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Canada-Québec: Deux ouvriers agricoles guatémaltèques fuient leur employeur à Bécancour

juillet 26, 2021

Deux travailleurs agricoles guatémaltèques embauchés par une ferme de Bécancour ont fui leur employeur, il y a quelques jours, sans demander leur reste. L’un des propriétaires, Jocelyn Hébert, ne s’explique toujours pas pourquoi les deux frères, qui travaillaient pour l’entreprise depuis quatre ans, ont pris la poudre d’escampette. Il assure que les hommes étaient bien traités et souligne qu’ils faisaient pratiquement partie de la famille.

Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

© LA PRESSE Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

«J’ai dormi trois ou quatre heures la nuit dernière [dimanche à lundi] en me posant des questions. Ce sont les questionnements qui font mal parce qu’ils étaient bien traités, on les gâtait», confie M. Hébert.

Le principal intéressant avoue qu’il avait développé une relation de confiance avec ses travailleurs et que le désistement s’avère particulièrement blessant.

«On leur prêtait notre camion pour qu’ils puissent se déplacer, on payait leur essence, on les emmenait au restaurant. On leur achetait des cadeaux. On leur a même prêté de l’argent avant qu’ils arrivent pour la saison. Tout le monde les aimait beaucoup, ils nous disaient qu’ils étaient bien. Ils travaillaient bien.»

Ce dernier est presque convaincu que les frères guatémaltèques se sont laissés séduire par des passeurs.

«Je suis déçu, c’est certain. J’espère qu’il ne leur arrivera rien. Oui, il faut combler leur perte, mais ce n’est pas ça qui m’embête présentement», a-t-il précisé.

Des conditions parfois précaires

Pour Michel Pilon, directeur général du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec, il n’y a rien de surprenant. Ce genre de phénomène se multiplie au Québec à cause des mauvais traitements infligés à ces travailleurs par certains entrepreneurs agricoles qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux, selon lui.

«Il y a des abus», affirme Michel Pilon en donnant l’exemple d’un salaire de 345 $ par semaine versé à des travailleurs pour 56 à 70 heures de travail par semaine, sans congés fériés et sans vacances, illustre-t-il. Ça, c’est en plus des conditions souvent indécentes dans lesquelles ces ouvriers migrants sont parfois contraints à vivre, dit-il, car le cas des serres Demers n’est pas le seul, affirme Michel Pilon. En mars dernier, rappelons-le, Radio-Canada dévoilait que cette entreprise logeait ses travailleurs de Drummondville dans des logements insalubres infestés de moisissure.

Des fuites d’ouvriers agricoles comme celle qui vient de survenir à Bécancour, «on en voit de plus en plus. J’interviens aussi auprès de travailleurs qui ont été arrêtés à la frontière», dit-il en donnant l’exemple de trois ouvriers étrangers arrêtés récemment du côté de Québec puis ramenés à Montréal. On s’occupe d’eux actuellement, car ils sont 14 jours en quarantaine», dit-il.

Michel Pilon apprenait lundi matin la fuite des deux employés guatémaltèques d’une ferme de Bécancour. Pour l’instant, personne ne sait où ils sont passés, mais à la lumière d’autres cas identiques, le directeur du RATTMAQ est certain qu’ils ont tenté et peut-être réussi à traverser la frontière en direction des États-Unis sans se faire prendre. «Beaucoup réussissent à traverser et à aller du côté américain», affirme-t-il.

«Ces travailleurs-là trouvent qu’aux États-Unis, c’est plus facile de travailler bien qu’ils soient sans papier. C’est moins lourd que ce qu’ils font ici et souvent, du côté américain, et ils ont des familles. Il y a une grosse communauté latino-américaine aux États-Unis. Au lieu de passer par la frontière du Mexique, ils viennent ici; ils s’enregistrent et décident de traverser la frontière», raconte M. Pilon.

Pour y arriver, «ils utilisent des passeurs», explique-t-il. Dans le cas de trois ouvriers agricoles de Québec, des passeurs ont exigé 5000 $ à chacun d’entre eux pour traverser. Quelqu’un de l’autre côté de la frontière devait venir les chercher, mais n’est jamais venu.

«Ils se sont retrouvés dans un petit village américain où ils pouvaient difficilement passer inaperçus et ils se sont fait arrêter par la police», raconte-t-il.

Denis Roy, consultant en immigration pour l’Union des producteurs agricoles, assure que les cas comme ceux de Bécancour et de Québec sont rarissimes et que «dans 99,9 % des cas», l’apport de la main-d’oeuvre étrangère sur les fermes du Québec est un succès, assure-t-il.

