Posts Tagged ‘Grève génèrale’

Canada-Québec: Grève générale illimitée des débardeurs au Port de Montréal dès lundi

avril 23, 2021

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a fait parvenir à l’Association des employeurs maritimes (AEM) un avis de grève générale illimité à compter de lundi.

Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

© Ivanoh Demers/Ivanoh Demers Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

À moins d’une entente de dernière minute avec leur employeur, les 1150 débardeurs, grands-contremaîtres et le personnel d’entretien de la section locale 375 du SCFP cesseront le chargement et le déchargement des bateaux de même que l’amarrage des navires à compter de 7 h, lundi matin. Les activités seront aussi interrompues au terminal de Contrecoeur, en aval.

Le syndicat des 1150 débardeurs du port de Montréal précise dans un communiqué qu’il maintiendra cependant tous les services de débardage aux navires céréaliers ainsi qu’à ceux qui assurent l’approvisionnement de Terre-Neuve-et-Labrador, en vertu des dispositions du Code canadien du travail.

Dans un avis envoyé à ses membres, le président du comité exécutif du syndicat, Martin Lapierre, explique que cet arrêt de travail est devenu nécessaire à la suite de la décision de l’AEM de modifier unilatéralement les horaires de travail des débardeurs à compter de lundi matin. Une décision qui a été reçue comme un acte de provocation par les syndiqués, a expliqué le conseiller syndical Michel Murray vendredi midi.

M. Murray a cependant rappelé que la priorité des syndiqués est «de se trouver à une table de négociation».

En vue d’une reprise rapide des pourparlers, le Syndicat a tendu une ultime perche à l’employeur.

«Ce qu’on offre aujourd’hui à la partie patronale c’est qu’elle lève […] la coupure de la sécurité d’emploi et la modification des horaires. […] Si l’employeur accepte de lever ces mesures, nous on lèverait immédiatement notre grève du temps supplémentaire, notre grève de fin de semaine et notre avis de grève générale illimitée de lundi matin», a déclaré Michel Murray en point de presse.

Depuis des années maintenant, les négociations sont dans l’impasse entre les débardeurs et l’Association des employeurs maritimes.

Les principaux points en litige dans la négociation d’une nouvelle convention collective sont les horaires de travail, la conciliation travail-famille, le droit à la déconnexion et les mesures disciplinaires.

La convention collective qui lie les parties est échue depuis le mois de décembre 2018. Au moins trois médiateurs ont été nommés dans ce dossier par le ministère fédéral du Travail, mais en vain.

Rappelons qu’un débrayage général avait eu lieu l’été dernier pendant 13 jours au port de Montréal. Les débardeurs étaient retournés au travail à la faveur d’une trêve de sept mois avec leur employeur, maintenant échue.

Tous les regards se tournent vers Ottawa

Le déclenchement de cette grève en pleine pandémie serait un coup dur pour des dizaines, voire des centaines d’entreprises qui dépendent du port pour transporter leurs marchandises ou matières premières à travers le monde.

Plusieurs ont d’ailleurs commencé à se tourner vers d’autres installations portuaires, notamment le port d’Halifax, en raison de l’incertitude qui plane sur la poursuite des activités au port de Montréal. Mais de telles mesures font exploser les coûts de transport, selon Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

Pour Mme Proulx, cette grève dans le transport maritime ne peut tomber à un pire moment.

«Ça fait plus d’un an qu’on est en pandémie […] Les manufacturiers ont la capacité de ramener l’économie du Québec sur les rails alors vraiment cette grève-là tombe à un très mauvais moment», a-t-elle déploré sur les ondes d’ICI RDI.

Pour elle, seule une intervention rapide d’Ottawa pourrait éviter cet arrêt de travail.

«On demande au gouvernement fédéral et particulièrement au premier ministre Trudeau de s’assurer de la continuité des opérations dès lundi matin. Ça demande une intervention dès maintenant pour s’assurer que lundi il n’y ait pas de grève.»

À Québec, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a lui aussi directement interpellé le gouvernement fédéral qui est responsable des activités portuaires au Canada, pour une sortie rapide de cette impasse.

«Le port de Montréal est un service public stratégique pour la relance de notre économie», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec  Stéphane Bordeleau

Congo: Grève générale du barreau de Pointe-Noire

décembre 2, 2017

URGENT : ça chauffe à l’instant à la Cour d’appel de Pointe-Noire. Grève générale illimitée des avocats du barreau de Pointe Noire.

