. À en croire des sources policières et administratives locales, plusieurs bars ont été attaqués à la grenade, dans la nuit du 21 au 22 juin, dans le nord du pays et dans la capitale Bujumbura. L’on compte au moins 4 morts et 25 blessés – 10 sont dans un état grave – dans un débit de boisson local de Burengo, à l’entrée de la ville de Ngozi, province natale et fief du chef de l’État Pierre Nkurunziza.

Deux autres attaques ont visé des bars dans les provinces voisines de Kirundo et Muyinga, selon les gouverneurs de ces provinces. La première a fait un blessé, la seconde n’a pas fait de victime, selon ces mêmes sources.

« Campagne de terreur »

« On n’a pas pu identifier les responsables de cette attaque », a déclaré la gouverneure de Muyinga, Aline Manirabarusha. « Mais ses auteurs veulent faire peur à la population pour empêcher les gens d’aller voter », a-t-elle ajouté.

À Bujumbura, deux policiers ont également été blessés par une grenade lundi matin lors d’une patrouille dans le quartier contestataire de Musaga, selon un haut gradé de la police. Selon lui, ‘ »toutes ces attaques à la grenade sont liées les unes aux autres : il s’agit d’une campagne de terreur organisée par des opposants au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza pour tenter de déstabiliser et d’empêcher les élections ».

Les législatives ont déjà été reportées à deux reprises et la présidentielle une fois. Malgré la pression de la communauté internationale qui dénonce un climat peu propice, le gouvernement a exclu de reporter une nouvelle fois les scrutins.

Jeuneafrique.com

Burundi : 11 policiers blessés dans des attaques à la grenade à Bujumbura

juin 20, 2015

Bujumbura (Burundi) – Onze policiers burundais ont été blessés, dont un grièvement, dans une série d’attaques à la grenade dans la nuit de vendredi à samedi à Bujumbura, ont indiqué à l’AFP des sources sécuritaires.

Plusieurs positions de la police ainsi que des véhicules de police ont été attaqués à la grenade dans (les quartiers de) Citiboke, Nyakabiga, Musaga, Jabe a affirmé à l’AFP un haut-gradé de la police.

Onze policiers ont été blessés dont un grièvement et les policiers ont riposté par des tirs nourris, a-t-il poursuivi, accusant des opposants au président Pierre Nkurunziza : Selon les informations que nous avons recueillies, ce sont les manifestants qui sont responsables de ces attaques terroristes. Ils ont tout simplement changé de méthode.

La police burundaise n’a fait état d’aucune arrestation.

Les habitants des quartiers concernés ont rapporté de leur côté de nombreuses explosions et tirs d’armes automatiques dans la nuit de vendredi à samedi, certains accusant les forces de l’ordre d’entretenir un climat d’insécurité pour terroriser la population.

Depuis l’annonce de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat le 26 avril, des manifestations presque quotidiennes ont été menées, surtout à Bujumbura, par des opposants jugeant ce troisième mandat inconstitutionnel.

Les violences ont fait au moins 70 morts, selon une organisation burundaise de défense des droits de l’Homme.

Après des reports, des élections législatives sont prévues le 29 juin, avant la présidentielle le 15 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2015 12h14)

Burundi: Trois morts dont deux policiers dans une attaque à la grenade à Bujumbura

mai 1, 2015

Pendant que la Collectif décrétait ce jour une trêve de deux jours des manifestations, durant le week-end, la situation s’est aggravée à Bujumbura où l’on a enregistré trois morts dans les violences qui ont eu cours au dernier moment. Deux policiers ont été tués dans une attaque à la grenade et un civil.

Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées vendredi soir dans deux attaques dans des quartiers de Bujumbura, au Burundi. La ville est agitée depuis dimanche par un mouvement contestant la candidature à un 3e mandat du président Pierre Nkurunziza en juin.

Une attaque mortelle s’est déroulée vers 19h30 à Kamenge, dans la périphérie nord-est de la capitale, un quartier épargné par la contestation. Selon le directeur général de la police du Burundi, deux policiers ont été tués et un blessé par des tirs. Un habitant de Kamenge, qui s’est présenté comme membre des forces de sécurité, a indiqué qu’un civil avait aussi été tué et deux autres blessés.

Le directeur général de la police, le général André Ndayambaje, a également fait état d’une autre attaque dans le centre de Bujumbura, près de l’ancien marché central. Un policier a été blessé à Kamenge – en plus des deux tués – et trois blessés dans le centre-ville, a-t-il précisé.

