Posts Tagged ‘Harcèlement’

Japon: le ministère des Finances admet le harcèlement sexuel d’une journaliste

avril 27, 2018

Tokyo – Le ministère japonais des Finances a admis vendredi que son plus haut fonctionnaire avait harcelé sexuellement une jeune journaliste après avoir été vivement critiqué pour sa réaction jugée légère.

« Le ministère des Finances a conclu que s’était produit un acte de harcèlement sexuel et a décidé de prendre des mesures disciplinaires », a déclaré Koji Yano, vice-ministre adjoint des Finances, au sujet de l’ancien vice-ministre Junichi Fukuda, qui a démissionné cette semaine à la suite d’accusation de harcèlement d’une journaliste de la chaîne TV Asahi.

« Le harcèlement sexuel et l’abus de pouvoir ne peuvent être tolérés. Nous ne devons pas être considérés comme une organisation laxiste sur ces questions. Nous devons changer », a déclaré M. Yano au cours d’une conférence de presse télévisée.

Ces aveux interviennent dans un contexte de scandales qui ont récemment affecté la cote de popularité du gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe, dont deux affaires de favoritisme accompagnées d’accusations de falsifications de documents. L’incident semble également marquer le début d’un mouvement #MeToo dans un pays resté jusqu’ici relativement à l’écart.

M. Fukuda a rejeté les allégations le concernant, qui avaient été publiées dans un hebdomadaire. Le magazine avait ensuite diffusé un enregistrement de propos à connotation sexuelle, disant qu’ils avaient été prononcés par M. Fukuda dans un bar où il se trouvait avec la jeune femme.

« Je vais t’attacher les mains. Je peux toucher tes seins? », dit une voix d’homme. « Si on avait une liaison, une fois que le budget sera approuvé? ».

Le magazine affirme que plusieurs autres femmes journalistes ont dit avoir été harcelées par ce haut fonctionnaire, qui leur aurait demandé de pouvoir les embrasser et les emmener dans un hôtel.

Quand les accusations étaient sorties dans la presse, le ministre des Finances Taro Aso avait d’abord semblé minimiser les accusations, affirmant avoir lancé un « avertissement oral » au fonctionnaire au sujet de sa conduite et estimant que son subalterne s’était montré « suffisamment repentant ». Il avait aussi dit qu’il ne comptait pas engager d’enquête.

Les critiques prenant de l’ampleur, il avait ensuite assuré que M. Fukuda serait licencié si les faits étaient prouvés, puis le ministère a finalement ouvert une enquête.

M. Fukuda nie tout harcèlement mais admet avoir rencontré la journaliste de TV Asahi, a précisé le ministère, ajoutant que le fonctionnaire n’a pas fourni d’explications suffisantes pour démentir ses accusations.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2018 13h51)                                            

GB: démission du président de l’ONG Save The Children

avril 19, 2018

Londres – Le président de l’ONG britannique Save The Children, Alan Parker, a annoncé jeudi sa démission, invoquant un « besoin de changement » pour l’organisation, deux mois après un scandale de comportements sexuels inappropriés qui a largement ébranlé le secteur humanitaire.

Déclenché par des révélations visant l’ONG Oxfam, ce scandale avait également touché l’organisation Save The Children: deux anciens membres, Brendan Cox et l’ex-directeur général Justin Forsyth, avaient fait l’objet d’accusations pour comportements déplacés envers des collègues féminines.

« Étant donnée la combinaison complexe de défis auxquels notre organisation et le secteur font face, je pense qu’un changement est nécessaire », a écrit Alan Parker dans sa lettre de démission publiée par l’ONG.

Le mandat d’Alan Parker, qui a passé dix ans au sein de l’organisation, devait se terminer en décembre prochain. Il a salué le travail effectué par l’ONG, qui, pendant cette période, « a aidé plus d’enfant qu’à n’importe quel autre moment de son histoire ».

Il a également mentionné les « comportements inacceptables » au sein de la branche britannique de l’ONG, citant les cas de Brendan Cox et de Justin Forsyth, « maintenant soumis à un examen approfondi » par la Commission caritative, l’institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires.

« Il s’agit d’une enquête importante, et je travaillerai avec eux (les membres de la commission) pour les aider de tout mon possible », a-t-il souligné. « Il existe un besoin urgent de rétablir la confiance » dans le secteur.

Selon un rapport interne de l’ONG rédigé en 2015, la relation « très proche » entre Alan Parker et Justin Forsyth, qui avait quitté l’organisation en 2016, pourrait avoir eu une incidence sur la façon dont l’organisation à répondu aux plaintes.

Le 22 février, Justin Forsyth avait démissionné de son poste de numéro deux de l’Unicef suite aux accusations de comportement inapproprié formulées par trois employées de Save the Children.

