Posts Tagged ‘Harcèlement’

Les quatre années de calvaire d’un Français harcelé par une Russe

août 21, 2021

Un artiste français est devenu la victime d’une Russe érotomane. Depuis près de quatre ans, elle le poursuit et le persécute, rapporte « Le Parisien ».

Les interpellations s'enchainent - une cinquantaine selon Guillaume - mais a chaque fois, elle est liberee. (Photo d'illustration)
Les interpellations s’enchaînent – une cinquantaine selon Guillaume – mais à chaque fois, elle est libérée. (Photo d’illustration)© BERTRAND GUAY / AFP

Un harcèlement hors-norme. L’histoire commence en 2018. Guillaume Chenier met alors en scène un spectacle à Goa, en Inde. Il va très rapidement devenir l’obsession d’une Russe prénommée Jiulia, rapporte Le Parisien. Pour cette femme, atteinte d’érotomanie, une pathologie psychiatrique délirante, Guillaume est l’homme de sa vie. Une psychose qui a transformé la vie du Français en véritable cauchemar. Et qui pourrait lui coûter la vie.

D’abord, ce ne sont que des messages sur Facebook. Puis, une semaine plus tard, le début d’une traque. Alors que Guillaume rejoint le Rajasthan, Jiulia le poursuit. En retournant en France pour s’illustrer dans des festivals, le trentenaire va s’apercevoir qu’à chaque ville où il pose ses bagages, la ressortissante russe est présente. Cette chasse dure désormais depuis près de quatre ans.

« Je n’arrête pas de me demander lequel de nous deux mourra en premier »

Plus les années passent, plus Jiulia, 36 ans, devient insistante et agressive. En raison de son métier, Guillaume partage ses destinations sur les réseaux sociaux. Une aubaine pour la Russe, pour qui la traque est facilitée. Sur Internet, elle le harcèle, ajoute ses amis, crée de multiples faux comptes, lui envoie des centaines de mails. Et elle ne s’arrête pas là : elle contacte également ses proches, ment pour leur soutirer des renseignements.

La pathologie de la jeune femme empire. Alors que Guillaume séjourne au Rajasthan, Jiulia va jusqu’à fouiller ses poubelles, dans l’espoir de trouver des préservatifs usagers pour s’inséminer. Les interpellations s’enchaînent – une cinquantaine selon Guillaume –, mais, à chaque fois, elle est libérée. Jusqu’au printemps 2020, où les gendarmes prennent pour la première fois l’affaire au sérieux. La trentenaire est internée en psychiatrie à Rennes. Mais le harcèlement ne s’arrête pas et les agressions continuent. « Tous mes lieux de vie sont comme profanés par elle. Ça me bouffe de l’intérieur. C’est comme un viol. Un viol psychique », avoue Guillaume à nos confrères du Parisien.

Jusqu’à la dernière apparition de Jiulia, plus violente et inquiétante que toutes les autres. Le 14 juillet 2021, alors qu’il vit à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, avec sa compagne, la ressortissante russe tente de le tuer en le poussant dans les escaliers. Son amie filme la scène. Guillaume réussit finalement à la maîtriser et Jiulia est prise en charge par les pompiers, puis hospitalisée. La police intervient. « J’ai peur que ça finisse très mal. Je n’arrête pas de me demander lequel de nous deux mourra en premier, elle ou moi parce que j’aurai tenté de défendre ma vie », confie-t-il.

Par Le Point

États-Unis: Accusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de l’Etat de New York annonce sa démission

août 10, 2021
Accuse de harcelement sexuel, le gouverneur de l'Etat de New York annonce sa demission
Accusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de l’Etat de New York annonce sa démission© POOL/AFP/Archives/CARLO ALLEGRI

Le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes, a annoncé mardi sa démission, une semaine après un rapport accablant sur l’affaire.

« Etant donné les circonstances, la meilleure manière de vous aider est de me retirer », a déclaré Andrew Cuomo, qui a aussi présenté ses « profondes excuses » aux femmes qui se sont « senties offensées » par ses actions.

Andrew Cuomo, 63 ans, gouverneur en place depuis 2011 et réélu en 2014 et 2018, avait été mis en cause pour la première fois en février, et les témoignages d’anciennes employées de son administration ou conseillères s’étaient multipliées depuis. En mars, il avait déjà repoussé des appels à la démission.