Selon un haut gradé de la police ayant requis l’anonymat, « des policiers qui patrouillaient à pied dans Kamenge ont été attaqués à la grenade entre 19h00 et 20h00 », puis un véhicule de police qui intervenait a été également pris d’assaut. « Une grenade a été lancée sur nos policiers presque au même moment » dans le centre-ville, a-t-il poursuivi, confirmant le bilan du général Ndayambaje.

Avec ces attentats, au moins dix personnes, sept civils, deux policiers et un militaire, ont été tuées et une septantaine d’autres blessées en six jours de violences au Burundi.

« Ils veulent la guerre »
Le haut gradé de la police a estimé « claire » la responsabilité des manifestants dans ces attaques simultanées. « Ils veulent la guerre, ils vont l’avoir », a-t-il menacé. Ces attaques sont intervenues peu après que le « Collectif contre un 3e mandat » eut décrété une trêve de deux jours des manifestations, sommant le président de renoncer à sa candidature d’ici lundi.

Un analyste burundais ne souhaitant pas être identifié s’est voulu bien plus prudent, expliquant que « Kamenge est un quartier (…) qui ne participe pas aux manifestations ». Il a jugé peu vraisemblable que des jeunes manifestants aient « pu mener une telle attaque et s’en sortir ».

« Cela pourrait être vrai, mais ça pourrait être aussi une manipulation ou autre chose, cela pourrait permettre d’accréditer la thèse officielle d’une manifestation armée », a-t-il ajouté, le gouvernement qualifiant la contestation « d’insurrection ».

Interpellations en masse
Les Nations unies se sont alarmées vendredi de la répression meurtrière des manifestations par les autorités. Elles ont estimé que la liberté d’expression était sérieusement menacée dans ce pays des Grands Lacs africains.

Le porte-parole de l’agence onusienne des droits humains, Rupert Colville, a souligné que des centaines de personnes ont été arrêtées depuis dimanche, début des manifestations. Près de 600 personnes ont été interpellées, selon la police burundaise. « Selon une source fiable, plus de 400 personnes sont détenues dans des endroits surpeuplés et des prisonniers doivent dormir debout », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, la Russie s’est opposée vendredi à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Burundi. « Ce n’est pas le rôle du Conseil de sécurité ni de la charte de l’ONU que de s’immiscer dans les affaires constitutionnelles d’Etats souverains », a déclaré l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine.

Le collectif contre le 3e mandat vient de décider de deux jours de trêve dans les manifestations et appelle le président Nkurunziza à profiter de ces 48 heures pour réfléchir aux conséquences de son projet de troisième mandat et à y renoncer avant lundi, a annoncé à la presse Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (Focode), l’une des principales associations de la société société civile burundaise.

Sinon, lundi, nous reviendrons dans les rues avec beaucoup plus de vigueur et nous n’allons plus les quitter tant qu’il n’aura pas renoncé à son projet, a-t-il menacé, à l’issue d’une réunion des principaux dirigeants de ce collectif, qui regroupe un millier d’associations de la société civile et les deux centrales syndicales burundaises.

Ces deux jours de trêve, samedi et dimanche, seront consacrés à organiser une inhumation digne des manifestants tués au cours de ces six jours de manifestations et seront également l’occasion pour les manifestants de mieux s’organiser pour les manifestations de la semaine prochaine, a précisé M. Nininahazwe.

Depuis le début, dimanche, des manifestations émaillées de heurts entre manifestants et policiers, six civils sont morts, dont trois tués par balles par la police. Un militaire a également été tué jeudi soir par un officier des services de renseignement qui a ouvert le feu alors qu’il avait été arrêté à une barricade par des manifestants.

L’armée, jugée plus neutre et appréciée des protestataires qui considèrent qu’elle les protègent de la police, s’interpose régulièrement entre émeutiers et policiers pour tenter d’apaiser la situation et éviter les dérapages.

Au moins 66 civils ont également été blessés depuis dimanche dont 29 pour la seule journée de jeudi, selon la Croix-Rouge burundaise. Des sources médicales ont fait état de plusieurs blessés par balle. Jeudi, journée ayant enregistré le plus de blessés depuis le début des manifestations, plusieurs manifestants ont été touchés par balles quand un groupe de policiers a ouvert le feu sur des manifestants qui marchaient vers le centre-ville.

Selon le porte-parole de la police Pierre Nkurikiye, une cinquantaine de policiers ont été blessés depuis dimanche.

