Posts Tagged ‘guerre’

L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France pendant la guerre de 14-18

octobre 28, 2017

Un soldat indien près de la tombe du Soldat inconnu à New Delhi le 4 août 2014 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2017 15h22)

Publicités

Trump a déclaré la guerre, accuse Pyongyang, « absurde », répond Washington

septembre 25, 2017

m3

La Corée du Nord a accusé lundi Donald Trump de lui avoir « déclaré la guerre », en faisant notamment voler ses bombardiers stratégiques près de ses côtes, une affirmation qualifiée d' »absurde » par la Maison Blanche.

Samedi, dans une démonstration de force, les Etats-Unis ont fait voler des appareils près de la Corée du Nord, ajoutant une pression militaire à des tensions politiques qui ont duré toute la semaine, via des insultes et menaces.

« Tous les Etats membres (de l’ONU) et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les Etats-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays », a déclaré lundi à des journalistes à New York le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho.

« Depuis que les Etats-Unis ont déclaré une guerre à notre pays, nous avons tous les droits pour prendre des contre-mesures, y compris d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays », a ajouté le ministre nord-coréen.

« Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde », a rétorqué Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l’exécutif américain.

Les opérations militaires américaines de samedi « ont été conduites dans l’espace aérien international, dans les eaux internationales. Nous avons le droit de voler, de naviguer et d’opérer partout dans le monde où c’est légalement permis », a renchéri le porte-parole du Pentagone, Robert Manning.

Interrogé pour savoir si les Etats-Unis allaient continuer leur démonstration militaire, il a rappelé les engagements de défense américains avec la Corée du Sud et le Japon. « Si la Corée du Nord n’arrête pas ses actions provocatrices, nous nous assurerons de fournir au président des options relatives à ce pays », a-t-il ajouté.

– ‘Cour d’école’ –

Samedi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les récents propos tenus au même endroit par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de « personne dérangée » et « mégalomane ».

Lors de sa première allocution à la tribune des Nations unies, le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord si ce pays attaquait les Etats-Unis.

Ces échanges verbaux, d’une violence rare à la tribune d’une institution censée garantir la paix et la sécurité dans le monde, ont suscité de multiples appels au calme, notamment de Moscou.

« Quand vous avez une aggravation de la tension, de la rhétorique, alors vous avez un risque d’erreur » qui peut conduire « à de mauvaises compréhensions », a réagi lundi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. « La seule solution est une solution politique », a-t-il insisté.

Vendredi à l’ONU, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait réclamé que « les têtes chaudes se refroidissent ». Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle – au lieu d’avoir une cour d’école où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter », avait-il dit.

Dans une interview dimanche, il a mis en garde contre « une catastrophe imprévisible » en cas de dérapage entre les deux pays. Selon lui, la crise actuelle peut être résolue via « des caresses, des suggestions et de la persuasion ».

En un peu plus d’un mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé deux séries de sanctions économiques (les 5 août et 11 septembre) chaque fois plus sévères pour contraindre Pyongyang à revenir aux négociations. Les discussions entre grandes puissances et Pyongyang sur ses programmes d’armement sont interrompues depuis 2009.

Washington a pris le 21 septembre de nouvelles sanctions économiques unilatérales.

– ‘Irresponsabilité’ –

« Notre objectif reste le même, nous cherchons une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, c’est notre objectif », a fait valoir lundi la porte-parole de Donald Trump, évoquant une « pression économique et diplomatique » aussi forte que possible.

Face à Donald Trump et à la gesticulation militaire américaine, la Corée du Nord semble vouloir rendre coup pour coup, des essais nucléaires et tirs de missiles balistiques aux déclarations enflammées et menaçantes.

« Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps », s’est insurgé lundi Ri Yong Ho. « La question de savoir qui ne restera pas là longtemps va trouver une réponse », a-t-il menacé.

Samedi, le ministre nord-coréen avait justifié le développement des armements nord-coréens par la crainte d’une attaque américaine.

« Notre force nucléaire nationale est (…) dissuasive pour mettre un terme à la menace nucléaire des Etats-Unis et pour empêcher une invasion militaire » américaine. « Notre but ultime est d’établir un équilibre de pouvoirs avec les Etats-Unis », avait-il insisté, en assurant que son pays était « un Etat nucléaire responsable ».

