Posts Tagged ‘grève’

Congo: grève de l’Université Marien Ngouabi, chasse à l’homme contre le maître-assistant Didier NGalebaye

septembre 3, 2017

 

Didier NGALEBAYE est parmi les responsables des syndicats des Enseignants de l’Université Marien Ngouabi.

Ce jeune professeur de philosophie a à son actif quelques ouvrages, son intransigeance éthique sur les questions sociétales lui a déjà valu quelques soucis avec le pouvoir en place. Comme à son accoutumée, le pouvoir lui a souvent reproché cette intransigeance éthique, trahissant selon certains dignitaires du pouvoir ses origines mbochis. C’est pourquoi son frère, Directeur central de la DGPN de Jean-François Ndenguet avait été écarté en 2014 juste avant les manoeuvres pour le référendum illégal de changement de la constitution.

Didier NGALEBAYE a fui sa maison depuis  l’après-midi du 1er septembre 2017 suite à des menaces de mort par des éléments de la police qui ont visité son domicile dix fois en 3 heures. Sa femme et ses enfants traumatisés sont partis se réfugier dans une église.

La dictature lui reproche de soutenir la grève des enseignants de l’université Marien Ngouabi.
Didier NGALEBAYE et sa famille sont en danger de mort.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo/Université Marien Ngouabi: entre grève et persécution

juillet 24, 2017

L’Université Marien Ngouabi de Brazzaville au Congo est en grève.
Menacés de mort par le Général Jean François Ndengué, directeur de la police nationale, 3 Étudiants syndicalistes ont réussi à quitter le Congo.

MAMBEKE empoche l’argent de Ndengué

En effet, Nelson Apanga, président du MEEC( Mouvement des élèves et étudiants du Congo), Balokin Sney( vice-président ) et Carrel Debon(secrétaire général ) ont réussi à s’extraire des griffes de Ndengué. Ils se trouvent à présent en lieu sûr, dans un pays africain. Et c’est de leur lieu de cachette qu’ils sont entrés en contact avec les médias.

D’autant qu’aucun confrère de Brazzaville, par peur de représailles, n’a pas voulu se mettre dans la gueule de Ndengué. « Nous sommes menacés de mort nuit et jour par la police qui nous recherche en nous accusant, injustement et de manière grotesque, de rouler pour l’opposition radicale. Nos domiciles ont été saccagés par des policiers nerveux.

Et d’ajouter, « nous étions d’abord logés à mpissa, il y avait tellement de l’insécurité, les gens en uniformes, notamment la milice de Sassou est venue nous fouiller dans Mpissa avec nos photos en main, pour un enlèvement. Nous avons été trahis par un de nos membres du syndicat ».

Face à tout cela, la seule chose qui nous restait était de nous mettre à l’abri », explique, d’une voix chevrotante, le président du Meec.

Leur « sacrilège » aux yeux de Jean François Ndengué, le directeur général de la police congolaise, c’est de réclamer le payement de leurs arriérés de bourses que leur doit l’Etat congolais depuis 6 mois.

Il faut préciser qu’à la suite des menaces proférées par Ndengué, via le téléphone, à l’encontre du jeune Mambéké, également étudiant syndicaliste( à la suite de l’élément sonore), le directeur de la police congolaise aurait réussi à soudoyer le jeune naïf étudiant syndicaliste. On parle d’un million de FCFA pour qu’il se taise et livre aussi toutes les informations nécessaires dont avait besoin Jean-François Ndengué, alias Werrason, pour traquer les 3 autres compères de Mambéké.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo : trois journées « université morte » à Brazzaville

avril 13, 2017

Sur le campus de l’Université Marien Ngouabi en mars 2008. © Vincent Fournier pour JA

Enseignants et agents de l’Université publique du Congo à Brazzaville observent depuis mercredi et jusqu’à vendredi, trois journées « université morte » pour essayer de faire entendre leurs revendications salariales, a-t-on appris dans un communiqué publié par leur intersyndicale.

« Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte les 12, 13 et 14 avril pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle », indique la déclaration des syndicats d’enseignants et d’agents publiée mardi 11 avril et relayée par l’AFP.

Parmi les points de contestation, les syndicats dénoncent notamment le décalage des dates de paiement des salaires des agents de l’université par rapport à celles des employés de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’Université, qui s’élève officiellement à 900 millions de francs CFA (plus d’1,3 million d’euros) par trimestre.

