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Gabon: Jean Ping défie le président Bongo avec deux renforts de poids

août 16, 2016

La campagne présidentielle a pris un tour nouveau au Gabon avec l’annonce du retrait de deux principaux candidats d’opposition en faveur d’un troisième poids lourd. C’est donc Jean Ping qui défiera le président sortant Ali Bongo au scrutin à tour unique du 27 août.

Au terme d’une dernière nuit de négociation, M. Ping, 73 ans, a obtenu le soutien de l’ex-président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et de l’ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba, a indiqué M. Ndama. Avec ce « ralliement solide et certain », M. Ping est désormais « le candidat unique de l’opposition », proclame son entourage.

Ce rassemblement a été annoncé dès lundi par des représentants de la société civile. Ils demandaient avec insistance le regroupement des forces de l’opposition pour battre Ali Bongo. M. Ping devait être officiellement investi candidat unique de l’opposition lors d’une réunion publique mardi après-midi à Libreville, en présence de ses deux nouveaux alliés.

Demandé l’invalidation
De fait, la Commission électorale (Cénap) a validé au total 14 candidatures pour le scrutin à un tour du 27 août. Mais les autres candidats n’ont pas le poids du président sortant ni de ses trois principaux opposants.

Avant de s’unir, des opposants ont demandé en vain l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo, 57 ans. Ils estiment que l’actuel chef de l’Etat est un enfant du Nigeria adopté par son père, et qu’il ne peut être président en vertu de la Constitution gabonaise.

Ministre d’Omar Bongo
Né d’un père chinois installé au Gabon dans les années 20, M. Ping a été plusieurs fois ministre d’Omar Bongo, père et prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat. Il a été porté à la tête de l’Union africaine en 2008. Il est également l’ex-beau-frère d’Ali Bongo.

Il promet « un Gabon à l’abri du besoin et de la peur » depuis le lancement de sa campagne officielle samedi à Lambaréné, en pays myènè, l’ethnie de sa mère. Le Gabon compte 1,8 million d’habitants, dont quelque 628’000 électeurs.

Romandie.com

Présidentielle au Gabon: deux candidats importants se rangent derrière Ping pour défier Bongo

août 16, 2016

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Jean Ping

Libreville – Deux des principaux candidats de l’opposition gabonaise ont accepté de se ranger derrière un troisième poids lourd, Jean Ping, pour défier le président-sortant Ali Bongo Ondimba lors de l’élection présidentielle du 27 août, a appris mardi l’AFP auprès de l’un d’entre eux.

Les deux ténors de l’opposition, l’ex-président de l’Assemblée Guy Nzouba Ndama et l’ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba, devaient officialiser leur décision lors d’une réunion publique avec M. Ping mardi après-midi à Libreville, a indiqué à l’AFP M. Nzouba Ndama.

Au nom de l’intérêt général, je me plie à la décision des partis et de la société civile, a déclaré à l’AFP M. Nzouba Ndama en commentant le retrait de sa candidature au profit de Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA).

M. Ping et ses deux partenaires ont tenu une ultime séance de négociation jusqu’à trois heures du matin dans la nuit de lundi à mardi, a expliqué M. Nzouba Ndama.

Avec ces deux ralliements certains et solides, M. Ping, 73 ans, se présente désormais comme le candidat unique de l’opposition face à M. Bongo, indique son entourage.

La Commission électorale (Cénap) a validé au total 14 candidatures pour le scrutin à un tour du 27 août, mais les autres candidats n’ont pas le poids du président sortant ni des trois principaux opposants.

M. Ping comme MM. Nzouba Ndama et Oyé Mba sont d’ex-cadres du régime d’Omar Bongo, le père et prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat, qui a été président pendant 41 ans jusqu’à sa mort en 2009.

M. Ping a été plusieurs fois ministre. M. Nzouba Ndama, 70 ans, a été président de l’Assemblée nationale jusqu’à sa démission au mois de mars. M. Oyé Mba, 74 ans, a été Premier ministre d’Omar Bongo, puis gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Avant de s’unir, des opposants ont demandé en vain l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo, 57 ans, estimant que l’actuel chef de l’Etat est de fait un enfant du Nigéria adopté par son père, et qu’il ne peut être président en vertu de la Constitution gabonaise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2016 14h01)

Gabon: le président démissionnaire de l’Assemblée nationale annonce sa candidature à la présidentielle

avril 5, 2016

Libreville – Le président démissionnaire de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, a annoncé mardi à Libreville sa candidature solennelle à la présidentielle prévue au second semestre 2016 au Gabon.

