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Tensions postélectorales au Niger : l’opposant Hama Amadou s’est rendu à la police

février 26, 2021
Mahamane Ousmane et Hama Amadou lors d’une rencontre de l’opposition à Niamey, le 5 octobre 2014.

Alors que les tensions se poursuivent après l’annonce des résultats de la présidentielle, Hama Amadou s’est présenté de lui-même à la police, à Niamey. Depuis le 23 février, 468 personnes ont été arrêtées et deux autres sont décédées dans des échauffourées dans la capitale.

Hama Amadou s’est rendu à la police, en début d’après-midi le 26 février. Soupçonné par les autorités d’incitation à la violence et d’avoir appelé ses partisans à manifester dans les rues de Niamey, l’opposant, principal soutien de Mahamane Ousmane, s’est présenté de lui-même à un commissariat de Niamey pour y être entendu, a appris Jeune Afrique. Il est accompagné de deux de ses avocats.

Depuis deux jours, les tensions se sont peu à peu intensifiées à Niamey, considérée comme un bastion de l’opposition. Les manifestations ont fait suite à l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle, lesquels ont donné Mohamed Bazoum vainqueur avec 55,75% des suffrages. Mais Mahamane Ousmane a rejeté ce verdict et revendique lui aussi la victoire, affirmant avoir comptabilisé 50,3 % des voix, selon les comptes de l’opposition.

Hama Amadou soupçonné d’ »appel au meurtre »

À Niamey, plusieurs bâtiments ont notamment été incendiés et les échauffourées entre les manifestants et la police – qui a répliqué à grand renfort de gaz lacrymogène – ont fait deux morts, selon le ministère de l’Intérieur. Ce dernier a également annoncé jeudi 25 février avoir procédé à 468 arrestations depuis le 23 février, « y compris certains hommes politiques », selon les mots du ministre Alkaché Alhada.

D’après les autorités, l’une des personnes décédées a été victime d’une crise d’épilepsie pendant une manifestation, l’autre, un garde de corps de l’ancien Premier ministre Seini Oumarou, ayant été tuée par balle. Il y a eu « des dégâts, destructions d’infrastructures, de biens publics et privés », a précisé le ministre de l’Intérieur, qui avait pointé du doigt Hama Amadou, « principal responsable » et coupable selon lui d’ »appel au meurtre, à la violence », de « propos racistes inacceptables » et de « xénophobie ».

La France, la Cedeao et l’ONU appelle au dialogue

Parmi les personnes arrêtées figure l’ancien chef d’état-major des armées Moumouni Boureima, proche de Amadou Hama, accusé d’être un des « meneurs » des troubles qui ont émaillé l’annonce des résultats. Le 25 février, le domicile du correspondant de RFI, a également été incendié. La direction de RFI a estimé que son correspondant « a été visé en tant que journaliste » et « condamne cet acte liberticide et continuera de défendre la liberté d’informer ».

La France, la Cedeao et l’ONU ont quant à elles appelé au dialogue. Condamnant ces violences, Paris a appelé l’ensemble des parties au « dialogue » et « à recourir aux voies légales pour régler tout différend ». Dans un communiqué commun, la Cedeao et l’ONU « condamnent fermement les actes de violence » et « appellent toutes les parties prenantes à la retenue ». Lors d’une rencontre à Niamey avec les diplomates étrangers et les représentants des organisations internationales, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini leur a demandé d’aider son pays au dialogue avec l’opposition « pour un Niger uni et sans fractures ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Niger : Hama Amadou appelle à voter pour Mahamane Ousmane

décembre 23, 2020
Mahamane Ousmane et Hama Amadou lors d’une rencontre de l’opposition à Niamey, le 5 octobre 2014.

Privé de présidentielle, Hama Amadou n’avait pas donné de consigne de vote. C’est désormais chose faite. Mardi, le parti de l’opposant nigérien a appelé à voter pour l’ancien président Mahamane Ousmane le 27 décembre.

À quelques jours de la présidentielle nigérienne prévue le 27 décembre, cette décision changera-t-elle la donne ? Dans un communiqué rendu public le 22 décembre, le bureau politique du Moden Fa Lumana, parti de l’opposant Hama Amadou, annonce « son soutien au candidat du Renouveau démocratique et républicain RDE-Tchanji, Mahamane Ousmane » et appelle ses militants et sympathisants à « se mobiliser massivement pour voter en sa faveur ».