Heures supplémentaires

Par ailleurs, le personnel enseignant réclame le paiement des heures supplémentaires − au-delà des heures statutaires de cours − ainsi que celles effectuées pendant la surveillance des examens par  le personnel non-enseignant.

Aucun cours n’a été dispensé et les administrations de l’université sont restées également fermées mercredi à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique du Congo, fondée en 1971. L’an dernier déjà, l’établissement avait connu un long épisode de grève, pour les mêmes motifs.

Jeuneafrique.com

Guyane : le point sur la situation avant la grève générale de lundi

mars 26, 2017

Le territoire ultramarin est le théâtre d’une série de mouvements sociaux depuis plusieurs jours. Une mission interministérielle est présente sur place.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement. JODY AMIET / AFP
Touchée depuis plusieurs jours par une série de mouvements sociaux, la Guyane, collectivité territoriale de plus de 250 000 habitants, voit la mobilisation prendre de l’ampleur, avec le vote, samedi 25 mars, par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) de la grève générale à compter de lundi. La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.
Grève générale pour « protéger les salariés grévistes »

En votant à l’unanimité la grève générale à compter de lundi, les 37 syndicats réunis au sein de l’UTG souhaitent protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé Albert Darnal, le secrétaire général de l’organisation.

Regroupant pêle-mêle des salariés d’EDF, des collectifs contre l’insécurité, un collectif dénonçant l’insuffisance de l’offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socioprofessionnels et des transporteurs, le mouvement de protestation a notamment monté des barrages obstruant depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l’entrée de Cayenne.

Barrages filtrants et vols annulés

Ces barrages routiers filtrants, soutenus par la classe politique locale, rendent les déplacements motorisés très difficiles, à l’exception de ceux des véhicules d’urgence. Par ailleurs, les écoles, l’université, le port de commerce, les administrations et certains commerces sont fermés depuis jeudi.

Air France a pour sa part fait savoir qu’elle annulait ses deux vols long-courriers de Paris-Orly à Cayenne dimanche et lundi. « Nous ne pouvons pas assurer ces vols pour des raisons opérationnelles », a expliqué le porte-parole de la compagnie aérienne, évoquant notamment des problèmes sur place d’approvisionnement des appareils en carburant et des difficultés de circulation au sol.

Quant à Arianespace, elle a dû ajourner le lancement d’une fusée.

Une délégation interministérielle sur place

Conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, la délégation interministérielle est arrivée samedi après-midi. Elle est composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la situation guyanaise, issus de différents ministères. Elle comprend aussi Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.

Pour l’instant, certains protestataires refusent de rencontrer la délégation, réclamant la venue de ministres. Mais la ministre des outre-mer, Ericka Bareigts, a fait savoir dimanche qu’elle remettait une éventuelle visite « lorsque les conditions seront réunies et que les choses auront bien avancé », assurant qu’elle n’avait pas « peur » de se rendre en Guyane.

La ministre estime en effet que les membres de la délégation « écoutent, font un état des lieux très précis et agissent ». « La preuve hier, la mission a déjà annoncé des mesures très concrètes », a-t-elle souligné, citant le maintien du centre médical de Kourou, ou encore l’expérimentation d’un scanner à l’aéroport « pour le contrôle du trafic de drogue ». En ce qui concerne le renforcement de la sécurité, Ericka Bareigts n’a pas exclu l’envoi de troupes supplémentaires, en plus de celles déjà envoyées en renfort.

Jeudi, elle avait proposé la tenue de discussions à Paris autour de l’économie, de la santé et de la sécurité, les principaux sujets de revendication des manifestants, afin de « traiter sans délai les problèmes immédiats ». Une demande rejetée par les participants aux mouvements sociaux, refusant de se rendre à Paris pour négocier avec le gouvernement.

Les candidats à l’élection présidentielle s’emparent du sujet

Dimanche, Emmanuel Macron, candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, a appelé – comme le premier ministre – à « revenir à la raison et au calme » et préconisé que « l’Etat doit investir massivement, en termes d’infrastructures, de développement, pour aider le territoire guyanais à s’en sortir. » De nombreux autres candidats à l’élection présidentielle ont évoqué la question guyanaise au cours du week-end. « Cette situation est la conséquence de l’échec de la politique de François Hollande », a accusé François Fillon, là où Marine Le Pen a elle dénoncé le « service cruellement minimum » des gouvernements successifs vis-à-vis du territoire ultramarin. En meeting à Rennes, Jean-Luc Mélenchon a lancé un salut de solidarité à la Guyane.

