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Guillaume Soro met les jeunes francophones en mission pour préparer de « nouvelles espérances »

juillet 9, 2013

Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro, a confié mardi aux jeunes francophones, la mission de « consentir » leur part de « sacrifice » pour faire naître de « nouvelles espérances ».

S’exprimant à l’ouverture de la sixième édition du parlement francophone des jeunes (PFJ) qui se tient à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, M. Soro a invité ces jeunes,  » d’aller plus loin » en suscitant entre eux un véritable « dialogue fraternel », (…) « grâce aux valeurs de solidarité et à la langue française qui nous unissent ».

« Votre devoir est de consolider par vous-mêmes et pour les générations à venir, la jouissance des droits et libertés fondamentales, et en consentant à votre tour, votre part de sacrifice pour de nouvelles espérances », leur a fait savoir le Chef du parlement ivoirien.

Selon, M. Soro, les jeunes doivent prendre leurs responsabilités dans le processus démocratique de leur pays respectif en participant au débat national et en faisant des propositions constructives aux gouvernants.

Il a appelé à « une jeunesse qui n’oscille plus entre le désespoir et la révolte », avant de conseiller d’utiliser les moyens de communication pour « favoriser la compréhension et amplifier la coopération entre tous les jeunes dans l’espace francophone et bien au-delà ».

Le parlement francophone des jeunes qui tient la sixième édition de ses assises à Abidjan, a été créé en septembre 1999, par les chefs d’Etat et Gouvernement de la Francophonie, réunis au sommet de Moncton.

L’objectif principal du PFJ est de réaliser une simulation parlementaire des plus réalistes pour illustrer, avec les nouvelles générations, le modèle de la démocratie parlementaire, et former ainsi de véritables citoyens responsables au sein de l’espace francophone.

Cette sixième édition du PFJ se tient en marge de la 39ème session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui sera ouverte mercredi pour prendre fin vendredi sur les bords de la lagune Ebrié. Plus de 70 jeunes issus de 31 sections sont présents à ce rendez-vous pour prendre part aux travaux.

Pendant 72 heures, ils réfléchiront sur des thèmes tels que « rôle du Parlement »,  » la jeunesse comme force de développement », « la pénalisation de la transmission du VIH », et  » la responsabilité de protéger les populations civiles à l’épreuve de la souveraineté des Etats ».

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Guillaume Soro, le père de la dignité des populations du Nord, selon Alassane Ouattara

juillet 7, 2013

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a rendu dimanche un vibrant hommage au Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro en saluant son « courage exceptionnel et sa fidélité » qui ont permis aux populations du Nord de recouvrer leur « dignité » par la sauvegarde de la « nationalité ivoirienne ».

« Vous savez que Ferké est spécial, parce que Ferké connait un jeune qui a grandi ici, qui a fait le Petit séminaire à Katiola et qui a fait preuve d’un courage exceptionnel » a déclaré le Président Ouattara lors d’un meeting à Ferkéssédougou (près de 700 km au Nord d’Abidjan) et village de M. Soro.

« Bien sûr, il (Guillaume Kigbafori Soro) a estimé à un moment donné que nous les anciens étaient engagés dans une voie qui peut-être allait prendre trop de temps pour faire aboutir notre combat. Il a fait preuve de courage, il a fait preuve de sacrifice », a poursuivi Alassane Ouattara.

Selon lui, Guillaume Kigbafori Soro « s’est battu pour que les populations du Nord pussent recouvrer leur dignité par la nationalité ivoirienne ». « Je voudrais donc rendre hommage à Guillaume Kigbafori Soro pour le combat qu’il a mené pour son courage, sa fidélité », a-t-il ajouté.

« Je voudrais vous dire une chose qui m’a beaucoup frappé quand nous étions enfermés à l’hôtel du Golf (…) Après avoir décidé de saisir la Cour suprême pour indiquer clairement qu’au vu des résultats j’avais été élu Président de la République de Côte d’Ivoire, nous avons fait la cérémonie de passation des charges et le Premier ministre d’alors, Guillaume Soro a fait une déclaration émouvante », a encore dit le Chef de l’Etat ivoirien.

« Il (Guillaume Kigbafori Soro) a dit quelque chose que beaucoup n’ont pas retenu. Parce que vous savez que c’est la première fois qu’un musulman arrive à la tête de la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas quelque chose d’exceptionnelle parce que c’est ça la vie. Guillaume Kigbafori Soro a pris la parole pour dire qu’au +nom de ma foi chrétienne, je dis que c’est Alassane Ouattara qui a gagné les élections présidentielles+ », a révélé M. Ouattara.