Mais la situation était devenue beaucoup plus difficile pour lui depuis la diffusion, il y a une semaine, des conclusions accablantes d’une enquête demandée par la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, qui l’accusait d’avoir harcelé sexuellement onze femmes et enfreint les lois fédérales et de l’Etat. Dans la foulée, le président américain Joe Biden l’avait appelé à quitter ses fonctions.

Parmi les femmes figurant dans le rapport, une assistante a déposé plainte la semaine dernière, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre le gouverneur.

« Les accusations les plus graves ne reposent sur aucune base crédible dans le rapport. Et il y a une différence entre des allégations d’agissements inappropriés et le fait de conclure qu’il y a harcèlement sexuel », s’est encore défendu Andrew Cuomo mardi.

« Mais ça ne veut pas dire que onze femmes n’ont pas été offensées. Elles le sont. Et pour cela, je m’excuse profondément », a-t-il ajouté.

Il a précisé que sa démission prendrait effet dans 14 jours et a rendu hommage à la vice-gouverneure Kathy Hochul, « intelligente et compétente », qui va le remplacer dans l’immédiat, et devenir la première femme gouverneure de l’Etat de New York.

Gouverneur du quatrième Etat le plus peuplé du pays, Andrew Cuomo était devenu une vedette nationale au plus fort de la pandémie de coronavirus au printemps 2020, grâce à ses points télévisés quotidiens, vus comme rationnels et rassurants en pleine crise, et qui l’avaient érigé en figure anti-Trump.

Mais son bilan avait déjà été terni par une affaire de sous-estimation du nombre de morts du Covid-19 dans les maisons de retraite, puis par les accusations de harcèlement sexuel.

Par Le Point avec AFP

New York : le gouverneur Cuomo a « harcelé sexuellement » plusieurs femmes

août 3, 2021

Selon les conclusions d’une enquête indépendante, les victimes du démocrate sont d’« anciennes et actuelles » fonctionnaires de l’État.

Andrew Cuomo épinglé. Le gouverneur de l’État de New York, le démocrate Andrew Cuomo, a « harcelé sexuellement plusieurs femmes », selon les conclusions d’une enquête indépendante demandée par la justice, a annoncé ce mardi 3 août 2021 la procureure de l’État de New York, Letitia James. « L’enquête indépendante a conclu que le gouverneur Andrew Cuomo a harcelé sexuellement plusieurs femmes et, ce faisant, a violé la loi fédérale et celle de l’État », a affirmé la procureure, précisant qu’il y avait parmi les victimes d’« anciennes et actuelles » fonctionnaires de l’État.

Le rapport d’investigation attribue à Andrew Cuomo des gestes déplacés, « des baisers et des étreintes non désirées », ainsi que « des commentaires inappropriés ». Selon les conclusions de l’enquête, le gouverneur et son personnel ont « aussi pris des mesures de représailles à l’encontre d’au moins une employée pour avoir témoigné », a indiqué un communiqué du bureau de la procureure. « Enfin, l’équipe exécutive du gouverneur a favorisé un environnement de travail toxique qui a rendu possible le harcèlement et une ambiance de travail hostile », ajoute le bureau.

Vers une démission d’Andrew Cuomo ?

Selon Letitia James, il appartient au gouverneur lui-même de « tirer les conclusions » de l’enquête. Interrogée sur le fait de savoir s’il devait démissionner, elle a ajouté : « La décision appartient au gouverneur de l’État de New York. Le rapport parle pour lui-même. » Le gouverneur, qui avait nié les accusations quand elles avaient été rendues publiques, avait longuement été entendu par les enquêteurs le 17 juillet. Andrew Cuomo avait gagné en popularité pour sa gestion de la pandémie de coronavirus, dont New York avait été l’épicentre américain au printemps 2020, mais les accusations de harcèlement l’ont par la suite affaibli.

Avec Le Point

Israël: le fils de Netanyahu doit «cesser de harceler» les manifestants, ordonne le tribunal

août 2, 2020

 

Un tribunal de Jérusalem a ordonné dimanche au fils du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de cesser de «harceler» les organisateurs des manifestations réclamant le départ de son père. Yaïr Netanyahu avait tweeté jeudi les adresses personnelles des organisateurs des manifestations qui ont lieu devant le domicile du Premier ministre et avait appelé à manifester devant les maisons des manifestants.

«J’invite tout le monde à manifester, jour et nuit, devant les maisons de ces gens qui organisent l’anarchie dans notre pays», avait-il tweeté.

