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En Corse, les vaches sèment le chaos

août 17, 2021

Les ruminants qui errent sur les routes et sur les plages empoisonnent le quotidien des vacanciers comme des résidents. Un sujet qui émeut l’île.

Les vaches ont investi certaines plages dans le nord de la Corse.
Les vaches ont investi certaines plages dans le nord de la Corse.© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La scène se déroule au petit matin sur la plage du Lotu, un coin de paradis niché au cœur du désert des Agriate (Haute-Corse). À l’heure où les premiers touristes viennent déposer leur serviette sur cette étendue de sable blanc bordée par des eaux cristallines, ceux-ci tombent nez à nez avec des occupants bien encombrants. Un troupeau de bovins a en effet élu domicile aux abords des côtes. L’un de ces vacanciers se souviendra longtemps de ce mercredi 4 août. En s’approchant de l’une des vaches, ce quinquagénaire a été littéralement encorné au niveau des membres inférieurs et évacué en urgence vers l’hôpital de Bastia. Quelques jours auparavant, dans le petit village de Lozzi, perché sur les hauteurs du Niolu, une femme de 70 ans a été attaquée et projetée au sol par une vache alors qu’elle étendait son linge dans son jardin. L’animal a ensuite été abattu par un chasseur avec l’aval des autorités. Le 13 août, encore, deux personnes ont été coursées en pleine rue à Sainte-Lucie-de-Tallano…

Ces faits divers n’ont malheureusement rien d’exceptionnel en Corse. Ces dernières semaines, on ne compte plus les accidents survenus avec ces ruminants sans propriétaires attitrés qui errent sur les plages et les routes de l’île. « Les touristes voient ça comme du folklore, ils en rigolent et les prennent en photo, mais c’est un fléau », peste un élu du Niolu.about:

Un problème qui dure et qui s’aggrave.

Le sujet pourrait prêter à sourire s’il n’était pas dramatique. En effet, derrière le caractère pittoresque et presque bucolique, ces animaux génèrent de plus en plus usure et colère chez les résidents comme chez les vacanciers. Les bêtes arrachent les clôtures, dévorent les plantations, cabossent les voitures, renversent les poubelles, surgissent au détour d’un virage… Dans certaines régions, comme la rive sud du golfe d’Ajaccio, le phénomène a pris des proportions telles que la préfecture a dû interdire l’accès à des plages, « afin de prévenir le risque d’accident avec les vaches en divagation ».

Les communes frappées par ce fléau ont beau prendre des arrêtés interdisant la divagation, utiliser la signalétique et faire de la prévention, le phénomène continue de s’amplifier. Les élus, les services de la préfecture et les chambres d’agriculture multiplient les réunions et les commissions spéciales, sans grand succès. Au total, on évalue entre 10 000 et 15 000 le nombre de bovins divagants sur l’ensemble de l’île. « C’est un problème qui dure et qui s’aggrave, constate Ange-Pierre Vivoni, président de l’association des maires de Haute-Corse. Il y a eu des accidents mortels par le passé. Les maires prennent des arrêtés qui sont difficilement applicables, bien qu’ils soient pénalement responsables en cas d’accident. Mais ils ne peuvent pas jouer aux cow-boys et faire des rondes pour surveiller les animaux. » Face à l’ampleur du phénomène, certains élus sont pourtant tentés de prendre le taureau par les cornes.

Il y a trois ans, le maire d’une commune au sud de Bastia, excédé, avait lui-même abattu d’un coup de fusil une vache après que celle-ci a encorné un employé municipal dans les rues du village. « Si ça continue, on va finir par parquer les hommes pour les mettre en sécurité, pendant que les animaux vivront en paix », ironise, non sans amertume, un résident bien au fait du problème. Du côté de la préfecture, on explique que les gendarmes sont « particulièrement sensibilisés » au problème de la divagation, mais que l’absence de marquage des animaux et la fuite des bovins avant leur arrivée « rendent les interventions compliquées ».