La semaine dernière, la Corée du Nord a menacé de procéder à un essai de bombe H dans l’océan Pacifique. Ce serait « une démonstration choquante d’irresponsabilité », a jugé lundi le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. Sans répondre à une question lui demandant s’il s’agirait alors d’un acte de guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 22h35)                

La Corée du Nord accuse Donlad Trump de lui avoir « déclaré la guerre »

septembre 25, 2017

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, à New York, le 25 septembre 2017 / © AFP / Jewel SAMAD

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a accusé lundi le président américain Donald Trump d’avoir « déclaré la guerre » à la Corée du Nord, et menacé d’abattre les bombardiers américains s’approchant de ses côtes.

Samedi, dans une démonstration de force, les États-Unis ont fait voler des bombardiers stratégiques près des côtes nord-coréennes, afin, a précisé le Pentagone, d’envoyer un « message clair » à Pyongyang. Cette décision a aggravé la tension entre les deux pays, qui s’étaient échangés déjà toute la semaine des insultes et des menaces.

« Tous les États membres (de l’ONU) et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les États-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays », a déclaré lundi à des journalistes à New York Ri Yong Ho.

« Depuis que les États-Unis ont déclaré une guerre à notre pays, nous avons tous les droits pour prendre des contre-mesures, y compris le droit d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays », a ajouté le ministre nord-coréen.

Samedi, lors de son allocution devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les propos tenus au même endroit quelques jours plus tôt par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de « personne dérangée » et « mégalomane ».

Lors de sa première allocution solennelle à la tribune des Nations unies, le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord si ce pays attaquait les États-Unis.

Ces échanges verbaux, d’une violence rare à la tribune d’une institution censée garantir la paix et la sécurité dans le monde, ont provoqué l’inquiétude notamment de la Russie et de multiples appels au calme et à la sérénité.

– « Irresponsabilité » –

Vendredi à l’ONU, Sergueï Lavrov avait réclamé que « les têtes chaudes se refroidissent ». Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle – au lieu d’avoir une cour d’école où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter », a-t-il dit.

Dans une interview diffusée dimanche, il a mis en garde contre « une catastrophe imprévisible » en cas de dérapage entre les deux pays. Selon lui, la crise actuelle peut être résolue à travers une approche plus souple. « Seulement avec des caresses, des suggestions et de la persuasion », a-t-il répondu à une question sur les moyens de mettre fin aux menaces de Pyongyang.

En un peu plus d’un mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé à l’unanimité deux séries de sanctions économiques (les 5 août et 11 septembre) chaque fois plus sévères pour contraindre Pyongyang à revenir à une table de négociations. Les discussions entre grandes puissances et la Corée du Nord sur ses programmes d’armement sont arrêtées depuis 2009.

Washington a annoncé de nouvelles sanctions économiques unilatérales le 21 septembre.

Au vu du redoublement des tensions de ces derniers jours, la Corée du Nord semble vouloir rendre coup pour coup aux Américains, en matière militaire avec des essais nucléaires et des tirs de missiles balistiques survolant le Japon, jusqu’aux déclarations enflammées et menaçantes.

« Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps », s’est insurgé lundi Ri Yong Ho. « La question de savoir qui ne restera pas là longtemps va trouver une réponse », a-t-il menacé.

Samedi, le ministre nord-coréen avait estimé que « personne d’autre que Trump lui-même est en mission suicide ». « La raison profonde pour laquelle la Corée du Nord possède des armes nucléaires est liée aux États-Unis. Elle doit renforcer sa force nucléaire au niveau de celle des États-Unis ».

« Notre force nucléaire nationale est (…) dissuasive pour mettre un terme à la menace nucléaire des Etats-Unis et pour empêcher une invasion militaire » américaine. « Notre but ultime est d’établir un équilibre de pouvoirs avec les Etats-Unis », avait-il insisté, en assurant que son pays était « un État nucléaire responsable ».