Depuis de nombreuses semaines, des manifestations se déroulent presque quotidiennement en Israël, notamment devant le domicile du Premier ministre inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat. Les protestataires crient leur ras-le-bol contre M. Netanyahu et dénoncent la mauvaise gestion du gouvernement de la pandémie de nouveau coronavirus.

La juge Dorit Feinstein a exigé que le tweet soit effacé et a ajouté dans sa décision que Yaïr Netanyahu devait «cesser de harceler les organisateurs des manifestations pendant six mois et ne plus publier leurs adresses privées». En réaction, le fils du Premier ministre, âgé de 29 ans et familier des provocations sur les réseaux sociaux, a publié un tweet reprochant à la juge de ne pas avoir pris en compte «les menaces de mort dont (il est) la victime».

Son père a de son côté dénoncé dans un communiqué les «actes de violences et de harcèlement de tous». S’exprimant au début du Conseil des ministres hebdomadaire, M. Netanyahu a accusé la presse locale de se mobiliser contre lui, la comparant à la presse en Corée du Nord.

«Je n’entends aucune condamnation des médias contre la nature violente des manifestations. Au lieu de couvrir les manifestations, la presse se mobilise en faveur des protestataires», a-t-il dénoncé. Samedi, son parti, le Likoud, avait affirmé sur Twitter que les médias «essayent désespérément d’intoxiquer le public, afin de faire tomber un Premier ministre de droite fort».

Par Le Figaro avec AFP

 

France: Le directeur général de la sécurité civile visé par une enquête pour harcèlement

février 1, 2020

Anne Ballereau, une ex-sous-préfète de Calvi, a déposé plainte le 30 décembre dernier contre Alain Thirion, ancien préfet de Haute-Corse.

Alain Thirion, ancien préfet de Haute-Corse (à gauche), aux côtés de François Hollande et Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, à Bastia en novembre 2016.
Alain Thirion, ancien préfet de Haute-Corse (à gauche), aux côtés de François Hollande et Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, à Bastia en novembre 2016. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP 

Alain Thirion, ancien préfet de Haute-Corse et actuel directeur général de la sécurité civile, est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement moral et sexuel après la plainte d’une ex-sous-préfète de Calvi (Haute-Corse), a appris l’AFP samedi 1er février auprès du parquet. Anne Ballereau, ancienne sous-préfète de Calvi, a déposé plainte le 30 décembre contre Alain Thirion au commissariat de Bastia, selon une source proche du dossier, confirmant une information révélée par Corse-Matin.

Contacté par l’AFP, Alain Thirion a déclaré qu’il ne souhaitait «pas faire de commentaires à ce stade». «Je n’ai pas connaissance du contenu de cette plainte. Je suis à la disposition des services en charge de l’enquête et fais pleinement confiance à la justice pour établir la vérité».

Dans sa plainte, que l’AFP a pu consulter, Anne Ballereau dénonce des faits qui se seraient déroulés entre 2015 et 2016, lorsqu’elle était en poste en Corse au même moment qu’Alain Thirion. Ce dernier à quitté l’île en 2017.

Une enquête préliminaire a été confiée à la police judiciaire de Bastia «des chefs de harcèlement moral dans le cadre du travail et harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions», a indiqué à l’AFP Caroline Tharot, procureure de la République de Bastia.

«J’ai eu le sentiment que j’étais une proie»

La plaignante assure notamment que Alain Thirion, qui était son supérieur hiérarchique, a insisté à plusieurs reprises pour qu’elle dorme à la préfecture, ajoutant que sa femme était «sur le continent» et lui intimant de ne pas faire «la difficile». À d’autres occasions, il l’a appelée en lui disant: «Je suis à 30 minutes de Calvi, je dors chez toi», affirme-t-elle aussi. «J’ai eu le sentiment qu’il jouait avec moi, que j’étais une proie», déclare encore dans sa plainte Anne Ballereau, décrivant son sentiment de malaise et ses stratégies d’évitement.

Elle décrit un homme très familier, qui dès leur première entrevue -qu’il lui demande d’organiser en tête-à-tête dans un restaurant un dimanche midi – lui demande «qui couche avec qui» à la préfecture. Le lendemain de ce déjeuner et une visite de l’Île-Rousse qu’il lui impose, le préfet aurait déclaré devant 30 personnes avoir «passé des bons moments avec la sous-préfète hier».