Les policiers conduits par le colonel Itoua Pottos ont investi les lieux pour empêcher les avocats de prononcer l’avis de grève générale suite à l’attestation de Maître Bagne.

Les avocats du barreau de Pointe Noire y tenaient une Assemblée Générale Extraordinaire pour annoncer officiellement une grève générale sur tout le département de Pointe Noire et du Kouilou.

Les avocats ont décidé d’une grève illimitée.

 

Déclaration de l’association des jeunes avocats de Pointe-Noire suite à l’interpellation et l’arrestation de Maitre Steve BAGNE BOTONGO

Suite à l’arrestation illégale, sauvage et barbare, à son bureau, le lundi 27 novembre 2017 à Brazzaville, dans le coup de 16 heures du confrère Stève BAGNE BOTONGO, Avocat domicilié au Cabinet d’Avocats BANZANI, Barreau de Brazzaville, par les éléments de la force publique,
L’Association des Jeunes Avocats de Pointe Noire, en sigle l’AJAP, réunie en Assemblée générale extraordinaire ce Mercredi, 29 Novembre 2017, à 14 heures 00 minute, dans la salle des audiences du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire,

Considérant que la République du Congo est un État de droit, tel qu’il ressort du corpus constitutionnel en vigueur en son article premier,

Considérant que l’idéal d’État de droit renvoie à un État dans lequel l’ensemble des autorités politiques, administratives, judiciaires et militaires tant centrales que locales, agit en se conformant strictement aux règles de droit en vigueur et dans lequel tous les individus bénéficient, également des garanties procédurales et des libertés fondamentales ,

Considérant que la profession de foi en l’État de droit par les constituants du 25 Novembre 2015 n’est pas une simple parure scripturale,

Considérant que la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo fait partie intégrale du corpus normatif national,

Consciente que la loi organisant la profession d’Avocat au Congo offre des garanties de procédure à l’Avocat,

Consciente que le Cabinet d’Avocat, tout comme le domicile de tout citoyen congolais, est protégé par la loi et déclaré inviolable,

Consciente que le même texte constitutionnel, en son article 11, interdit tout acte de traitement cruel, inhumain ou dégradant,

Rappelant que le dispositif constitutionnel en vigueur au Congo fait obligation à tout citoyen de se conformer à la constitution, aux lois et règlements de la république, dont fait heureusement partie la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo,
L’AJAP,

DENONCE AVEC FERMETE :

– L’arrestation voire même l’enlèvement et la séquestration du confrère Stève BAGNE BOTONGO en violation flagrante, sous l’œil complice des autorités judiciaires, des règles procédurales gouvernant l’arrestation d’un Avocat en République du Congo.

– La violation de la loi 026-92 du 20 janvier 1992 organisant la profession d’avocat en République du Congo, en l’occurrence, l’article 53 de ladite loi.

ET CONDAMNE AVEC FORCE :

– L’attitude coupable de certains agents de la force publique qui agissent sous le fallacieux prétexte de l’exécution des ordres donnés par leurs supérieurs hiérarchiques.

– L’attitude passive, voire permissive du parquet général de Brazzaville face à une telle violation flagrante du droit applicable aux Avocats en cas d’arrestation.

L’AJAP, EXIGE

– La libération immédiate, sans conditions aucunes, du confrère Stève BAGNE BOTONGO.

L’AJAP REAFFIRME

Son adhésion à la constitution du 25 novembre 2015, aux lois et règlements de la république, aux instruments internationaux de protection des droits de l’homme et à l’idéal de l’état de droit revendiqué par les constituants congolais de 2015 ;

Vive la République,
Vive l’Etat de droit,
Vive l’Association des Jeunes Avocats de Pointe-Noire

Fait à Pointe Noire, le29 Novembre 2017
L’Assemblée Générale Extraordinaire

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr

Congo: Grève générale dans l’Éducation nationale ce 13 novembre 2017

novembre 12, 2017

 

Pour dire NON au terrorisme d’État à savoir: les violences policières dans les écoles, collèges, lycées et Université ;

Pour exiger la restitution des fonds destinés aux générations futures volés par Sassou Nguesso et compagnie ;

Pour exiger le paiement des arriérés de salaires pour les uns, le recrutement dans la fonction publique pour les autres ;

Pour exiger le paiement des bourses des étudiants ;

Pour exiger la sécurité et les meilleures conditions de scolarité dans les établissements scolaires ;
TROP C’EST TROP …Grève générale sur l’ensemble du territoire national à partir du 13 novembre 2017.

