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Mort de la « Dame de fer » de la Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry

septembre 10, 2021

Mort de la "Dame de fer" de la Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry
Mort de la « Dame de fer » de la Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry© AFP/Archives/Pascal GUYOT

La « Dame de fer » de la Guadeloupe », Lucette Michaux-Chevry, est décédée jeudi à l’âge de 92 ans, après une très longue carrière en politique, saluée par de nombreuses réactions soulignant son engagement et sa détermination.

L’emblématique politicienne, très ancrée à droite, s’est éteinte après plusieurs mois de lutte contre un cancer de la gorge. Celle qu’on surnommait la Dame de fer des Caraïbes a occupé tous les postes politiques: de maire à la fin des années 80 jusqu’à ministre déléguée dans les années 1990, dans le gouvernement de Jacques Chirac, dont elle était une amie fidèle.

Le président Emmanuel Macron a rendu hommage dans un communiqué à une « représentante infatigable de son territoire » qui « aura marqué au cours de sa longue carrière politique l’histoire de la Guadeloupe ».

« Investie pour donner à la Guadeloupe, et plus largement aux Outre-mers, une place de coeur et de choix dans notre République, elle aura oeuvré pendant près de 50 ans au service des Guadeloupéennes et Guadeloupéens », a salué le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu dans un tweet vendredi matin.

La classe politique locale a unanimement souligné le caractère bien trempé de cette femme politique, omniprésente dans la vie politique de l’île pendant 60 ans.

« Tout le monde est conscient au niveau de la Guadeloupe de qui a été Lucette Michaux-Chevry », a salué Guy Losbar, le président du département sur Radio Caraïbes International.

« Chagrin immense »

Née le 5 mars 1929 à Saint-Claude (Basse-Terre), Lucette Michaux-Chevry a occupé tour à tour tous les mandats locaux et nationaux, parfois en même temps.

Elue maire en 1987, elle s’est hissée jusqu’aux ors ministériels, en passant par les fonctions de conseillère générale, présidente de Région, sénatrice, députée. Elle a fini par quitter la vie politique début 2019, en démissionnant de son dernier poste, présidente d’agglomération.

Dès l’annonce de son décès, de nombreux hommages lui ont été rendus sur les réseaux sociaux, par des politiques, des personnalités ultramarines ou encore des anonymes, tous conscients qu’une page de l’histoire du territoire, où elle était à la fois crainte, admirée, ou décriée notamment pour ses démêlés judiciaires, vient de se tourner.

« J’ai mal et notre chagrin est immense », a écrit, sur Facebook, sa fille Marie-Luce Penchard, ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy et maire de Basse-Terre, elle-même touchée par des accusations de détournement de fonds publics et de concussion.

« C’est à mon sens le plus grand +homme+ politique que j’ai rencontré », a souligné de son côté le député de Guadeloupe Olivier Serva (LREM).

Jacques Bangou, ancien maire de Pointe-à-Pitre, a également salué sa mémoire et son « panache »: « Elle a été un personnage politique qui a représenté pour la Guadeloupe la fierté d’avoir quelqu’un qui savait taper du poing sur la table, et ne baissait jamais les bras vis-à-vis des représentants de l’Etat, même quand elle était dans les arcanes du pouvoir ».

Elle était « un engagement, un caractère, une vision, le tout nourri d’un amour viscéral pour son île », a encore dit M. Serva.

« Issue à l’origine des rangs socialistes, Lucette Michaux-Chevry sera tour à tour devenue la grande figure de la départementalisation, avant de devenir avec la même verve et la même ardeur une militante de l’autonomie » du territoire, a déclaré la fédération du Parti socialiste de la Guadeloupe, saluant celle qui avait milité en 2003 pour le oui au référendum sur l’émancipation de la Guadeloupe.

Plusieurs mises en examen

Mme Michaux-Chevry, avocate de formation, connaît sa première élection en 1959 en devenant conseillère municipale de sa ville Saint-Claude, alors que son fils a à peine quelques jours.

D’abord au Parti socialiste, elle soutient en 1981 le candidat à la présidentielle Valéry Giscard d’Estaing, marquant ainsi le début de son engagement à droite.