Elle décrit aussi une attitude très «tactile»: des bises forcées, un bras passé autour de sa taille «toujours sur le ton de la rigolade devant des gens». Anne Ballereau reproche aussi à Alain Thirion des humiliations professionnelles. Ce dernier la faisait «passer pour incompétente», affirme-t-elle.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Arabie: des dizaines d’arrestations pour «indécence» et «harcèlement»

décembre 29, 2019

Plus de 200 personnes ont été arrêtées ces derniers jours en Arabie saoudite pour «indécence» et «harcèlement», dans la première campagne du genre depuis l’assouplissement des normes sociales dans le royaume ultraconservateur.

Pendant la semaine dernière, quelque 120 hommes et femmes ont été arrêtés pour avoir notamment porté des «vêtements inappropriés», a indiqué la police de Ryad dans une série de tweets depuis mardi. Elle a ajouté que des sanctions, dans la nature n’a pas été précisée, ont frappé les contrevenants.

En plus, 88 autres personnes ont été arrêtées la semaine dernière pour «harcèlement», a ajouté la police dans des déclarations distinctes.

Ces arrestations ont suivi les plaintes de plusieurs femmes sur les réseaux sociaux concernant des cas de harcèlement pendant le festival de musique électronique MDL Beast près de Ryad au début du mois.

C’est la première campagne de rappel à l’ordre moral depuis que le prince héritier Mohammed ben Salmane a commencé à assouplir les restrictions sociales.

Sa politique s’est traduite notamment par la réouverture des cinémas, l’autorisation donnée aux femmes de conduire et l’organisation de concerts et d’évènements sportifs. L’assouplissement sociales a été bien accueilli par de nombreux Saoudiens, dont les deux tiers ont moins de 30 ans.

Mais en septembre, l’Arabie saoudite a déclaré qu’elle punirait les auteurs d’atteintes à la «décence publique» avec l’annonce de l’octroi de visas de tourisme. Les hommes et les femmes doivent éviter les «vêtements moulants» ou des gestes d’affection en public, a notamment statué sur un site internet en anglais l’Autorité du tourisme, ajoutant que «les femmes doivent couvrir leurs épaules et leurs genoux».

Les directives sur la décence, approuvées pour la première fois par le gouvernement en avril, sont apparues vagues et ont suscité des craintes sur leur interprétation.

Elles ont également alimenté les craintes d’un retour de la police religieuse qui veillait à la séparation entre femmes et hommes en public, au respect du code vestimentaire islamique et à l’obligation de fermer les commerces pendant les prières. Mais les pouvoirs des ses agents, autrefois craints, ont été réduits et ils restent hors de vue pour le moment.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/Destitution : l’administration Trump dénonce le «harcèlement» des démocrates

octobre 5, 2019

 

L’administration Trump a fustigé samedi 5 octobre le «harcèlement» des démocrates à son encontre, après que l’opposition a sommé la Maison-Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de l’enquête parlementaire en vue d’une procédure de destitution de Donald Trump.

Les démocrates, qui ont accusé le président américain d’«entrave et d’opérations de dissimulation» en refusant de collaborer avec leurs investigations, ont fait monter la pression sur l’exécutif en exigeant aussi du vice-président Mike Pence qu’il leur fournisse des documents. La présidence a jusqu’au 18 octobre pour obtempérer.

Trump est menacé d’une mise en accusation («impeachment») pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’un appel téléphonique le 25 juillet, de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter en 2020.

En visite à Athènes, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a jugé samedi que le Congrès avait «maltraité les employés du département d’Etat en les contactant directement et en cherchant à obtenir des documents qui appartiennent au département d’Etat». «C’est du harcèlement», a-t-il lancé.

Le secrétaire d’Etat, qui était présent lors de l’appel entre MM. Trump et Zelensky, a toutefois promis d’être «plus réactif» et de fournir «tous les documents requis par la loi».

Un assistant de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants avait indiqué à CNN que M. Pompeo n’avait pas livré dans le délai imparti les documents réclamés dans une injonction envoyée le 27 septembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un étudiant de Sciences-Po Rennes convoqué devant la justice sur fond de harcèlement

juin 5, 2019

 

Un étudiant de Sciences-Po Rennes comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «dénonciation calomnieuse» envers un autre étudiant, qui avait fait une tentative de suicide, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Le prévenu, âgé de 20 ans et qui nie les faits, avait été placé une première fois en garde à vue le 23 mai pour «harcèlement moral et dénonciation calomnieuse».