Il avait expliqué sa démarche par la volonté de ne pas causer un « préjudice à l’Unicef comme à Save The Children », tout en estimant que les « erreurs commises » avaient été « traitées » plusieurs années auparavant.

Save The Children avait aussi été accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox – par ailleurs mari de la députée britannique assassinée en 2016 Jo Cox – alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel déplacé.

La directrice général de l’ONG, Helle Thorning-Schmidt, a remercié Alan Parker pour son travail « sans relâche », qui a selon elle permis à l’ONG d’être présente dans « plus de 120 pays » et d’agir pour « 50 millions d’enfants chaque année ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 20h20)                                            

Russie: la porte-parole de la diplomatie russe dit avoir été harcelée sexuellement

mars 10, 2018

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, le 15 janvier 2018 à Moscou / © AFP/Archives / Yuri KADOBNOV

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a révélé samedi avoir été harcelée sexuellement par le député Léonid Sloutski, déjà accusé des mêmes faits par plusieurs journalistes russes.

A Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, « Léonid a commencé à dire au restaurant des choses que je n’ai vraiment pas trouvé agréables », a-t-elle répondu sur la chaîne de télévision russe NTV après avoir été interrogée sur les accusations de harcèlement sexuel visant ce député.

« J’ai été surprise de voir que ceux qui étaient présents (…) n’ont rien dit à ce moment-là et ne m’ont pas soutenue », a poursuivi Mme Zakharova, précisant que les faits remontent à cinq ans, « lorsqu'(elle) n’était pas une personne connue ».

« Je m’oppose absolument à ceux qui disent que, enfin voyons, elle invente, c’est ce genre de fille, elle ne s’habille pas comme il faut, tout ça ce sont des inventions », a-t-elle ajouté, appelant les femmes victimes de harcèlement sexuel à « parler maintenant et ici ».

Quatre journalistes, dont trois à visage découvert, ont accusé au cours des dernières semaines le député Léonid Sloutski, à la tête de la Commission des Affaires internationales, de les avoir harcelées sexuellement, notamment en faisant des commentaires à connotation sexuelle ou en voulant les forcer à l’embrasser.

Après avoir dénoncé « une vile et basse provocation » puis s’être félicité que ces accusations « renforcent (son) autorité », Léonid Sloutski, 50 ans, a pour la première fois présenté jeudi ses excuses aux victimes présumées.

« A celles d’entre vous à qui j’ai causé volontairement ou involontairement des soucis, je voudrais demander de me pardonner. Croyez-moi, je ne le faisais pas par méchanceté », a-t-il écrit sur Facebook.

Jusqu’à présent, M. Sloutski a été largement soutenu par ses collègues, dont le chef de file du mouvement nationaliste LDPR Vladimir Jirinovski, qui a accusé les victimes présumées d’avoir « reçu des ordres de l’Occident ».

« Vous avez peur de travailler à la Douma ? Si c’est le cas, changez de travail », a également lancé mercredi à une journaliste le président de la chambre basse du Parlement, Viatcheslav Volodine.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mars 2018 20h19)                

Royaume-Uni: accusée de harcèlement, la cheffe d’une organisation patronale démissionne

mars 9, 2018

Barbara Judge, le 17 décembre 2013 à Tokyo / © AFP/Archives / Yoshikazu TSUNO

La présidente de l’organisation patronale britannique Institute of Directors, Barbara Judge, a démissionné vendredi après avoir été suspendue à la suite d’accusations de racisme, sexisme et harcèlement moral, a annoncé l’institution.

Barbara Judge a « démissionné (…) aujourd’hui », a indiqué l’Institute of Directors (IoD) dans un communiqué.

« Le conseil se réunira la semaine prochaine pour discuter de la nomination d’un président du conseil par intérim », a ajouté la plus ancienne instance patronale du Royaume-Uni, créée en 1903.

Dans un communiqué publié plus tôt vendredi, l’IoD avait indiqué avoir pris la décision de « suspendre la présidente de l’IoD dans l’attente de plus amples investigations ».

Mme Judge avait déclaré au quotidien conservateur The Times jeudi qu’elle avait de son propre chef décidé de se retirer provisoirement et qu’elle contestait les accusations.

Ce scandale est un coup dur pour l’IoD qui bénéficie depuis un siècle de la « Royal Charter », titre confié à des organisations œuvrant dans l’intérêt public, et censée encourager la bonne gouvernance.

La direction s’est appuyée sur un rapport du cabinet d’avocats Hill Dickinson, engagé par l’IoD pour examiner des accusations qui ont émergé il y a plus de quatre mois.