La semaine dernière, la Corée du Nord a menacé de procéder à un essai de bombe H dans l’océan Pacifique. Ce serait « une démonstration choquante d’irresponsabilité sur le plan de la santé, de la stabilité et de la non-prolifération », a rétorqué lundi le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. Sans toutefois répondre à une question lui demandant s’il s’agirait alors d’un acte de guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 19h14)                

Le Qatar commande 7 navires de guerre à l’Italie pour 5mds d’euros

août 2, 2017

Doha – Le Qatar a commandé sept navires de guerre à l’Italie pour un montant de cinq milliards d’euros, a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères de ce petit émirat gazier, isolé par quatre pays arabes dont trois du Golfe.

« Nous avons signé un contrat au profit des forces navales du Qatar en vue de l’acquisition de sept navires de guerre à l’Italie pour un montant de cinq milliards d’euros », a déclaré cheikh Mohamed Abderrahmane Al-Thani lors d’une conférence de presse à Doha avec son homologue italien Angelino Alfano.

Le ministre italien a confirmé le contrat en parlant de « sept navires de guerre » mais sans préciser ni le montant de la transaction ni le type de navires qui seront livrés par son pays.

Selon des médias italiens, le contrat porte sur sept navires de surface, dont quatre corvettes, un navire de débarquement amphibie et deux patrouilleurs.

Le Qatar et les Etats-Unis ont signé le 15 juin, en pleine crise qui oppose le Qatar à ses voisins arabes, un accord de 12 milliards de dollars pour la vente à Doha d’avions de combat F-15.

Le Pentagone n’avait pas livré de détails sur la vente qui, selon Bloomberg, concernerait 36 de ces appareils.

L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de soutenir des islamistes radicaux, d’être derrière des actes de déstabilisation dans la région et, au-delà, de se rapprocher de l’Iran chiite, grand rival du royaume saoudien sunnite.

Ils ont imposé des sanctions économiques au Qatar et lui demandent, pour les lever, de satisfaire à 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera et d’une base turque au Qatar.

Le Qatar rejette les accusations et refuse de satisfaire ces demandes.

Son ministre des Affaires étrangères a déploré mercredi l’intransigeance des adversaires de Doha lors de leur dernière réunion dimanche à Bahreïn où ils n’ont selon lui « manifesté aucune intention de résoudre la crise de manière pacifique ».

De son côté, le ministre italien a souhaité une désescalade et une solution dans « le respect du droit international ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2017 14h30)                                            

France2-Congo: Émission spéciale sur la guerre du Pool jeudi 25 mai

mai 18, 2017

Le jeudi 25 Mai 2017, le monde entier sera au courant du génocide à huis-clos que Denis Sassou Nguesso et ses hommes sont entrain de commettre dans le POOL.

Suivez l’émission reportage sur la crise du Pool , après envoyé spécial ! Le jeudi 25 Mai 2017 au soir sur France 2.

Brazzanews avait qu’ il y à GÉNOCIDE dans le POOL, aujourd’ hui on lui donne raison. Certains congolais n’ont pas encore compris jusqu’aujourd’hu que BrazzaNews est un prophète.

Regardez cette photo capturée par les experts de la CPI ( Cour pénale internationale) qui étaient discrètement dans le Pool pour enquêter .

 

Congo: BRAZZAVILLE respire un climat de guerre

mai 11, 2017
Le POOL << Israël du Congo >> n’est pas une poule mouillée: les choses s’accélèrent dans le POOL. Le village MATOUMBOU vient de tomber,aujourd’hui. Bilan: 12 militaires sont tombés et plusieurs blessés.

 

Dans les quartiers sud de BRAZZAVILLE la peur règne et il y a un climat de guerre, plusieurs véhicules se dirigent vers PK, MAYANGA, et actuellement les miliciens de Denis Sassou Nguesso sont entrain de remplir les sacs de farine avec du sable au rond point château- d’eau et à PK. Dispositif militaire renforcé à la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Pourquoi le renforcement du dispositif policier et militaire dans Brazzaville. Après l’échec des miliciens de Sassou Nguesso dans le Pool où ils ont subi des pertes considérables en vies humaines et en matériels; les miliciens de Sassou Nguesso se replient sur Brazzaville pour but de terroriser la pauvre population.

