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Guinée-Bissau : Cipriano Cassama démissionne après des « menaces de mort »

mars 1, 2020

Cipriano Cassama a annoncé sa démission, le 1er mars 2020.

Cipriano Cassama a annoncé sa démission, le 1er mars 2020. © Capture d’écran/AFPTV

 

Le « président intérimaire » investi par le camp donné battu à la présidentielle en Guinée-Bissau, Cipriano Cassama, a renoncé dimanche à la fonction de chef d’Etat à la suite de « menaces de mort », moins de 48 heures après sa désignation, dans une déclaration à la presse.

« Compte tenu des menaces de mort sur ma personne et mes gardes de corps, j’ai décidé de renoncer à la charge de président intérimaire pour laquelle j’ai été nommé, pour éviter un bain de sang en Guinée-Bissau », a déclaré dimanche Cipriano Cassama, un responsable du PAIGC.

« Je crains pour mon intégrité physique. Ma vie et celle de ma famille sont en danger », a-t-il ajouté, tout en affirmant conserver sa fonction de chef de l’Assemblée nationale.

La Guinée-Bissau avait depuis vendredi deux présidents rivaux, une situation née de la confrontation, toujours en cours, entre les deux candidats au second tour de la présidentielle du 29 décembre.

Le candidat du PAIGC, l’ex-Premier ministre Domingos Simoes Pereira, conteste toujours la victoire à la présidentielle attribuée par la Commission électorale à un autre ex-Premier ministre, l’opposant Umaro Sissoco Embalò.

Ce dernier a été donné vainqueur par la commission électorale avec 53,55%. Domingos Simoes Pereira, crédité de 46,45%, et le PAIGC dénoncent des fraudes et réclament qu’on recompte les votes.

Cipriano Cassama avait été désigné vendredi soir comme « président intérimaire » par 54 députés du PAIGC, sur un total de 102 à l’Assemblée nationale. Sans attendre une décision de la Cour suprême, Umaro Sissoco Embalò s’était fait quelques heures auparavant investir président de la République et s’est installé au palais présidentiel à Bissau.

Umaro Sissoco Embalò a investi samedi le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam qu’il avait nommé vendredi, après avoir démis le même jour le Premier ministre Aristides Gomes (PAIGC), reconnu par la communauté internationale.

Avec Jeuneafrique avec AFP

Guinée-Bissau : investiture à haut risque pour Umaro Sissoco Embaló

février 27, 2020

Umaro Sissoco Embalo, président de la République de Guinée Bissau, élu suite à l'élection presidentielle de décembre 2019. À Paris, le 21.01.2020.

Umaro Sissoco Embalo, président de la République de Guinée Bissau, élu suite à l’élection presidentielle de décembre 2019. À Paris, le 21.01.2020. © Vincent Fournier/JA

 

Le candidat proclamé vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, doit être investi ce jeudi à Bissau. Une cérémonie en petit comité, validée en urgence mercredi par une frange du Parlement.

« Dernière ligne droite et derniers préparatifs avant le grand jour : demain ». Umaro Sissoco Embaló a confirmé hier la tenue de son investiture, ce jeudi vers 11 heures (heures locales), par un message sur son compte Twitter personnel, ajoutant au passage une poignée de photos du lieux choisi pour l’événement : la salle de réunion de l’Hôtel Azalai.

Près de deux mois après le scrutin présidentiel, et malgré les contestations de son adversaire Domingos Simões Pereira, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui continue de remettre en cause les résultats le donnant vainqueur, Umaro Sissoco Embaló semble bel et bien décidé à endosser le rôle de chef de l’État.

« Concorde nationale » ?

Fort de la décision délivrée mardi par la Commission nationale électorale (CNE), qui a confirmé – une nouvelle fois – sa victoire à la présidentielle du 29 décembre, il a également assuré inviter ses concitoyens à cette cérémonie « dans un esprit d’unité et de concorde nationale ».

