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Canada: Poignardé au centre-ville d’Halifax, le rappeur Pat Stay meurt à l’hôpital

septembre 4, 2022
Pat Stay s'avance sur scène avec une bouteille d'eau à la main pour une bataille de rap.

Le rappeur Pat Stay, de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, participait à une bataille de rap dans la cadre de l’événement «Til Death Do Us Part», organisé par Drake à Long Beach, en Californie, le 30 octobre 2021. Photo : Getty Images/Amy Sussman

La police régionale d’Halifax enquête sur la mort suspecte du rappeur de renommée internationale Pat Stay. Âgé de 36 ans, il a été poignardé sur le front de mer de la ville dans la nuit de samedi à dimanche.

Le service policier municipal dit avoir reçu un appel vers minuit et demi, dimanche, leur apprenant qu’un individu au 1600 de la rue Lower Water était armé d’un couteau.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont trouvé un homme, blessé grièvement par une arme blanche.

Une banderole de la police bloque l'accès à une section de la rue. Du sang au sol est visible.

Dimanche matin, la police bloquait la section du centre-ville, lieu de l’attaque. Photo : CBC/Victoria Welland

La victime a été conduite à l’hôpital. L’homme y a succombé à ses blessures.

La police régionale d’Halifax n’a pas dévoilé l’identité de la victime, mais Peter Stay a confirmé au réseau CBC dimanche matin que le défunt était son frère Pat Stay, un artiste hip hop de Dartmouth, dans la municipalité d’Halifax.

Artiste hip hop renommé

L’artiste de la région d’Halifax avait acquis une réputation enviable pour les batailles de rap (rap battles) dans lesquelles il brillait. Dans la culture hip hop, les rap battles sont des joutes orales devant public où des rappeurs s’échangent des propos spontanés, pour la plupart improvisés dans un style libre, qui doivent être les plus incisifs et inventifs possibles.

Pat Stay avait remporté quatre fois la prestigieuse compétition King of the Dot, qui attire à Toronto des artistes de plusieurs pays.

Le 2 septembre, Pat Stay avait publié sur YouTube un nouvel enregistrement, couché sur le classique Stan d’un des maîtres des batailles de rap, Eminem, où le Néo-Écossais s’en prenait au rappeur américain The Game.

Dans la vidéo, il incorpore un extrait d’entrevue avec Drake, qui décrit Pat Stay comme l’un des meilleurs dans les batailles de rap.

Avant que la nouvelle du décès de Pat Stay ne s’ébruite, dimanche matin, la vidéo avait déjà été visionnée plus de 50 000 fois.

Pat Stay sur scène pendant une bataille de rap. Son adversaire, Real Sikh, est à côté et attend son tour.

Le rappeur Pat Stay (au centre et à l’avant de la scène), de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, affronte Real Sikh (à gauche) dans une bataille de rap organisée par Drake à Long Beach, en Californie, le 30 octobre 2021. Photo : Getty Images/Amy Sussman

Le service policier d’Halifax demande à tout membre du public ayant des renseignements sur les circonstances de la mort de Pat Stay de communiquer avec elle au 902 490-5020.

Par Radio-Canada avec des renseignements de Richard Woodbury, CBC, et de La Presse canadienne

Aucune grande ville canadienne n’est viable financièrement pour les jeunes

mai 31, 2022
Vue de la ville d'Halifax.

Quatre villes du Canada atlantique font partie des villes où les 15 à 29 ans ont le plus de dettes au pays. Photo : Radio-Canada/Robert Short

Une étude montre qu’aucune grande ville canadienne n’est viable financièrement pour les jeunes de 15 à 29 ans.

Le déficit mensuel moyen pour cette tranche d’âge est de 750 $ au Canada. À Halifax, ce déficit monte jusqu’à 1290 $ par mois. Il est calculé lorsque le revenu moyen est soustrait du coût de la vie.

L’étude menée par le groupe de réflexion Youthful Cities, en partenariat avec le programme Objectif avenir de la Banque Royale du Canada, montre que les centres urbains sont inabordables pour les jeunes.

Claire Patterson travaille aux communications de Youthful Cities. Elle explique qu’il était important d’inclure le prix des études postsecondaires dans le coût de la vie des jeunes. En parlant avec les jeunes, le prix de l’éducation et du logement est un thème qui revient, affirme Claire Patterson.

« À l’origine, nous voulions voir quelle était la ville la plus abordable du Canada, et le résultat est évidemment qu’aucune ville du Canada ne l’est. »— Une citation de  Claire Patterson, communication, Youthful Cities.

Selon les résultats du groupe, les principaux obstacles à l’abordabilité pour les jeunes sont les salaires, l’emploi à temps plein et l’équité salariale. Les revenus dans les villes canadiennes indiquent une disparité de 30 % entre les revenus les plus élevés à Yellowknife et les revenus les plus faibles à Halifax.