Ce sont les primes qui ont créé les vaches

En théorie, il appartient au maire de capturer les animaux errants et de les placer dans un enclos – lorsqu’il y en a – le temps que leur propriétaire se manifeste. Si personne ne les réclame, les animaux doivent être euthanasiés ou confiés à des associations. Lorsque ceux-ci se révèlent dangereux et difficiles à capturer, les communes peuvent solliciter l’intervention d’un lieutenant de louveterie ou d’un chasseur. En raison du poids politique de l’agriculture en Corse, les autorités hésitent pourtant à sévir. « Dans certaines communes rurales, la plupart des habitants sont des éleveurs, c’est difficile à assumer pour les maires », se désole un agriculteur, qui honnit ces « pratiques » et dénonce un manque de courage des élus. Certains n’hésitent pas à pointer une des causes de ce mal endémique : les primes à la vache. Il y a encore quelques années, les subventions de la politique agricole commune (Pac) étaient attribuées en fonction du nombre de têtes de bétail déclarées par les éleveurs. Depuis, les règles ont changé et les vaches acquises au moment où elles rapportaient gros divaguent dans les villages. « Ce sont les primes qui ont créé les vaches, tonne encore cet agriculteur. Des éleveurs fictifs prenaient du bétail mais ne s’en occupaient pas. »

Ange-Pierre Vivoni, lui, estime que « le problème est plus complexe » et que la solution viendra de la Pac. « Une des pistes pourrait être de changer le fléchage des aides financières pour soutenir la production et aider les éleveurs à clôturer leurs parcelles, au lieu d’attribuer des primes aux surfaces et à la vache allaitante, avance-t-il. La situation appelle une remise en cause des éleveurs mais aussi des élus et des autorités. Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes. »

Avec Le Point de son correspondant à Bastia, Julian Mattei

Incendie aux portes d’Athènes: les habitants découvrent « le désastre »

août 4, 2021

« La nuit était un enfer »: devant son entrepôt brûlé, au milieu des pins calcinés, Christos Sfetsas déplore « les dégâts énormes » dans son village aux portes d’Athènes, en proie aux flammes depuis mardi.

Un chat se tient dans les ruines d'un bâtiment brûlé à Varympompi (Grèce), près d'Athènes, le 4 août 2021

© LOUISA GOULIAMAKI Un chat se tient dans les ruines d’un bâtiment brûlé à Varympompi (Grèce), près d’Athènes, le 4 août 2021

Des carcasses de maisons calcinées, des villages désertés, le ciel d’Athènes obscurci par les fumées âcres: le sinistre, en passe d’être maîtrisé mercredi, a pris mardi après-midi dans une pinède au pied du mont Parnès, l’une des trois collines qui encadrent la capitale grecque.

Un homme utilise un extincteur pour tenter de lutter contre un incendie de forêt à Dekelia (Grèce), au nord d'Athènes, le 3 août 2021

© LOUISA GOULIAMAKI Un homme utilise un extincteur pour tenter de lutter contre un incendie de forêt à Dekelia (Grèce), au nord d’Athènes, le 3 août 2021

Comme des centaines d’autres habitants, Christos Sfetsas a quitté sa maison de Varympompi mardi après-midi après l’ordre d’évacuation, alors que le feu se propageait sur quatre fronts et devenait incontrôlable.

Le centre d'Athènes recouvert par la fumée des incendies faisant rage au pied du mont Parnès, à 30 km de là, le 4 août 2021

© LOUISA GOULIAMAKI Le centre d’Athènes recouvert par la fumée des incendies faisant rage au pied du mont Parnès, à 30 km de là, le 4 août 2021

« Les dégâts matériels sont énormes, sans parler de la forêt », constate le septuagénaire, en découvrant « le désastre » à son retour mercredi à l’aube. « Les flammes ont frôlé notre maison mais heureusement elle n’a pas subi de dommages ».

A 30 km au nord d’Athènes, Varympompi, poumon de la capitale, est une escapade fréquente des Athéniens.

« Jadis un paradis », Varympompi est maintenant devenu « un lieu rasé » par les flammes, se lamente M. Sfetsas. Le feu s’est propagé très vite, « en une demi-heure, c’était le désastre ».