Dimanche soir, le gouvernement a dénoncé « l’instrumentalisation à des fins électoralistes » de la « crise sociale » en Guyane par « certains candidats à l’élection présidentielle ou leur porte-parole », en visant François Fillon et Marine Le Pen notamment. Dans un communiqué, les ministres Matthias Fekl et Ericka Bareigts ont villipendé « l’invective, l’outrance et l’approximation » de candidats « qui ne semblent découvrir les outre-mer qu’à l’occasion des campagnes électorales » et « portent des propositions dangereuses qu’il convient de rappeler, comme la modification de la rémunération des fonctionnaires ou de la défiscalisation des aides à l’investissement ».

Lemonde.fr

Congo/Pointe-Noire: Les malades vident l’hôpital général de Loandjili

mars 7, 2017

La ville océane au bord du chaos : la crise sociale s’accentue devient inquiétante et alarmante.

La situation est catastrophique et drastique à Pointe-Noire, tous les malades ont vidé l’hôpital général de Loandjili par manque de travailleurs à cause de la grève car ils réclament leurs salaires et des arriérés.

L’État est conscient dans l’anémie et l’asphyxie de ses finances; il regarde impuissant sans pour autant réagir. Le ministre de la Santé a juste trouvé un faux-fuyant celui consistant de limoger la directrice, une autre bouc-émissaire. Les malades préfèrent aller mourir chez eux, au lieu d’attendre sur le lit d’hôpital un personnel absent.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo: Les avocats Congolais rentrent en grève

février 20, 2017

Ca chauffe à Brazza: Maitre Ibouanga vient de s’exprimer sur Rfi.

Les avocats entrent en grève dès demain et pendant trois jours jusqu’à la libération sans condition de l’ avocat de Ntsourou.

 

Photo de BrazzaNews.

 

Déclaration solennelle des avocats du barreau de Brazzaville

Nous, Avocats du Barreau de Brazzaville, réunis en assemblée générale extraordinaire ce jour lundi 20 février 2017 dans la salle d’audience de la Cour d’Appel de Brazzaville relativement à l’interpellation suivi de la garde à vue au poste de Commandement de la Gendarmerie de notre confrère Ludovic Désiré ESSOU, suite au décès du détenu, le nommé MARCEL NTSOUROU à la Maison d’Arrêt Centrale de Brazzaville; et ce en violation de l’article 53 alinéa 4 de la loi n°026-92 du 20 août 1992 portant organisation de la profession d’avocat en République du Congo,

Considérant que notre confrère, Maître Ludovic Désiré ESSOU a été interpellé le 18 février 2017 hors de la présence de monsieur le Bâtonnier ou de monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Brazzaville en violation de l’article précité.

Préoccupés des intérêts de notre confrère et de ceux de l’exercice de la profession d’avocat en République du Congo;

L’assemblée générale :
Dénonce le non respect de la procédure ayant abouti à l’interpellation de Maître Ludovic Désiré ESSOU
Exhorte le parquet de la République garant des droits et libertés et la Gendarmerie nationale au respect de la loi
Exige sa libération immédiate et sans conditions
Décide de la suspension des activités professionnelles des Avocats devant les greffes et les juridictions pendant une durée de trois jours à compter du mardi 21 février 2017

Fait à Brazzaville, le 20 février 2017
L’Assemblée Générale

 

Avec Brazzanews.fr

Les fonctionnaires ivoiriens restent en grève en attendant les « réponses concrètes » du gouvernement

janvier 18, 2017

Des lycéens à la sortie des cours à Abidjan en mars 2016. © Jacques Torregano pour JA.

En dépit de l’appel du gouvernement à reprendre le travail, le mouvement de grève au sein de la fonction publique est maintenu jusqu’en fin de semaine. Un contexte social explosif sur lequel est revenu mercredi le porte-parole du gouvernement après un conseil des ministres très chargé, en plein mouvement de colère au sein des forces de sécurité.

