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Guinée-équatoriale: le demi-frère du président et sommité du régime est décédé

mai 7, 2019

 

Le ministre équato-guinéen de la sécurité présidentielle et demi-frère du chef de l’Etat, Antonio Mba Nguema, est décédé lundi en Afrique du Sud des suites d’une longue maladie, a annoncé mardi la présidence de Guinée équatoriale.

«Dans la matinée du 6 mai, le Capitaine général des forces armées et ministre d’Etat à la présidence de la République chargé de la sécurité présidentielle, Antonio Mba Nguema Mikué est mort dans un hôpital en Afrique du Sud», a indiqué le présidence dans un communiqué lu à la radio d’État.

Antonio Mba Nguema, demi-frère du président Teodoro Obiang Nguema qui dirige le pays depuis 1979, est décédé à l’âge de 68 ans, selon un membre de la famille contacté par l’AFP.

Il a longtemps été directeur de la sécurité nationale (1992-2004) avant d’être nommé ministre de la Défense nationale, poste qu’il a occupé jusqu’en 2016. Il portait le plus haut grade de l’armée du pays.

Le ministère de la défense a décrété sept jours de deuil dans «toutes les casernes, navires dépendances militaires des forces armées et de sécurité» du pays, selon un arrêté consulté par l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Theodorin Obiang pris la main dans le sac au Brésil

septembre 17, 2018

Le vice-président équato-guinéen et sa délégation transportaient des montres de luxe d’une valeur de 15 millions de dollars.

Teodorin Nguema Obiang, en 2013, lors de sa fête d’anniversaire, près de Malabo.

Teodorin Nguema Obiang, en 2013, lors de sa fête d’anniversaire, près de Malabo. Crédits : JEROME LEROY / AFP

Le temps est un bien précieux et Teodorin Obiang Nguema l’a compris. Le fils du président de Guinée équatoriale en a donc fait une passion et dépense sans compter pour habiller son poignet de montres de luxe, souvent uniques au monde. C’est ainsi qu’entre 2005 et 2011, il a dilapidé plus de 10 millions d’euros dans les boutiques de la place Vendôme, à Paris. Il a en plus craqué pour quatre modèles d’exception de montres Cartier, Vacheron, Constantin et Piaget, à 710 000 euros, selon les enquêteurs qui s’intéressaient à son train de vie extravagant dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis ». Une coquetterie comparée aux près de 150 millions d’euros blanchis en France entre 1997 et 2011, ce qui lui a valu d’être condamné en octobre 2017 à trois ans de prison et 30 millions d’euros d’amende avec sursis, une décision dont il a fait appel. Pas de quoi affecter le « prince de Malabo », la capitale de son Etat pétrolier d’Afrique centrale, dont il est le puissant et capricieux vice-président.

Exception anachronique et ringarde

Après avoir organisé une fête démesurée pour ses 49 ans, en juin, à Malabo, après avoir posé avec Nicolas Sarkozy et croisé Vladimir Poutine le mois suivant dans les tribunes VIP de la Coupe du monde de football, à Moscou, Teodorin Obiang Nguema a trouvé le temps de se rendre au Brésil. Son avion privé se pose vendredi 14 septembre sur le tarmac d’un aéroport près de Sao Paulo. Là, les douaniers sont stupéfaits lorsqu’ils examinent deux des dix-neuf bagages de la délégation équato-guinéenne, composée de onze membres.

A l’intérieur d’une première valise Louis Vuitton : 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros) en espèces – le maximum autorisé est fixé à 2 400 dollars. Dans la seconde, des montres de luxe, pour certaines gravées de ses initiales, dont la valeur s’élèverait à 15 millions de dollars. Un nouveau scandale pour celui qui a déjà été accusé d’utiliser de l’argent de la corruption et de détournements de fonds publics pour acquérir des biens aux Etats-Unis, et qui est toujours visé par une enquête en Suisse pour l’acquisition suspecte de deux yachts.

Les frasques de Teodorin Obiang Nguema s’accumulent. Au sein de l’élite du continent, où l’Union africaine a fait de la lutte contre la corruption sa priorité, « Teodorin » est en passe de devenir une exception anachronique et ringarde, voire honteuse. Lui n’en a cure. Il met en scène sa vie fastueuse sur les réseaux sociaux comme s’il était intouchable. Et comme s’il était acquis que le « prince » succédera un jour à son père, qui dirige la Guinée équatoriale d’une main de fer depuis trente-neuf ans. Après tout, il a le temps et les montres, le pouvoir et l’impunité – dans son pays seulement.