Sa longue carrière reste aussi émaillée d’affaires de corruption, entre autres démêlés judiciaires. Cultivant un pouvoir insulaire ne souffrant pas la contestation, elle connaît à partir des années 1990 plusieurs mises en examen, qui ne se concluent pas toutes par des condamnations.

En 2019, Lucette Michaux-Chevry est toutefois condamnée à deux ans de prison avec sursis pour des délits environnementaux et de favoritisme en matière de transports publics.

Par Le Point avec AFP

Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel

août 20, 2021
Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel
Le CHU de Guadeloupe bat le rappel de tout son personnel© AFP/Archives/Cedrick Isham CALVADOS

Le directeur général du CHU de Guadeloupe a rappelé « tous les personnels du CHU », qui « doivent regagner leur poste sans délai », alors que la « situation épidémique et ses impacts sur le tissu hospitalier ne cesse de se dégrader ».

« Toutes les « activités programmées » sont mises à l’arrêt, « seules les chirurgies non reportables peuvent se poursuivre », indique la note interne datée du 18 août du directeur général du CHU, Gérard Cotellon.

Selon un communiqué du préfet de la Région Guadeloupe, « la situation reste extrêmement préoccupante avec 4.180 nouveaux cas cumulés en 4 jours » et « le rythme de 1.000 contaminations par jour est maintenu » avec un taux de positivité « à 22,3 % ».

Depuis lundi, « 60 décès supplémentaires sont à déplorer », ajoute le communiqué qui précise que « tous n’étaient pas vaccinés » et que « le plus jeune avait 48 ans ».

Les services funèbres de l’île sont surchargés, selon les médias locaux. « A cause de la saturation liée au Covid mais aussi aux autres causes comme les accidents de la route par exemple, nous sommes en limites de place », témoigne Tania Foucan, médecin légiste du CHU de Guadeloupe.

« Pour répondre à la problématique des +flux+ que cette saturation pose, un container réfrigéré de 40 pieds et un module de 12 places ont été installés, fournis par les pompiers et l’armée », selon elle.

Vendredi soir, quelque 300 professionnels de santé doivent arriver sur l’île. Face à la situation du CHU, la Région Ile-de France a indiqué envoyer 20 lits de réanimation pour la Guadeloupe et la Martinique.

La Région Guadeloupe a également voté une subvention au CHU d’environ 90.000 euros pour l’achat d’un « automate PCR, permettant de réaliser de manière flexible des tests avec un délai de rendu plus rapide ».

De nouveaux clusters sont apparus comme celui du centre pénitentiaire de Baie-Mahault, où près de « 37 détenus (sont) contaminés, dont certains en réanimation, et une trentaine de personnels contaminés également », a assuré à l’AFP le secrétaire du syndicat Unsa-Ufap, Jean-Jacques Racamy, confirmant une information de la chaîne publique Guadeloupe la 1ere.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : après la Martinique, un « confinement strict » décrété en Guadeloupe

août 11, 2021

Mercredi matin, Emmanuel Macron a insisté sur la situation « dramatique » aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19.

En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août.
En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août. CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP

En France, la quatrième vague de Covid-19 frappe particulièrement les territoires d’outre-mer. En Guadeloupe et en Martinique, à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, contre plus de 55 % en métropole, selon les derniers chiffres de Santé publique France.

  • Un confinement strict décrété en Guadeloupe

Comme c’est déjà le cas en Martinique, la Guadeloupe va connaître un « confinement strict » pour lutter contre l’épidémie, a annoncé, mercredi 11 août, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Ce dernier a rappelé qu’en Martinique le préfet avait pris mardi un arrêté « qui ferm[ait] les restaurants, les bars, l’accès aux plages et certains commerces, et allonge[ait] le couvre-feu »« Lors du conseil de défense de ce matin, nous avons décidé d’étendre ces mesures à la Guadeloupe », a-t-il poursuivi, précisant qu’il s’agissait de « mesures fortes mais nécessaires ».

« C’est une nécessité vitale [pour] stopper au plus vite la circulation du virus. [Aux Antilles] la situation est critique, jamais sur le territoire français nous n’avons atteint un tel taux d’incidence. »

Les chiffres sont en forte augmentation en Guadeloupe, avec un taux d’incidence de plus de 1 700 cas pour 100 000 habitants et quatorze morts la semaine dernière. La situation épidémique nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, à son arrivée mardi soir dans l’île.