Désormais, tavernes, entreprises et habitations ne sont plus que des squelettes carbonisés d’où s’échappe encore de la fumée. Cà et là, des voitures calcinées et des pins brûlés. La place centrale ressemble à un village fantôme vidé de ses habitants, a constaté un vidéaste de l’AFP tôt mercredi matin.

Une maison brûlée lors d'un feu de forêt à Dekelia (Grèce), le 4 août 2021

© LOUISA GOULIAMAKI Une maison brûlée lors d’un feu de forêt à Dekelia (Grèce), le 4 août 2021

Plus de 300 personnes avaient été évacuées mardi soir de Varympompi et de deux autres villages voisins et la police dit avoir aidé 70 personnes de localités entourées par les flammes.

L’incendie n’a pas fait de victime mais selon les premières estimations, près de 80 maisons et une trentaine d’entreprises ont été sérieusement endommagées.

Hélicoptères et avions bombardiers d’eau survolaient mercredi matin la région, où l’un des quatre fronts restait toujours actif, mais la situation était « meilleure », selon le ministre adjoint de la Protection civile Nikos Hardalias.

– « Catastrophe écologique » –

« Ma maison a échappé au pire, Dieu nous a sauvés, mais les maisons avoisinantes ont été brûlées », a déclaré à l’AFP Giorgos Mitropoulos, un étudiant qui vient en aide aux voisins et aux pompiers.

Il déplore « la catastrophe écologique » au pied du mont Parnès, inscrit sur Natura, le réseau européen de protection de la nature, et qui avait déjà subi des ravages lors d’un incendie important en 2007.

« Heureusement, de nombreux volontaires ont sauvé les animaux, les chevaux, les chiens et les chats », se félicite l’étudiant.

Près de 200 chevaux qui se trouvaient dans les centres équestres du secteur ont été déplacés sains et saufs, selon la confédération grecque d’équitation.

Les autorités ont fait face à un « feu difficile », en raison des « conditions caniculaires extrêmes », a expliqué le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, venu sur les lieux mercredi matin. 

Mais Christos Sfetsas impute la responsabilité aux autorités forestières et au « manque de mesures de prévention, comme la mise en place de routes de protection des forêts contre les incendies ».

Mercredi dès l’aube, des fumées grises et une odeur âcre s’étaient répandues sur tout le bassin athénien qui compte près de quatre millions d’habitants, plus d’un tiers de la population du pays.

Si de nombreux Athéniens étaient en vacances en ce début août, les autorités ont recommandé à tous de rester le plus possible à l’intérieur ou de porter un masque pour se protéger des cendres et des particules des fumées.

La France, Chypre, les Pays-Bas, la Slovénie et la République tchèque vont envoyer des renforts aériens et terrestres, selon l’agence de presse grecque ANA, pour assister les soldats du feu qui espèrent maîtriser le feu dans « les prochaines heures ».

En raison des températures dépassant les 40 degrés sur Athènes et la Grèce, « le risque d’incendie reste très élevé », a précisé M. Hardalias, selon lequel 40 feux étaient en cours mercredi.

Trois d’entre eux ravageaient une forêt de l’île touristique de Rhodes (sud-est) depuis dimanche, le sud du Péloponnèse où trois villages ont été évacués, et l’île d’Eubée, où huit villages ont été également évacués.

Avec AFP par wv-hec/chv/mba

États-Unis: plusieurs morts et habitants piégés par l’ouragan Florence

septembre 15, 2018

Des volontaires aident des habitants et leurs animaux de compagnie à évacuer les maisons inondées après le passage de l’ouragan Florence à New Bern en Caroline du Nord, le 14 septembre 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / CHIP SOMODEVILLA

L’ouragan Florence a fait ses premiers morts sur la côte atlantique des Etats-Unis, battue par des vents violents et des pluies diluviennes, alors que les autorités s’activaient pour secourir des dizaines d’habitants piégés par la montée des eaux qui se poursuivait samedi.