Lemonde.fr par Joan Tilouine

Guinée équatoriale: un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

juillet 17, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein « dialogue national » à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

« Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner », a déclaré au deuxième jour du « dialogue national » Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que « treize jours après » un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, « aucun n’a été libéré ».

« Le gouvernement est parfaitement légitime », a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. « Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée ».

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que « le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie ».

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du « dialogue politique », une « amnistie totale » en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

Lundi, un « dialogue national » voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n’étaient présents.

« Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va », avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés « des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme », selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés.

CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants « des suites de tortures ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 21h56)                                                        

En Guinée équatoriale, des opposants affirment avoir été torturés par la police

mars 28, 2018

 

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’Etat, fin 2017.

 

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, en Bolivie, en novembre 2017. Crédits : David Mercado / REUTERS

Des militants d’un parti d’opposition dissous en février en Guinée équatoriale affirment avoir été « torturés », pratique confirmée par des défenseurs des droits humains mais fermement démentie par le pouvoir à Malabo. C’est à « Guantanamo », surnom du commissariat central de Malabo, que plusieurs des 38 militants du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) disent avoir subi des mauvais traitements, du 28 décembre 2017 au 3 janvier, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué, le 24 décembre 2017, une tentative de coup d’Etat dont les commanditaires étaient des Equato-Guinéens et les exécutants des étrangers, parmi lesquels des Français, selon Malabo. Des militants du parti CI avaient été arrêtés après une tentative de rassemblement début novembre.

« Nous avons été torturés pendant une semaine, affirme Ernesto Obama Ondo, 42 ans, militant de CI. Je recevais 150 coups de fouet chaque jour, mes fesses étaient en lambeaux. » Mireille Buila Euka, 24 ans, elle aussi membre de CI, a également reçu des coups de fouet après avoir été attachée par les mains et les pieds : « J’ai reçu 100 coups la première nuit » en détention.

Un opposant « mort sous la torture »

Ernesto Obama Ondo dit avoir été finalement emmené à l’hôpital La Paz de Malabo, comme d’autres victimes, information confirmée à l’AFP par des employés de l’hôpital. C’est là que Susana Esono, la trentaine, affirme avoir subi une tentative d’assassinat. Elle y avait été emmenée après avoir eu un bras cassé et une côte fracturée à coups de barre de fer lors de son arrestation le 28 décembre.

« Après deux jours à l’hôpital La Paz, un homme m’a fait une injection et je me suis évanouie », dit-elle. Alors qu’elle était encore sous perfusion, des « policiers » sont venus la chercher pour la conduire à « Guantanamo », où ils lui ont arraché la perfusion en disant que « les gens de CI doivent mourir et n’ont pas droit au traitement ».

Selon M. Obama Ondo et le parti CI, un autre opposant, Santiago Ebee Ela, « est mort sous la torture » en détention, mi-janvier. « Ce n’est pas vrai, je pense qu’il était malade », avait affirmé à l’époque le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, promettant une enquête sur les circonstances de son décès qui n’a pas encore commencé, selon l’avocat Fabian Nsue et Amnesty International. « Les militants de CI ont été torturés, nous envisageons une action en justice », a déclaré Me Nsue à l’AFP, doutant qu’elle aboutisse, la justice étant selon lui liée au gouvernement, dont l’objectif est « d’en finir avec CI ».

Saisie, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) souhaiterait que l’ONU mène une enquête, a indiqué la chercheuse Sarah Saadoun. « Je suis en train de faire de plus amples recherches » pour une plainte devant l’ONU, déclare Tutu Alicante, Equato-Guinéen en exil et collaborateur de HRW.

Des militants comparés à « des paramilitaires »

Début février, l’Union européenne s’est inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » en Guinée équatoriale, tout comme Amnesty International. « Depuis les élections législatives et municipales de novembre 2017, nous avons constaté une augmentation du nombre de cas de torture de membres de l’opposition », déclare à l’AFP Marta Colmer, chercheuse à Amnesty. Mais le « refus de collaborer » des autorités équato-guinéennes rend difficile la vérification « des violations des droits de l’homme dans ce pays », explique-t-elle.