Il a été de nouveau entendu ce mardi en garde à vue par les enquêteurs et déféré devant le parquet avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, prévu le 14 novembre, a précisé le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, confirmant une information de Ouest-France.

Une enquête avait été ouverte après la tentative de suicide d’un autre étudiant en mars qui avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement. Cette campagne, sous forme d’affiches d’un collectif, placardées près de l’Institut d’études politiques, dans la rue où il habite, l’accusait d’être un «violeur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Harcèlement sexuel: des milliers d’employés de Google manifestent à travers le monde

novembre 1, 2018

San Francisco – De Singapour à New York, en passant par Londres et même au siège mondial en Californie, des milliers d’employés de Google ont observé jeudi un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l’entreprise.

Ce mouvement social, le premier de cette ampleur au sein de cette entreprise symbole de modernité, est parti d’un article du New York Times paru la semaine dernière: le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, créateur du système d’exploitation mobile Android, parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars. M. Rubin a nié ces allégations.

Les organisateurs du mouvement avaient appelé les quelque 90.000 employés de Google dans le monde à sortir de leurs bureaux à 11 heures du matin, dans leur fuseau horaire respectif.

Au siège social du groupe, à Mountain View (Californie), des images diffusées par des salariés sur Twitter et par des télévisons locales montraient des milliers de salariés –surnommés « Googlers »– rassemblés entre les nombreux bâtiments du campus, le « Googleplex », en pleine Silicon Valley, le berceau des géants technologiques.

« Douze ans chez Google, et je n’ai jamais vu une foule aussi nombreuse. Fier d’être là pour soutenir la justice et la transparence », a notamment commenté sur Twitter un salarié, Ken Norton.

Le PDG, Sundar Pichai a fait savoir dans une déclaration écrite qu’il soutenait les employés qui choisissaient de débrayer.

Non loin de là, à San Bruno, ce sont des employés de la plate-forme vidéo YouTube, propriété du géant, qui ont eux aussi cessé le travail pour se rassembler par centaines devant leurs locaux.

Les rassemblements avaient démarré en Asie, à Singapour, où une centaine d’employés s’étaient regroupés en interne, selon une photo postée sur un compte Twitter animé par les organisateurs, puis à Tokyo, également en interne, et à Hyderabad, en Inde, selon plusieurs comptes suivant les manifestations.

Le mouvement a ensuite gagné l’Europe. Environ 500 employés se sont rassemblés dans un espace extérieur du siège européen de Google à Dublin. Et à Londres, des centaines d’autres se sont réunis dans une grande salle de l’entreprise avant de sortir dans la rue.

« Nous protestons pour soutenir nos collègues qui ont été victimes de harcèlement et pour réclamer que les auteurs ne soient pas protégés ou récompensés », a expliqué à l’AFP Sam Dutton, un développeur.

D’autres rassemblements ont été organisés à Berlin et Zurich, selon le compte Twitter des organisateurs.

– « Profondément désolé » –

A New York, où Google emploie près de 10.000 personnes, des centaines d’employés, pour la plupart âgés de moins de 40 ans, se sont retrouvés dans un parc proche des bureaux de l’entreprise dans le quartier de Chelsea. Certains étaient munis de pancartes affirmant que « L’heure est venue pour la high-tech » (« Time’s Up Tech »), une référence au mouvement « Time’s Up » de défense des personnes victimes de harcèlement sexuel, né dans la foulée du #MeToo en octobre 2017.

Quatre femmes et un homme se sont succédé au mégaphone pour pousser les manifestants à exiger un changement de culture chez Google, où les femmes représentaient en 2017 seulement 31% des salariés, et 25% des responsables.

« Nous avons l’ambition d’être la meilleure entreprise au monde », a lancé l’une des organisatrices new-yorkaises, Demma Rodriguez. « Chez Google, on attend de nous qu’on soit exceptionnel, qu’on tienne nos objectifs. Mais nous avons aussi des objectifs en tant qu’entreprise », a-t-elle ajouté, soulignant que l’une des valeurs de Google était « le respect ».

Claire Stapleton, une autre organisatrice, s’est félicitée du succès du mouvement, expliquant que l’idée était née lundi et s’était propagée dans l’entreprise via un groupe d’emails réunissant quelque 1.500 personnes.