Si certains fuient vers les États-Unis, dit-il, c’est que notre voisin du sud détient encore la réputation d’être un Eldorado. Le rêve américain attire encore, analyse-t-il.

«Il n’y a pas une semaine où je ne sors pas des travailleurs à cause d’abus épouvantables», maintient toutefois M. Pilon. «Les employeurs savent que ces travailleurs-là ne connaissent pas leurs droits», explique-t-il. «Ils abusent d’eux au niveau salarial. C’est sans compter la question d’hébergement», renchérit-il.

C’est d’ailleurs le RATTMAQ qui avait dénoncé la situation aux serres Demers. «Il n’y a pas juste Demers. Je peux vous en donner plein. Il y en a partout», dit-il, fort d’un sondage réalisé en janvier dernier auprès des travailleurs et auquel 632 travailleurs ont répondu.

Denis Roy, de son côté, affirme au contraire que les employeurs doivent se conformer aux normes, car ils s’exposent à des amendes très salées en cas contraire. «Ça ne vaut pas la peine pour eux d’essayer», affirme-t-il, d’autant plus que des inspecteurs en bâtiment visitent aux huit mois les fermes qui logent ces travailleurs. «On veut que ce soit un succès pour les employeurs, un succès pour les travailleurs, un succès pour leur famille dans leur pays.»

Quant aux abus en matière salariale, il faudrait faire des vérifications avant de juger, selon lui, car il arrive que les entrepreneurs agricoles avancent de l’argent à leur main-d’oeuvre étrangère, pour faciliter leurs premières journées au Québec.

Denis Roy invite d’ailleurs Michel Pilon et le RATTMAQ à soumettre le nom des endroits où les normes ne sont pas respectées.

Le RATTMAQ assure également une présence à l’aéroport de Montréal où il a pu croiser 18 000 ouvriers agricoles étrangers dans le but de faire connaître ses services. Le RATTMAQ a également réalisé de nombreuses vidéos en espagnol sur sa chaîne YouTube afin de faire connaître aux travailleurs leurs droits.

«On a été consulté sur la question de l’hébergement. On est membre d’une table de concertation avec l’UPA, avec FERME, avec sept ministères, la Commission des droits de la personne, le TUAC. Nous sommes 22 qui y siégeons et on discute de ça», résume-t-il. La CNESST et Immigration Canada en font également partie.

Un règlement sur l’hébergement devrait être adopté d’ici l’automne «qui va nettement améliorer les conditions de vie et d’hébergement des travailleurs agricoles», souligne le directeur général du RATTMAQ.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste, Marc-André Pelletier – Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste

Situation du coronavirus au Brésil, Mexique et Guatemala

juin 19, 2020

Coronavirus: Le Brésil franchit le cap du million de contaminations

Le Brésil a dépassé vendredi le cap du million de cas de contaminations confirmées de coronavirus, après un record de nouveaux cas quotidiens, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

Le plus grand pays d’Amérique latine compte au total 1.032.913 cas de contamination après un bond très important de 54.771 nouveaux cas d’infection en une journée et déplore 48.954 décès, après 1.206 morts supplémentaires en 24 heures, selon ces données jugées très sous-estimées par les scientifiques.

Mexique: le coronavirus a fait plus de 20.000 morts

Le bilan de l’épidémie de Covid-19 au Mexique a dépassé vendredi le seuil des 20.000 morts, a annoncé le gouvernement, qui a également fait état de plus de 5.000 nouveaux cas de contamination en une seule journée. Le nouveau coronavirus a fait 647 décès supplémentaires en 24 heures, ce qui porte le bilan de la pandémie au Mexique à 20.394 morts, a indiqué au cours d’une conférence de presse le directeur de l’Epidémiologie, José Luis Alomia. En une journée, 5.030 nouveaux cas de contamination ont été recensés, portant le total à 170.485 dans le pays, a-t-il précisé.

Coronavirus: le ministre de la Santé limogé au Guatemala

Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a limogé vendredi le ministre de la Santé Hugo Monroy, critiqué pour la stratégie sanitaire mise en oeuvre pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui a contaminé près de 12.000 personnes et fait plus de 400 morts dans le pays. Outre le ministre, trois vice-ministres ont été relevés de leur fonctions, a annoncé à la presse le responsable de la communication de la présidence, Victor Valenzuela.