« S’agissant des revendications des fonctionnaires, des mesures seront proposées lors de la rencontre du jeudi 19 janvier à 10h » [entre le ministre de la Fonction publique, Pascal Abinan Kouakou, et les syndicats, NDLR], a affirmé Bruno Koné mercredi 18 janvier. La veille, ce dernier avait promis que le gouvernement chercherait « avec tous les acteurs des solutions justes, supportables et durables ».

En attendant la concertation de jeudi, les syndicats ont décidé de maintenir leur mouvement social jusqu’à vendredi, adressant ainsi une fin de non-recevoir au gouvernement qui leur avait demandé de reprendre le travail. Conséquence, une grande partie des services publiques, dont le secteur de la santé et de l’éducation, mais aussi celui des impôts, restaient très perturbés mercredi.

« Aucune réponse concrète ne nous a été adressée »

« La grève se poursuit car jusqu’à présent, aucune réponse concrète ne nous a été adressée. Nous attendons la rencontre jeudi avec le ministère de la Fonction publique pour aviser », explique Mesmin Komoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), contacté par Jeune Afrique.  Avant d’ajouter : « Nous sommes également en attente d’un retour du ministère de l’Éducation sur les doléances propres aux professeurs ».

Parmi les principales revendications des fonctionnaires, le retrait d’une réforme repoussant l’âge de départ à la retraite à 60 ans, contre 55 auparavant. Les grévistes de la fonction publique – qui emploie quelque 200 000 personnes – demandent aussi le paiement de leurs arriérés de salaires.

Grogne sociale généralisée 

Une grogne à laquelle s’est rajoutée lundi celle des étudiants et lycéens des établissements publics, qui ont manifesté dans les rues d’Abidjan pour demander la reprises des cours. Des rassemblements émaillés de heurts, avant d’être dispersés par les gaz lacrymogènes de la police.

L’agenda social du gouvernement s’annonce d’autant plus chargé que ces mouvements sociaux coïncident avec une nouvelle vague de colère au sein de l’armée. Au départ circonscrit à certaines casernes début janvier, le vent de protestation semblait mardi avoir gagné les corps de la gendarmerie et de la police dans plusieurs villes du pays, dont la capitale politique Yamoussokro.

Ce nouveau mouvement d’humeur au sein des forces de sécurité pourrait-il faire passer les revendications des fonctionnaires au second plan ? Certains le craignent, admet le responsable du mouvement, Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme nationale des syndicats des organisations professionnelles du secteur public. « Depuis cinq mois maintenant, nous exposons nos revendications, mais celles des militaires, qui sont purement d’ordre financière, semblent avoir relégué nos demandes au second plan. Nous déplorons ce système de deux poids deux mesures ».

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy

Togo : les raisons du malaise des enseignants

décembre 14, 2016

Manifestation d’élèves en avril 2013 à Lomé, au Togo. © Erick Kaglan/AP/SIPA

Depuis deux semaines, l’enseignement primaire et secondaire au Togo ploie sous le coup d’une série de grèves. Faute d’un accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants le 8 décembre dernier, une nouvelle grève de 72 heures est observée depuis ce mercredi.

Se dirige-t-on au Togo vers une année scolaire similaire à celle de 2013 ? La question mérite d’être posée. Des syndicats réclament de meilleures conditions de vie pour les enseignants.

Parmi eux, le syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (Synpett), le Syndicat national des enseignants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (SNEETFP), le Syndicat des enseignants du secondaire du Togo (Sesto) et le Syndicat des enseignants du préscolaire et du primaire du Togo (Seppto).

Pour eux, l’année scolaire 2016-2017 semble mal partie. Des débordements sont constatés dans certains établissements en différentes régions. À Dapaong au nord du pays, des élèves sans enseignants se sont, début décembre, organisés en petit groupe pour « déloger leurs camarades des établissements privés ». Beaucoup voient là le spectre de 2013 :  deux élèves avaient trouvés la mort dans des manifestations violentes.

La question des primes

Avant la rentrée scolaire du 17 octobre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Réforme administrative avait alors rencontré les syndicats, qui avaient exposé leurs revendications. Insatisfaits, ces derniers ont maintenu leur mouvement. Depuis août, ils exigent l’octroi de différentes primes mensuelles.