  • Situation « dramatique » aux Antilles, des soignants et pompiers en renfort

A l’ouverture du conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a alerté, mercredi, sur la « situation dramatique » de l’épidémie aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19 et une saturation des hôpitaux.

« Un scénario d’urgence est aujourd’hui devant nous », a encore souligné le chef de l’Etat, selon qui la situation aux Antilles « implique la solidarité inconditionnelle de la nation » et offre « la démonstration cruelle » que « la vaccination est le moyen le plus efficace » face au virus.

« Si la situation est si inquiétante aux Antilles, c’est parce que la couverture vaccinale n’est pas suffisante », a insisté M. Attal après le conseil, appelant la population à se faire vacciner.

Quelque « 274 soignants et 60 pompiers » venus de la métropole sont arrivés pour « prêter main-forte aux équipes médicales » des deux îles, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, sur Twitter :

En Martinique, un nouveau confinement strict a été mis en place, avec fermeture des commerces non essentiels, des locations saisonnières, des hôtels et des plages, alors que les touristes ont été invités à quitter l’île, lundi.

  • En Guyane, remise en place du couvre-feu le week-end

En Guyane, pour lutter contre la progression du variant Delta, des mesures de protection renforcées ont également été décidées. A compter du 11 août, le couvre-feu est remis en place « du samedi 20 heures au lundi 5 heures [dans les communes] les plus touchées par la hausse du nombre de contaminations : Cayenne, Macouria, Matoury, Rémire-Montjoly et Kourou », a annoncé la préfecture dans un communiqué. Ces communes étaient déjà soumises à un couvre-feu en semaine dont les horaires restent « inchangés » (de 20 heures à 5 heures).

En outre, « tout voyageur non vacciné » en provenance de la Martinique et de la Guadeloupe « devra disposer d’un motif impérieux, présenter avant l’embarquement un test PCR négatif (de moins de soixante-douze heures) ou antigénique négatif (de moins de quarante-huit heures) et attester sur l’honneur qu’il accepte de se soumettre à un test antigénique à l’arrivée ». En cas de résultat positif, le voyageur devra observer une période d’isolement de dix jours, prolongeable si le test est toujours positif au bout de sept jours. « Cette mesure ne concerne pas les voyageurs dont le schéma vaccinal est complet », précise la préfecture.

Le taux d’incidence y est en hausse avec 259 cas pour 100 000 habitants, contre 213 cas la semaine précédente. « L’impact sur les hospitalisations est à craindre d’ici une ou deux semaines », s’alarme la préfecture, qui ajoute que le variant Delta, plus contagieux, représente désormais « plus de 60 % des tests PCR » réalisés en Guyane.

  • Nouveau couvre-feu en Polynésie

Le haut-commissaire de Polynésie, Dominique Sorain, a annoncé, lundi, le rétablissement d’un couvre-feu, de 21 heures à 4 heures, sur tout le territoire à partir de mercredi. Compte tenu de la flambée de l’épidémie, il n’a pas exclu d’étendre « très rapidement » les heures de ce couvre-feu, voire de mettre en place un reconfinement. « Le 16 juillet, nous avions un taux d’incidence inférieur à 10, aujourd’hui, on est à plus de 1 000 », a regretté M. Sorain.

Après plusieurs mois d’une circulation très faible du virus, l’épidémie a connu un regain soudain au début d’août. Plus aucun Polynésien n’était hospitalisé pour cause de Covid-19 à la mi-juillet ; ils sont désormais 159 à l’être, dont 27 en réanimation.

Les autorités avaient déjà instauré, depuis la fin du mois de juillet, plusieurs restrictions : limitation des rassemblements publics à vingt personnes et interdiction de tout événement réunissant plus de 500 personnes, interdiction des concerts, expositions, fêtes foraines, des mariages et des anniversaires dans les établissements publics, discothèques et salles de bal fermées, compétitions sportives à huis clos.