« C’est donc un acte très fort, au dessus des religions. C’est un acte de patriotisme. S’il a fait cela, c’est parce qu’il aime la Côte d’Ivoire. Je voudrais te féliciter mon cher Guillaume pour ton courage, ta fidélité et ton patriotisme », a conclu Alassane Ouattara qui achève lundi une visite d’Etat d’une semaine dans le district des Savanes.

Dimanche soir, il a animé un meeting à Dickodougou à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Korhogo, la capitale du district des Savanes.

APA-Ferkéssédougou (Côte d’Ivoire)

Côte d’Ivoire : la guerre de leadership des chefs pro-Gbagbo exilés au Ghana

mars 19, 2013
Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. © AFP

Les anciens dignitaires du régime de Laurent Gbagbo en exil au Ghana s’opposent sur la stratégie à suivre. Entre les partisans de la ligne dure et ceux du dialogue avec le pouvoir de Alassane Ouattara, les tensions sont de plus en plus vives.

« Que ceux de nos frères qui sont allés au Ghana reviennent, parce que ça ne sert à rien d’aller souffrir en exil ». L’appel lancé le 9 mars par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, lors d’une visite à Abengourou (est de la Côte d’Ivoire), « a eu une répercussion positive auprès des exilés, confie un membre du Front populaire ivoirien (FPI) exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Pour beaucoup d’entre nous, Soro a été plus ou moins un modèle. Certes, il y a eu des divisions, mais l’homme reste un mythe et ses appels font naître en nous beaucoup d’espoir ».

Aujourd’hui, les partisans du retour d’exil semblent de plus en plus nombreux. Ils se réunissent régulièrement, mais « discrètement, presque dans la clandestinité », raconte l’un d’eux. « Ceux qui souhaitent poursuivre la lutte nous font peur, nous intimident et profèrent à notre endroit des menaces », poursuit-il. Les anciens dignitaires du régime Gbagbo en exil ne s’expriment pas d’une seule voix. Au sein de la « galaxie des patriotes » à Accra, l’unité s’est peu à peu fissurée. Aujourd’hui, plusieurs groupes distincts s’opposent et se mènent en sourdine une guerre de leadership.

Il y a d’abord ceux qui s’opposent à la direction du FPI en Côte d’Ivoire et à la politique menée par son président, Miaka Ourétto : revenir à la table de discussion et essayer d’obtenir les meilleures conditions pour que le parti puisse exister. « Si Miaka emmène le FPI aux élections, c’est une feuille morte », confie un proche de Gbagbo. Toujours animés par un désir de vengeance, ces pro-Gbagbos estiment que le régime d’Alassane Ouattara (qu’ils appellent « M.Ouattara ») est illégitime.

Double langage

Parmi eux, on retrouve notamment le porte-parole de l’ancien président ivoirien, Justin Koné Katinan (dont le procès à Accra doit reprendre le 27 mars), mais aussi Ahoua Don Mello, le porte-parole de l’ex-gouvernement Aké N’Gbo (Premier ministre du dernier gouvernement de Gbagbo), Damana Pickass, figure de la crise postélectorale, qui s’est illustré en arrachant les PV de la commission électorale indépendante, et Moussa Zéguen, autrefois à la tête du Groupement des patriotes pour la paix (GPP).

Leurs noms apparaissent dans le rapport des experts de l’ONU, publié le 15 octobre 2012, qui accrédite la thèse d’un commandement stratégique pour renverser le président Ouattara. Ces jusqu’au-boutistes sont regroupés au sein de la Coalition des patriotes ivoiriens en exil (Copie), dirigée par Pickass. « Ils préparent une série d’attaques ciblés sur certaines personnalités et des lieux qui, d’après eux, sont stratégiques pour l’affaiblissement du pouvoir en place », assure un exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Joint par Jeune Afrique, le leader de la Copie réfute une nouvelle fois ces accusations : « À chaque fois que le gouvernement a appelé au dialogue, nous avons répondu favorablement ».

« Lorsqu’il est avec ses compagnons, Pickass prêche la violence et la guerre », rétorque notre source. Quelle que soit la réalité de cette ligne dure, un autre groupe a peu à peu émergé. Après avoir longtemps revendiqué la légitimité de la lutte contre le pouvoir de Ouattara, ses membres sont désormais plus enclins au dialogue et leur positionnement tend à se rapprocher de celui de la direction du FPI. Il y a parmi eux Assoa Adou (ex-ministre des Eaux et Forêts de Gbagbo, qui dirige aujourd’hui la coalition des cadres du FPI en exil), Hubert Oulaï (ministre de la Fonction publique et de l’Emploi dans le Gouvernement Soro I), et Koné Boubacary, ancien chef de protocole de Gbagbo. Dans une lettre datée du 31 janvier, Assoa Adou a ainsi félicité Miaka Ouretto d’avoir « engagé des négociations avec le gouvernement ».