« Je crois que (…) que nous voulons tous un changement (..) Je crois que la direction nous écoute », a-t-elle déclaré.

Après l’article du New York Times, Sundar Pichai avait envoyé un courriel aux salariés du groupe, indiquant que 48 salariés, dont 13 hauts responsables, avaient été renvoyés pour harcèlement sexuel ces deux dernières années, sans indemnité.

Il a assuré que le groupe ne tolérait plus aucun comportement déplacé.

Mardi soir, dans un autre message interne rendu public par le site spécialisé Ars Technica, le dirigeant s’est dit « profondément désolé pour les actions passées et le mal qu’elles ont causé aux employés ».

Mercredi, Alphabet, la maison mère de Google, a confirmé que Rich DeVaul, un responsable de « X », la division du groupe dédiée aux projets futuristes (ballons pour diffuser internet, drones de livraison…), venait de quitter Alphabet sans indemnité.

M. DeVaul faisait partie des hauts cadres « protégés » par Google alors que le groupe les savait accusés de harcèlement, selon le New York Times. D’après le quotidien, il avait fait des avances en 2013 à une femme qui candidatait chez Google.

La Silicon Valley est depuis plusieurs années accusée de sexisme et de fermer les yeux sur le harcèlement sexuel.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2018 20h26)                                                        

#MeToo en Inde: un ministre accusé de harcèlement sexuel

octobre 9, 2018

New Delhi – Un membre du gouvernement de Narendra Modi se trouvait mardi en Inde au centre d’accusations de harcèlement sexuel, publiées par des femmes sur les réseaux sociaux dans le cadre du mouvement #MeToo.

Vétéran du journalisme, aujourd’hui ministre de second rang du ministère des Affaires étrangères indien, M.J. Akbar est accusé d’avoir fait des avances sexuelles inappropriées à des jeunes femmes journalistes débutant dans le métier, selon plusieurs témoignages sur Twitter.

Un an après son apparition dans le reste du monde, la campagne féministe #MeToo avait eu peu d’écho à ce stade en Inde. Jusqu’à ces derniers jours.

Réalisateurs, humoristes, journalistes… Plusieurs personnalités de l’industrie du spectacle et des médias se sont vus accusées publiquement de comportement inapproprié envers des femmes dans cette société patriarcale.

Première femme à s’exprimer publiquement contre M.J. Akbar, la journaliste Priya Ramani a révélé lundi soir dans un tweet viral qu’il était le rédacteur en chef anonyme qu’elle avait décrit dans un article paru l’année dernière.

Le texte relate un entretien d’embauche qu’il lui avait fait passer, lorsqu’elle avait 23 ans et lui 43, dans sa chambre d’un hôtel chic de Bombay. « Il s’avère que vous chassiez en prédateur de façon aussi talentueuse que vous écriviez », y estime la journaliste.

« Vous êtes un expert d’appels téléphoniques, de textos obscènes (…) Vous savez pincer, tapoter, frotter, attraper et agresser. Parler contre vous coûte encore un lourd tribut que beaucoup de jeunes femmes ne peuvent se permettre de payer », ajoute-t-elle dans cette lettre ouverte publiée par Vogue India.

D’autres femmes journalistes ont fait état sur Twitter d’expériences similaires avec celui qui, avant de passer en politique, avait occupé des postes à responsabilités dans des publications prestigieuses comme The Telegraph, Asian Age et The Sunday Guardian.

Contacté par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères indien n’a pas donné suite dans l’immédiat. La cheffe de la diplomatie Sushma Swaraj a ignoré une question de journaliste lui demandant si elle allait ouvrir une enquête sur ces accusations.

Lundi soir, une scénariste et productrice a également déclaré sur Facebook avoir été violée par un populaire acteur de Bollywood il y a 19 ans. Si elle ne l’identifie pas nommément, les médias indiens ont vite fait le lien avec l’acteur Alok Nath, grâce à des indices laissés à dessein dans le message.

« Je ne démens pas ceci ni ne serais d’accord avec. (Ce viol) a dû se produire, mais quelqu’un d’autre l’aurait fait », a réagi auprès de la chaîne ABP l’acteur de 62 ans, abonné aux rôles de bon père de famille.

Lundi, le rédacteur en chef du service politique du grand quotidien Hindustan Times a démissionné de ses fonctions suite à la suite d’accusations de harcèlement sexuel partagées sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 12h11)