Avec Le Monde avec AFP

Guadeloupe: Cortège des funérailles de Jacob Desvarieux faisant le tour de la ville

août 5, 2021

Avec TV3

Guadeloupe et Martinique : l’état de catastrophe naturelle décrété pour plusieurs communes

novembre 17, 2020

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi 17 novembre que l’état de catastrophe naturelle serait décrété pour plusieurs communes de Martinique et de la Guadeloupe, frappées par de fortes intempéries ces derniers jours.

«La solidarité nationale sera évidemment au rendez-vous pour cette catastrophe très douloureuse pour la Martinique, la Guadeloupe, pour l’ensemble de la Nation française», a affirmé le ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député de Martinique Serge Letchimy (apparenté PS). «Votre question est précise, ma réponse le sera tout autant», a affirmé Sébastien Lecornu. «Est-ce que nous allons prendre la procédure dite de catastrophe naturelle ? La réponse est oui», a-t-il assuré.

Le ministre a d’ailleurs précisé que l’examen des dossiers déposés par les communes touchées par les intempéries se ferait «cet après-midi par la direction générale de la sécurité civile». Pour la Martinique, il a détaillé les noms des communes qui avaient déjà déposé les dossiers. Il s’agit de Gros Morne, Sainte-Marie, Le Marigot Le Robert et La Trinité. Pour la Guadeloupe, il a précisé que sept communes avaient entrepris la même démarche sans en donner les noms.

Sébastien Lecornu a précisé que «le fonds de solidarité pour l’Outremer, qui dépend de mon ministère, pourra être sollicité pour les différents biens qui ne sont pas assurés». Les intempéries ont provoqué à la Martinique des montées des eaux impressionnantes et des affaissements de sols, endommageant une partie du réseau routier. Le préfet Stanislas Cazelle avait lancé dès jeudi la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. A la Guadeloupe, le passage d’une onde tropicale a également provoqué des inondations, avec des dégâts matériels.

Par Le Figaro avec AFP

Guadeloupe: un patient se tue en se défenestrant de l’hôpital

décembre 13, 2019

 

Un patient du CHU de la Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, est décédé vendredi après s’être jeté d’une pièce au 4e étage, indique la direction du CHU dans un communiqué, vendredi soir.

Le patient «hospitalisé au 4e étage, s’est défenestré» a précisé le communiqué, ajoutant qu’«une enquête interne sera conduite par l’équipe chargée de la gestion des risques afin de déterminer s’il y a eu des failles dans la surveillance».

Une prise en charge psychologique est mise en place pour les équipes et patients qui en éprouveraient le besoin, indique enfin le communiqué.

Une partie des locaux du CHU de la Guadeloupe avait été détruite par un incendie en novembre 2017, bouleversant tout le système de santé de l’archipel et nécessitant d’importants travaux en attendant la construction du nouvel hôpital, prévu pour fin 2022.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Guadeloupe: une femme égorgée, son conjoint pendu

décembre 10, 2019

 

Une jeune femme a été retrouvée, lundi, égorgée dans son appartement à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe)et son conjoint pendu mercredi,a-t-on annoncé le parquet de Basse-Terre.

Sabrina, 38 ans, maman de deux enfants de 8 et 13 ans, était employée à la Semsamar, une société d’économie mixte spécialisée dans la gestion de logements sociaux, de promotions immobilière et d’aménagement du territoire. Son corps a été découvert par des membres de sa famille, alertés par la cadette du couple à son retour de l’école.

Son conjoint, Marc Olivier, sapeur pompier de la commune et «employé au CHU en qualité d’agent», a été retrouvé pendu à un arbre dans un bois de Capesterre-Belle-Eau. Il était recherché par les enquêteurs depuis la découverte du corps de sa compagne. Dans son véhicule, il avait laissé une lettre d’adieu à sa mère, laissant penser à un acte suicidaire, mais sur lequel l’enquête devra faire la lumière.

«Mais rien ne permet de dire son implication ou non dans le décès de sa compagne» pour l’heure, a indiqué dans les médias guadeloupéens le parquet de Basse-Terre. L’autopsie des deux corps doit avoir lieu vendredi.