Ce rapport, vu par le quotidien financier City AM, est particulièrement accablant pour Lady Barbara Judge, 71 ans et présidente de l’organisation depuis 2015. Il détaille pas moins de 41 accusations, dont, pour les plus graves, celles de racisme, sexisme et harcèlement moral envers des membres de l’IoD.

Selon un des nombreux témoignages cités par le cabinet d’avocats, elle s’est adressée au directeur général de l’IoD Stephen Martin en expliquant qu’il y avait un « problème » parce que « nous avons (dans le secrétariat de l’IoD, ndlr) un noir et une femme enceinte et c’est la pire combinaison possible ».

Toujours selon le rapport, elle a regretté qu’une critique de l’Iod envers la rémunération confortable du directeur général de Rolls-Royce pourrait affecter sa relation personnelle avec le président de ce groupe industriel.

De même, elle a voulu s’opposer à la position de l’IoD sur le budget du gouvernement en raison de ses liens d’amitié avec le ministre des Finances Philip Hammond et la Première ministre Theresa May.

Il lui est reproché aussi d’avoir demandé à du personnel de l’IoD d’organiser un événement destiné à promouvoir la marque de vêtement qu’elle gère pour son propre compte par ailleurs.

« C’est une victoire pour les membres du personnel ordinaires, qui ont eu le courage de risquer leur carrière, de s’exprimer et de se plaindre de la conduite et du langage de gens occupants des postes très élevés », a commenté le directeur général de l’IoD, Stephen Martin.

Deux autres membres du conseil d’administration ont également démissionné, Kenneth Olisa et Arnold Wagner.

« C’est aussi une victoire pour la bonne gouvernance », a ajouté M. Martin

Romandie.com avec (©AFP / 09 mars 2018 21h39)                

Trump dénonce ses accusatrices, s’en prend à une sénatrice

décembre 12, 2017

Le président américain Donald Trump le 11 décembre 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump a dénoncé mardi les « histoires inventées » des femmes qui l’accusent de comportements sexuels déplacés et s’en est pris avec agressivité à une sénatrice démocrate, affirmant dans une formulation chargée d’ambiguïté qu’elle était « prête à tout » pour de l’argent.

Si, pendant plusieurs semaines, le mouvement #MeToo lancé après les révélations sur Harvey Weinstein a semblé épargner le locataire de la Maison Blanche, la donne pourrait être en train de changer.

Et loin d’apaiser la polémique ou d’apporter des éléments de réponse, sa virulente riposte, qui a suscité une avalanche de réactions indignées, pourrait contribuer à braquer les projecteurs un peu plus sur son comportement vis-à-vis des femmes.

Trois d’entre elles, qui l’avaient déjà mis en cause durant la campagne de 2016, se sont en effet retrouvées ensemble lundi sur un plateau de télévision pour réclamer au Congrès l’ouverture d’une enquête sur le président des Etats-Unis.

Rachel Crooks, ancienne réceptionniste à la Trump Tower de New York, a raconté comment, en 2005, alors qu’elle était âgée de 22 ans, le magnat de l’immobilier l’avait embrassé sans son consentement. « J’étais choquée, anéantie », a-t-elle témoigné, expliquant s’être sentie « un peu menacée ».

Comme souvent, c’est via Twitter, en début de journée, et surnoms moqueurs à l’appui, que Donald Trump a réagi.

« En dépit de milliers d’heures perdues et de millions de dollars gaspillés, les démocrates ont été incapables de démontrer la moindre collusion avec la Russie », a-t-il lancé, dans une allusion à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens présumés de membres de son équipe avec Moscou.

« Du coup, ils se tournent vers les fausses accusations et les histoires inventées de femmes que je ne connais pas et/où que je n’ai jamais rencontrées. FAKE NEWS! ».

Lundi, un groupe de 54 élues démocrates de la Chambre des représentants a adressé à la commission de Contrôle de la Chambre une lettre réclamant une enquête. « Nous ne pouvons pas ignorer la multitude de femmes qui ont formulé des accusations contre M. Trump », écrivent-elles.

– ‘Tweet répugnant’ –

Dans un autre tweet, le locataire de la Maison Blanche s’en est aussi pris, sur un ton particulièrement violent, à la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand, qualifiée de « poids plume ».

La décrivant comme quelqu’un qui, « il n’y a pas si longtemps, venait dans (son) bureau en suppliant pour des dons pour sa campagne », il a ajouté qu’elle était « prête à tout » pour obtenir ces financements.

« Je ne me tairai pas sur ce sujet, pas plus que les femmes qui ont tenu tête au président hier », a immédiatement réagi cette dernière, dénonçant des « calomnies sexistes ».

La sénatrice de New York, avait été la première a appeler à la démission son collègue démocrate Al Franken, accusé de gestes déplacés par plusieurs femmes.