Le 13 novembre, la Cour constitutionnelle avait invalidé la candidature de Hama Amadou. L’ex-Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale avait été condamné en 2017 à un an de prison dans une affaire de « supposition d’enfants « . S’il avait bénéficié, en mars dernier, d’une grâce présidentielle alors qu’il purgeait sa peine, il n’en restait pas moins, selon la Cour constitutionnelle, concerné par l’article 8 du code électoral qui stipule que toute personne condamnée à au moins un an de prison ne peut être autorisée à se présenter à une élection.

POSTED BY HAMA AMADOU POUR LA PRÉSIDENCE 2021 ON TUESDAY, DECEMBER 22, 2020

Hama Amadou a toujours qualifié cette condamnation de politique et l’invalidation de sa candidature a été un coup dur pour son parti, qui choisit donc de soutenir l’ancien président, Mahamane Ousmane.

Renversé par un coup d’État en janvier 1996, Mahamane Ousmane est l’un des opposants les plus expérimentés qui feront face à Mohammed Bazoum, le dauphin du président sortant, Mahamadou Issoufou, qui portera les couleurs du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). Le Moden Fa Lumana présente en revanche des candidats aux législatives, organisées le même jour que la présidentielle, et appelle ses militants à voter pour ses listes du parti.

Raz-de-marée du PNDS aux municipales

L’autre scrutin auquel les Nigériens étaient invités à prendre part était les municipales. Repoussées à plusieurs reprises depuis 2011, celles-ci ont eu lieu le 13 décembre. D’après les résultats provisoires publiés mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni),  le Moden Fa Lumana a obtenu 268 sièges de conseillers municipaux sur les 4 246 sièges qui étaient en jeu.

Le PNDS, lui, arrive largement en tête avec 1 799 sièges. Il est suivi par le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, 358 sièges), le parti du défunt Mamadou Tandja aujourd’hui dirigé par Seini Oumarou, et par le Mouvement patriotique pour la République (MPR) d’Albadé Abouba, qui a remporté 356 sièges.

Avec Jeune Afrique

Présidentielle au Niger : sa candidature rejetée, que va faire Hama Amadou ?

novembre 14, 2020
Hama Amadou, à Paris, le 15 septembre 2015.

La Cour constitutionnelle du Niger a annoncé vendredi 13 novembre la liste des candidatures validées pour l’élection présidentielle dont le premier tour doit avoir lieu le 27 décembre. Sans surprise, l’opposant Hama Amadou n’y figure pas.

L’issue ne faisait que peu de doutes. Certes, samedi 7 novembre, dans les travées du stade Seyni Kountché de Niamey, alors qu’Hama Amadou tenait un impressionnant meeting, ses partisans faisaient encore mine d’espérer.  Mais cela n’aura pas suffi : sa candidature pour la présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle.

« La Cour déclare inéligible à l’élection présidentielle Hama Amadou du Moden Fa Lumana », a annoncé vendredi 13 novembre le président de la Cour, Bouba Mahamane. Celui-ci, qui a fait l’annonce lors d’une audience au siège de son institution à Niamey, n’a pas explicité la raison de ce rejet.

Le couperet de l’article 8

L’explication est cependant connue de tous au Niger. Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale, avait été condamné en 2017 à un an de prison dans une affaire de « supposition d’enfants », dite des « bébés importés ». Une condamnation que l’intéressé a toujours qualifiée de politique.

Si Hama Amadou avait bénéficié en mars d’une grâce présidentielle alors qu’il purgeait sa peine, il n’en restait pas moins, selon la Cour constitutionnelle, concerné par l’article 8 de l’actuel code électoral. Or, celui-ci stipule que toute personne condamnée à au moins un an de prison ne peut être autorisée à se présenter à une élection.

Les avocats d’Hama Amadou ont ces derniers mois tout tenté pour échapper à l’invalidation de la candidature. Ils ont notamment mis en avant le fait que leur client n’aurait pas été déchu de ses droits civils et politiques par la justice. Une partie de l’opposition réclamait quant à elle une modification du code électoral. Mais la majorité présidentielle est restée sourde à leur revendication et la Cour a choisi de rejeter les arguments de l’opposant.

« Une décision politique »

« La Cour n’a fait que lire l’article 8. On ne peut pas modifier ou interpréter une loi en fonction de telle ou telle personne », se réjouit un cadre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). « C’est une décision politique à laquelle nous nous attendions », déplore un proche d’Hama Amadou. « La Cour a prouvé qu’elle n’était pas indépendante et qu’elle était sous l’influence du PNDS », ajoute notre source.