S’il s’avérait que Sabrina a été tué par son compagnon, il s’agirait du 142e féminicide de l’année 2019 en France, mais du premier pour la Guadeloupe, selon le collectif «féminicides par compagnons ou ex».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le maire de Pointe-à-Pitre, menacé de révocation, démissionne

juillet 20, 2019

 

Le maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, suspecté de mauvaise gestion de sa commune, a démissionné samedi, a indiqué le site outremers 360, lettre de l’édile à l’appui, où il dénonce le retour à des «pratiques autoritaires» de l’Etat.

Une note adressée cette semaine aux ministres de l’Intérieur et des Outre-Mer, signée du préfet de Guadeloupe, recommandait «de poursuivre la procédure aboutissant au décret de révocation» de Jacques Bangou.

Une procédure à son encontre a été enclenchée le 13 mai en raison d’un déficit de 78 millions d’euros de la municipalité, relevé par la Chambre régionale des comptes (CRC). De telles procédures de révocation sont rarissimes. M. Bangou va rester conseiller municipal, indique-t-il.

Dans une lettre aux habitants et au personnel municipal, il annonce avoir envoyé au préfet sa démission de maire pour «tenter de préserver (la) ville des coups incessants qui lui sont portés». Celui qui est également président du PPDG (Parti progressiste et démocratique guadeloupéen) affirme être «confronté à une volonté, établie, de l’écarter à des fins politiques». «Ma démission veut dénoncer fermement le retour de l’Etat à des pratiques autoritaires que nous avons bien connues avant la décentralisation», ajoute-t-il.

Bangou entend par sa démission «dépasser les tensions avec l’Etat, et créer les conditions d’un travail partenarial devant déboucher enfin sur la vérité des comptes». En Guadeloupe, la CRC épingle régulièrement les communes et les organismes publics pour leur mauvaise gestion de l’argent public. Près de deux-tiers des communes sont situées dans la zone d’alerte du réseau d’alerte des finances locales, selon un document révélé par le quotidien FA Guadeloupe en mai.

La procédure de révocation s’appuie sur le code général des collectivités territoriales: le maire et les adjoints peuvent être soit suspendus par un arrêté ministériel motivé, pour une durée qui ne peut excéder un mois, soit révoqués par décret pris en Conseil des ministres

Par Le Figaro.fr avec AFP

Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des éditions P.O.L, est mort

janvier 5, 2018

L'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des éditions P.O.L. à Paris, le 7 juin 2005

L’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur de P.O.L

 

Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des éditions P.O.L, est mort à 73 ans, mardi, dans un accident de la route à Marie-Galante, en Guadeloupe.

L’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des éditions P.O.L., qui a publié des ouvrages de Georges Perec ou Marguerite Duras, est mort à 73 ans mardi à Marie-Galante (Guadeloupe), a-t-on appris auprès de sa maison d’édition confirmant des informations de presse.

Paul Otchakovsky-Laurens, qui a également fait découvrir des auteurs comme Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq ou Camille Laurens, « est mort dans un accident de voiture », a dit à le responsable de la communication de P.O.L. Jean-Paul Hirsch.

Né en 1944 à Valréas (Vaucluse), Paul Otchakovsky-Laurens a débuté dans l’édition en tant que stagiaire chez Christian Bourgois en 1969, avant de devenir lecteur chez Flammarion en 1970. C’est en 1977 que les trois lettres P.O.L. qui lui servent d’initiales deviennent l’acronyme de la collection qu’il crée chez Hachette. Il publie alors plusieurs textes de Georges Pérec dont « La vie mode d’emploi » un an plus tard.

Kaplan, Duras, Carrère

En 1983 il transforme P.O.L. en maison d’édition indépendante, en publiant « Le Livre des ciels » de Leslie Kaplan et « L’Invention du corps de Saint-Marc » de Richard Millet. Les couvertures des livres sont immédiatement reconnaissable avec les trois lettres majuscules et points bleus sur fond blanc.

P.O.L publie rapidement Marguerite Duras, notamment « La douleur » en 1985 et « La pluie d’été » (1990). Dans les années 1990, la maison d’édition connaît un grand essor en éditant de jeunes auteurs à succès comme Marie Darrieussecq pour « Truismes » ou encore Martin Winckler pour « La maladie de Sachs ».