Au moins quatre décès ont été confirmés vendredi de sources officielles, les médias américains faisant état d’un cinquième mort.

« Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie », a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d' »événement millénaire ».

« Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

« Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera », a mis en garde M. Cooper.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’oeil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) vendredi à 07H15 (11H15 GMT), avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard.

Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 100 km/h, selon le bulletin du NHC diffusé à 23H00 (03H00 GMT).

Mais son amplitude et sa très lente avancée –7 km/h– dans les terres où la tempête déverse des trombes d’eau inquiète les autorités qui ont multiplié les alertes aux crues soudaines.

Ouragan Florence : zones en alerte / © AFP / Simon MALFATTO

– « Scenario catastrophe » –

Le NHC a mis en garde contre une forte marée dans la nuit de vendredi à samedi sur la côte et des « inondations catastrophiques attendues sur des zones de Caroline du Nord et Caroline du Sud ».

Les rivières devraient frôler voire battre à partir de samedi des records de crue et inonder de nombreuses régions dans ces deux Etats du sud-est.

La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».

En Caroline du Nord, à la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

« Des équipes de secours ont apporté de l’aide à des centaines de personnes à New Bern. Ces secouristes font de leur mieux pour sortir et porter assistance à ceux qui en ont besoin », a dit vendredi le gouverneur.

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Des pompiers s’activent à dégager un arbre qui a fait deux morts en tombant sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Les vents violents ont fait plusieurs victimes. La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé.

Des pompiers ont oeuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc.

« Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.

Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.

Le gouverneur Cooper a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur.

Les pompiers interviennent sur une maison détruite par l’ouragan / © AFP / Katharyn Gillam

Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

– 800.000 foyers sans électricité –

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne.

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.

Le président américain Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche.

Près de 800.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi soir en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 08h36)

Côte d’Ivoire: un préfet pris à parti par des habitants

mai 4, 2017

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Le préfet de Ouangolodogou (nord), Coulibaly Sihindou, a été la cible de violences de la part de jeunes habitants jeudi, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources locales à Ouangolodogou.

Des manifestants ont d’abord encerclé le centre culturel dans lequel se trouvait le préfet. « Les cailloux ont commencé à pleuvoir », a affirmé Traoré Amadou, habitant de Ouangolodougou.

M. Amadou estime qu' »on a frôlé le pire », relevant « l’intervention des forces de l’ordre, qui ont exfiltré toute la délégation de la salle ».

La résidence du préfet Sihindou a ensuite été prise à parti et pillée. Des coups de feu ont été entendus.

Un différend foncier entre les autorités locales et les habitants de Ouangolodogou serait à l’origine de ces troubles. « Un lotissement [a été construit] et nous ne sommes pas d’accord avec les autorités qui ont pris cette décision », a indiqué au téléphone Soro Daouda, un habitant de la localité, à l’AFP.

« Nous avons déjà exprimé notre mécontentement il y a quelques jours mais personne ne nous a pris au sérieux », a ajouté Soro Daouda.

Selon un responsable à la préfecture de Ouangolodogou, le préfet s’est réfugié à Korhogo, quatrième ville du pays située à une centaine de kilomètres de Ouangolodogou.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2017 20h53)                                            

Kenya: Au moins 20 morts dans une fusillade dans un centre commercial à Nairobi

septembre 21, 2013

NAIROBI – Au moin vingt personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors d’une violente fusillade samedi dans un centre commercial de luxe à Nairobi après l’irruption d’un groupe armé, selon la police et des témoins.

L’objectif de l’attaque n’est pas clair pour l’instant, les médias kényans parlant de voleurs ou de terroristes.

Une journaliste de l’AFP a vu trois cadavres allongés à l’extérieur et deux à l’intérieur du centre commercial Westgate Mall, tandis qu’un témoin qui a survécu à l’attaque du groupe d’hommes armés a rapporté avoir vu au moins un cadavre et des dizaines de blessés à l’intérieur.