Figure politique bien connue dans le pays, président de l’Assemblée depuis bientôt 20 ans, M. Nzouba Ndama a également annoncé à Libreville devant plusieurs centaines de sympathisants sa décision de se mettre à l’écart du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.

L’ancien patron de l’Assemblée se présentera face au président Ali Bongo Ondimba, candidat à un deuxième mandat.

L’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, et un ancien Premier ministre d’Ali Bongo, Raymond Ndong Sima, ont également annoncé leur candidature à la présidentielle.

Le scrutin à un seul tour, dont la date n’a pas été officiellement annoncée, devrait se tenir fin août, ont affirmé à l’AFP plusieurs sources proches de la présidence.

La semaine dernière, M. Nzouba Ndama, suivi par neuf députés, avait démissionné avec fracas de ses fonctions pour protester notamment contre la destitution de trois parlementaires à l’origine d’une branche dissidente au sein du parti au pouvoir baptisée PDG Héritage et Modernité.

Ce courant, qui rassemble une quinzaine de députés et d’anciens ministres dénonce le bilan calamiteux d’Ali Bongo depuis plusieurs mois.

M. Nzouba Ndama a estimé que malgré les espoirs suscités par le président lors de son élections en 2009, après la mort de son père, une sorte d’asthénie s’est progressivement installée dans l’action au détriment de la construction de routes, d’infrastructures de santé et d’éducation ou du développement de l’économie.

L’ancien président de l’Assemblée, qui avait à l’époque battu campagne pour le chef de l’Etat, a également tiré à boulets rouges contre des proches du président Ali Bongo.

Il les a accusés de mépriser les faibles et les moins nantis par une exhibition indécente des signes extérieurs de richesse et de pratiquer des transferts immenses de capitaux vers d’autres pays qu’ils semblent aimer plus que le Gabon (…) simple vache laitière.

On est fatigués du nom Bongo, libérez le pays!, ont scandé des sympathisants survoltés acclamant ses paroles.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2016 16h47)

Gabon: Avant la présidentielle, démissions en cascade dans la majorité

avril 2, 2016

Gabon: Avant la présidentielle, démissions en cascade dans la majorité

Neuf députés frondeurs du Parti démocratique gabonais (au pouvoir) ont démissionné vendredi 1er avril, suite au départ fracassant du président de l’Assemblée nationale la veille. Les élections présidentielles qui auront lieu au second semestre 2016 créent des dissensions au sein de la majorité.
Neuf députés frondeurs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) ont démissionné vendredi 1er avril, dans un contexte de dissensions au sein de la majorité à l’approche de la présidentielle du second semestre 2016.

« Nous informons l’opinion nationale et internationale de notre démission collective de l’Assemblée nationale », ont affirmé les députés dans une déclaration collective  à Libreville, attirant l’attention sur l’exclusion « arbitraire » de trois autres députés du parti, mardi 29 mars.

Les neuf démissionnaires estiment que les trois députés exclus l’ont été « en violation des procédures disciplinaires prévues par le règlement de l’Assemblée nationale ». C’est ce qu’a expliqué à l’AFP un des démissionnaires, Edgard Owono Ndong:

Nous, députés du « Rassemblement PDG – Héritage et Modernité », affirmons notre solidarité profonde à l’égard de nos collègues. Ils ont été relevés de leurs mandats sans notification individuelle et alors que le président de l’Assemblée était en mission à l’extérieur. Les institutions ne sont plus respectées, il suffit d’exprimer son opinion pour subir des représailles et des intimidations.

Une décision politique

Les trois destitués – Michel Menga, Jonathan Ignoumba et Alexandre Barro Chambrier – ont créé récemment une branche dissidente baptisée « PDG Héritage et Modernité » au sein du parti au pouvoir, qui rassemble une quinzaine de députés et d’anciens ministres.

Ce courant a annoncé le 10 mars son intention de présenter un candidat face au président Ali Bongo Ondimba, candidat à un second mandat, dont il dénonce « le bilan calamiteux ». Le député Philippe Nzenguet Mayila enfonce le clou à ce propos:

Nous sommes des militants du PDG et en 2009 nous avons soutenu le programme du président Bongo, mais nous ne pouvons pas continuer comme ça (…) il faut voir dans quelles conditions désastreuses les Gabonais vivent dans les quartiers enclavés de la capitale

Les neuf frondeurs ont ainsi emboîté le pas au président de l’Assemblée nationale depuis 1997, Guy Nzouba Ndama – réputé proche d’Héritage et Modernité -, qui a annoncé jeudi 31 mars sa démission surprise à l’issue d’une séance plénière dans l’hémicycle.