Suspicion

L’arrestation de Charles Blé Goudé en janvier a exacerbé les divisions entre les deux tendances et fait resurgir les rivalités d’hier. « Ils ont de moins en moins d’argent, et maintenant que les autorités ghanéennes ont choisi de collaborer avec Abidjan, leur situation est plus compliquée », analyse Rinaldo Depagne, spécialiste de la Côte d’Ivoire à l’International crisis group (ICG). « En ce moment, la suspicion est de mise. Chacun voit en son voisin un traître, un ennemi d’une quelconque lutte », confie notre exilé.

Quelques heures seulement après l’extradition de Blé Goudé, Touré Moussa Zéguen l’a accusé d’avoir un accord avec les autorités ivoiriennes. Menacé à Accra par les proches de l’ex-« général de la rue », Zéguen réside toujours à Accra mais va de cache en cache. Orphelin de leur leader, les proches de Blé Goudé comme l’ancien secrétaire d’État, Dossol Charles Rodel, ou son ami Richard Dacoury, ne savent plus à quel saint se vouer, soupçonnant même des proches de Pickass (dont la rivalité avec Blé Goudé est de notoriété publique) d’avoir joué un rôle dans l’arrestation de l’ancien chef des jeunes patriotes.

Au milieu de cette guerre d’ego qui n’a pas fini de faire des vagues, on imagine aisément le désarroi des militants vivant pour la plupart dans des camps de réfugiés. Ceux-là n’attendent certainement qu’un signe, une simple poignée de main entre ennemis d’hier, pour rentrer au pays.

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Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo porte plainte en France contre Guillaume Soro

juin 25, 2012

Michel Gbagbo a été détenu pendant un an en Côte d'Ivoire. Michel Gbagbo a été détenu pendant un an en Côte d’Ivoire. © D.R.

Le fils franco-ivoirien de Laurent Gbagbo, Michel, a déposé plainte via son avocate, lundi 25 juin, pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants » contre Guillaume Soro et neuf anciens « comzones ». La constitution de partie civile qui accompagne cette procédure entraîne la saisine automatique d’un juge d’instruction, sans passer par le Parquet.

Bis repetita. Alors que sa première plainte à Paris, en novembre 2011, n’avait pas convaincu le procureur de la République d’engager des poursuites, Michel Gbagbo récidive, mais désormais avec constitution de partie civile. Ce qui entraîne automatiquement la saisine d’un juge d’instruction et une procédure qui pourrait aboutir, enfin, à une mise en examen.

Adressée lundi au doyen des juges d’instruction de Paris par le fils de Laurent Gbagbo, cette plainte vise l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ancien Premier ministre, Guillaume Soro, de même que neuf commandants des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ».

Enseignant et consultatnt

« Nous attendons de cette plainte qu’elle aboutisse à la désignation d’un juge d’instruction qui pourra mener tous les actes nécessaires visant à ce que les auteurs des faits dénoncés soient traduits devant les tribunaux », explique dans un communiqué Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo.

Me habiba Touré, l’avocate de Michel Gbagbo, en conférence de presse à La Haye, le 5 décembre 2011

© Robert Vos/AFP

Âgé de 42 ans, Michel Gbagbo possède la double nationalité franco-ivoirienne. Jusqu’à la chute de son père, il était enseignant et consultant pour un comité gouvernemental chargé d’organiser le retour des personnels de l’État dans les zones abandonnées pendant le conflit ivoirien en 2002.

« Prisonnier d’opinion »

Le 11 avril à Abidjan, il avait été arrêté avec son père après plus de quatre mois de crise et dix jours de combats intenses dans la capitale ivoirienne, avant d’être détenu à Bouna, dans le nord-est du pays, pendant environ un an. Après avoir été récemment hospitalisé à Abidjan, il a été entendu par la justice ivoirienne le 1er juin pour des accusations d’infractions économiques, dont le détournement de deniers publics. Fin mai, sa mère française, Jacqueline Chamois, avait affirmé qu’il était « un prisonnier d’opinion » et avait demandé un « rapatriement sanitaire » pour son fils « très éprouvé ».

Jeuneafrique.com avec AFP