Les hommes armés ont tenté de me tirer dans la tête mais ils m’ont manqué. Au moins 50 personnes ont été touchées (par des balles). Il y a beaucoup de victimes, c’est sûr, a déclaré ce témoin travaillant dans le centre commercial, Sudjar Singh, à l’AFP.

J’ai vu un petit garçon évacué sur un caddie, il devait avoir cinq ou six ans. Il avait l’air mort, il ne bougeait pas, ne faisait pas un bruit, a-t-il ajouté.

La police a bouclé le secteur et encerclé le Westgate Mall fréquenté par les riches Kényans et les expatriés, tentant d’évacuer le centre et enjoignant aux habitants de rester à l’écart de la zone.

Sur le parking, des policiers et des agents de sécurité armés étaient accroupis, abrités derrière des voitures. Des hommes et des femmes terrifiés fuyaient la zone, certains blessés, et plusieurs voitures constellées d’impacts de balles étaient abandonnées ici et là, a constaté un autre journaliste de l’AFP.

Il y a un incident à Westgate et nous demandons instamment au public de rester à l’écart, avait déclaré plus tôt le chef de la police David Kimaiyo, faisant état de quatre blessés seulement.

Nos agents sont sur place, ils sont en train d’évacuer ceux qui sont à l’intérieur et ils recherchent les assaillants qui seraient à l’intérieur, avait-t-il ajouté.

Nous avons réussi à mettre à l’abri un certain nombre de personnes. Nous demandons aux Kényans d’éviter cette zone pendant que nous poursuivons les voyous, a indiqué le ministère de l’Intérieur kényan via un message posté sur Twitter.

Selon une télévision locale, citant des témoins bloqués à l’intérieur du centre commercial, plusieurs personnes auraient été prises en otage, et d’autres se cacheraient à l’intérieur de magasins.

Romandie.com avec (©AFP / 21 septembre 2013 13h53)

Inondations au Colorado: huit morts et des centaines de disparus

septembre 17, 2013

Les pluies torrentielles tombées ces derniers jours sur le Colorado ont fait au moins huit morts. Quelque 650 personnes étaient encore recherchées lundi soir, tandis que 11’700 personnes ont dû être évacuées.

Le beau temps enfin apparu lundi dans certains endroits a permis à une vingtaine d’hélicoptères, jusque-là cloués au sol par les fortes pluies, d’entamer des opérations de reconnaissance et de sauvetage. Le nombre de personnes dont on était sans nouvelles est ainsi passé de 1200 dimanche soir à 658 en fin de journée lundi.

Malgré ces quelques heures de beau temps, les pluies, qui avaient commencé mercredi soir, risquent encore de se déverser par endroits « pendant plusieurs jours encore », selon les météorologues. Elles ont provoqué en peu de temps l’une des pires inondations qu’ait connues cet Etat de plaines et de hautes montagnes de l’ouest américain.

1500 maisons détruites

Les inondations affectent principalement les 15 comtés qui se trouvent sur une ligne nord-sud au pied des Rocheuses, là où commencent les grandes plaines. La ville universitaire de Boulder a ainsi reçu 18,3 centimètres en quinze heures, et était depuis quelques jours largement recouverte d’eau.

Plus de 1500 maisons ont été détruites et près de 18’000 endommagées, ainsi que de nombreuses routes et des ponts.

Un bilan provisoire fait état de huit morts et d’un total de 11’700 habitants évacués dans cet Etat qui a reçu en quelques jours les pluies qui y tombent habituellement en plusieurs mois. Et on était encore sans nouvelles lundi soir de centaines de personnes.

Pas forcément « en danger »

« Savoir où ces personnes se trouvent est une de nos plus grandes priorités et cinq équipes d’enquêteurs se consacrent à plein temps à cette tâche », a déclaré le shériff de Boulder, Joe Pelle, à la télévision.

Ces personnes ne sont pas forcément « en danger », selon le gouverneur Hickenlooper, mais elles se trouvent, « depuis deux ou trois jours, privées d’électricité, de téléphone et de connexion internet ». « De nombreuses maisons ont été détruites. Plusieurs se sont effondrées et nous ne sommes pas allées dedans », a-t-il ajouté.