Hama Amadou, qui avait ces dernières semaines débuté une campagne remarquée pour la présidence, n’a pas encore officiellement réagi à son éviction, même si plusieurs faux messages lui étant attribués circulent sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre a quitté le Niger pour le Nigeria dans la matinée du vendredi 13 novembre, avant même la décision de la Cour.

Quid de la suite ?

À Niamey, sa prochaine première prise de parole est très attendue, à la fois par ses militants, ses alliés et ses adversaires. Faisant partie de la coalition de l’opposition Cap21 – qui regroupe les principaux opposants et qu’il espérait mener lui-même à la victoire -, Hama Amadou doit désormais choisir s’il soutient ou non un autre candidat.

IL N’A PAS LES MOYENS D’EMPÊCHER L’ÉLECTION DE SE TENIR

« Cela fait des mois que tous se demandent ce qu’il fera si son dossier n’est pas validé », explique un membre de la coalition. « On attend. Soit il conteste la décision et engage un rapport de force avec le PNDS pour continuer de jouer sa carte personnelle, soit il fait campagne avec l’opposition pour quelqu’un d’autre », détaille un autre opposant.

« Il a fait monter la pression ces dernières semaines pour effrayer la Cour, mais cela n’a pas fonctionné. Il n’a pas les moyens d’empêcher l’élection de se tenir », croit savoir notre source au PNDS. « Il y a un risque de tensions. Hama Amadou peut chercher à lancer un bras-de-fer avec le pouvoir, notamment à Niamey, où son parti est très présent, mais c’est un jeu dangereux », analyse cependant un diplomate en poste au Niger.

Trente candidatures validées

Ce même 13 novembre, la Cour constitutionnelle a également rejeté onze autres candidats, lesquels n’avaient pour la plupart pas pu prouver le bon versement de la caution de 25 millions de francs CFA requise pour chaque dossier. La Cour a en revanche validé trente candidatures.

L’ancien ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum (PNDS) – dont l’éligibilité était contestée par ses adversaires au motif qu’il ne pourrait pas prouver être né au Niger de parents nigériens – fait figure de favori. Salou Djibo, Seïni Oumarou, Mahamane Ousmane, Ibrahim Yacouba et Albadé Abouba seront ses principaux concurrents.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

L’opposant nigérien Hama Amadou bientôt évacué en France

février 14, 2020

Hama Amad, à Paris en août 2015 (archives).

Hama Amad, à Paris en août 2015 (archives). © V.Fournier/JA

 

Hama Amadou a obtenu le 20 février l’autorisation d’être évacué vers la France pour y subir un contrôle de santé. Il doit prendre la direction de Paris dans les prochains jours, sitôt les formalités de départ remplies.

Le président du tribunal d’instance de Filingué a autorisé, ce jeudi 13 février, Hama Amadou à se faire évacuer vers la France pour un contrôle sanitaire. L’opposant nigérien, dont la demande avait été déposée par Me Boubacar Mossi, pourra se rendre à l’hôpital américain de Neuilly, où il s’était déjà fait soigner en 2016, dans un délai de quinze jours.

Passé cette période, Hama Amadou « est tenu de réintégrer l’établissement pénitentiaire » de Filingué, où il purge une peine d’un an de prison pour « supposition d’enfants ». Hama Amadou, exilé depuis mars 2016 après quatre mois de détention préventive dans l’affaire dite des bébés volés, était rentré au Niger le 14 novembre dernier, avant d’être placé en détention le 18 pour purger le reste de sa peine.

L’ancien président de l’Assemblée nationale n’exclut pas de se porter candidat à la prochaine présidentielle, dont le premier tour est prévu en décembre 2020. Le code électoral actuel interdit toutefois à toute personne condamnée à un an de prison au moins de se présenter à un scrutin.

L'ordre d’évacuation sanitaire de l'opposant nigérien Hama Amadou.
L’ordre d’évacuation sanitaire de l’opposant nigérien Hama Amadou. © DR

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Niger: liberté provisoire pour l’opposant-candidat Hama Amadou

mars 29, 2016

Niamey – La Cour d’appel de Niamey a accordé mardi la liberté provisoire à l’opposant-candidat Hama Amadou, hospitalisé en France depuis le 16 mars après avoir été évacué depuis sa prison nigérienne où il se trouvait pour son implication dans un présumé trafic d’enfants, a annoncé un de ses avocats.