Avec les 800 millions de dollars  de Rodolphe Adada, on peut payer la bourse des étudiants, la pension des retraités et les arriérés de salaires du CHU  de Brazzaville.

 

 

Brazzanews.fr avec les Indignés.242.com

 

Venezueala: début de la grève générale de 48 heures contre la Constituante de Maduro

juillet 26, 2017

Des citoyens venezueliens traversent le pont Simon Bolivar, depuis San Antonio del Tachira, au Venezuela, vers Cucuta, en Colombie, le 25 juillet 2017 / © AFP / Luis Acosta

Rue désertes, barricades ou banderoles commençaient à être visibles dans la capitale vénézuélienne mercredi matin, à l’aube d’une grève générale de 48 heures à l’appel de l’opposition contre l’élection contestée dimanche d’une Assemblée constituante.

« Finie la dictature! » clamaient des banderoles accrochées à des barricades fermant certaines rues dans Caracas et d’autres villes du pays dès 06H00 du matin (10h00 GMT). Les autobus continuaient cependant à circuler dans le centre de la capitale.

Les antichavistes (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont l’actuel président Nicolas Maduro est l’héritier) considèrent que les modalités de ce scrutin ne sont pas équitables et favorisent le camp au pouvoir.

Ils voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l’opposition est majoritaire, et d’éviter l’élection présidentielle de fin 2018.

Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés à l’Assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis.

A la veille de cette grève, signe de la tension ambiante et des craintes de nouvelles violences, les Vénézuéliens étaient partagés entre ceux qui faisaient le plein de provisions et ceux qui tentaient carrément de quitter le pays.

« J’ai acheté de la nourriture qui ne se périme pas: des conserves et des surgelés (…). Il faut se préparer pour ne pas mourir de faim », a déclaré à l’AFP Eugenia Santander, dans l’ouest de Caracas.

Des milliers d’autres, chargés de pesantes valises, traversaient la frontière avec la Colombie. « Les élections ont lieu dimanche et on ne sait vraiment pas ce qui va se passer. Pour être plus en sécurité, on a préféré passer » de l’autre côté, a déclaré à l’AFP Maria de los Angeles Pichardo, arrivée mardi côté colombien avec son époux et son fils.

– Monter en puissance –

Les antichavistes comptent monter en puissance au fil de la semaine. Outre l’appel au boycott de l’élection, l’opposition à également prévu une grande manifestation à Caracas vendredi.

Son dirigeant Henrique Capriles a appelé les Vénézuéliens à « donner le tout pour le tout » lors de la grève de mercredi et jeudi et de la marche de vendredi. « Maduro veut isoler le Venezuela du monde démocratique », a-t-il averti.

Un autre chef de l’opposition, Leopoldo Lopez, a pour sa part exhorté l’armée, principal soutien du président Maduro, à désavouer le projet de Constituante.

« Je vous invite à ne pas être complices de l’anéantissement de la République, d’une fraude constitutionnelle, de la répression », a déclaré dans une vidéo diffusée sur Twitter M. Lopez, fondateur du parti Volonté populaire, sorti de prison le 8 juillet après trois ans et cinq mois de détention, mais placé aux arrêts domiciliaires.

La procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, principale figure de la dissidence au sein du camp chaviste, a elle aussi appelé les citoyens à la mobilisation contre l’assemblée constituante et a dénoncé « les persécutions et les abus » commis par le pouvoir.

Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation lancée par l’opposition, la dirigeante syndicale Marcela Maspero parlant de « grève historique qui tente d’arrêter la tyrannie ».

– Pression internationale –

Mais le gouvernement contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Simultanément, la pression internationale sur Caracas a augmenté ces derniers jours. Washington a menacé le président Maduro de sanctions, et plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe l’ont appelé à renoncer à son assemblée constituante.

Mais le président vénézuélien, dont le mandat s’achève en janvier 2019, a réaffirmé sa détermination, sommant l’opposition de « respecter le droit du peuple à voter librement » et « sans violence ».

La Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, organise depuis près de quatre mois des manifestations presque quotidiennes contre M. Maduro, dont elle réclame le départ.

Depuis le début de cette vague de manifestations, 103 personnes ont été tuées et des milliers blessées. On dénombre également des centaines d’arrestations.