Depuis deux mois, la CNE, qui a prononcé les résultats « définitifs » de la présidentielle le 17 janvier, et la Cour suprême sont engagées dans un bras de fer autour de la validité des résultats de la présidentielle. Mercredi, le candidat du PAIGC a, à nouveau, saisi la Cour suprême pour demander un recomptage des voix. Domingos Simões Pereira justifie cette nouvelle saisine par un rapport d’audit des procès verbaux, produit par un cabinet privé qu’il a lui-même mandaté, et qui fait état d’« irrégularités » présumées dans la moitié des districts du pays.

Dans ce contexte, la venue du président de la Cour suprême à l’investiture du président proclamé élu par la CNE semble peu probable. Tout comme celle de Cipriano Cassamá, président de l’Assemblée nationale majoritairement acquise au PAIGC. « Tant que la Cour suprême n’aura pas rendu son jugement [au sujet du contentieux], il est attesté de façon incontestable qu’il ne peut y avoir un président élu suite au scrutin du 29 décembre », avait d’ailleurs écrit Cipriano Cassamá dans un communiqué publié mercredi.

« Usurpation de compétence »

Nuno Gomes Nabiam, candidat malheureux à la présidentielle qui avait apporté son soutien à Umaro Sissoco Embaló, devrait au contraire être présent dans la salle. C’est en effet lui, en tant que vice-président de l’Assemblée nationale, qui a convoqué mercredi en urgence une commission parlementaire. Huit des membres de la commission (sur une Assemblée qui en comporte 102 au total) ont alors validé la cérémonie d’investiture.

Un acte qualifié « d’usurpation de compétence » par Cipriano Cassamá, qui a menacé son vice-président de poursuites légales. « Vu l’existence d’un contentieux électoral, les conditions nécessaires pour [valider l’investiture] ne sont pas remplies », a tranché le président de l’Assemblée.

Bien qu’Umaro Sissoco Embaló se prévale du soutien des présidents nigérian Muhammadu Buhari et sénégalais Macky Sall, aucun chef  d’État n’est attendu à la cérémonie. Aucun n’a d’ailleurs été formellement invité. Une « deuxième cérémonie » pourrait avoir lieu plus tard, affirme Umaro Sissoco Embaló, qui a affirmé qu’il prendrait lui-même en charge les coûts de sa propre investiture de ce jeudi.

Les représentations diplomatiques présentes à Bissau ont, elles, été conviées. « J’ai reçu mon invitation ce jeudi matin », a confirmé à Jeune Afrique l’ambassadeur à Bissau d’un pays ouest-africain, qui confiait, dans la matinée, vouloir « attendre [de connaître] la position de la Cedeao » avant de se décider ou non à assister à l’événement.

L’organisation régionale n’a pas communiqué depuis dimanche dernier au sujet du contentieux électoral, mais elle avait d’ores et déjà estimé auparavant que les « résultats définitifs » du scrutin avaient déjà été annoncés, tout en avertissant que « des sanctions pourront être prises contre tous les acteurs qui n’agiraient pas dans le sens de la normalisation politique et institutionnelle ». « Notre position n’a pas changé », assurait mercredi un membre de la délégation de l’organisation basé à Bissau, alors que les invitations officielles n’avaient pas encore été envoyées.

Avec Jeuneafrique par Marième Soumaré 

 

Guinée-Bissau-Embalo revendique la victoire à la présidentielle

décembre 30, 2019

L’ancien général et ex-premier ministre de Guinée-Bissau Umaro Cissoko Embalo a déclaré lundi qu’il était sur le point de remporter le second tour de l’élection présidentielle dont les résultats officiels ne sont pas attendus avant mercredi.

Avec 28% des suffrages obtenus au premier tour, en novembre, Umaro Cissoko Embalo accusait pourtant un sérieux retard sur le favori du scrutin et candidat du parti au pouvoir, Domingos Simoes Pereira, qui avait viré en tête avec 40% des voix. Le vainqueur est appelé à remplacer le sortant, José Mario Vaz, éliminé dès le premier tour après un mandat de cinq ans terni par l’instabilité gouvernementale, la corruption persistante et la paralysie du Parlement et qui a apporté son soutien à Umaro Cissoko Embalo.

Le camp de ce dernier fonde ses prévisions sur les résultats que ses observateurs ont relevés dans les différentes régions de l’ex-colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest. «De nombreuses  »fake news » circulent mais seuls les résultats officiels font foi», a réagi Domingos Simoes Pereira sur Twitter.