La décision est claire: la Cour (d’appel) vient d’ordonner la liberté provisoire du candidat Hama Amadou. Il est libre à partir d’aujourd’hui, a affirmé à la presse Me Mossi Boubacar, un des avocats de Hama Amadou, qui a passé toute la campagne électorale de la présidentielle en prison.

A sa sortie de l’hôpital parisien où il est soigné, M. Amadou n’aura plus à regagner sa prison de Filingué, à 180 km au nord de Niamey, selon une source proche du dossier.

A priori, il sort soit aujourd’hui, soit demain, a déclaré à l’AFP son médecin parisien, le docteur Luc Karsenty, de l’Hôpital américain de Paris. L’opposant nigérien devra continuer à suivre des soins pendant sa convalescence, avec un séjour recommandé sur Paris pendant un mois, a ajouté ce médecin.

Hama Amadou est poursuivi pour une affaire de trafic d’enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans et dans laquelle une vingtaine de personnes sont impliquées. L’opposant a toujours affirmé qu’il s’agissait d’un montage politique destiné à l’empêcher d’être élu président. Le pouvoir, lui, parle de dossier de droit commun et d’indépendance de la justice.

M. Amadou, qui avait précipitamment quitté le pays pour la France afin d’échapper à la procédure, a été écroué, dès son retour d’exil le 14 novembre 2015.

Ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, Hama Amadou, qui n’avait pu s’exprimer publiquement pendant la campagne, a été battu par le président sortant Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle de dimanche (20 mars) après avoir terminé 2e du 1er tour (21 février).

L’opposition avait appelé au boycott et ne reconnaît pas les résultats du scrutin annoncés le 22 et donnant M. Issoufou réélu avec plus de 92% des voix.

La justice nigérienne avait refusé à plusieurs reprises la libération de l’opposant. Cette décision survient moins d’une semaine après une autre également favorable à M. Amadou: la Cour de cassation a confirmé mercredi dernier qu’il fallait que la justice civile tranche la filiation de la trentaine d’enfants concernés par le présumé trafic avant un éventuel procès pénal.

Une vingtaine de personnes – dont Hama Amadou, un ex-ministre, des banquiers, des hommes d’affaires, un officier de l’armée, ainsi que leurs épouses – sont poursuivies pour supposition d’enfants, un délit consistant à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde.

Toutes ont été emprisonnées et accusées d’avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin. Elles ont ensuite été remises en liberté conditionnelle.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2016 14h48)

Présidentielle au Niger: hospitalisation du candidat-détenu Hama Amadou

mars 11, 2016

Niamey – L’opposant Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et qui doit affronter le sortant au second tour de la présidentielle du 20 mars au Niger, a été évacué vendredi à l’hôpital, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’opposition.

Hama Amadou souffre des yeux et a été évacué ce matin à l’hôpital de Niamey pour des soins, a précisé Ousseïni Salatou, le porte-parole de la Coalition pour l’Alternance (Copa 2016), qui soutient la candidature de M. Amadou, 66 ans, poursuivi dans une affaire controversée de trafic d’enfants.

Hama Amadou était malade depuis un moment et cela s’est compliqué hier (jeudi) et donc ils ont jugé utile de l’évacuer ce matin, a-t-il ajouté.

Une députée du parti de Hama Amadou a affirmé à l’AFP que leur candidat avait été évacué par hélicoptère.

L’opposant a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Mahamadou Issoufou au premier tour de la présidentielle du 21 février.

Accusé de trafic d’enfants dans un dossier de droit commun selon le pouvoir mais politique selon le candidat, l’ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée, est écroué depuis le 14 novembre à la prison de Filingué, à 180 km au nord de la capitale.

Le 2 mars, la Copa a réclamé la libération de l’opposant afin qu’il puisse mener sa campagne et affronter en toute régularité le président sortant. Ses avocats ont déposé une demande de mise en liberté provisoire qui sera examinée le 14 mars par la justice.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2016 16h23)

Présidentielle au Niger: 15 candidatures dont celle de l’opposant Hama Amadou validées par la Cour Constitutionnelle

janvier 9, 2016

Niamey – La Cour constitutionnelle du Niger a validé 15 candidatures pour la présidentielle du 21 février, dont celle de l’opposant Hama Amadou, écroué depuis près de deux mois pour un trafic présumé de bébés, a indiqué le ministère de l’Intérieur samedi.