Le salaire minimum vital pour un emploi à temps plein à Halifax est évalué à 21,01 $ l’heure. Le salaire minimum en Nouvelle-Écosse est de 13,35 $ depuis le 1er avril 2022. L’étude a également trouvé que la majorité des jeunes d’Halifax travaillent dans le secteur des services, un domaine où beaucoup ne touchent que le salaire minimum.

Les emplois à temps plein sont le billet d’entrée des jeunes pour l’accessibilité financière, mais ce n’est pas une garantie. Les deux tiers des villes sont encore inabordables même lorsque les jeunes travaillent à temps plein.

Les conséquences

Marie-Anne Sergent a déménagé à Halifax il y a quelques semaines pour poursuivre ses études. Elle prépare une maîtrise sur l’étude des femmes et des genres. C’était super stressant parce que le prix est super élevé par rapport au Nouveau-Brunswick où j’étais avant. C’est quand même haut, mais pas autant qu’Halifax, j’ai vu qu’il y a vraiment une différence. Surtout quand on cherche des appartements qui sont proches du campus, affirme-t-elle.Enseigne devant l'Université Saint Mary's à Halifax en juin 2018.

L’Université Saint Mary’s à Halifax, en Nouvelle-Écosse Photo : Radio-Canada/Frédéric Wolf

Malgré de nombreuses recherches pour avoir un appartement au début de mai, elle n’a rien pu trouver. J’ai trouvé une chambre jusqu’en septembre, explique Marie-Anne Sergent. Après ça, ses amies et elle espèrent trouver leur propre appartement, mais les recherches n’ont toujours pas été fructueuses.

« Il faut vraiment que je fasse plus de budgets et que je coupe plus les dépenses qui sont moins importantes. »— Une citation de  Marie-Anne Sergent, étudiante à l’Université Saint-Mary’s

Marie-Anne Sergent a un travail à temps plein, mais est en train de chercher un deuxième emploi pour avoir une vie plus confortable. Elle envisagerait même d’en avoir trois si cela pouvait l’aider.

Des études qui coûtent cher

Il y a une bonne nouvelle qui est que si vous pouvez vous permettre d’être une ville chère, cela signifie qu’il y a une bonne activité économique, dit le professeur en économie de l’Université Dalhousie Talan Iscan.Une photo de Talan Iscan.

Talan Iscan est professeur à l’Université Dalhousie à Halifax. Photo : Radio-Canada

Selon l’économiste, la situation rend la rétention des étudiants beaucoup plus difficile. Il explique qu’avant, les universités justifiaient le coût des droits de scolarité par le faible coût de la vie dans la province. Ce n’est plus le cas, dit-il.

En effet, dans la liste des 20 universités les plus chères au pays pour l’année scolaire 2021-2022, trois d’entre elles se trouvent en Nouvelle-Écosse. L’Université Acadia est en tête avec une moyenne de droits de scolarité allant de 8000 $ à 20 000 $ pour une année d’étude. L’Université du Cap-Breton est 10e et l’Université Dalhousie est 15e.

Que pouvons-nous faire?

Afin de se rapprocher de l’accessibilité financière pour les jeunes au cours des trois prochaines années, tout en tenant compte de l’inflation, l’étude de Youthful Cities contient trois recommandations.

Recommandations :

  • Atteindre 66 % d’emplois à temps plein pour les 15 à 24 ans. Pour l’instant, ce chiffre est à 49 % comparativement à 86 % pour les plus de 25 ans;
  • Augmenter le salaire minimum de 5 $ dans chaque province et territoire;
  • Réduire les coûts d’éducation de 15 %, de transports en commun de 25 % et de logements locatifs de 20 %.

De son côté, la Municipalité régionale d’Halifax dit être au courant de l’étude et affirme qu’elle en tiendra compte dans la révision du plan régional de la ville, qui a pour but de façonner la façon dont la municipalité se développera à l’avenir. L’un des principaux domaines d’intérêt est l’abordabilité du logement.

Avec Radio-Canada par Kheira Morellon

Canada: Le bateau Théodore Too s’arrête au port de Trois-Rivières

juillet 4, 2021

Le célèbre bateau-remorque Théodore Too a fait escale à Trois-Rivières, samedi, et a attiré des curieux et des nostalgiques.

Le bateau Théodore Too est de passage à Trois-Rivières.

© Marc-Antoine Bélanger/Radio-Canada Le bateau Théodore Too est de passage à Trois-Rivières.

Le bateau, issu de la série pour enfants Theodore Tugboat, s’est arrêté en ville, alors qu’il navigue les eaux canadiennes dans le but de promouvoir l’industrie maritime du pays.

Parti d’Halifax le 10 juin, le bateau va terminer sa route à Hamilton, en Ontario, vers la fin du mois de juillet.

Diffusée de 1993 à 2003, la série a connu un tel succès qu’une réplique réelle du populaire bateau a été créée en 2000.