Il faut donc noter des bouchons dans les quartiers Sud commençant par Mfilou Ngamaba, l’ancienne Téle-Congo, l’Orostom, Château d’eau, l’Abattoir, l’ancienne de Kinsoundi

Au même moment il y a eu une attaque au village NZINZI. Le CMG allait atterrir, l’armée était venue attendre, le cemg OKOY qui devrait atterrir en catimini avec 10 membres du haut commandement, ils ont subi une attaque.

Les FALC et leurs nouveaux alliés au courant, sont venus l’attendre pour ravir l’hélicoptère.

Les combats ont eu lieu avant l’atterrissage de l’hélicoptère, OKOY a eu la chance, l’hélicoptère s’est échappé. Le but des FALC étaient de ravir l’hélicoptère et prendre en otage OKOY.

Bilan de l’attaque : 4 morts et 28 blessés du côté des miliciens de Denis Sassou Nguesso et 1 mort du côté des FALC. OKOY a eu la chance, même l’armée renseigne les positions de OKOY au FALC .

Bilan de l’attaque de ce matin à NTARI : allez y chercher les corps de vos parents idiots qui meurent pour Denis Sassou Nguesso.

 

40 morts au total dans les affrontements entre ninjas et l’armée. 32 militaires, 3 ninjas et 5 civils dont deux femmes et un petit garçon.

L’armée a subi la perte de 378 PM; 90 lances roquette; 67caisses de munitions; 43 chilkas et plusieurs autres armements. Cet armement a été ravi par les ninjas et leurs alliés techniciens. Deux BJ de l’armée ont été brûlées et donc calcinées.

Quelques noms des miliciens de Denis Sassou Nguesso tombés ce matin. KOUA Narcisse est tombé ( décédé).

Bilan provisoire du côté des miliciens de Denis Sassou Nguesso : GDR: 10; 36BIM: 20; Policiers: 2

Avec Brazzanews.fr

Monseigneur Anatole Milandou Archevêque de Brazzaville au micro de Rfi

mai 5, 2017

 Mgr Milandou s’est confié ce matin sur les ondes de Rfi concernant la situation très alarmante qui prévaut dans le Pool.

RFI: Vous êtes originaire du Pool. Quel regard aujourd’hui portez-vous sur la situation dans ce département du Congo ?

Monseigneur Anatole Milandou : Le regard ? Celui de tout le monde. C’est une région qui se détruit. Avant de partir de ce diocèse, j’avais dit à monseigneur Portella (Ndlr: Louis Portella Mbuyu) qui m’a remplacé, « malheureusement, je suis en train de te laisser des ruines » parce que la guerre continue.

C’est une guerre donc aujourd’hui ?

Je pense que c’est une guerre. Les gens sont déplacés, les gens souffrent. Tout dernièrement, on l’a même vu, il y a déjà des malnutris qui sont arrivés ici. C’est les conditions que nous ne connaissons pas très bien, dans quelles conditions les gens vivent puisque les gens sont déplacés de leur village. Cela pose beaucoup de problèmes.

Cela veut dire qu’il y a des difficultés à savoir ce qui se passe réellement dans le Pool, qu’il y a des zones aujourd’hui encore à huis-clos ?

Je suis allé voir monseigneur Portella qui est l’évêque de Kinkala. Le diocèse était fermé, jusque-là, c’était fermé. On n’y mettait pas pied. Moi, j’ai deux paroisses ici qui sont fermées. Personne ne peut y aller. Les prêtres n’y vont pas et n’y sont pas puisqu’on a forcé les populations à sortir de là. Donc c’est ce manque d’informations que nous n’avons pas, c’est difficile de savoir réellement ce qui se passe. C’est pourquoi parfois, on s’enferme dans le silence. Mais tout dernièrement, on a vu à l’hôpital, des cas de malnutritions.

Les autorités congolaises disent qu’il n’y a pas de crise dans le Pool aujourd’hui ?

Il y en a qui disent qu’il n’y a pas de crise ? Mais nous savons que c’est une crise. Les gens souffrent.

Que fuient les populations aujourd’hui qui quittent leur village dans le Pool ?

On fuit toujours les hommes en armes. Mais là, les gens sont forcés, les hommes en armes forcent les gens à partir, à quitter le village, à vider les villages. Je pense que c’est une technique, je ne peux pas en dire plus.

Les hommes en armes, vous voulez dire aussi bien les partisans du pasteur Ntumi, que les forces de sécurité congolaises ?

