Posts Tagged ‘Guide’

Un éléphant tue son guide avant de s’échapper avec trois touristes

août 26, 2015

Un éléphant a tué son guide mercredi en Thaïlande avant de s’enfuir dans la jungle avec trois touristes terrifiés sur son dos. Cet incident relance les critiques contre une industrie du tourisme peu respectueuse du bien-être animal.

Les trois touristes chinois, un couple et leur enfant, « sont maintenant en sécurité », a déclaré le colonel Thawatchau Thepboon, responsable de la police de la province de Chiang Mai. Le cornac du pachyderme tué « ne connaissait pas bien l’éléphant », a-t-il ajouté.

Des images diffusées par la Troisième chaîne thaïlandaise montrent les trois touristes effrayés en train d’être ramenés vers le camp, sur le dos de l’éléphant fugueur, calmé par d’autres guides.

De nombreux touristes se pressent tous les jours dans des camps spécialisés dans les balades à dos d’éléphants, animal symbole de la Thaïlande, malgré les critiques des associations de défense des animaux qui dénoncent les mauvais traitements par certains cornacs.

Travail à temps complet
« Les éléphants travaillent tous les jours, tous les mois, 365 jours sur 365 », a expliqué Edwin Wiek, membre de l’association Wildlife friends of Thailand. « Si vous deviez faire la même chose, vous seriez stressés. C’est la même chose pour les éléphants. A un moment, ils deviennent fous et on ne peut plus les contrôler », a-t-il insisté.

Actuellement le pays compte 4000 éléphants domestiques contre 2500 toujours en liberté, selon l’ONG de défense des animaux Traffick. En juin, un éléphant avait tué un Thaïlandais et blessé un autre dans un restaurant de plage, alors que son cornac discutait avec les deux hommes.

Les éléphants sont le plus souvent utilisés pour des balades proposées aux touristes. Traditionnellement exploités par l’homme pour transporter les troncs d’arbres, les éléphants du royaume se sont retrouvés en masse dans l’industrie touristique, après l’interdiction de leur utilisation dans l’industrie forestière en 1989.

Romandie.com

Zimbabwe: un guide tué par un lion dans le parc où vivait Cecil

août 25, 2015

Un guide a été tué par un lion au Zimbabwe alors qu’il effectuait un safari dans une réserve privée au sein du parc national de Hwange. Il s’agit du même parc que celui où le lion Cecil avait été abattu en juillet par un Américain.

Quinn Terence Swales, 40 ans est sorti de son véhicule avec les six touristes qu’il accompagnait pour s’approcher d’un groupe de lions sous un arbre, avant d’être attaqué par l’un d’eux.

« Plusieurs lionceaux se sont approchés des touristes et un lion adulte nommé Nxaha a attaqué. Il s’est d’abord reculé quelques instants avant de charger Swales, le faisant tomber et le mordant au cou et à l’épaule », a expliqué la porte-parole de la police Charity Charamba.

Le guide a succombé à ses blessures à l’hôpital de Victoria Falls où il avait été transporté après l’attaque, a précisé Mme Charamba. La porte-parole de la police a rappelé aux visiteurs des réserves animalières de rester « vigilant » même lorsque « les animaux ont l’air amicaux », car « on ne peut pas prédire leurs réactions ».

Polémique mondiale pour Cecil
Les propriétaires du camp où la tragédie a eu lieu ont confirmé l’incident dans un communiqué regrettant la mort du guide. « Nous pouvons confirmer que Quinn a fait tout ce qu’il a pu pour protéger les touristes et assurer leur sécurité et aucun d’entre eux n’a été blessé au cours de l’incident. Malheureusement Quinn est décédé de ses blessures », ajoute le texte.

C’est la deuxième fois en peu de temps qu’un lion zimbabwéen fait parler de lui. Il y a quelques semaines seulement après la mort de Cecil, abattu par un chasseur à l’arc américain, début juillet. La mort du lion Cecil, emblématique félin du parc national de Hwange, a suscité une virulente polémique dans le monde entier.

Romandie.com

Tunisie: Hamadi, guide au musée du Bardo, sauveur de 30 touristes

mars 19, 2015

Tunisie: Hamadi, guide au musée du Bardo, sauveur de 30 touristes
Tunisie: Hamadi, guide au musée du Bardo, sauveur de 30 touristes © AFP

Hamadi, un guide touristique tunisien, accompagnait un groupe d’Italiens lorsqu’ils ont été surpris par l’attaque du musée du Bardo à Tunis. Modestement, il raconte comment sa connaissance des couloirs du bâtiment lui a permis d’exfiltrer 30 touristes.

« Le jour J j’étais au deuxième étage (du musée) vers 11H30, une demi-heure avant que ça commence. (Puis) j’ai entendu des coups de feu », explique à l’AFP Hamadi Ben Abdessalam, guide depuis 1970 et qui visitait le musée le plus célèbre de Tunisie avec 47 touristes italiens.

« Ma première impression c’est que ce n’était pas un attentat, j’ai dit à mes clients que quelque chose tombait du plafond, mais ce sont les Italiens qui m’ont dit que c’était une attaque terroriste », poursuit-il, les traits tirés.

Hamadi n’a pas voulu y croire jusqu’à ce qu’il voit de ses propres yeux les impacts de balles et les douilles.

« On s’est mis tous à genoux, à ce moment là, tout le monde a paniqué », relate cet homme âgé d’une soixantaine d’années, le visage mangé par une barbe naissante poivre et sel.

Heureusement pour le groupe qui l’accompagnait, Hamadi connaissait bien le quartier et toutes les sorties du musée.

« Je suis parti à droite et 30 personnes m’ont suivi (. . . ) et comme je suis du quartier et que je connaissais les sorties de secours, j’ai pris la direction d'(une) sortie de secours », se souvient-il.

L’attentat, revendiqué jeudi par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a coûté la vie à 20 touristes étrangers et à un Tunisien au tout début de la saison touristique.

« C’est une première en Tunisie, personne ne s’y attendait », s’emporte Hamadi.

Une bonne partie des victimes étaient des croisiéristes en escale pour découvrir la capitale tunisienne et le musée national, le plus prestigieux du pays. C’est un groupe d’entre eux qu’il accompagnait, comme souvent le mercredi, jour d’arrivée de ces navires.

Hamadi se souvient aussi, la larme à l??il, du moment lorsque sains et saufs, lui et les trente Italiens sont arrivés mercredi soir au port de la Goulette, en banlieue de Tunis.

« Arrivés au port, nous avons vécu quelque chose d’extraordinaire », raconte encore le guide, très ému.

« On était applaudis par les passagers du bateau, les gens nous prenaient dans leur bras, tout le monde pleurait: les guides, la police. C’était quelque chose de vraiment fantastique qui nous a libérés de cette panique! ».

Jeuneafrique.com