Elle fait partie des (nombreuses) personnes dont le nom circule comme candidat potentiel pour porter les couleurs démocrates lors de l’élection présidentielle de 2020.

La sénatrice Elizabeth Warren, elle-même cible d’attaques récurrentes de la part de M. Trump, a elle aussi donné de la voix pour dénoncer les propos et les insinuations du 45e président des Etats-Unis.

« Essayez-vous vraiment d’intimider et d’impressionner la sénatrice Gillibrand et de la faire taire par des sous-entendus salaces? », a-t-elle lancé à l’adresse de M. Trump. « Savez-vous à qui vous vous attaquez ? Bon courage Donald Trump ».

La sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, a de son côté fustigé un « autre tweet répugnant » de la part de Donald Trump. « Cet homme a un problème, c’est aussi simple que cela », a-t-elle ajouté, lui suggérant de supprimer son compte Twitter « pour le bien du pays ».

La Maison Blanche, elle, a vigoureusement contesté tout connotation sexuelle dans ce tweet matinal.

« Il faut avoir l’esprit mal tourné pour le lire comme ça », a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain.

Donald Trump, a-t-elle assuré, a utilisé plusieurs fois la même terminologie par le passé, visant des femmes comme des hommes, pour dénoncer le clientélisme et la place de l’argent dans un système politique « qui ne fonctionne plus ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2017 00h02)                

Harcèlement sexuel au Congrès américain: le ménage commence

novembre 27, 2017

Le sénateur Al Franken, lors d’une réunion au Sénat le 13 novembre 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MARK WILSON

Le Congrès américain commence à se réformer pour traiter les affaires de harcèlement sexuel à l’intérieur de l’institution, après de multiples accusations lancées par des femmes contre des parlementaires en exercice.

Les élus reviennent lundi après leurs congés de Thanksgiving et voteront mercredi, à la Chambre des représentants, pour rendre obligatoire une formation anti-harcèlement sexuel pour tous les élus et leurs collaborateurs. Cette formation est aujourd’hui facultative.

Les chefs du Congrès sont sous pression pour réagir, vite, au déballage d’affaires en cours.

Un sénateur démocrate, Al Franken, fait l’objet d’une enquête de la commission éthique du Sénat pour des gestes déplacés et un baiser forcé. Le doyen démocrate de la Chambre, John Conyers, a été accusé de harcèlement mais refuse de démissionner. Et le président Donald Trump soutient coûte que coûte un candidat au Sénat, l’ancien magistrat ultra-conservateur Roy Moore, accusé d’attouchements sur des mineures il y a plusieurs décennies.

Plusieurs élus, emmenés par la démocrate Jackie Speier et la républicaine Barbara Comstock, veulent aller plus loin et réformer une loi de 1995 sur la façon dont les victimes, à l’intérieur du Congrès, peuvent rapporter des faits de harcèlement et obtenir réparation.

Cette loi avait été adoptée en moins de deux semaines en janvier 1995, à une voix de l’unanimité. Mais l’époque a changé et les procédures établies à l’époque sont aujourd’hui dénoncées comme obsolètes et trop en défaveur des plaignants.

Les nouvelles règles proposées permettraient d’accélérer la procédure interne après une plainte, alors qu’aujourd’hui les victimes sont obligées de recourir dans un premier temps à une médiation. Un poste d’avocat des victimes serait créé. La clause de confidentialité ne serait plus obligatoire. Les versements d’indemnités viendraient désormais de la poche de l’élu responsable du harcèlement, alors qu’aujourd’hui c’est le contribuable qui paie.

Et surtout, la liste et le montant des règlements de plaintes devrait être rendue publique annuellement.

– Roy Moore persiste –

« Le système mis en place en 1995 protégeait le harceleur », a dit Jackie Speier sur la chaîne ABC dimanche. « Une victime m’a dit que le processus était presque pire que le harcèlement lui-même ».

Aucun parti n’est épargné par le harcèlement, comme l’affaire John Conyers le montre. L’élu de Detroit, âgé de 88 ans, est une légende au Congrès, héros de la lutte pour les droits civiques des Noirs. Il nie tout harcèlement sexuel mais a reconnu le versement d’indemnités pour régler une affaire avec une ancienne collaboratrice.

Critiquée pour une réaction initiale jugée trop indulgente, la chef des démocrates de la Chambre, Nancy Pelosi, a fini par déclarer que les accomplissements d’un élu, aussi importants fussent-ils, ne donnaient pas « un permis de harceler ».

Mais elle n’a pas appelé à sa démission… et John Conyers est décidé à se battre.

Les chefs démocrates veulent pourtant exploiter l’affaire Roy Moore pour convaincre les électeurs qu’ils sont le véritable parti défenseur des femmes, le parti qui croit les femmes.