Oui, puisque l’armée dans sa méthode voudrait vider les populations des villages pour peut-être mieux cerner le problème de Ntumi. Je pense à ça.

L’Hotel de ville de Kinkala, chef lieu du département du Pool.DR

Dans ce contexte, est-ce que vous pensez que le Congo est prêt à tenir des élections législatives ?

Il y en a qui pensent qu’ils vont les tenir. Pour nous, franchement, je ne vois pas comment les gens peuvent aller battre campagne dans cette région. Déjà les gens ne sont pas sur place, ils ne sont pas dans les villages. Je ne sais pas comment ils iront battre campagne.

Que faudrait-il faire aujourd’hui pour sortir de cette situation ?

Sortir de cette situation ? On parle toujours de solutions politiques.

C’est un problème politique ?

Je pense. Nous essayons de faire quelque chose, mais on n’y arrive pas. Ces questions-là, il faut les poser à ceux qui se battent, à ceux qui sont sur le terrain, à l’armée et au pasteur Ntumi.

Est-ce que l’Eglise a tenté une médiation ou tente actuellement une médiation ?

L’Eglise a toujours proposé quelque chose, même en silence on essaie de faire quelque chose. Il y en a qui n’en veulent pas.

Qui n’en veut pas ?

Les choses qui nous parviennent, il y en a qui ne sont pas d’accord que l’Eglise aussi s’implique dans ce genre de choses.

Vos autorités vous ont parfois « rappelé à l’ordre » sur votre devoir de réserve ?

Non. Simplement, il y a des gens qui ne veulent pas que cette guerre cesse. C’est un fonds de commerce aussi.

Pour l’armée congolaise ?

Je ne sais pas. Mais ça profite à quelques-uns en tout cas. La première guerre, c’était comme ça. On a senti que c’était un fonds de commerce.

C’est pour cette raison que depuis un an, le pasteur Ntumi n’a toujours pas pu être arrêté ?

Mais ça, je ne peux pas le dire puisque nous sommes dans des hypothèses sur ce qui se passe, pourquoi le pasteur Ntumi n’est pas attrapé. Cela il faut le demander à l’armée qui a des stratégies sur place et qui n’arrivent pas à attraper le pasteur. On ne sait pas si le pasteur est vraiment conscient de ce qui se passe. Il vient dire ce qui se passe, réellement quel est le sens de son combat. Et quand on voit que les gens sont en train de souffrir, il peut dire « à cause de ça, je me rends, vous me donnez la liberté de m’exprimer, puis je me rends ». Aujourd’hui, je pense que si vraiment il y a de la bonne volonté de part et d’autre, cela peut se faire. Il a des lieutenants, il y a des gens sur qui il peut compter et qui peuvent négocier, ou pas, mais qui peuvent venir à Brazzaville, qui peuvent préparer son retour.

Donc il faut plus de bonne volonté de part et d’autre aujourd’hui, et du dialogue ?

De dialogue ? Depuis le temps qu’on en parle. Nous avons essayé depuis de faire quelque chose, mais rien n’a abouti. Donc, il faut poser les questions à ceux qui se battent sur le terrain. Je ne sais pas quelles sont les raisons de se battre.

Quel message voulez-vous adresser aux populations qui subissent cette crise ?

Les populations, les pauvres populations. Tout dernièrement, j’ai décidé de parler aux jeunes. Qu’est-ce qu’il faut leur dire ? Souvent ce sont des paroles de mensonges quand on sait que leur avenir est bouché.

On vous sent un peu exaspéré de voir l’histoire peut-être se répéter vingt ans après cette guerre à laquelle vous avez assisté ?

Bien sûr qu’on est désespérés et exaspérés aussi, puisque j’ai connu, j’étais évêque de Kinkala avant. Nous avons fait ce qu’on pouvait faire pour essayer de diminuer les souffrances. Et ça revient, un perpétuel recommencement. Finalement, cela ne nous réjouit pas.