« Qui est torturé ? », se demande l’ambassadeur de Guinée équatoriale en France, Miguel Oyono Ndong Mifumu, interrogé par l’AFP. « Les gens qui ont été arrêtés ne l’ont pas été parce qu’ils étaient membres d’un parti politique », affirme-t-il. Ils l’ont été pour « sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves » suite à des échauffourées survenues le 5 novembre pendant la campagne pour le scrutin du 12 novembre à Aconibe, sur la partie continentale du pays. « Un groupe de 200 personnes » a « tabassé des policiers », a ajouté l’ambassadeur, comparant les militants de CI à « des paramilitaires ».

La police avait empêché la tenue d’un meeting de campagne du parti CI à Aconibe, ville natale du leader du parti, Gabriel Nse Obiang Obono. Trois policiers avaient été blessés et leurs armes de service arrachées.

Fin février, CI a été dissous et 147 de ses militants jugés sur la base des événements d’Aconibe, dont 21 condamnés à plus de trente ans de prison. Trente-et-un militants sont encore en détention, selon CI, dont son unique député, Jésus Mitogo. Le parti affirme que, lors de leur procès, mi-février, une trentaine d’accusés ne pouvaient pas se tenir debout « en raison de la torture subie » pendant leur détention « à Guantanamo ».

Le Monde.fr avec AFP

Guinée équatoriale: Malabo « protégera » l’ancien président gambien en exil

janvier 28, 2018

 

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à New Delhi, le 29 octobre 2015. © Manish Swarup / AP / SIPA

La Guinée équatoriale « protégera » l’ancien président gambien Yahya Jammeh, qui a trouvé exil il y a un an dans ce pays après avoir dû quitter le pouvoir en Gambie, a déclaré le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, assurant « être en accord » sur ce point avec l’Union africaine (UA).

Obiang Nguema s’exprimait vendredi soir à la télévision nationale, à l’issue d’une visite de quelques heures à Malabo du président en exercice de l’UA, le président guinéen Alpha Condé.

« Je crois que la position de protéger les anciens chefs d’Etat est une position correcte. Et précisément je félicite Alpha Condé qui m’a suggéré qu’il n’accepterait aucune demande d’extradition de Yahya Jammeh. Moi non plus je ne l’accepterai pas », a expliqué le président Obiang Nguema.

« Nous sommes complétement d’accord qu’il faut protéger Yahya Jammeh, il faut le respecter comme ancien chef d’Etat d’Afrique. Car c’est une garantie pour que les autres chefs d’Etat qui doivent quitter le pouvoir n’aient pas peur des harcèlements qu’ils pourraient subir par après », a-t-il affirmé.

Yahya Jammeh, réfugié depuis janvier 2017 en Guinée équatoriale

Le chef de l’Etat équato-guinéen, au pouvoir depuis 38 ans, a par ailleurs félicité son homologue guinéen pour son travail à la tête de l’UA, où il a démontré qu’il était « un grand panafricaniste ».

En janvier 2017, le président gambien Yahya Jammeh avait été contraint de partir en exil après plus de 22 ans à la tête de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow.

Sous la menace d’une intervention militaire des pays d’Afrique de l’Ouest, et après plusieurs médiations régionales, notamment une ultime initiative guinéo-mauritanienne, il avait consenti à quitter le pouvoir et avait trouvé refuge en Guinée Equatoriale. Un an après son départ, la stabilité politique reste néanmoins fragile en Gambie, du fait notamment de l’influence persistante des ex-chefs militaires du régime Jammeh.

Jeuneafrique.com

La tentative de « coup d’État » en Guinée équatoriale organisée en France, selon Malabo

janvier 10, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – La tentative de « coup d’Etat » que Malabo a dit avoir déjoué le mois dernier a été organisée en France, a affirmé mercredi le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères tout en excluant une implication des autorités françaises dans cette affaire qui comporte de nombreuses zones d’ombre.

« La stratégie a été organisée sur le territoire français », a déclaré M. Agapito Mba Mokuy lors d’une conférence de presse, sans donner plus de précisions. Il a fait cette déclaration en français, interrogé dans cette langue par l’AFP. En espagnol, le ministre a utilisé le conditionnel à ce propos.