Par Le Figaro avec Reuters

Guinée-Bissau: désignation et prestation de serment du nouveau gouvernement

décembre 13, 2016

Bissau – Le gouvernment bissau-guinéen formé par Umaro Sissoco Embalo a prêté serment mardi, près d’un mois après la nomination par le président José Mario Vaz d’un nouveau Premier ministre pour sortir le pays d’une longue crise politique.

La nouvelle équipe gouvernementale est formée de 37 membres (24 ministres et 13 secrétaires d’Etat), dont quatre femmes, selon un décret présidentiel publié lundi soir.

La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent.

Les membres du gouvernement ont collectivement prêté serment mardi au palais présidentiel à Bissau, en jurant de remplir leurs fonctions avec droiture et abnégation, en présence du président Vaz.

Le Premier ministre Embalo a, lors de la cérémonie, remis au chef de l’Etat une enveloppe contenant une déclaration de ses biens et a demandé aux membres du gouvernement de faire de même dans les 48 heures.

La déclaration de biens n’est pas une obligation légale en Guinée-Bissau. M. Embalo est le deuxième chef de gouvernement à s’y prêter, après Carlos Gomes Junior en 2004, un homme fort du pouvoir, renversé en avril 2012 par un coup d’Etat militaire.

C’est pour marquer une différence dans la gestion. Nous devons tous donner des preuves de transparence, surtout quand nous gérons des biens publics, a déclaré M. Embalo.

La plupart des membres du gouvernement de Baciro Dja, limogé le 14 novembre et remplacé le 18 par Umaro Sissoco Embalo, ont été reconduits.

C’est le cas des ministres de l’Intérieur, Botché Candé, jugé proche du président Vaz, et de la Défense, Eduardo Costa Sanha.

Le ministre des Affaires étrangères, Jorge Malu, du Parti de la rénovation sociale (PRS), première formation de l’opposition, fait partie des nouveaux nommés.

Trois dissidents du PAIGC figurent également dans l’équipe. Deux petites formations ont reçu les portefeuilles du Commerce et du Tourisme.

Les Finances sont confiées à Joao Alage Mamadu Fadia, actuellement directeur du bureau local de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao).

Le PAIGC, qui contestait M. Dja depuis sa nomination en juin, a également rejeté en novembre le choix de M. Embalo pour lui succéder, accusant M. Vaz d’avoir rendu nul et non avenu l’accord de Conakry et opté pour la poursuite de la crise.

L’accord signé le 14 octobre à Conakry sous l’égide du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé, dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), prévoyait une procédure consensuelle pour choisir un Premier ministre ayant la confiance du président devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018.

Le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama, avait en revanche assuré que le Parlement fournirait l’appui nécessaire au nouveau gouvernement.

Selon la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire.

Or, le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s’appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du PRS, deuxième formation du pays, et des 15 frondeurs.

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2016 18h48)             

Guinée-Bissau : Le nouveau premier ministre persona non grata au niveau du Parti au pouvoir

novembre 20, 2016

« Le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert – au pouvoir) se démarque de la décision du président de la République de nommer Umaro Sissoco Embalo (sur notre photo avec Idriss Déby Itno) au poste de Premier ministre », selon un communiqué.

Le parti dirigé par l’ex-premier ministre, Domingos Simoes Pereira, accuse le président, José Mario Vaz, d’avoir ainsi « rendu nul et non avenu l’accord de Conakry et opté pour la poursuite de la crise », lui reprochant d’avoir ruiné « de manière irresponsable tous les efforts et sacrifices consentis par les différents acteurs politiques et la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest).

L’accord signé le 14 octobre à Conakry sous l’égide du chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, dans le cadre d’une médiation de la CEDEAO, prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un premier ministre « ayant la confiance du président » devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018.

En revanche, le président de l’Assemblée nationale a assuré que le parlement fournirait l’appui nécessaire au gouvernement que doit former Umaro Sissoco Embalo.
Les deux hommes ont, d’ailleurs, quitté, ensemble, Bissau, samedi, pour Dakar afin de s’entretenir avec le président sénégalais, Macky Sall.
La nomination de M. Embalo est intervenue quatre jours après le limogeage du premier ministre, Baciro Dja, contesté par le PAIGC depuis sa désignation en juin.
Les députés du PAIGC refusaient de siéger, empêchant le Parlement de fonctionner.