Ils pointent du doigt le comportement de Donald Trump qui, en défendant Roy Moore, soutient la ligne de défense du candidat consistant à traiter ses accusatrices de menteuses. Comme le milliardaire l’avait fait concernant la dizaine de femmes l’ayant accusé de harcèlement ou pire, l’an dernier.

Tous les chefs et sénateurs républicains ont coupé les ponts avec Roy Moore, mais ils craignent qu’il ne soit élu le 12 décembre, lors de la sénatoriale partielle de l’Alabama.

Plusieurs membres de la majorité semblent dire qu’ils préféreraient perdre le siège républicain et voir le candidat démocrate, Doug Jones, élu, plutôt que de voir Roy Moore rejoindre leurs rangs.

« Je veux être du bon côté de l’histoire dans cette affaire », a déclaré le sénateur de Caroline du Sud Tim Scott sur ABC.

Le locataire de la Maison Blanche voit les choses à plus court-terme: il a besoin du plus de sénateurs républicains possibles pour faire adopter sa réforme de la fiscalité avant la fin de l’année. La majorité sénatoriale actuelle est de 52 sièges sur 100. Pas question de descendre à 51, dit le président américain.

Romandie.com avec(©AFP / 27 novembre 2017 17h32)

La politique américaine (et Trump) face au fléau du harcèlement sexuel

novembre 17, 2017

Donald Trump, le 16 novembre 2017 à Washington / © AFP / NICHOLAS KAMM

Après Hollywood, le monde de la politique américaine est à son tour ébranlé par le débat sur le harcèlement sexuel, et le président Donald Trump, jusqu’à présent très discret, commence à s’impliquer – malgré les accusations qui pèsent contre lui.

Cette semaine, un sénateur démocrate, Al Franken, s’est excusé pour avoir embrassé une animatrice en 2006 et touché sa poitrine; deux femmes parlementaires ont révélé qu’au moins deux de leurs collègues masculins, non nommés, ont été des harceleurs sexuels; le directeur de cabinet d’une élue, accusé de harcèlement, a démissionné jeudi; et de nouvelles femmes ont accusé un candidat républicain au Sénat, Roy Moore, d’agression sexuelle il y a des décennies.

Le Congrès a connu sa part de scandales sexuels dans son histoire, y compris pour des faits de harcèlement ou d’agression.

L’un des plus connus est Dennis Hastert, ancien président de la Chambre des représentants, qui a admis l’an dernier avoir abusé sexuellement de lycéens alors qu’il était entraîneur de lutte, des décennies auparavant. Ou Clarence Thomas, dont la nomination à la Cour suprême en 1991 a failli être rejetée en raison d’accusations de harcèlement sexuel.

Mais le harcèlement n’était pas vraiment reconnu, dans le monde politique, comme un fléau nécessitant une réponse systémique. La vague de révélations déclenchées par l’affaire Harvey Weinstein, depuis le 5 octobre, a changé la donne.

Désormais, chaque élu et collaborateur de la Chambre devra suivre une formation anti-harcèlement et anti-discrimination, a annoncé cette semaine son président, Paul Ryan. Même mouvement au Sénat, où ces formations étaient facultatives.

La transparence s’améliore. Pour la première fois, l’office spécialisé du Congrès a publié le nombre et le montant des indemnités versées à la suite de plaintes de personnels: 264 règlements de 1997 à 2017, pour un total de 17 millions de dollars. Ces chiffres incluent toutes les plaintes internes, et non les seules affaires de harcèlement.

« Les gens sont nerveux et se demandent: qui sera le prochain? » a dit sur Fox News Kellyanne Conway, conseillère présidentielle, qui en profite pour appeler le parti démocrate à un « examen de conscience ».

– ‘Le couvercle va exploser’ –

Le harcèlement sexuel et la politique forment un mélange hautement combustible, et il était sans doute inévitable que les médias et commentateurs conservateurs ravivent l’affaire Monica Lewinsky, la jeune stagiaire de la Maison Blanche avec qui le président Bill Clinton a eu des relations sexuelles.

Mais il ne s’agit plus que de Fox News. Une sénatrice démocrate, Kirsten Gillibrand, a dit jeudi au New York Times que Bill Clinton aurait dû démissionner. Des journalistes progressistes, comme Matthew Iglesias (Vox.com) et Chris Hayes (MSNBC), ont appelé les démocrates à faire amende honorable, notamment auprès de Juanita Broaddrick, qui accuse Bill Clinton de viol depuis des décennies.

Tout cela conduit naturellement à l’actuel président, accusé par une dizaine de femmes de baisers ou contacts forcés.