« Ca n’a rien à voir avec le gouvernement français », a-t-il souligné. « Nous allons coopérer avec la France dès que nous aurons plus de renseignements ».

Les relations bilatérales sont tendues depuis que la justice française a ouvert un procès et condamné en octobre le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis dans l’affaire des « biens mal acquis ».

M. Mokuy a aussi déclaré que « 27 terroristes ou mercenaires » avaient été arrêtés à la suite de la tentative de « coup d’Etat » que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre et que les mercenaires accusés d’y être impliqués seraient encore « environ 150 » sur le territoire équato-guinéen, « à la frontière » avec le Cameroun.

Mardi, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Malabo pour « apporter tout le soutien » de la Centrafrique à son voisin, a-t-on déclaré à la présidence de la RCA.

Des Centrafricains font partie de « mercenaires » interpellés par la police camerounaise – aux côtés de Tchadiens et de Soudanais – du côté camerounais de la frontière avec la Guinée équatoriale le 27 décembre, selon des sources sécuritaires camerounaises.

« Nous devons savoir si les Centrafricains interpellés ont des vrais ou des faux passeports centrafricains », a indiqué la présidence à Bangui.

De nombreuses questions restent posées sur cette affaire alors que l’accès à l’information est difficile sur la partie continentale du pays où se serait passée la tentative de déstabilisation du régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979 et âgé de 75 ans.

M. Mokuy est en outre revenu mercredi sur la libre-circulation en Afrique centrale, suspendant la participation de la Guinée équatoriale à cet accord alors que la décision avait été ratifiée à l’unanimité en octobre par les six pays de la zone après une quinzaine d’années de débat.

« La libre circulation ne veut pas dire que vous pouvez circulez comme vous voulez. Il faut avoir un passeport biométrique, (un) passeport Cémac (lorganisation régionale), (un) passeport sécurisé. Tant que toutes ces conditions ne sont pas remplies et compte tenu de ce qu’il s’est passé en Guinée équatoriale, nous disons (qu’il faut) pour circuler dans notre pays aller dans nos ambassades », a indiqué M. Mokuy.

Mercredi 3 janvier, la Guinée équatoriale avait déclaré avoir déjoué un « coup d’Etat ». Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu le 24 décembre attaquer le chef de l’Etat, Teodoro Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun).

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de sa population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d’Etat depuis son indépendance de l’Espagne en 1968.

Romandie.com avec(©AFP / 10 janvier 2018 19h12)                                            

Guinée équatoriale: affrontements entre « mercenaires » et armée, un mort(télévision d’État)

janvier 3, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Les forces de sécurité de Guinée équatoriale ont tué mercredi un « mercenaire » au cours d’affrontements dans une forêt équato-guinéenne aux frontières avec le Cameroun et le Gabon entre des « mercenaires » et l’armée, a indiqué la télévision d’Etat.

« Les forces de sécurité de Guinée équatoriale ont abattu un mercenaire lors d’affrontements. Avec les tirs, (les mercenaires) se sont dispersés dans les forêts frontalières de la Guinée équatoriale », a rapporté la TVGE, la télévision d’Etat de Guinée équatoriale.

Il n’a pas été mentionné combien de « mercenaires » étaient présents dans la forêt autour de la ville d’Ebibeyin, au carrefour des frontières entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale, ni combien de temps ont duré les affrontements.

Mercredi, Malabo a dit avoir déjoué un « coup d’Etat » préparé fin décembre par un groupe de « mercenaires » étrangers pour le compte de « partis de l’opposition radicale » de Guinée équatoriale.

Le 27 décembre, une trentaine d’hommes armés avaient été arrêtés par la police camerounaise au Cameroun, à la frontière avec la Guinée équatoriale, non loin d’où ont eu lieu les affrontements mercredi, selon des sources camerounaises et diplomatique équato-guinéenne.

Mercredi, l’AFP a en outre appris que l’ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en villégiature à Ebibeyin pour les fêtes de fin d’année, avait été arrêté le 30 décembre « pour des raisons d’enquête concernant les hommes interpellés », selon un de ses cousins et un haut responsable policier s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

La Guinée équatoriale a de même fermé ses frontières à Ebibeyin, et envoyé des renforts militaires sur place, a appris l’AFP dimanche de sources locales.

Ni l’arrestation de M. Nsue Anguesom, ni la fermeture des frontières ou l’envoi de renforts n’ont pu être confirmés par l’AFP de source officielle.