Dans un arrêt, la Cour a déclaré éligibles 15 candidats, a affirmé le ministre de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou lors d’un point presse. Hama Amadou du Mouvement démocratique nigérien (Moden) figure sur la liste lue par le ministre.

En début de semaine, le ministère avait transmis 16 candidatures à la Cour, selon la presse locale.

Les candidatures des grandes personnalités ont toutes été retenues par la Cour. Le président sortant Mahamadou Issoufou, élu en 2011, le chef de file de l’opposition Seïni Oumarou et l’ancien président Mahamane Ousmane sont en lice pour la présidentielle de même que l’ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé dit ABC, l’ex-Premier ministre Cheiffou Amadou ou Abdou Labo, ex-ministre de l’Agriculture.

Seul Abdoul-Karim Bakasso, chef d’un petit parti, a été déclaré inéligible, a souligné M. Massaoudou. Le dossier de M. Bakasso a été rejeté pour défaut de certificat médical, a expliqué à l’AFP Ousseïni Salatou, le porte-parole de l’opposition, qui a obtenu une copie de l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

En dehors de M. Bakasso, tous les candidats de l’opposition sont retenus, y compris Hama Amadou, a résumé Ousseïni Salatou.

Hama Amadou, l’ex-président du Parlement, qui avait permis l’élection de Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle en 2011, a été emprisonné le 14 novembre dès sa descente d’avion lors de son retour au pays.

Considéré comme le plus farouche opposant au président Issoufou, il est accusé d’être impliqué dans une affaire de trafic de bébés avec le Nigeria, alors que lui clame son innocence et crie au procès politique destiné à l’écarter de la présidentielle.

Ce dossier très sensible empoisonne l’atmosphère politique du pays. Le pouvoir parle d’un dossier de droit commun.

La justice nigérienne doit se prononcer le 11 janvier sur une nouvelle demande de liberté provisoire de M. Amadou.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2016 19h19)

Niger : la liberté provisoire refusée à Hama Amadou

décembre 9, 2015

La Cour de cassation du Niger, a, au cours d’une audience, mercredi, jugé irrecevable la demande de liberté provisoire formulée par les avocats de l’ancien président de l’assemblée nationale Hama Amadou, cité dans l’affaire dite des ‘’bébés importés’’.

Le président du Moden-FA Lumana et candidat déclaré au titre de cette formation politique à la présidentielle de février, reste ainsi en prison, même si ses avocats ont promis de revenir à la charge avec une nouvelle demande de liberté provisoire.

En effet, selon Me Souley Oumarou, porte-parole du collectif d’avocats de Hama Amadou, ces derniers attendent juste de connaitre les motifs pour lesquels la cour a jugé irrecevable la requête de leur client et surtout, de savoir à quelle juridiction s’adresser désormais, pour demander à nouveau sa liberté provisoire.

Hama Amadou est rentré au Niger, le 14 novembre dernier, après une cabale de près d’un an en France.

Malgré son intention manifeste de se présenter devant le procureur général, il a été arrêté à sa descente d’avion, conformément à un mandat d’arrêt national émis à son encontre dans le cadre de cette
affaire. Hama Amadou a ensuite été immédiatement acheminé à la maison d’arrêt de Filingué, à 180 km au nord de Niamey.

Cité comme complice dans cette affaire de ‘’bébés importés », en même temps qu’une trentaine d’autres personnalités nigériennes, dont son épouse et l’ancien ministre de l’Agriculture, Abdou Labo, proche du pouvoir, Hama Amadou est le seul à être prison.

Les autres accusés bénéficient d’une mise en liberté provisoire, en attendant que les juges statuent définitivement sur leur cas.

Apanews.net

Arrivée de l’opposant Hama Amadou au Niger dans une atmosphère tendue

novembre 14, 2015

Niamey – L’opposant et candidat à la présidentielle de 2016 Hama Amadou a atterri samedi après-midi à Niamey, dans une atmosphère tendue, après un an d’exil en raison d’accusations de trafic de bébés qui devraient conduire à son arrestation, a appris l’AFP de sources concordantes.

L’avion d’Air France s’est posé à Niamey et Hama Amadou était dedans, a affirmé une de ces sources, un député de son parti Chégou Abdourahamane.

L’ancien président du Parlement fait face à un mandat d’arrêt et les autorités ont prévenu qu’elles l’arrêteraient à son arrivée.

La route de l’aéroport a été bloquée par les forces de l’ordre qui interdisent l’accès à la zone. Des échauffourées ont eu lieu à quelques centaines de mètres de l’aéroport entre des militants du parti de Hama Amadou, le Modem, et les forces de sécurité, a constaté un journaliste de l’AFP.