Ils ont fait le bateau en 2000 pour faire la promotion de l’émission. L’émission a arrêté en 2003, il y a une compagnie à Halifax qui a acheté ça, une compagnie de croisière. Ils l’ont gardé jusqu’à cette année et là, il a été vendu à Blair McKeil et il va faire la promotion de l’industrie marine et des Grands Lacs», a raconté Peter Richardson, premier officier du remorqueur.

Un bateau qui attire les nostalgiques

M. Richardson avoue aussi avoir décelé la nostalgie dans le visage de nombreux adultes depuis le début du périple de Théodore Too. Si bien qu’à Trois-Rivières, il a rencontré une dame qui a fait le voyage d’Ottawa, simplement pour faire la rencontre du remorqueur.

C’est aussi le cas de Chantal Turgeon, qui s’est déplacée depuis Sherbrooke.

Quand j’étais jeune, j’ai habité Halifax. Donc, le bateau, je l’ai vu, mais je n’étais jamais embarqué dessus donc pour moi, c’est un souvenir d’enfance. C’est des beaux souvenirs», a-t-elle dit.

Installé à Québec depuis cinq ans, le Néo-Brunswickois d’origine Marcel Bourque n’a pas hésité à faire la centaine de kilomètres qui séparent les deux villes pour saluer Théodore Too.

Quand on a entendu la nouvelle que Théodore faisait sa route vers Hamilton, on [s’est dit] qu’on va aller le voir. Ça m’a donné des souvenirs d’enfance, quand je regardais ça à la télé.»

Théodore Too quitte Trois-Rivières, dimanche matin, pour rejoindre Montréal.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

Canada: Sortie de piste d’un A320 d’Air Canada à Halifax, des blessés

mars 29, 2015

Montréal – Un Airbus A320 d’Air Canada est sorti de piste à l’atterrissage à l’aéroport international d’Halifax dans la nuit de samedi à dimanche, blessant au moins 23 personnes, ont rapporté la compagnie aérienne et un responsable aéroportuaire.

L’appareil effectuant un vol intérieur en provenance de Toronto (Ontario, centre) avec 138 personnes à bord est sorti de piste lors de son atterrissage à Halifax (Nouvelle-Écosse, Est), a rapporté la compagnie aérienne sur son compte Twitter.

Air Canada n’a pas donné d’explications à la sortie de piste de l’Airbus après son atterrissage à l’aéroport Stanfield d’Halifax à 00H43 (03H43 GMT) dimanche.

Mais une neige abondante tombait à Halifax et la météo canadienne avait émis une alerte à la neige ainsi qu’une mise en garde contre la visibilité réduite.

Selon la compagnie aérienne, 23 blessés ont été hospitalisés, alors que le porte-parole de l’aéroport, Peter Spurway, évoquait un chiffre de 25. Leur vie n’était pas en danger.

Quelques heures après l’accident, seulement cinq blessés restaient hospitalisés. Deux d’entre eux avaient besoin d’une attention urgente, a précisé M. Spurway.

Il y avait 133 passagers et cinq membres de l’équipage à bord, d’après Air Canada.

Après avoir débarqué de l’avion accidenté, tous les passagers ont dû attendre dans la neige, a rapporté l’un d’entre eux, y compris les blessés.

Il y avait plusieurs personnes, en sang. Tout le monde a pu sortir, mais le pire était qu’ils nous ont laissé dehors pendant une heure dans la neige qui tombait dru, a expliqué Lianne Clark à la chaîne de télévision canadienne CBC.

Elle a expliqué que quelques personnes se sont mises à courir parce que le carburant fuyait et nous avions peur.

Les passagers semblaient secoués lorsqu’ils ont débarqué de l’avion, et ont décrit la sortie de piste comme effrayante, selon le porte-parole.

– Coupure d’électricité –

Par ailleurs, l’aéroport d’Halifax était touché par une panne d’électricité au moment de l’accident, mais M. Spurway n’a pas précisé s’il y avait un lien entre la panne et la sortie de piste de l’avion, l’aéroport ayant fonctionné avec des générateurs et les pistes d’atterrissage ayant été éclairées.

Il n’y avait plus de courant, nous ne sommes pas sûrs qu’il y ait un lien entre la sortie de piste de l’Airbus et la panne. Il se peut qu’il y en ait un, a-t-il dit à l’AFP.

Au sujet d’informations non confirmées selon lesquelles les ailes de l’avion se seraient prises dans des fils électriques à l’atterrissage, M. Spurway a seulement indiqué que le Bureau de la sécurité des transports du Canada allait ouvrir une enquête sur les causes de l’accident.

Des images montrent l’appareil immobilisé, le nez endommagé, sur une piste de l’aéroport couverte d’une neige épaisse. Les dégâts sont considérables, d’après M. Spurway.

Les deux pistes de l’aéroport ont été fermées pendant la nuit, mais l’une d’entre elle devait rouvrir dans la matinée.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2015 13h18)