« Quand on est une star, elles nous laissent faire, on peut faire ce qu’on veut… Les attraper par la chatte », s’était-il vanté en 2005, selon une vidéo divulguée peu avant l’élection présidentielle.

Donald Trump et ses alliés ont toujours accusé ses accusatrices de faux témoignages… mais le milliardaire a en revanche donné crédit aux accusatrices de Roy Moore, indirectement, et surtout à celles de Bill Clinton, qu’il a publiquement soutenues.

Pourquoi croire certaines femmes et pas d’autres?

« Le président sait évidemment mieux ce qu’il a fait ou n’a pas fait personnellement », a dit sa porte-parole Sarah Sanders jeudi.

En Asie jusqu’à son retour à Washington cette semaine, le dirigeant a évité les questions sur le sujet du harcèlement.

Jusqu’à jeudi soir, peu après 22 heures, quand il a tweeté contre Al Franken. « Et dire que la semaine dernière encore il faisait la leçon sur le harcèlement sexuel et le respect des femmes », a-t-il écrit, à l’offensive.

Un terrain dangereux pour le milliardaire.

Natasha Stoynoff, qui l’a accusé de l’avoir embrassée de force en 2005, a repris la parole jeudi, dans le magazine People. Depuis un an, écrit-elle au magazine, le problème « mijote sur le feu, comme une cocotte-minute. Mais désormais le feu est rallumé, ça va bouillir et le couvercle va exploser ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 novembre 2017 19h45)                

Harcèlement sexuel: un député britannique suspendu, nouvelle accusation contre Fallon

novembre 3, 2017

Londres – Un député a été suspendu du Parti travailliste, nouvelle tête à tomber dans le scandale de harcèlement sexuel qui touche la classe politique britannique, après le ministre de la Défense, démissionnaire mercredi et visé par de nouvelles accusations vendredi.

Le député Kelvin Hopkins, 76 ans, a été suspendu en raison d’allégations sur son comportement envers une jeune militante, à qui il aurait également envoyé des SMS suggestifs. Une enquête est menée par le parti à ce sujet.

L’incident s’est déroulé en 2014 lors d’un événement du parti, selon le journal The Daily Telegraph. « Il m’a pris dans ses bras pour me dire au revoir, m’a tenu trop près et a frotté son entrejambe contre moi, ce qui m’a révoltée », a témoigné la militante, Ava Etemadzadeh, 24 ans à l’époque, dans le journal.

Elle a expliqué s’être plainte dans le passé de ce comportement, sans résultat, ce qui risque de mettre en difficulté le chef du parti, Jeremy Corbyn, ami de Kelvin Hopkins qu’il avait nommé au sein de son « shadow cabinet », sorte de gouvernement virtuel d’opposition.

La députée travailliste Jess Phillips a assuré à BBC Radio 4 que l’affaire avait été « parfaitement bien traitée » selon les procédures du parti, mais s’est dite toutefois « un peu préoccupée par le fait que Kelvin a été promu ensuite ».

En fin de journée, Hopkins a nié « catégoriquement » les accusations dont il fait l’objet. « Je lui ai simplement mis un bras autour de l’épaule », a-t-il affirmé, dans un communiqué de ses avocats.

« Je ne l’ai pas serrée fort. Je n’ai frotté aucune partie de mon corps, encore moins mon entrejambe, contre Ava », a-t-il insisté.

Il est le deuxième député travailliste suspendu après Jared O’Mara, qui avait posté des commentaires misogynes et homophobes en ligne il y a plusieurs années.

Côté conservateur, la vague du scandale a emporté le ministre de la Défense, Michael Fallon, 65 ans. Ce poids lourd du gouvernement et proche de la Première ministre Theresa May avait été accusé d’avoir posé une main sur le genou d’une journaliste au cours d’un dîner en 2002. Il avait reconnu que son comportement passé « n’avait pas été à la hauteur ».

Vendredi, de nouvelles accusations ont surgi, concernant des propos tenus à une collègue du gouvernement. A Andrea Leadsom, qui se plaignait d’avoir les mains froides, Michael Fallon aurait répondu: « Je connais un endroit chaud où les mettre », selon The Sun. Des assertions qu' »il dément complètement », selon des sources proches de l’ancien ministre citées par l’agence PA, tandis que l’entourage de Mme Leadsom s’est refusé à tout commentaire.

Pour remplacer Fallon, le gouvernement a nommé Gavin Williamson, 41 ans, une décision critiquée dans les rangs du parti, certains doutant des compétences de ce député qui n’a jamais exercé de fonction ministérielle.

Deux autres membres du gouvernement, le vice-Premier ministre Damian Green et le secrétaire d’Etat au commerce international Mark Garnier, sont aussi mis en cause pour harcèlement.