Romandie.com

Centrafrique: des partisans de Bozizé tiennent des localités de l’Ouest

septembre 10, 2013

BANGUI – Des partisans armés de l’ex-président centrafricain François Bozizé contrôlaient mardi des villages proches de la ville de Bossangoa (ouest) où des combats ont fait au moins une soixantaine de morts depuis ce week-end, a-t-on appris de sources militaires.

Des villages situés autour de Bossangoa sont toujours tenus par les hommes se réclamant de l’ex-président. Mais les forces de défense et de sécurité (Séléka) contrôlent la ville de Bossangoa, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un officier joint à Bossangoa, à 250 km au nord-ouest de Bangui, depuis la capitale.

Selon des sources militaires et des habitants de la zone contactés par téléphone, aucun combat n’était signalé mardi.

Lévy Yakété, porte-parole du général Bozizé – renversé le 24 mars par la coalition rebelle du Séléka de Michel Djotodia – a affirmé mardi à l’AFP que les combats avaient été menés par des soldats de l’ancienne armée (FACA) fidèles au président déchu.

A travers ces attaques, les FACA ont donné une réponse aux exactions inadmissibles des éléments du Séléka contre la population, a-t-il ajouté, affirmant: c’est le début des opérations destinées à remettre au pouvoir le président Bozizé qui a été démocratiquement élu et à rétablir l’ordre constitutionnel.

La préfecture d’Ouham, dont Bossangoa est le chef-lieu, est la région d’origine du général Bozizé qui est resté dix ans au pouvoir.

En août, le général Bozizé, de passage en France, s’était dit prêt à reprendre le pouvoir si l’occasion se présentait, affirmant privilégier la voie politique puisque la voie des armes ne vient que lorsque la solution politique n’est pas trouvée.

Ces derniers affrontements aggravent une situation sécuritaire et humanitaire déjà chaotique depuis la prise du pouvoir par le Séléka dont les combattants sont accusés d’exactions, de violences et de pillages à répétition contre la population.

La semaine dernière, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) avait annoncé que des milliers de personnes avaient été déplacées et au moins huit villages incendiés au cours de récentes violences dans le nord du pays.

Mardi, le président de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia, a limogé le chef d’état-major des armées Jean-Pierre Dollé-Waya, par décret présidentiel diffusé à la radio nationale. Le motif de ce limogeage n’a pas été précisé.

Le général Dollé-Waya, qui était sous-chef d’état-major des armées sous le régime Bozizé, avait été nommé à la tête de l’armée par le président Djotodia après son accession au pouvoir.

Romandie.com avec (©AFP / 10 septembre 2013 17h11)

Brésil: 159 femmes par jour victimes de violences à Rio de Janeiro

septembre 8, 2013

Toutes les heures, sept femmes sont agressées dans l’Etat de Rio de Janeiro, au Brésil, la plupart par leur mari ou ex-compagnon. Les fillettes de moins de 14 sont les principales victimes de viols, selon une étude de l’Institut de sécurité publique (ISP).

L’étude « Dossier Femme 2013 » de l’ISP, publiée dimanche dans le quotidien « O Globo », indique que plus de 58’000 femmes ont été victimes de violences domestiques et/ou sexuelles en 2012 dans cet Etat de plus de 16 millions d’habitants, soit 159 par jour ou près de sept par heure.

Cela représente une hausse de 6,3% par rapport à 2011 et dans la plupart des cas (52,2%), ce sont des proches, comme le mari ou un ancien compagnon qui sont les agresseurs, souligne l’étude.

De ces 58’051 femmes agressées, près de 5000 ont été violées, une hausse de 23,8% par rapport à 2011. Dans la majorité des cas (51,2%), les victimes connaissaient le violeur ou avait un lien de parenté avec lui. Plus de la moitié de ces victimes (51,4%) sont des mineures de moins de 14 ans, constate également l’étude.