Monroy est remplacé par Amelia Flores, qui a déjà occupé plusieurs postes au sein du ministère de la Santé. La gestion de l’épidémie dans le pays d’Amérique centrale de 17 millions d’habitants a fait l’objet de vives critiques. Les hôpitaux se sont vite retrouvés saturés et le ministère a été accusé d’avoir caché des informations sur la pandémie.

Les personnels de santé se plaignent également du manque de matériels de protection. Au moins 400 soignants ont été contaminés et huit sont morts depuis la détection d’un premier cas dans le pays le 13 mars. Selon les derniers chiffres officiels, le pays a enregistré 11.251 cas déclarés de Covid-19 et 432 morts. Pour tenter de freiner l’épidémie, le gouvernement a notamment ordonné la fermeture des centres commerciaux, interdit les transports publics, limité la circulation et imposé un couvre-feu partiel.

Par Le Figaro avec AFP

Le Guatemala rompt ses relations diplomatiques avec le gouvernement vénézuélien

janvier 16, 2020

Le nouveau président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a annoncé jeudi rompre les relations diplomatiques de son pays avec le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro. «Nous rompons définitivement les relations avec le gouvernement du Venezuela», a déclaré le chef de l’Etat à des journalistes, avant une réunion au siège du gouvernement avec le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro.

Le nouveau président de droite, entré en fonctions mardi, a souligné que cette rupture était «définitive» et que le ministre des Affaires étrangères, Pedro Brolo, avait reçu des instructions pour que le représentant diplomatique de Nicolas Maduro dans la capitale guatémaltèque quitte le pays.

Après l’annonce de cette mesure, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a déclaré que Alejandro Giammattei «s’était jeté aux pieds» du président américain Donald Trump. «Son gouvernement va certainement devenir une autre plaisanterie de mauvais goût que nous verrons passer et se dessécher», a écrit Jorge Arreaza sur Twitter.

Lors de son élection en novembre, Alejandro Giammattei avait déjà annoncé qu’il romprait les relations diplomatiques de son pays avec Caracas pour reconnaître le chef de file de l’opposition Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela. Son prédécesseur, l’ex-président Jimmy Morales (2016-2020), avait déjà reconnu comme tel Juan Guaido en janvier 2019, mais l’ambassade du Venezuela avait continué de fonctionner sous la direction du chargé d’affaires. Ce dernier avait remplacé l’ambassadrice Alicia Salcedo après que le gouvernement guatémaltèque eut demandé son départ, l’accusant d’ingérence.

Alejandro Giammattei avait tenté en octobre d’entrer au Venezuela pour rencontrer Juan Guaido, mais il avait été refoulé. Les autorités avaient notamment indiqué qu’il n’avait pas d’invitation du gouvernement vénézuélien.

Le Guatemala est un membre actif du Groupe de Lima, une instance composée d’une douzaine de pays d’Amérique latine et du Canada, créé en 2017 pour chercher une issue à la crise au Venezuela. Le Groupe de Lima reconnaît Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

Par Le Figaro avec AFP

Une caravane de migrants honduriens progresse au Guatemala pour les USA

janvier 16, 2020

Une nouvelle caravane de plus de 3.000 Honduriens qui fuient la pauvreté et la violence de leur pays et veulent gagner les Etats-Unis progressait jeudi en territoire guatémaltèque. L’avancée de ces migrants s’effectuait au milieu de contrôles de la police locale et sous la supervision de fonctionnaires américains dans les zones proches des postes frontaliers.

Dans la journée, un photographe de l’AFP a constaté que plus d’un millier de migrants venant du Honduras avaient forcé un barrage policier au poste frontalier guatémaltèque d’Agua Caliente, à 10 kilomètres de la ville d’Esquipulas, dans l’est du Guatemala, sans remplir les formalités migratoires. Environ 400 migrants avaient déjà forcé le passage la veille à Corinto, une autre ville frontière.

Des dizaines de membres des forces de sécurité du Guatemala ont été déployés dans les zones proches de la frontière avec le Honduras pour s’assurer que les Honduriens progressant en territoire guatémaltèque aient passé le contrôle migratoire, comme le prévoient des accords régionaux. Ils vérifient également si les enfants accompagnés de l’un de leurs parents ou d’un tuteur.

Les Etats-Unis ont pour leur part déployé sur le terrain «un nombre limité» de fonctionnaires du CBP (Customs and Border Protection, le service américain des douanes et de la protection des frontières), a déclaré un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis au Guatemala.