Une grève générale de 24 heures convoquée par l’opposition a déjà eu lieu jeudi dernier. La MUD a assuré qu’elle avait été suivie à 85%, alors que M. Maduro et d’autres responsables gouvernementaux ont affirmé qu’elle avait été un échec.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2017 14h49)

Le Venezuela en partie paralysé par une grève générale

juillet 20, 2017

Heurts entre opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro et les forces de police, le 20 juillet 2017 à Caracas / © AFP / JUAN BARRETO

Barricades, commerces fermés, transports à l’arrêt: le Venezuela était en partie paralysé jeudi par une grève générale à l’appel de l’opposition contre le projet du président Maduro de modifier la Constitution, après bientôt quatre mois de manifestations qui ont fait une centaine de morts.

Les antichavistes — du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier — sont farouchement opposés à la désignation d’une Assemblée constituante: elle permettra, selon eux, de contourner le Parlement élu où ils sont majoritaires.

Dans plusieurs quartiers de Caracas et d’autres villes comme Maracaibo, dans l’ouest du pays, les rues étaient bloquées par des barricades depuis le matin. Des affrontements sporadiques entre les deux camps ou avec la police ont éclaté à divers endroits.

L’opposition est lancée dans un contre-la-montre: le 30 juillet, les 545 membres de l’assemblée constituante doivent être élus avec pour mission de réécrire la Constitution.

Le chef de l’Etat compte y inscrire les programmes sociaux, le contrôle des prix pour limiter l’inflation –estimée à 720% pour 2017 par le FMI–, et la distribution d’aliments subventionnés afin de combattre la pénurie.

Pour le gouvernement, cette future assemblée sera aussi un « super pouvoir » qui pourra dissoudre le Parlement et dont la durée du mandat n’est pas définie.

Estimant le mode de désignation des candidats à l’Assemblée constituante verrouillé et trop favorable au chavisme, l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral.

« Peu importe de perdre une journée de travail quand on est en train de perdre un pays. Je rejoins la mobilisation pour essayer de sauver le peu qui nous reste, pour accroître la pression », a expliqué à l’AFP Omar, 34 ans, patron d’une petite entreprise de bâtiment au sud-est de Caracas.

– ‘Grève absurde’ –

« Nous avons de nouveau gagné (…). Les seuls qui peuvent paralyser ce pays sont les chavistes », s’est félicité M. Maduro en assurant que les secteurs clés de l’économie tournaient « à 100% ».

Confronté à une intense pression diplomatique, le chef de l’Etat socialiste assure que le projet de Constituante sera maintenu « pour la paix et le redressement économique » du pays et rejette les menaces de sanctions économiques « fortes » de Donald Trump en cas d’élection de cette assemblée.

La grève générale est soutenue par le patronat, les chambres de commerce et d’industrie, une partie des syndicats, les étudiants et les entreprises de transport.

Certains secteurs économiques, accusés par le président de mener une « guerre économique », craignent l’instauration, via la Constituante, d’un modèle économique « à la cubaine », qui aggraverait la situation économique, selon eux.

Lors des législatives de fin 2015, les antichavistes se sont largement imposés avec 2,1 millions de voix d’avance sur le camp présidentiel. Devenus majoritaires au Parlement, ils ont mis fin à 17 ans d’hégémonie chaviste et réclament une élection présidentielle anticipée.

– Industrie pétrolière stratégique –

Mais le gouvernement, qui a menacé de sanctions les entreprises participant à la grève, contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Entre décembre 2002 et janvier 2003, une grève générale convoquée par l’opposition à Hugo Chavez avait paralysé pendant deux mois la production de la compagnie nationale des pétroles, la PDVSA. Quelque 17.000 grévistes de PDVSA avaient alors été licenciés.

L’entreprise a dit fonctionner normalement jeudi.

« Une grève dans un pays pétrolier où le gouvernement contrôle cette production revient à un bras de fer financier opposant l’entrepreneuriat et une population affamée et appauvrie à un gouvernement également ruiné, mais qui contrôle les maigres ressources », analyse Luis Vicente Leon, de l’institut Datanalisis.

Frappé par une grave pénurie d’aliments et de médicaments et une inflation galopante, le Venezuela a perdu 70% des ses entreprises ces dix dernières années, et celles qui restent fonctionnent à 30% de leurs capacités, selon le syndicat patronal Fedecamaras.