Soumise à une pression grandissante, Theresa May a présenté vendredi, en tant que chef des conservateurs, un « nouveau code de conduite » applicable aux membres de son parti, parlementaires inclus.

Ce code, écrit-elle dans une lettre adressée au « Speaker » de la Chambre des Communes, John Bercow (équivalent du président de l’Assemblée nationale française), introduit de nouvelles mesures pour traiter les plaintes, « comme la présence d’une personne indépendante au sein du panel chargé » de les examiner.

Il prévoit également une ligne téléphonique « confidentielle » et une adresse électronique pour la réception des plaintes.

Theresa May recevra lundi les chefs de partis politiques pour discuter de la question du harcèlement sexuel au Parlement.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 20h51)                   

Harcèlement sexuel: la classe politique britannique en pleine introspection

novembre 2, 2017

Le Palais de Westminster, abritant le Parlement britannique, où sévit une « culture du harcèlement sexuel » selon des assistants parlementaires et militants politiques, le 2 novembre 2017 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Depuis l’affaire Weinstein, la parole s’est libérée au Royaume-uni qui s’interroge sur une « culture du harcèlement sexuel » proliférant dans les couloirs de Westminster.

Cette vague a déjà emporté le ministre de la Défense, Michael Fallon, qui a démissionné mercredi. Il était accusé d’avoir posé sa main sur le genou d’une journaliste.

Si le ministre a nié « beaucoup des allégations » le concernant, il a aussi reconnu « n’avoir pas été à la hauteur » dans le passé.

M. Fallon n’est pas le seul membre du gouvernement mis en cause: le vice-Premier ministre Damian Green est aussi mis en cause pour avoir touché le genou d’une militante et de lui avoir envoyé un SMS suggestif, des accusations qu’il nie farouchement.

Depuis plusieurs jours, les témoignages d’assistants parlementaires ou de militants se multiplient. Il y a ce groupe de discussion WhatsApp sur lequel on se conseille d’éviter tel ou tel politicien, à cause de ses « mains baladeuses », ou parce qu’on ne se sent pas en sécurité seul avec lui. Il y a aussi cette liste qui circule avec les noms de 40 parlementaires conservateurs visés par des accusations variées, de la liaison extraconjugale à l’agression sexuelle.

Avec ses 650 députés, dont une large majorité d’hommes, Westminster serait-il devenu un endroit dangereux pour les jeunes et les femmes?

Pour Dawn Butler, référente sur les questions de femmes et d’égalité au Parti travailliste, principal parti d’opposition, « le problème des abus envers les femmes et du harcèlement sexuel ne se limite pas à ceux qui font des avances non désirées aux femmes ».

« Il s’étend à une culture qui a toléré ou minimisé les abus trop longtemps », écrit-elle dans une lettre à la Première ministre Theresa May.

– ‘Attitude de dinosaure’ –

« Une culture dégradante existe et prospère dans les coulisses du pouvoir », a également dénoncé le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn.

Son parti n’est d’ailleurs pas épargné, la plus grave accusation venant d’une militante, Bex Bailey, qui dit avoir été violée en 2011 lors d’un événement organisé par le parti. La militante, 19 ans à l’époque, a expliqué qu’on l’avait découragé de porter plainte, lui assurant que cela ruinerait sa carrière.

Face à la multiplication des accusations, une prise de conscience semble en train de s’opérer. Le ministre du Commerce international, Mark Garnier, qui a reconnu avoir affublé sa secrétaire d’un surnom à caractère sexuel et lui avoir demandé d’acheter des sextoys, a reconnu que ses actions pouvaient être vues comme une « attitude de dinosaure ».

Accusé de minimiser les agressions sexuelles, Michael Gove, le ministre de l’Environnement, a lui présenté ses excuses pour une blague douteuse. Entrer dans le studio de BBC Radio 4, « c’est comme entrer dans la chambre à coucher de Harvey Weinstein -on espère émerger avec sa dignité intacte », avait-il déclaré.

Certains soulèvent la question de la consommation d’alcool au Parlement, qui abrite plusieurs bars et restaurants.

Un stagiaire du Parlement, James Greenhalgh a raconté à la BBC qu’un député « puant l’alcool » avait posé son bras sur lui à l’extérieur d’un bar de la Chambre des Communes. « Son bras a soudain glissé vers mes fesses (…) et est allé un peu plus loin entre mes jambes », a-t-il décrit, expliquant s’être senti « violé ».

« Les frontières floues travail/social/alcool n’aident pas. Westminster est un lieu de travail », a tweeté la députée conservatrice Nadine Dorries qui demande la fermeture de ces bars.

D’autres, comme la cheffe des conservateurs écossais, Ruth Davidson, soulignent les rapports de « pouvoir » entre de jeunes diplômés et des députés seniors, capables de faire ou défaire leur carrière.