Depuis jeudi soir, des informations circulaient à Bissau sur la possible désignation de M. Embalo, un des trois noms évoqués à Conakry.
La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président, José Mario Vaz, de M. Pereira, chef du PAIGC, auquel tous deux appartiennent.
Selon la Constitution, le choix du premier ministre revient au parti majoritaire.

Or, le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s’appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS) deuxième formation du pays, et des 15 frondeurs du parti au pouvoir.

Afriqueeducation avec AFP

Guinée-Bissau: Baciro Dja nommé Premier ministre, colère de militants du pouvoir

mai 26, 2016

Bissau – Deux semaines après la dissolution du gouvernement bissau-guinéen, le président José Mario Vaz a nommé Premier ministre jeudi Baciro Dja, qui occupa brièvement le poste en 2015, provoquant la colère de militants du parti au pouvoir.

Le président Vaz avait déjà nommé Baciro Dja comme Premier ministre le 20 août 2015. Cette nomination ayant été contestée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), elle avait été invalidée par la Cour suprême et M. Dja avait démissionné le 9 septembre. Il avait été remplacé par un vétéran du PAIGC, Carlos Correia, dont le gouvernement a été dissous le 12 mai.

La nomination de Baciro Dja comme nouveau Premier ministre a été accueillie par une manifestation de colère de militants du PAIGC, dont le siège est proche de la présidence. Une centaine d’entre eux se sont dirigés vers les lieux, certains jetant des pierres en direction des forces de l’ordre, d’autres brûlant des pneus sur la voie, selon un journaliste de l’AFP.

Le dispositif de sécurité habituel avait été renforcé par la police anti-émeutes, qui a ordonné aux civils de quitter les lieux. Nous avons reçu l’ordre de tirer sur quiconque franchirait les grilles du palais, a lancé un des commandants de la police.

La situation demeurait tendue aux abords du palais présidentiel, mais aucun incident similaire n’était signalé ailleurs en ville jusqu’aux environs de 21H00 locales (et GMT).

Le président Vaz est un des responsables du PAIGC, mais c’est un de ses ex-Premiers ministres, Domingos Simoes Pereira (bien Domingos Simoes Pereira), qui est le chef du parti.

La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par M. Vaz de M. Pereira de son poste de Premier ministre, une décision rejetée par le parti. D’après leurs entourages, les deux hommes ne s’entendaient pas sur la direction du pays, notamment au sujet de la corruption.

La lutte entre pro-Vaz et pro-Pereira perturbe le travail du gouvernement et du Parlement en dépit de plusieurs tentatives de médiation.

Ces tensions inquiètent la communauté internationale, qui avait salué le retour progressif à la légalité constitutionnelle depuis l’élection de M. Vaz en mai 2014 dans cette ex-colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest jusqu’alors en proie à une instabilité chronique, avec des tentatives de coup d’Etat militaires à répétition.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le président avait annoncé aux représentants des cinq formations siégeant à l’Assemblée nationale, dont le PAIGC et le Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition, deuxième parti du pays) son intention de nommer un nouveau Premier ministre, d’après des responsables politiques.

Le PAIGC avait réitéré son refus de reconnaître un chef de gouvernement désigné par le président, estimant que son choix incombait au parti majoritaire au Parlement conformément à la Constitution.

Nous n’accepterons pas un Premier ministre choisi par le Président, avait déclaré devant la presse l’ex-Premier ministre Carlos Correia, qui s’est rendu avec certains ex-ministres devant les grilles du palais présidentiel, sous protection de soldats de la force régionale ouest-africaine Ecomib.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2016 23h59)

Guinée: 4 militaires gambiens présumés mêlés au putsch contre Jammeh à Bissau

janvier 1, 2015

Guinée: 4 militaires gambiens présumés mêlés au putsch contre Jammeh à Bissau
Guinée: 4 militaires gambiens présumés mêlés au putsch contre Jammeh à Bissau © AFP

Quatre officiers gambiens soupçonnés d’ avoir participé au putsch manqué contre le président gambien Yayha Jammeh sont arrivés mercredi soir à Bissau, fuyant leur pays, a-t-on appris jeudi de source militaire.