En vertu d’un accord conclu après l’apparition des premières caravanes de migrants en 2018, les Etats-Unis soutiennent et forment des agents frontaliers du Guatemala pour lutter contre la criminalité et le trafic d’êtres humains liés à ces migrations collectives, a précisé le porte-parole de l’ambassade.

La caravane qui progressait jeudi au Guatemala était partie mardi soir de la ville de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, et est entrée en territoire guatémaltèque à partir de mercredi.

Par Le Figaro avec AFP

Au Guatemala, l’attente sans fin de l’identification des victimes du volcan

juin 10, 2018

/ © AFP / ORLANDO ESTRADA

Dans une morgue improvisée à Escuintla, des dizaines de personnes errent, photos en mains, dans une quête angoissée pour retrouver et enterrer les corps de leurs proches, foudroyés par l’éruption du « Volcan de feu » il y a une semaine au Guatemala.

« Ce sont pas des animaux, mais des personnes », lance à l’AFP Boris Rodríguez, 24 ans, qui est parvenu à arracher les corps de dix membres de sa famille à l’avalanche de cendres et de roches incandescentes qui a dévasté San Miguel Los Lotes.

Cette petite bourgade, située à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala, a été quasiment rasée dimanche dernier par l’éruption d’une violence inédite du volcan, qui a fait 110 morts, 57 blessés et 197 disparus, selon le dernier bilan officiel.

Depuis, les familles éplorées se pressent dans la petite morgue aménagée dans une école de la ville voisine d’Escuintla, où sont rassemblés les restes des victimes.

« C’est trop dur d’avoir pu récupérer les corps mais de ne pas pouvoir les veiller », se désole Boris Rodríguez, debout à côté d’une pile de cercueils mis à la disposition des familles trop modestes pour pouvoir se les payer.

Le jeune homme n’a pas bougé depuis lundi, jour où il a amené à la morgue les dix corps de ses proches. Depuis, il attend. Six jours ont passé, mais aucun n’a pu être identifié.

Comme lui, nombreuses sont les familles qui attendent désespérément ici de pouvoir veiller et inhumer leurs morts. Et elles commencent à perdre patience, devant l’interminable travail d’identification mené par les autorités.

Le processus est lent et difficile, entre la recherche minutieuse de traces d’ADN et les entretiens à mener avec les familles. Sur les 110 corps recueillis à la morgue, seuls 41 ont pu être identifiés, selon l’Institut national de médecine légale (Inacif).

– A bout de patience –

Autre reproche aux autorités, beaucoup pensent ici que la tragédie aurait pu être évitée si la protection civile avait lancé l’alerte et évacué à temps la population, ajoute Enma Pamal, qui a appris la catastrophe alors qu’elle se trouvait à des milliers de kilomètres du Guatemala.

Cette femme de 46 ans, émigrée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans, a sauté dans le premier avion possible lorsqu’elle a su que son village natal avait été rasé par l’éruption. Elle y a perdu 18 membres de sa famille.

« Qu’ils arrêtent de nous dire de prendre patience », martèle Enma, visiblement éprouvée par le parcours du combattant nécessaire à la restitution des corps, alors qu’elle a fourni dès lundi des échantillons d’ADN et des détails physiques pour permettre d’identifier les victimes.

« Nous voulons que cela aille plus vite (la remise des corps aux familles), mais nous gardons espoir », ajoute Enma Pamal aux côtés de son frère Gerson, 27 ans, qui a survécu au désastre.

Gerson a récupéré les corps de ses parents, de ses frères et d’autres proches dans une église évangélique et dans une petite impasse du village.

Rencontrée elle aussi à la morgue de Escuintla, Milvia Rosales, une institutrice de 50 ans, promène d’un bout à l’autre du bâtiment un panneau où elle a collé les photos des élèves disparus de l’école de San Miguel Los Lotes. L’enseignante assure que pratiquement la moitié de la centaine d’élèves de son école sont morts ou portés disparus. « Cela me serre le cœur, mes enfants me manquent », confie-t-elle d’une voix étranglée.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 17h56)                

Guatemala: 75 morts, 192 disparus après l’éruption du Volcan de Feu

juin 6, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 75 morts et près de 200 disparus.

Selon l’Institut national médico-légal (Inacif), 75 personnes sont mortes dans la catastrophe, après la découverte de deux nouveaux cadavres mardi. Seuls 23 corps ont été identifiés jusqu’à présent.