Il s’agit de l’octroi de l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation. Les enseignants réclament aussi une prime de travail de nuit et une prime de salissure, à intégrer au budget 2017.

« Nous attendons également l’adoption du statut particulier de l’enseignant. Nous devions avoir gain de cause en mars dernier », fait savoir Atsou Atcha, coordinateur du syndicat de l’enseignement technique, pour qui le gouvernement devra aussi résoudre « le problème de la Caisse nationale de sécurité sociale et le dossier des normaliens ».

Le gouvernement dit de son côté « comprendre » l’importance et la légitimité des demandes mais soulève l’existence « d’autres priorités ».

Des affectations « punitives »

Conformément au statut général de la fonction publique, les syndicats exigent le rattachement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de  l’enseignement.  Si la plupart des enseignants ont déjà basculé dans la fonction publique, les syndicats évoquent le cas de « certains camarades » pour qui cela n’est pas le cas.

« C’est un point sur lequel nous avons longuement discuté avec les ministres », insiste Atsou Atcha. Le gouvernement a pour le moment rassuré les syndicats sur sa volonté de trouver une solution à « cette préoccupation ». Mais aucun calendrier n’est pour l’heure proposé.

Les partenaires sociaux dénoncent également « les affectations punitives » constatées depuis le début de leur mouvement. Pour Assih Abalo-Essé, du syndicat de l’enseignement général, les affectations récentes des représentants d’enseignants et de délégués syndicaux doivent être « annulées ».

Face aux explications du gouvernement, selon lesquelles « tout fonctionnaire est appelé à servir son pays partout où le besoin se fait sentir », les syndicats dénoncent « une fuite en avant ». Les centrales s’insurgent également contre les lettres d’explication exigées par certains chefs d’établissements et les menaces qu’ils subissent dans l’exercice de leur droit de grève.

Des élèves dans la rue

Conséquence directe de ces mots d’ordre répétitifs de grèves : dans les établissements scolaires, les cours se dispensent de manière irrégulière. Les enseignants brandissent également une autre menace. Celle de ne pas revenir sur les cours qui devaient être donnés durant la période de grève. Une méthode dénoncée par les autorités qui considèrent qu’elle est de nature à « instrumentaliser les élèves » en les poussant dans la rue.

De fait, les élèves des établissements de l’enseignement public impactés par la situation vont déloger leurs camarades de l’enseignement privé.

Une crainte qui s’est déjà réalisée, selon Augustin Noukafou, journaliste à Lomé. « La semaine dernière, le collège Saint Joseph a connu des scènes d’une violence inouïe lorsque certains élèves venus d’autres établissements sont allés sortir à coup de pierres leurs camarades qui suivaient paisiblement leurs cours », témoigne-il.

Les revendications des enseignants font également élever des voix dans la classe politique. L’ANC, principal parti de l’opposition, s’est dit « vivement préoccupé par cette situation qui pénalise les élèves et contribue à dégrader davantage le niveau de l’enseignement » du pays. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de trouver dans les meilleurs délais des solutions aux revendications à travers le dialogue, qui se poursuit en ce moment même.

Jeuneafrique.com par Edmond D’Almeida

Tchad: Risque d’une année blanche

novembre 5, 2016

La rentrée scolaire devait, officiellement, avoir lieu le 15 septembre. Mais plus de six semaines, après, toujours, rien. Enseignants, parents, élèves et étudiants, se tournent, encore, les pouces, chez eux. Et la situation ne risque pas de s’arranger, d’autres corps sociaux entrant, eux aussi, en grève. Il en est, par exemple, de la garde présidentielle, jusque-là, très choyée, qui a vu ses primes de septembre réduites, ce qui ne l’a pas du tout enchantée. Résultat, elle a gagné, à son tour, le mouvement de protestation. Le risque d’une année blanche n’est pas négligeable, même si, officiellement, le gouvernement se démène pour trouver des solutions à cette crise qui n’a pas commencé hier.

De manière générale, les salaires du mois dernier n’ont pas encore été payés. Cette situation est due, certes, par la baisse des recettes pétrolières, mais aussi, par la mal-gouvernance. Le budget de cette année, par exemple, est absorbée à 75% par le seul ministère de la Défense. Idriss Déby Itno qui joue la sécurisation à fond de son régime, avait prévu le recrutement de 8.000 soldats, pour renforcer ses forces de défense et de sécurité. Sauf que cette décision n’a pas été appréciée par les syndicats enseignants et de la fonction publique, qui désapprouvent de tels choix.