Si la tension se poursuit jusqu’à la fin de l’année, le PIB pourrait se contracter de 9% en 2017, contre une prévision originale de -4,3%, a déclaré à l’AFP Asdrubal Oliveros, directeur du cabinet Ecoanalitica.

70% des Vénézuéliens rejettent l’assemblée constituante, selon l’institut Datanalisis. Un rejet confirmé par le vote massif de 7,6 millions de personnes à la consultation symbolique organisée par l’opposition dimanche.

Seule l’armée, soutien inconditionnel de M. Maduro, pourrait faire pencher la balance, juge le politologue Luis Salamanca. Mais cela semble peu probable: mercredi encore, en rejetant les menaces de Donald Trump, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a promis de défendre l’élection de cette assemblée controversée.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 22h22)                

Venezuela: après le vote, l’opposition appelle à la grève générale jeudi

juillet 17, 2017

Un homme montre sa carte d’électeur lors de la consultation symbolique contre Nicolas Maduro, à Caracas le 16 juillet 2017 / © AFP / Federico PARRA

Encouragée par la participation massive à la consultation symbolique qu’elle a organisée contre Nicolas Maduro, l’opposition vénézuélienne a appelé lundi à une grève générale de 24 heures jeudi pour tenter d’arrêter le projet du président socialiste de modifier la Constitution.

« Nous appelons tout le pays à une grève générale massive et sans violence de 24 heures ce jeudi afin d’exercer une pression (sur le gouvernement) et de se préparer à l’escalade définitive de la semaine prochaine », a déclaré lors d’une conférence de presse l’opposant Freddy Guevara, vice-président du Parlement, au lendemain de cette consultation légalement non contraignante.

Selon l’opposition, plus de 7 millions de Vénézuéliens, sur 19 millions d’électeurs potentiels, ont participé à la consultation et 98,3% d’entre eux ont rejeté dimanche le projet présidentiel de convoquer une Assemblée constituante. Le scrutin a été endeuillé par la mort d’une femme, tuée par des hommes armés à moto devant un bureau de vote dans l’ouest de Caracas.

Le Parlement est le seul organe du pouvoir vénézuélien contrôlé par les antichavistes –du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont M. Maduro est l’héritier. Et dans le cadre de l' »offensive » de l’opposition contre le chef de l’Etat, les élus comptent nommer vendredi de nouveaux magistrats à la Cour suprême (TSJ), accusée de servir le pouvoir.

Les membres de la coalition à l’origine de la consultation de dimanche, la Table de l’Unité démocratique (MUD), vont également signer un accord en vue de la formation d’un futur « gouvernement d’union nationale ».

En outre, Freddy Guevara a redit que l’opposition était prête à dialoguer, à condition toutefois que le gouvernement renonce à l’élection des 545 membres de la Constituante, prévue le 30 juillet.

Après plus de trois mois de manifestations violentes qui ont fait 96 morts dans ce pays en crise, la MUD espère provoquer des élections anticipées avant la fin du mandat de M. Maduro en décembre 2018.

Ce dernier assure que la Constituante vise à apporter paix et stabilité économique au pays, mais l’opposition pense qu’elle servira à contourner l’Assemblée nationale.

– ‘Demande de changement’ –

L’opposition avait tenté d’organiser un référendum révocatoire en 2016 mais le processus avait été bloqué par les autorités électorales.

« On perçoit une demande de changement politique persistant dans le temps », a dit à l’AFP le politologue John Magdaleno.

« L’opposition doit avoir une feuille de route, après avoir suscité tant d’espoir. Sinon, sa légitimité peut en prendre un coup, le peuple attend des actes fermes », a commenté pour sa part Felix Seijas, directeur de l’institut de sondages Delphos.

Du côté du gouvernement, la consultation est considérée « illégale ».

Sollicitant une « opportunité » pour son projet, Maduro a demandé dimanche à ses opposants de « ne pas perdre la tête » au vu des résultats et de « venir s’asseoir pour discuter ».

Pour éviter que l’opposition n’occupe tout le terrain dimanche, le gouvernement avait invité les citoyens à venir s’informer sur le scrutin du 30 juillet et tester les machines qui serviront au vote.

Le président peut compter sur le soutien des autorités électorales, judiciaires (sauf la procureure générale, menacée de destitution) et de l’armée.