Congomfoa avec rfi.fr

Cri d’alarme du chef de l’ONU pour éviter la famine au Yémen

avril 25, 2017

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à l’ouverture d’une réunion de haut niveau sur la crise humanitaire au Yémen, à Genève, le 25 avril 2017 / © AFP / Fabrice COFFRINI

Le secrétaire général de l’ONU a lancé mardi un cri d’alarme sur la situation au Yémen, appelant la communauté internationale à financer l’aide humanitaire dans ce pays en guerre afin de mettre un terme à la plus grande crise alimentaire au monde.

« La famine peut être évitée si nous agissons rapidement », a déclaré Antonio Guterres, à l’ouverture d’une réunion sur la crise humanitaire au Yémen, organisée au siège de l’ONU de Genève avec le soutien de la Suisse et de la Suède.

« Nous voyons une génération entière qui est affamée. Nous devons agir maintenant, pour sauver des vies », a-t-il ajouté.

L’ONU a réclamé début février 2,1 milliards de dollars (2 milliards d’euros) pour aider cette année 12 millions de personnes affectées par le conflit, mais cet appel de fonds n’est financé qu’à hauteur de 15%, a expliqué le chef de l’ONU.

« Le Yémen est la plus grande crise humanitaire actuellement », a affirmé de son côté le patron des opérations humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien, insistant sur le « risque de famine ».

« Nous pouvons éviter la famine », a-t-il dit, appelant à davantage de générosité des donateurs et à une cessation des hostilités.

Environ 19 millions de personnes au Yémen, soit environ deux tiers de la population, ont un besoin urgent d’aide humanitaire, a souligné Antonio Guterres. Quelque 17 millions souffrent de la faim, ce qui fait de ce pays « la plus grande crise alimentaire au monde », a-t-il noté. Le sort des enfants est des plus sombres: « un enfant de moins de 5 ans meurt au Yémen toutes les 10 minutes de causes évitables », a-t-il déploré.

Le pays est déchiré par un conflit depuis qu’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite a commencé en mars 2015 une campagne de bombardements pour repousser les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, qui avaient pris le contrôle de la capitale Sanaa et d’autres parties du pays.

Le Yémen est presque entièrement dépendant des importations, dont une grosse partie arrive par le port de Hodeida. Les Nations unies ont appelé la coalition militaire arabe à ne pas bombarder ce port stratégique contrôlé par les Houthis.

« Si ce port devient inaccessible, fût-ce pour une période limitée, la situation humanitaire continuera de se détériorer, en particulier dans le nord du Yémen », a souligné mardi le ministre des Affaires étrangères suisse, Didier Burkhlater.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2017 11h51)

La Corée du Nord se dit prête à réagir « à n’importe quel type de guerre » des Etats-Unis

avril 17, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – La Corée du Nord est prête à répondre à « n’importe quel type de guerre » déclenchée par les Etats-Unis, a mis en garde lundi l’émissaire de Pyongyang aux Nations unies, après plusieurs avertissements lancés par l’exécutif américain.

« Si les Etats-Unis osent choisir l’action militaire (…), la RPDC (République populaire démocratique de Corée, NDLR) est prête à réagir à n’importe quel type de guerre voulue par les Etats-Unis », a déclaré l’ambassadeur adjoint à l’ONU, Kim In Ryong.

« Nous prendrons les mesures de représailles les plus dures face aux provocateurs », a-t-il ajouté.

La Corée du Nord a adopté des mesures « de légitime défense » face à la menace d’une action militaire américaine, a souligné Kim In Ryong, précisant que celles-ci reflétaient la volonté de Pyongyang de « répliquer en espèce aux bombes nucléaires et ICBM », sigle désignant les missiles balistiques intercontinentaux.

Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, a recommandé lundi à Pyongyang de ne pas éprouver la « détermination » de Donald Trump sur la question nucléaire, ni la puissance de l’armée américaine, lors d’une conférence de presse à Séoul.

Il a plus tôt effectué une visite très symbolique de la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées, où il a affirmé que « toutes les options » étaient « sur la table » pour régler le problème nord-coréen.

Donald Trump a lui conseillé au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de « bien se tenir », en réponse à une question d’un journaliste lancée en pleine chasse aux oeufs de Pâques à la Maison Blanche.

Washington avait annoncé le 8 avril l’envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, le président américain évoquant jeudi une « armada » comprenant aussi des sous-marins.