M. Nzouba Ndama, figure politique incontournable au Gabon, a notamment expliqué qu’il ne pouvait « cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés ».

Dans un article intitulé « Guy Nzouba Ndama provoque Bongo en duel« , la bien informée « Lettre du continent » avait affirmé mercredi 30 mars que le président du Parlement annoncerait le 5 avril sa propre candidature, après avoir préalablement démissionné.

M. Nzouba Ndama, figure incontournable

Selon ce collaborateur, l’Assemblée nationale a notamment été le théâtre mardi soir « vers 19h00, d’une arrivée massive de la DGR (Direction générale des recherches) qui a voulu empêcher le trésorier de partir avec des documents de travail ».

Une vidéo de l’annonce de la démission de M. Nzouba Ndama durant la séance plénière a été par ailleurs diffusée jeudi sur les réseaux sociaux par un opposant gabonais.

Guy Nzouba Ndama, 70 ans, membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et président de l’Assemblée nationale depuis 1997, explique sa décision ainsi:

J’ai choisi, afin de réhabiliter l’honneur souillé des députés et de la première chambre du Parlement gabonais de remettre mon mandat de président de l’Assemblée nationale entre les mains de mes collègues. Je ne puis cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés, en principe, tout comme la tentative d’intimidation exercée sur ces derniers dans le cadre de leurs fonctions.

Cette démission fracassante intervient alors que des divisions de plus en plus grandes sont apparues ces derniers mois au sein du parti au pouvoir, à l’approche de l’élection présidentielle prévue au second semestre 2016.

Par itele.fr

Gabon: démission surprise du président de l’Assemblée nationale

mars 31, 2016

Libreville – Le président de l’Assemblée nationale gabonaise, Guy Nzouba Ndama, a démissionné officiellement jeudi de ses fonctions lors d’une séance plénière au Parlement, une démission surprise à l’approche de la présidentielle de 2016, a-t-on appris dans son entourage.

Le président a démissionné de ses fonctions devant ses collègues de l’Assemblée à l’issue de la séance plénière qu’il présidait, en fin de matinée, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat l’un de ses proches collaborateurs.

M. Nzouba Ndama, figure politique incontournable au Gabon, a estimé que les institutions et les députés n’étaient plus respectés (par le pouvoir) et qu’il ne pouvait plus continuer dans ces conditions, a expliqué cette source.

Selon ce collaborateur, l’Assemblée nationale a notamment été le théâtre mardi soir vers 19h00, d’une arrivée massive de la DGR (Direction générale des recherches) qui a voulu empêcher le trésorier de partir avec des documents de travail.

Une vidéo de l’annonce de la démission M. Nzouba Ndama durant la séance plénière a été par ailleurs diffusée jeudi sur les réseaux sociaux par un opposant gabonais.

J’ai choisi, afin de réhabiliter l’honneur souillé des députés et de la première chambre du Parlement gabonais de remettre mon mandat de président de l’Assemblée nationale entre les mains de mes collègues, déclare Guy Nzouba Ndama, 70 ans, membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir ) et président de l’Assemblée nationale depuis 1997.

Je ne puis cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés, en principe, tout comme la tentative d’intimidation exercée sur ces derniers dans le cadre de leurs fonctions (…), ajoute-t-il.

Cette démission fracassante intervient alors que des divisions de plus en plus grandes sont apparues ces derniers mois au sein du parti au pouvoir à l’approche de l’élection présidentielle prévue au second semestre 2016.

Mardi trois députés réputés proches du patron de l’Assemblée nationale – Michel Menga, Jonathan Ignoumba et Alexandre Barro Chambrier -, qui ont créé récemment un courant frondeur baptisé PDG Héritage et Modernité au sein du parti au pouvoir, ont été destitués de leur mandat, selon des procédures contestées par les intéressés.

Ce courant, rassemblant une quinzaine de députés et d’anciens ministres, avait annoncé le 10 mars son intention de présenter un candidat face au président Ali Bongo Ondimba dont il dénonce le bilan calamiteux, et qui a déjà annoncé sa candidature à un second mandat.

Or, dans un article intitulé Guy Nzouba Ndama provoque Bongo en duel, la très informée Lettre du continent a affirmé mercredi soir que le président du Parlement annoncerait le 5 avril sa propre candidature, après avoir préalablement démissionné.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2016 18h28)