– Les défis –

Le défi de l’opposition est désormais de se servir des résultats pour « fracturer l’adversaire, ce qui pourrait faire pression en faveur d’une négociation qui déboucherait sur une opportunité pacifique de changement », a estimé Luis Vicente Leon, président de l’institut de sondages Datanalisis.

En face, le gouvernement devra éviter une faible participation le 30 juillet car la Constituante aurait alors une « légitimité » amoindrie. Selon Datanalisis, 70% des Vénézuéliens rejettent le projet.

La consultation symbolique de dimanche a reçu le soutien des Nations unies, des Etats-Unis et de plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe.

Les Etats-Unis ont salué le vote symbolique de dimanche, en estimant qu’il s’agissait d’une « déclaration sans ambiguïté » de condamnation du régime.

La chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a appelé lundi à des « gestes politiques » du gouvernement pour « faire retomber la tension », telle que la suspension « du processus d’Assemblée constituante ».

L’opposition accuse le gouvernement d’être responsable de la crise économique qui étouffe le Venezuela, frappé de plein fouet par la chute des cours du pétrole alors que 95% des devises proviennent de l’or noir. L’inflation est à trois chiffres et aliments et médicaments sont soumis à des pénuries.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 22h07)                

Journée de colère d’étudiants tunisiens contre les « violences policières »

avril 14, 2017

Tunis – Une « journée de colère », marquée par un appel à une grève générale, a été observée vendredi par des étudiants tunisiens qui entendaient dénoncer des « violences policières » survenues trois jours plus tôt lors d’une manifestation à Tunis, a-t-on indiqué de source syndicale.

A cette occasion, 200 à 300 manifestants ont participé à partir de la mi-journée à un rassemblement sur l’avenue Habib Bourguiba, sous un important dispositif sécuritaire -une trentaine de cars de police au total y étaient stationnés-, a constaté un journaliste de l’AFP.

Après avoir scandé des slogans devant le théâtre municipal, ils ont tenté de rejoindre le ministère de l’Intérieur, situé à proximité, mais ont été bloqués par les forces de l’ordre, entraînant quelques bousculades, d’après la même source.

En milieu d’après-midi, manifestants et policiers se faisaient toujours face sur l’avenue en partie fermée à la circulation.

Un dirigeant de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Nidhal Khadraoui, avait auparavant indiqué à l’AFP que la « journée de colère » décrétée par le syndicat visait à dénoncer les « violences policières » ayant émaillé un sit-in mardi devant la présidence du gouvernement.

Ce jour-là, « 42 étudiants » en droit ont été blessés, « dont cinq grièvement », a-t-il affirmé, soulignant disposer de « photos et vidéos » montrant ces blessures.

Ce sit-in étudiant était intervenu en réaction à un décret ministériel modifiant les conditions d’accès au concours d’entrée à l’Institut supérieur de la magistrature (ISM).

Dans une déclaration à la radio privée Mosaïque FM, le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub a démenti toute violence de la part des forces de l’ordre, affirmant que les heurts de mardi avaient opposé deux groupes d’étudiants.

« Aucune enquête n’a été ouverte sur ce sujet parce qu’il n’y a eu aucune agression sur les étudiants en droit de la part de l’institution sécuritaire », a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 17h02)

Venezuela : l’opposition mobilise en masse et appelle à la grève générale

octobre 26, 2016

Caracas – L’opposition vénézuélienne a mobilisé mercredi des centaines de milliers de personnes contre le président socialiste Nicolas Maduro et a appelé à la grève générale vendredi pour faire monter la pression.

Nous appelons à une grève générale vendredi prochain, tout le monde reste chez soi, a déclaré Jesus Torrealba, secrétaire général de la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD, centre), devant une foule immense à Caracas.

Acculant un peu plus le chef de l’Etat, les antichavistes, du nom de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), ont convoqué une marche pacifique le 3 novembre vers le palais présidentiel de Miraflores.

L’objectif de cette nouvelle manifestation sera de signifier à M. Maduro le résultat du vote du Parlement, prévu juste avant, sur la procédure pour manquements au devoir de sa charge – lorsque le chef de l’Etat ne remplit plus ses fonctions. La MUD étant majoritaire au Parlement, le résultat de ce vote fait peu de doute.

Dans ce pays pétrolier en plein naufrage économique sous l’effet de la chute des cours du brut, la tension est à son comble alors que les deux camps s’accusent mutuellement de coup d’Etat.

Les antichavistes exigent le départ de Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat expire en 2019, le jugeant responsable de la crise économique.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2016 23h02)