Le principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) s’est défendu de toute implication dans les troubles présumés, selon son dirigeant Gabriel Nse Obiang joint par l’AFP mercredi.

Depuis les élections générales du 12 novembre, où le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement, le parti CI -qui dispose d’un unique siège- dénonce des « dizaines » d’arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

Le président Obiang avait dénoncé samedi dernier une « guerre » en préparation contre lui « car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir ». Il était resté vague sur les instigateurs présumés.

Dirigeant son pays pétrolier d’Afrique centrale d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, Teodoro Obiang, âgé de 75 ans et doyen des chefs d’État africains pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2018 22h36)

Guinée équatoriale: Obiang dénonce une « guerre » en préparation contre lui

décembre 31, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a appelé à la « vigilance », car une « guerre » est en préparation contre son régime.

Ses déclarations sont intervenues au lendemain d’une « tentative de déstabilisation » dénoncée vendredi par Malabo après l’arrestation d’une trentaine d’hommes armés à sa frontière avec le Cameroun.

« On est en train d’organiser une guerre car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », a déclaré samedi le président équato-guinéen en appelant ses compatriotes à la « vigilance » pour éviter que ce « on » – dont il n’a pas dit ce qu’il recouvrait – ne renverse son régime.

Le chef de l’Etat n’a en particulier pas indiqué s’il faisait référence à la trentaine d’hommes armés interpellés mercredi à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale.

Malabo avait parlé vendredi de « tentative d’invasion et de déstabilisation ».

La Guinée équatoriale a fermé mercredi sa frontière avec le Cameroun et le Gabon, au moins le poste-frontière de Kye Ossi, là où ont eu lieu les arrestations.

« La frontiere entre la Guinée équatoriale et le Cameroun de Kye Ossi est toujours fermée, et même la frontière avec le Gabon », a indiqué dimanche à l’AFP par téléphone Gustavo, un habitant d’Ebibeyin, ville équato-guineenne proche des frontières avec le Cameroun et Gabon. Une information confirmée par d’autres habitants.

Des sources locales contactées par l’AFP, ont en outre indiqué que des renforts de l’armée équato-guinéenne ont été envoyés à la frontière avec le Cameroun.

Les autorités équato-guinéennes n’ont pu être jointes par l’AFP qui souhaitait obtenir confirmation de la femerture des frontières et de l’envoi de renforts militaires.

« Je veux une transition heureuse, je ne veux pas la guerre », a affirmé Obiang, 75 ans, dont 38 au pouvoir, qui s’exprimait lors de la cérémonie des « voeux de bien-être » adressés au président par le public, les militants du parti au pouvoir, les institutions législatives et le pouvoir judiciaire.

« Je ne suis pas au pouvoir parce que je veux y être. Quand vous voulez, vous pouvez me dire +Président, tu as déjà travaillé beaucoup+, et je m’en irai », a ajouté le président Obiang, dont les propos ont été diffusés à la télévision d’Etat.

Depuis les élections générales du 12 novembre, où le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement, le parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) – qui a obtenu le dernier siège – déplore des « dizaines » d’arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

Les autorités n’ont pu être jointes par l’AFP concernant ces présumées arrestations. Les médias publics n’en ont pas fait état.

Un autre parti d’opposition, Convergence pour la Démocratie Social (CPDS), a demandé dans un communiqué « la libération » des militants CI, et au gouvernment d' »informer la population sur ce qu’il se passe ».

Dirigeant son pays d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, Teodoro Obiang Nguema, doyen des chefs d’État du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 12h42)                                            

Arrestation d’hommes armés à la frontière camerounaise, tentative de « déstabilisation » selon Malabo

décembre 29, 2017

Yaoundé – La police camerounaise a interpellé mercredi à sa frontière équato-guinéenne une trentaine de personnes armées, en route vers la Guinée équatoriale, a appris l’AFP d’une source militaire camerounaise de haut rang, Malabo faisant état d’une « tentative d’invasion et de déstabilisation ».

L’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, Miguel Oyono Ndong Mifumu, a évoqué vendredi une « tentative d’invasion et de déstabilisation », a indiqué son entourage. Trente-huit « assaillants » -Tchadiens, Centrafricains, Camerounais et Equato-Guinéens, dont un général dont la nationalité reste à déterminer, ont été arrêtés, selon la même source.