De son côté Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred) a affirmé mardi, lors d’un point presse, que « 192 personnes » dont il possède les noms et le lieu de résidence, « sont portées disparues » depuis dimanche.

L’éruption a également fait 46 blessés et entraîné l’évacuation de 3.271 personnes, selon la Conred. En outre, 2.625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques.

Mardi, une forte explosion a contraint les autorités à évacuer sept villages situés sur le flanc du volcan en raison des risques d’augmentation de l’activité volcanique. Les opérations de sauvetage ont également été suspendues.

Le porte-parole de la Conred, David de Leon, expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont très vite quitté la ville au volant de leurs voitures, provoquant un immense chaos.

– Un fort grondement –

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après cette éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, M. Cabañas.

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les localités rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches avaient repris mardi à l’aube dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

– Immense nuée de cendres –

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux avaient montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la ville coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec (©AFP / 06 juin 2018 13h33)                

Volcan au Guatemala: 73 morts, recherches suspendues après une forte explosion

juin 5, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 73 morts.

Sept villages situés sur le flanc du volcan ont été évacués mardi, en raison de l’augmentation de l’activité volcanique, et les opérations de sauvetage ont été suspendues, a déclaré à la presse le porte-parole de la Coordination nationale pour la gestion des catastrophes (Conred), David de Leon.

M. de Leon a expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont pris leurs voitures pour quitter les lieux au plus vite, provoquant un immense chaos.

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel, forçant les autorités à évacuer tous les habitants de la région.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après l’éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, Sergio Cabañas, le directeur de la Conred.

– « Difficile de rester en vie » –

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés. Quelque 46 personnes ont également été blessées dans la tragédie, dont la moitié grièvement.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les habitations rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches ont repris à l’aube mardi dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise. Les secouristes effectuaient leur dur labeur, seulement interrompus par les épais nuages soulevés au passage des véhicules d’urgence sillonnant la zone, tandis que des volontaires leur apportaient spontanément eau et nourriture.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux ont montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

– « Tragédie » –

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la cité coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Un total de 1,7 million de personnes sont affectées à divers degrés par la catastrophe, selon la protection civile.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2018 02h49)                

Guatemala: la terreur des survivants du Volcan de Feu

juin 4, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Assis par terre dans la salle communale où il a trouvé refuge, Manuel Lopez n’en revient toujours pas d’avoir survécu à l’éruption du Volcan de Feu qui a emporté sa maison dans le sud-ouest du Guatemala.

Pieds nus, entouré de son épouse et de leur petite fille de deux mois qui dort sur une couverture, cet homme de 22 ans raconte la terreur qui s’est emparée de la famille au moment où la lave incandescente a soudainement jailli chez elle. « Elle est entrée par les portes, par les fenêtres. On avait chaud, on ne pouvait pas respirer, tout était en ébullition », témoigne-t-il.

« On a réussi à s’échapper en cassant des cloisons, des clôtures, en escaladant des murs, et on a pu arriver là où il y avait des pompiers et des soldats », poursuit Manuel. Son autre fille, âgée de 4 ans, a dû être soignée à l’hôpital local pour des brûlures aux jambes.

La salle communale d’Escuintla, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale guatémaltèque, héberge 272 rescapés, dont de nombreux enfants. Tous proviennent de l’agglomération d’El Rodeo, dévastée par les coulées pyroclastiques qui ont déferlé du volcan.

– Colonne de cendres –

Selon la Protection civile, au moins 25 personnes ont été tuées par ces nuées ardentes sur le flanc sud du Volcan de Feu, un colosse de 3.763 mètres d’altitude, et quelque 3.000 habitants ont été évacués.

Les cendres ont formé dans le ciel une colonne de jusqu’à 2.200 mètres de haut et se sont abattues sur des dizaines de kilomètres à la ronde. L’aéroport de la capitale a fermé.

Après plusieurs heures d’intense activité, le volcan semblait plus calme lundi et les opérations de recherche des disparus ont pu se poursuivre. Mais la frayeur restait grande parmi les habitants de la région.

« J’ai eu peur, cela n’était jamais arrivé », raconte Cleotilde Reyes, une sexagénaire née dans la région et habituée aux éruptions constantes du volcan. Elle a réussi à s’enfuir in extremis avec sa fille et ses deux petits-enfants à bord de la camionnette d’un voisin.