« Quatre officiers gambiens présumés impliqués dans le putsch (contre le chef de l’Etat gambien mardi) sont arrivés mercredi soir à Bissau et se sont rendus aux autorités » militaires de Guinée-Bissau, a affirmé à l’AFP une source militaire à Bissau.

Selon la même source, ces militaires gambiens ont fui leur pays après le putsch manqué contre le président Jammeh mardi.

Leur identité, leur itinéraire pour arriver à Bissau et le lieu où ils se trouvaient jeudi n’ont pas été précisés.

La Guinée-Bissau n’a pas de frontière terrestre et maritime avec la Gambie, pays dont elle est séparée par le Sénégal. La Gambie, ex-colonie anglaise, est entièrement enclavée dans le Sénégal à l’exception de sa façade maritime sur l’Atlantique.

Le président Jammeh a fustigé mercredi soir ceux qui visent « un changement de régime par la violence », dans sa première déclaration publique à son retour à Banjul après le putsch manqué de mardi, alors qu’il était en visite privée à Dubaï.

« Ceux qui prônent et parrainent un changement de régime par la violence doivent savoir qu’ils n’agissent pas seulement en violation des droits de l’Homme et des intérêts légitimes des victimes, mais aussi contre la volonté de Dieu Tout-Puissant. C’est pourquoi ils ne réussiront jamais », a-t-il affirmé dans un message à la Nation à l’occasion du Nouvel An.

« Ceux qui jouent avec Dieu le paieront cher », a-t-il menacé, sans citer de nom.

Il n’a pas spécifiquement évoqué le coup d’Etat raté, une attaque armée contre le palais présidentiel ayant fait mardi au moins trois morts, selon un bilan non officiel.

Yahya Jammeh, 49 ans, dirige depuis 20 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone de près de deux millions. Son régime est régulièrement critiqué pour ses violations des droits de l’homme.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée-Bissau : 21 passagers d’un minibus tués par l’explosion d’une mine oubliée

septembre 28, 2014

 

Des soldats dans une rue de Bissau.
Des soldats dans une rue de Bissau. © AFP

Vingt et un passagers d’un minibus ont été tués par l’explosion d’une mine abandonnée dans le nord de la Guinée-Bissau, selon un nouveau bilan communiqué dimanche à l’AFP par des sources hospitalières et proche du gouvernement, qui a décrété deux jours de deuil national.

Un précédant bilan de la police avait fait état d’au moins 19 passagers tués lors de cet accident survenu samedi. Le nombre de morts a été revu à 21 à la suite du décès de deux blessés, a déclaré dimanche à l’AFP une source hospitalière. L’information a été confirmée par une source proche du gouvernement.

Le nombre total de blessés est de quinze, selon les mêmes sources. Le gouvernement a annoncé samedi deux jours de deuil national, à partir de dimanche. Une commission d’enquête a été créée pour « faire la lumière sur les circonstances de l’accident survenu sur une piste peu fréquentée », entre les localités de Bissora et Enxeia, à 70 km au nord de Bissau, selon un communiqué gouvernemental.

L’explosion s’est produite lorsque le chauffeur du véhicule a tenté d’éviter une flaque d’eau, avaient indiqué des témoins à l’AFP. Une équipe de démineurs de l’armée s’était aussitôt rendue sur place pour déterminer les circonstances de l’accident et la nature de l’engin. Il daterait de la lutte pour l’indépendance entre le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) et le colonisateur portugais il y a 40 ans, selon des sources militaires citées par la radio nationale.

Quelque 4.000 mines antipersonnel et antichar ont été abandonnées par l’armée coloniale portugaise pendant la guerre d’indépendance (1961-1974), selon le Centre d’actions anti-mines (Caami).