Le pouvoir a voulu remédier à cette situation en recourant au soutien de certains partenaires extérieurs, mais, l’aide sollicitée à l’Arabie Saoudite, par exemple, n’a pas été accordée. Le royaume wahhabite aurait alloué une forte aide à N’Djamena, l’année dernière, soit, l’équivalent de deux années de son budget national, pour lui permettre d’envoyer un fort contingent militaire tchadien destiné au renforcement de ses combattants au Yémen. Est-ce pour cela que le Tchad avait inscrit 8.000 nouveaux militaires à son budget de cette année ? Toujours est-il que personne ne sait où est passée cette grosse somme d’argent, le Tchad ayant sollicité, il y a quelque temps, une nouvelle aide auprès des autorités saoudiennes afin de renflouer son budget alors qu’il n’a, pas encore, satisfait à l’envoi des troupes.

Et même quand la rentrée aura eu lieu, au total, près de 200.000 enfants affectés par les crises (à l’Est, au Sud et à l’Ouest du pays) risquent de rester sans accès à l’éducation. Le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad, récemment, publié, souligne l’ampleur du phénomène.

Les cours ont, toutefois, repris dans certaines écoles, ainsi que, dans les camps de réfugiés dans la région du Lac Tchad et à l’Est, mais, avec des effectifs réduits. Beaucoup de ces structures fonctionnent grâce à l’aide étrangère (notre photo montrant des table-bancs don de l’Unicef).

La qualité de l’enseignement pose, aussi, problème. Selon l’UNESCO, le ratio élève par enseignant au niveau primaire au Tchad est de 96 élèves par enseignant formé, contre une moyenne de 53 en Afrique sub-saharienne. Par ailleurs, les espaces éducatifs font défaut. Certaines infrastructures éducatives du pays sont, particulièrement, exposées aux catastrophes naturelles, telles que les inondations (30% des écoles, soit 552 écoles), pouvant entraîner des dégâts matériels et humains importants. Les fournitures scolaires et autres matériels didactiques manquent également. Selon l’UNESCO, environ, 90% des élèves au Tchad doivent partager leur manuel scolaire avec, au moins, deux autres élèves. On est, très loin, des standards universels qui exigent un manuel par apprenant.

Afriqueeducation.com

Congo-Brazza : étudiants et enseignants de l’Université Marien Ngouabi en grève depuis près d’un mois

septembre 29, 2016

Les étudiants, enseignants et autres agents de l’Université Marien Ngouabi, unique établissement d’enseignement supérieur public au Congo, font grève depuis près d’un mois pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de travail. Leurs syndicats ont indiqué mercredi qu’ils comptaient maintenir leur mouvement.

« Nous ne pouvons pas lever la grève sans contrepartie. Elle est maintenue jusqu’au règlement complet de notre situation », a déclaré à l’AFP Didier Ngalebaye, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du supérieur. Il déplore le fait que l’État congolais n’a pas versé une subvention pour le deuxième trimestre 2016, qui s’élève à 900 millions de francs CFA, c’est-à-dire à plus de 1,3 million d’euros.

Paiement des bourses 

La grève a été déclenchée conjointement par le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi et le Mouvement des étudiants du Congo (MEC), le 3 septembre, date qui devait marquer la rentrée 2016-2017. Ce mouvement social paralyse les onze établissements de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. »Nous réclamons le paiement de deux trimestres de bourses. Nous ne reprendrons pas le chemin de l’université tant que cette bourse ne sera pas versée », a dit à l’AFP un responsable du MEC qui a requis l’anonymat.

Difficultés économiques 

Les autorités congolaises affirment que le pays vit une situation socio-économique difficile due à la baisse du prix du pétrole, une ressource dont le Congo est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne. »Ce n’est un secret pour personne, notre principale ressource est aujourd’hui vendue à peu près à la moitié du prix auquel elle l’était il y a deux ans », a expliqué mercredi à la presse Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l’Enseignement supérieur. « Cela modifie forcément nos engagements, nos équilibres et constitue une difficulté claire ». Les exportations du pétrole représentent en effet plus de 70% des recettes de l’État congolais.

Par Jeune Afrique avec AFP