Vendredi à Bujumbura, des manifestations ont été signalées dans plusieurs quartiers de la capitale – à Musaga, Cibitoke, Kanyosha notamment – après un calme précaire en fin de journée, de fâcheux incidents sont survenus faisant trois morts dans une attaque à la grenade dont deux policiers.

La police contient les manifestants dans les quartiers périphériques de la capitale, les empêchant de converger vers le centre-ville où ils cherchent à se rassembler.

Romandie.comavec (©AFP / 01 mai 2015 19h56)

Kenya: deux policiers blessés dans une explosion dans le nord-est

juin 23, 2012

Deux policiers ont été blessés samedi après-midi dans une explosion dans la région de Mandera, frontalière de la Somalie dans le nord-est du Kenya, a indiqué une source policière.

L’explosion pourrait avoir été causée par un engin artisanalé, a ajouté cette source sous couvert d’anonymat.

« Les policiers étaient sous un arbre quand l’explosion est intervenue, les blessant tous les deux, » a indiqué la source, ajoutant que les deux officiers avaient été emmenés à l’hôpital.

Le nord-est du Kenya, où les incidents entre tribus pastoralistes, disposant souvent d’armes automatiques, sont fréquents, a aussi vu se multiplier les explosions et attaques à la grenade depuis que le Kenya a lancé son armée à la poursuite des islamistes shebab dans le sud somalien fin 2011.

Depuis plusieurs mois aussi, la capitale Nairobi et la ville côtière de Mombasa, où l’ambassade américaine vient de mettre en garde contre une menace imminente d’attentat, ont aussi fait l’objet d’attaques.

Les autorités kényanes imputent régulièrement ces agressions aux somaliens shebab, un mouvement récemment intégré au réseau Al-Qaïda, mais ceux-ci ne les ont jamais revendiquées.

Jeuneafrique.com avec AFP

Explosion dans un cabinet d’avocats à Paris, un blessé

avril 13, 2012

PARIS (Reuters) – Une explosion a eu lieu vendredi dans un appartement du VIIIe arrondissement de Paris, faisant un blessé, a-t-on appris de source policière.

Une personne a eu un bras arraché, apparemment dans un cabinet d’avocats, a-t-on précisé de même source.

Selon un porte-parole des pompiers, il s’agirait d’un accident, l’explosion s’étant produite quand une personne manipulait une grenade de collection.

L’explosion s’est produite au 101 rue Miromesnil, où ont convergé des véhicules de police et de pompiers.

Reuters

Explosion d’une voiture piégée à Mogadiscio: le conducteur tué

mars 3, 2012

Une voiture piégée a explosé samedi à Mogadiscio, près d’une  base des soldats burundais de la force de la mission de l’Union africaine en  Somalie (Amisom), le conducteur a été tué, a indiqué un responsable de la  police, qui ne pouvait spécifier s’il s’agissait d’un kamikaze.

« La voiture a explosé alors qu’elle approchait de la base des soldats  burundais.  Le conducteur a été tué et deux passants ont été légèrement  blessés », a déclaré à l’AFP Mohamed Duale, un responsable de la police  somalienne.

« Nous enquêtons pour connaître quelle était la cible de cette attaque, qui  heureusement n’en a atteint aucune », a-t-il ajouté.

Il n’a pu confirmer que le conducteur était un kamikaze, ni même s’il savait  que le véhicule était piégé.

La voiture entrait en ville à vitesse réduite quand elle a explosé, près de  la façade arrière de la base des soldats burundais, selon des témoins.

« Il n’y avait pas beaucoup de gens autour quand la voiture a explosé », a  rapporté à l’AFP l’un des témoins, Ibrahim Ali.

Les insurgés islamistes shebab ont multiplié les attaques suicide ou à la  grenade à Mogadiscio, depuis qu’ils y ont abandonné leurs positions en août,  sous la pression des forces du gouvernement somalien de transition (TFG) et de  l’Amisom.

Egalement sous pression des forces kényanes et éthiopiennes dans le sud et  l’ouest, ils avaient menacé mi-février d’intensifier leur campagne d’attentats à  Mogadiscio.  Début février un kamikaze avait tué au moins 15 personnes dans un  bar près des locaux de la présidence.

Les shebab ont récemment connu leur plus grave revers depuis août, en étant  contraint le 22 février d’abandonner sans combattre un de leurs principaux  bastions, Baïdoa, aux troupes éthiopiennes.

S’ils semblent en difficulté sur le terrain militaire, les experts  avertissent qu’ils sont loin d’être défaits et pourraient désormais privilégier  les actions de guérilla et les attentats.

Jeuneafrique.com avec AFP