Au moment de leur arrestation par la police camerounaise à la frontière, ils étaient « lourdement armés », notamment avec des « lance-roquettes, des fusils et beaucoup de munitions », a ajouté cette source diplomatique.

Ce groupe d’hommes, selon la source militaire camerounaise, se dirigeait en autocar vers la Guinée Equatoriale à partir de la ville frontalière de Kye-Ossi (sud).

Une enquête a été ouverte par la sécurité militaire et la police locale à Ebolowa (sud du Cameroun) sur ces hommes, ont indiqué des sources locales à l’AFP, ajoutant que cette enquête allait se poursuivre à Yaoundé.

Les autorités de Guinée-Equatoriale « vont faire très prochainement une communication officielle », a ajouté la source diplomatique équato-guinéenne, précisant être dans l’attente des « résultats de l’enquête » menée par les Camerounais.

La Guinée-Equatoriale, petit pays d’Afrique centrale, riche d’une importante manne pétrolière, a déjà connu une tentative de coup d’Etat ratée en 2004.

Dirigeant son pays d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, M. Obiang Nguema, doyen des chefs d’État du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2017 17h23)                                            

Guinée Équatoriale: le parti au pouvoir remporte les élections presque à 100%

novembre 18, 2017

Malabo (Guinée équatoriale) – Le parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis près de 40 ans dans le pays, a remporté une nouvelle fois, sans surprise et avec des scores à la soviétique, les élections législatives, sénatoriales et municipales du 12 novembre, selon les résultats officiels rendus publics vendredi soir.

Le PDGE et ses 14 partis alliés obtiennent la totalité des 75 sièges de sénateurs et ont été élus à la tête de toutes les mairies du pays, a annoncé le président de la Commission électorale nationale, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Ils remportent également 99 des 100 sièges de la Chambre des députés, où un unique député de l’opposition, membre du parti Citoyens pour l’innovation (CI) a été élu, dans la circonscription de la capitale Malabo.

Le CI, dont c’était la première participation à une élection et qui espérait faire une entrée remarquée au parlement, obtient par ailleurs un unique conseiller municipal, également à Malabo.

Quelque 300.000 électeurs équato-guinéens étaient appelés à voter dans ce pays où le multipartisme a été introduit en 1991, mais dirigé sans partage depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema, 74 ans, recordman de longévité pour un président en Afrique.

La victoire du PDGE, qui détient depuis des décennies tous les rouages du pouvoir, ne faisait aucun doute. Il était opposé à une coalition d’opposition regroupant l’Union du centre droit (UCD) et la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), et au parti CI, dont le leader Gabriel Nse Obiang, ex-lieutenant de l’armée revenu de 13 années d’exil en Espagne, a été interdit de participer aux scrutins par la justice locale, après s’être déjà vu interdit de prendre part à la présidentielle de 2016.

Des responsables de ces formations d’opposition ont dénoncé de multiples « fraudes » et « irrégularités » le jour du vote le 12 novembre, alors que l’accès à internet a été coupé le jour même et est resté très restreint jusqu’à l’annonce des résultats vendredi soir.

La participation aux scrutins a été de 84% pour un total de 273.502 votants, a affirmé le président de la Commission électorale, également ministre de l’Intérieur.

« Je remercie le peuple de Guinée Equatoriale pour sa maturité politique et l’ordre qui a régné durant le vote. Il n’y a pas eu d’incidents pendant le vote, le processus électoral s’est déroulé dans la transparence », a déclaré M. Nguema Onguene lors de la lecture des résultats.

« Aucune protestation des résultats ni revendication n’a été enregistrée », a-t-il affirmé.

« C’est une honte électorale. Nous ne reconnaissons pas ces résultats, car il n’y a pas eu vraiment d’élections », a commenté à l’AFP Andres Esono Onod, secrétaire général du CPDS. « Nous demandons la tenue d’autres élections », a-t-il ajouté.

« C’est difficile de comprendre ces résultats et de les assimiler », a également réagi auprès de l’AFP un responsable du parti CI. « Ils sont inadmissibles car ils sont disproportionnés et antidémocratiques », a ajouté ce responsable, disant néanmoins « laisser la porte ouverte au dialogue avec le gouvernement ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2017 00h42)