Jeuneafrique.com avec AFP

 

A cause du virus Ebola, la Guinée est isolée par ses voisins

août 23, 2014
Ebola: La Guinée non grata © AFP

Ebola: La Guinée non grata © AFP

L’étau se resserre autour de la Guinée, dix jours après l’urgence sanitaire nationale décrétée par les autorités sur l’ensemble du pays avec pour conséquence une série de fermetures de leurs frontières terrestres par les pays voisins.

Les fermetures de frontière s’enchaînent en Afrique de l’Ouest en général, et autour de la Guinée en particulier, depuis l’annonce de l’urgence sanitaire nationale décrétée à la suite de la propagation de la fièvre Ébola en Afrique de l’Ouest.

La Côte d’ivoire, le Sénégal, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Bissau qui sont voisins de la Guinée ont fermé leurs frontières ou pris des mesures restrictives. Seul le Mali ne l’a pas fait pour l’instant.

Si la décision de Bissau parait plus atténuante, Abidjan et Dakar sont allés plus loin. Outre la fermeture des frontières, Abidjan a, par exemple, suspendu tout vol aérien en provenance et à destination des pays touchés par Ébola.

Tandis que Dakar a étendu sa mesure aux avions et aux bateaux en provenance des pays affectés par Ébola, dont la Guinée, le Liberia et le Sierra Leone.

Tout comme d’autres pays, l’Afrique du Sud s’est isolée des pays touchés par Ébola.

Interrogé, le chef de la diplomatie guinéenne, Louceny Fall, préfère ne pas faire de commentaire spécial sur une décision souveraine mais pense que chacun des deux pays en tirera les conséquences de sa décision..

En dépit du renforcement du dispositif sanitaire à l’aéroport international de Conakry, des compagnies comme Emirates, Asky, Air Ivoire et Air Sénégal ont provisoirement suspendu leurs vols en provenance ou à destination de Conakry.

Privée de Hadj comme tous les pays touchés, la Guinée voit ses équipes nationales de football de Guinée, les seniors et les cadets, contraintes de jouer leurs deux prochains matchs au Maroc contre les éperviers du Togo en septembre prochain.

Apanews.net

Égypte et Guinée-Bissau réintègrent l’Union africaine, seule la Centrafrique reste suspendue

juin 18, 2014
Le siège de l'UA à Addis Abeba. © AFP

Le siège de l’UA à Addis Abeba. © AFP

L’Égypte et la Guinée-Bissau sont à nouveau admises dans l’Union Afrique. Mercredi, l’UA a annoncé mettre fin à la suspension touchant les deux pays.

L’Égypte et la Guinée-Bissau font leur retour au sein de l’Union africaine. « L’Égypte est à nouveau admise à participer à toutes les activités de l’Union africaine », a ainsi déclaré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Smail Chergui, mercredi 18 juin. L’organisation panafricaine avait suspendu l’Égypte en juillet 2013, après le coup d’État contre le président Morsi, démocratiquement élu en juin 2012.

Selon des diplomates, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA avait décidé lors d’une réunion mardi 17 juin de réintégrer l’Égypte, même si les règles de l’organisation stipulent que les gouvernements des États membres doivent être démocratiquement élus. Alors chef de l’armée égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi avait destitué et fait emprisonner Mohamed Morsi le 3 juillet 2013, réprimant ensuite ses partisans dans le sang, notamment la confrérie islamiste des Frères musulmans. En mai dernier, Abdel Fattah al-Sissi a été élu président avec 96,9% des voix, après avoir éliminé une grande partie de l’opposition de la scène politique.

Décision à l’unanimité

Smail Chergui a précisé que la décision de réintégrer l’Égypte avait été prise à l’unanimité, malgré la controverse entourant la présidentielle. « Nous pensons tous que l’élection a été régulière et il (Abdel Fattah al-Sissi) a prêté serment », a-t-il ajouté, expliquant que l’UA allait soutenir les élections législatives à venir dans le pays et tenter d’y améliorer les droits de l’Homme et la liberté de la presse.

L’Union africaine a également réintégré la Guinée-Bissau, qui avait été suspendue après un coup d’État militaire en 2012. L’UA a pour politique de suspendre tout pays membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, généralement jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Le seul pays africain qui reste suspendu est la Centrafrique, en proie à une crise sans précédent depuis début 2013.

Jeuneafrique.com avec(Avec AFP)