Lexpress.fr

Ouragans: Guadeloupe et Martinique craignent « l’amalgame » avec Saint-Martin

septembre 27, 2017

L’ouragan Maria et ses vents de 260 km/h ont ravagé 100% des bananeraies de Guadeloupe, ici le 22 septembre 2017 à Capesterre-Belle-Eau, et 70% de celles de Martinique. / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

Bien moins touchées que Saint-Martin par les récents ouragans, les îles de Guadeloupe et Martinique craignent un « amalgame » et veulent rassurer les touristes dont les réservations sont en repli dans toute la zone caraïbe.

« Juste après Irma, on a eu un arrêt immédiat des réservations, et ça ne reprend pas. C’est totalement irrationnel, car il y a eu peu de dégâts en Guadeloupe », déplore à l’AFP Yves Brossard, gérant de deux résidences de tourisme dans l’archipel.

« Les vacanciers peuvent venir dès demain, tout est opérationnel! Mais les gens n’ont souvent pas conscience de la grande distance entre les îles des Caraïbes. Et du fait qu’à 50 km près, un cyclone peut vous épargner », souligne-t-il sur son stand au Salon du tourisme Top Resa (26-29 septembre).

Les images diffusées en boucle d’une île de Saint-Martin en grande partie détruite par Irma et en proie aux pillages a eu un effet dévastateur.

« Le choc de l’info a généré un attentisme total, ce qui est normal », estime le président du Seto (tour-opérateurs français) René-Marc Chikli.

« La couverture médiatique a été très forte et très négative », renchérit Pascal de Izaguirre, patron de TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières, Lookea) qui fait état d’un « impact sur les réservations dans toute la zone », mais se dit « optimiste » pour la saison.

« On a déjà nettoyé et tout est fonctionnel, il faut rétablir la vérité », souligne le président de la région Guadeloupe Ary Chalus.

« Il y a eu amalgame, confusion, et donc un vrai décalage qui a créé un ralentissement » des réservations. « Il faut rassurer les gens », ajoute Willy Rozier, directeur du comité du tourisme de l’archipel qui vise le million de touristes en 2020.

A destination des Antilles, c’est une baisse « de l’ordre de 10 à 20% » dans les réservations de septembre pour les fêtes de fin d’année constatée par le géant européen du voyage en ligne Odigéo (Opodo, Go Voyages, eDreams).

– Rattrapage –

Il rappelle que « la majorité des réservations a habituellement lieu en octobre-novembre pour cette période », et qu’un « phénomène de rattrapage dans les prochaines semaines » est donc possible pour cette destination-phare de l’hiver.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendue sur le salon en fin de journée, sur les stands des îles touchées par les ouragans: « je suis là pour dire que l’Etat est aux côtés des Territoires en matière de politique touristique et encore plus quand ils sont frappés par un cyclone », a-t-elle dit à l’AFP.

« Je crois beaucoup au tourisme solidaire; quand l’ouragan Luis a frappé Saint-Martin (en 1995), j’y suis allée en vacances », a ajouté là ministre.

La « vraie » saison touristique aux Antilles démarre le 15 décembre, rappelle la compagnie Air Caraïbes selon laquelle « le frein vers les destinations » Cuba, Saint Domingue, Punta Cana et Guadeloupe « devrait durer jusqu’à la Toussaint ».

En Martinique (près de 900.000 touristes en 2016), « l’île la moins touchée », on constate un petit ralentissement [des réservations] mais on pense que ce sera vraiment de courte durée, il faut qu’on fasse une belle saison car s’il y a un amalgame, ce sera catastrophique pour toute la zone », prévient Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du tourisme.

« Ce ne devrait pas être une année sinistrée pour la Guadeloupe et la Martinique qui étaient jusqu’à présent en très forte progression », tempère Jean-Pierre Mas, qui représente les agences de voyage françaises.

Reste encore à savoir dans quelle mesure les croisiéristes, très présents dans la zone, changeront d’itinéraires: le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, a « confirmé » mercredi à l’AFP « la programmation de ses deux paquebots au départ de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France », même si de « légères modifications » de parcours sont à l’étude, mais qui ne concernent ni Guadeloupe ni Martinique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 19h30)