Romandie.com

L’armée nigériane affirme avoir tué 50 islamistes de Boko Haram

septembre 6, 2013

MAIDUGURI (Nigeria) – L’armée nigériane a affirmé vendredi avoir tué une cinquantaine de combattants islamistes de Boko Haram, en représailles à une attaque contre des civils dans le nord-est du pays.

Les soldats ont poursuivi les terroristes jusqu’à leur camp, appuyés par des moyens aériens, et quelque 50 insurgés ont été tués dans la fusillade, a déclaré le porte-parole militaire de la zone, Sagir Musa, à la presse, dans la ville de Maiduguri (Etat de Borno, nord-est).

Les troupes poursuivent le reste des terroristes en bloquant toustes les voies par lesquelles ils pourraient s’enfuir, a ajouté le porte-parole.

Cette opération s’est déroulée dans l’Etat de Borno, fief historique de Borko Haram, où l’armée combat les insurgés depuis quatre ans.

Jeudi, des hommes armés soupçonnés d’appartenir à Boko Haram avaient tué quinze personnes en ouvrant le feu sur le marché de la ville de Gajiran (nord-est), selon les témoignages d’habitants.

Boko Haram rejette tout dialogue avec le gouvernement et affirme combattre pour la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria.

Depuis la mi-mai, l’armée mène une vaste offensive dans cette région placée sous état d’urgence, pour tenter de mettre fin à l’insurrection islamiste.

Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait plus de 3.600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch.

Romandie.com avec (©AFP / 06 septembre 2013 20h50)

Centrafrique: Hollande appelle l’ONU et l’UA à agir

août 27, 2013

PARIS – Le président François Hollande a appelé mardi l’ONU et l’Union africaine à se saisir de la situation en Centrafrique, pays, a-t-il dit, au bord de la somalisation où 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition et qui compte un million et demi de déplacés.

J’appelle l’Union africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette situation. La France les y aidera, a déclaré le chef de l’Etat, en ouvrant la conférence des ambassadeurs français réunis à Paris.

Il est plus que temps d’agir pour ce pays qui traverse une grave crise politique et humanitaire, a souligné le président.

Depuis la chute du régime de François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle du Séléka, le pays vit dans un climat d’insécurité généralisée, avec des exactions contre la population perpétrées par des combattants issus de l’ex-rébellion.

Ce pays est hélas au bord de la somalisation. (…) Le bilan est accablant. 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition. Un million et demi d’habitants sur 5 millions sont déplacés, a poursuivi François Hollande, rappelant qu’il avait reçu la semaine dernière les représentants d’organisations non gouvernementales engagées en RCA.

La diplomatie française prépare des initiatives, y compris au Conseil de sécurité des Nations unies, d’après une source à l’Elysée. Des consultations sont en cours à New York sur un projet de résolution.

Selon la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui, une réunion internationale sur la Centrafrique pourrait se tenir en marge de l’Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York.

Paris souhaite notamment que l’ONU apporte son soutien à l’UA dans la mise en place de cette Mission. Une réunion internationale à caractère humanitaire aura lieu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York et la France voudrait lui donner un caractère plus politique, a indiqué la source diplomatique.

L’objectif est de mobiliser tous nos partenaires pour mettre la Centrafrique au coeur des débats et pour soutenir la Misca, la Mission internationale de soutien en Centrafrique, une force panafricaine, militaire et policière pour l’essentiel, censée compter 3.600 hommes à terme mais dont le déploiement traîne en longueur, indique une autre source diplomatique.

La Misca doit apporter un soutien aux autorités nationales dans la protection des civils et la restructuration de l’armée et des forces de sécurité. Elle aura également pour mission de faciliter la fourniture de l’aide humanitaire.

Elle sera composée de 2.475 militaires, 1.025 policiers et 152 civils, parmi lesquels des Camerounais, des Congolais (Congo-Brazza), des Gabonais et des Tchadiens.

Paris plaide également pour un soutien financier européen accru. L’idée, c’est d’aller vite car la situation se dégrade sur le terrain, souligne une source diplomatique.

Romandie.com avec (©AFP / 27 août 2013 19h54)