Par ailleurs, le siège du parti à Niamey a été encadré par les forces de l’ordre alors que Hama Amadou a prévu d’y faire un discours après une parade en ville.

Jeudi, après un an d’exil, il avait annoncé: J’ai décidé de rentrer samedi à Niamey (…) J’ai des devoirs envers mon pays que je compte assumer a travers ma candidature à la présidentielle, a-t-il déclaré.

Si un dossier a été monté contre moi par mes adversaires, c’est le moment pour moi de me présenter devant les juges pour qu’ils disent où se trouve la vérité, avait-t-il poursuivi.

A la mi-septembre, le ministre nigérien de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou avait averti : Toutes les unités de police et de gendarmerie ont reçu l’ordre d’arrêter M. Hama Amadou dès qu’il mettra pied sur le territoire national.

Opposant au président Mahamadou Issoufou, Hama Amadou avait quitté le pays fin août 2014 après l’autorisation par les députés de son audition par la justice dans une affaire présumée de trafic international de bébés.

M. Amadou a toujours dénoncé un dossier politique. Le gouvernement parle lui d’un dossier de droit commun.

En juillet 2015, la Cour d’appel de Niamey a rejeté la levée du mandat d’arrêt.

Outre Hama Amadou, deux autres personnalités se sont officiellement déclarées candidates : l’actuel président Mahamadou Issoufou et l’ancien ministre du Plan, Amadou Boubacar Cissé.

L’ONU a appelé à la tenue d’élections apaisées et crédibles pour garantir la stabilité du pays qui fait notamment face à des attaques des islamistes de Boko Haram dans le sud et à la menace des groupes jihadistes à ses frontières malienne et libyenne.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2015 18h39)

Trafic de bébés au Niger: l’épouse de l’ex-président du Parlement en liberté provisoire

décembre 23, 2014

Niamey – L’épouse de l’ex-président du Parlement du Niger Hama Amadou, qui était écrouée depuis juin pour un présumé trafic international de bébés, a été remise en liberté provisoire mardi, a indiqué son avocat.

L’épouse de Hama Amadou a bénéficié ce matin (mardi) d’une liberté provisoire accordée par la Cour d’appel, a affirmé à l’AFP Me Souley Oumarou.

Selon Me Ali Kadri, autre avocat des suspects, tous les prévenus de cette affaire ont bénéficié du même traitement.

Hama Amadou est en fuite en France. Principal opposant au président Mahamadou Issoufou, il a quitté le Niger fin août après l’autorisation par des députés de son audition par la justice dans une affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger.

Les prévenus dans ce dossier sont notamment accusés de supposition d’enfant, un délit consistant à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde.

Seize personnes écrouées dans cette affaire avaient été remises en liberté provisoire fin novembre. Six autres étaient restées en détention, dont Mme Amadou.

Tous les prévenus ont été remis en liberté mardi par la Cour d’appel de Niamey, a affirmé Me Ali Kadri sur une radio locale. A ce jour, il ne reste plus une seule personne en détention pour cette affaire. Tout le monde a été remis en liberté provisoire, s’est-il réjoui.

Un colonel de l’armée et son épouse, soupçonnés dans ce trafic, qui avaient été emprisonnés en novembre, font partie des remis en liberté.

L’affaire, qui implique une vingtaine de personnes, est presque bouclée et sera incessamment jugée, a indiqué fin novembre le ministre de la Justice, Marou Amadou, sans préciser de date.

Hama Amadou a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui étaient politiques. Selon lui, le pouvoir cherche à l’écarter avant l’élection présidentielle de 2016. Les autorités ont démenti ces allégations.

Ce dossier est un dossier de droit commun, (il) n’est donc pas politique, a soutenu le ministre de la Justice.

Un mandat d’arrêt a été émis fin septembre à l’encontre de M. Amadou. Le Parlement a nommé deux mois plus tard un ex-opposant, Amadou Salifou, pour le remplacer. L’opposition conteste cette élection, qui n’a toujours pas été validée.

Si à l’issue du procès Hama Amadou est condamné, alors il devra se livrer à la justice nigérienne, sans quoi nous formulerons une demande d’extradition, a expliqué récemment Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l’Intérieur.

Autrement, nous le ferons inscrire sur la notice rouge d’Interpol, a-t-il menacé.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2014 19h24)