Cette décision montre que les « initiatives dangereuses des Etats-Unis visant à une invasion de la RPDC sont entrées dans une phase sérieuse », a encore déclaré l’ambassadeur adjoint nord-coréen.

Kim In Ryong a en outre assuré que Pyongyang tiendrait les Etats-Unis « pleinement responsables des conséquences catastrophiques provoquées par leurs actions scandaleuses ».

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson présidera la semaine prochaine une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Corée du Nord.

Romandie.com avec(©AFP / 17 avril 2017 19h37)

Irak: Simba le lion et Lula l’ours évacués du zoo de Mossoul en guerre

avril 10, 2017

Mossoul (Irak) – Ils étaient les derniers survivants du zoo ravagé de Mossoul en Irak. Simba le lion et Lula l’ours brun ont finalement été évacués vers la Jordanie au terme d’une mission ardue en zone de guerre.

« Nous sommes dans l’avion avec les animaux et nous partons maintenant », a déclaré à l’AFP Amir Khalil, le vétérinaire qui dirige la mission pour sauver Lula et Simba.

 « Nous avons encore eu des problèmes à la douane, mais maintenant tout va bien. Je suis soulagé », a-t-il ajouté.

Avec ses collègues de l’organisation « Four Paws » (Quatre Pattes), qui vient en secours aux animaux en détresse partout dans le monde, ce vétérinaire était venu en Irak dans un but: transférer les deux bêtes loin des combats entre forces gouvernementales et jihadistes.

En février, il avait découvert Simba et Lula le pelage recouvert de boue et d’excréments, tournant en rond dans le zoo de Mossoul.

Depuis plus de cinq mois, la deuxième ville d’Irak est le théâtre d’une bataille sans merci entre soldats et jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Après avoir repris Mossoul-Est fin janvier, les forces gouvernementales tentent de reconquérir la partie occidentale de la ville tombée aux mains de l’EI en juin 2014.

« Je suis un vétérinaire, je me dois de m’occuper de ces animaux. Ce sont des réfugiés. C’est notre devoir de les emmener dans un sanctuaire sécurisé », martèle le vétérinaire égypto-autrichien de 52 ans pour expliquer sa détermination.

Mais sa mission s’est révélée pleine d’obstacles.

Il y a deux semaines, il avait tenté un premier transfert.

Dans le parc animalier al-Morour, le Dr. Khalil avait alors anesthésié Simba et Lula avant de les transporter hors de leur cage sur une civière verte. Les animaux avaient été ensuite hissés dans un camion à l’aide d’une grue.

Au loin, le grondement de l’artillerie rappelait que les combats font rage de l’autre coté de la rivière Tigre, qui coupe Mossoul en deux.

Ahmed Manhel avait observé la scène en silence. « Moi aussi j’aimerais bien recevoir des soins », avait lâché ce résident de Mossoul en prenant appui sur ses deux béquilles en bois.

En novembre, l’explosion d’un obus a sectionné sa jambe droite. « Je veux partir d’ici. J’ai besoin d’une jambe artificielle », avait expliqué le jeune homme de 18 ans.

– Nouvelle vie –

Une fois les animaux à bord du camion, le convoi avait foncé à toute allure en direction d’Erbil, la capitale de la région autonome kurde, où se trouve l’aéroport.

Mais à un check-point, les soldats avaient refusé de laisser passer les animaux.

Deux jours plus tard, une deuxième exfiltration échouait encore. Pendant neuf jours, le lion et l’ours ont été retenus par l’armée irakienne en attendant que Four Paws obtienne une permission définitive pour les évacuer.

Si le zoo de Mossoul n’était pas approprié, la route poussiéreuse est pire encore: le lion souffre désormais de problèmes respiratoires.

« Cela a sans aucun doute été notre mission la plus compliquée », assure Yavor Gechev, membre de la mission Four Paws.

L’organisation était pourtant déjà intervenue en Irak en 2003, en Libye et en Egypte pendant le Printemps arabe mais aussi dans l’enclave palestinienne de Gaza après la guerre de 2014.

« C’est le début d’une nouvelle vie pour les animaux », se réjouit Amir Khalil à l’aéroport d’Erbil avant d’embarquer. « A partir de maintenant, ils n’auront plus à faire partie de cette guerre ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2017 21h05)