« Je n’ose pas retourner chez moi », explique de son côté Erick Ortiz, 36 ans, qui pressentant le danger a quitté son domicile avec sa femme et ses deux enfants en bas âge peu de temps avant la catastrophe, alors que les épais nuages de centres commençaient à plonger la région dans le noir. « J’ai eu peur en voyant l’obscurité augmenter et on a décidé de partir avant de se faire piéger », dit-il.

Dans la nuit, alors que beaucoup dans la salle communale essayent de dormir, Efrain Gonzalez, 52 ans, ne parvient pas à trouver le sommeil. Sa femme et sa fille d’un an ont réussi à fuir, mais son fils de 10 ans et son autre fille de 4 ans sont portés disparus.

« Si on s’en sort cette fois, une autre éruption nous aura », dit-il.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 15h22)                  

Crimes contre l’humanité au Guatemala: 33 à 58 ans de prison pour quatre militaires

mai 23, 2018

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi 23 mai à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité. / © AFP / JOHAN ORDONEZ

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité.

Marco Antonio Theissen, 14 ans, avait été enlevé le 6 octobre 1981 par des militaires venus à la résidence de ses parents, dans la capitale Guatemala. Son corps n’a jamais été retrouvé.

L’enlèvement était survenu un jour après que sa sœur Emma Guadalupe, 21 ans, se fut échappée d’une caserne militaire dans l’ouest du pays où elle avait subi des tortures et plusieurs viols par des soldats.

Ces faits sont survenus durant la guerre civile qui a déchiré le Guatemala de 1960 à 1996.

Le juge Pablo Xitumul a condamné à 33 ans de prison pour crimes contre l’humanité et viol aggravé d’Emma Guadalupe l’ancien chef de l’Etat major, Benedicto Lucas, ainsi que l’ex-colonel Hugo Zaldaña, l’ancien colonel Francisco Gordillo et le général en retraite Manuel Callejas.

Il a rajouté 25 ans de réclusion, pour la disparition de son frère, aux quatre hommes sauf à M. Gordillo.

Le tribunal a considéré que les militaires avaient « outrepassé » les limites de la lutte contre les groupes insurgents, durant le conflit armé, en s’en prenant à des civils.

Des dizaines de militants, qui ont attendu près de 14 heures avant d’entendre le jugement, ont crié de joie à l’annonce du verdict, tandis que des proches des militaires condamnés se sont mis à chanter l’hymne de l’armée guatémaltèque.

« Je veux dire à messieurs les accusés, que je vous rend la honte, que je vous rend la terreur », a témoigné lundi, dans la phase finale du procès, Emma Guadalupe.

« Pourvu qu’ils aient un peu de dignité et nous disent où est Marco Antonio », a-t-elle ajouté.

Benedicto Lucas, frère du défunt ex-président Romeo Lucas (1978-1982), et les autres accusés avaient été arrêtés en janvier 2016 et un juge avait ordonné leur procès un an plus tard.

Sur ordre de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, l’Etat guatémaltèque a demandé pardon, en novembre 2006, pour la disparition de Marco Antonio Theissen.

Le conflit armé au Guatemala a fait environ 200.000 morts et disparus, selon un rapport des Nations unies, qui a rendu responsable les forces de sécurité de l’Etat de 93% des violations des droits de l’homme survenus pendant cette période.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 18h10)                

Transfert de l’ambassade du Guatemala à Jérusalem: « acte honteux » pour les Palestiniens

décembre 25, 2017

Ramallah (Territoires palestiniens) – Les Palestiniens ont qualifié lundi « d’acte honteux » et hostile la décision du Guatemala de transférer son ambassade à Jérusalem comme les Etats-Unis.

« C’est un acte honteux et illégal qui va totalement à l’encontre des sentiments des dirigeants des églises à Jérusalem » et de la récente résolution –non contraignante– de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël, a affirmé le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué.

« L’Etat de Palestine considère ceci comme un acte flagrant d’hostilité contre les droits inaliénables du peuple palestinien et la loi internationale », a poursuivi le ministère.

« L’Etat de Palestine agira avec des partenaires régionaux et internationaux pour s’opposer à cette décision illégale », a-t-il prévenu jugeant que « le président Morales a entraîné son pays du mauvais côté de l’histoire ».

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Israël occupe depuis 1967 cette partie de la ville sainte et l’a également annexée, une annexion que la communauté internationale n’a jamais reconnue.

La décision unilatérale prise le 6 décembre par le président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les Territoires palestiniens.

Douze Palestiniens ont été tués dans les violences ayant éclaté après l’annonce de Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 15h42)