« Le barrage a cédé maintenant et ces professions dominées par les hommes, où la culture des vestiaires de garçons prévalait et tout le monde riait bien, doit maintenant cesser », a-t-elle déclaré.

« Profondément préoccupée », Theresa May réunira lundi les chefs de partis politiques pour discuter du harcèlement sexuel à Westminster.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2017 13h40)                

Accusé de harcèlement sexuel, le ministre britannique de la Défense démissionne

novembre 1, 2017

Le ministre britannique de la Défense Michael Fallon quitte le 10 Downing Street, le 31 octobre 2017 / © AFP/Archives / Tolga AKMEN

Accusé de harcèlement sexuel, le ministre britannique de la Défense Michael Fallon, un poids lourd du gouvernement de Theresa May, a démissionné mercredi, alors que des révélations d’abus secouent la classe politique britannique.

Le ministre, en poste depuis juillet 2014, est accusé d’avoir posé sa main sur le genou d’une journaliste au cours d’un dîner lors du congrès du Parti conservateur en 2002, un incident pour lequel il avait présenté des excuses.

« Un certain nombre d’accusations ont fait surface ces derniers jours au sujet de parlementaires, dont certaines concernant ma conduite dans le passé. Beaucoup de ces allégations sont fausses mais je reconnais que dans le passé je n’ai pas été à la hauteur des hautes normes requises dans les forces armées que j’ai l’honneur de représenter. J’ai réfléchi à ma position et je présente donc ma démission du ministère de la Défense », écrit Michael Fallon dans sa lettre de démission. Il précise qu’il continuera à siéger au Parlement.

« Mon dieu. Sir Michael Fallon vient de démissionner du ministère de la Défense », a twitté son accusatrice, Julia Hartley-Brewer, ajoutant: « Je doute que la raison en soit mon genou ».

Interrogée sur la chaîne SkyNews, elle s’est dit « incroyablement choquée », rappelant que l’incident avait eu lieu il y a quinze ans. « J’imagine qu’il y a d’autres accusations à venir », a-t-elle commenté, ajoutant: « Je doute vraiment que ce soit à cause de mon genou, et si c’est le cas c’est vraiment absurde et fou ».

Mme May a en revanche salué cette décision. « J’apprécie la manière particulièrement sérieuse avec laquelle vous avez considéré votre position et l’exemple particulier que vous souhaitez donner aux militaires et aux femmes », a-t-elle commenté.

– Réunion sur le harcèlement –

Le départ de ce ministre de 65 ans prive Mme May d’un des membres les plus expérimentés du gouvernement, la forçant à opérer un remaniement à un moment où son leadership est contesté.

Pour les Libéraux-démocrates, « le gouvernement de Theresa May s’effondre comme un meuble bon marché ».

Elle perd aussi en Michael Fallon un soutien dans le dossier du Brexit, auquel il s’était opposé. Ceci risque d’affaiblir un peu plus sa position face aux partisans les plus durs d’un divorce du Royaume uni et de l’Union européenne, en pleines négociations avec Bruxelles.

A Washington, le Pentagone a assuré que « cela ne devrait en aucun cas avoir un impact » sur la relation américano-britannique.

Cette démission intervient au moment où de nombreux hommes politiques britanniques sont visés par des accusations du même type, qui se sont multipliées dans la foulée de l’affaire Weinstein, du nom du producteur américain accusé de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel.

Les médias britanniques ont rapporté l’existence d’une liste contenant les noms de 40 parlementaires, dont six ministres, accusés d’abus, une liste établie par d’anciennes collaboratrices.

Theresa May a invité les chefs de partis politiques à discuter de la question du harcèlement sexuel lundi. Elle souhaite que soit mise en place « une procédure de plainte commune, transparente, et indépendante pour tous ceux qui travaillent au parlement ».

Un autre de ses proches alliés, le vice-Premier ministre Damian Green, est accusé de harcèlement sexuel, des accusations qu’il réfute. Une ancienne militante du Parti conservateur, Kate Maltby, l’accuse d’avoir posé sa main sur son genou lors d’un rendez-vous dans un pub en 2015, et de lui avoir envoyé un SMS « suggestif ».

Le secrétaire d’Etat chargé du commerce international Mark Garnier a lui reconnu avoir affublé sa secrétaire d’un surnom à caractère sexuel et de lui avoir demandé d’acheter des sex toys.

En outre, une membre du Parti travailliste, Bex Bailey, a déclaré avoir été victime d’un viol par un autre membre du parti, plus âgé et plus expérimenté qu’elle, lors d’un événement organisé par sa famille politique en 2011, alors qu’elle avait 19 ans.

Samedi, le chef des travaillistes, Jeremy Corbyn avait affirmé qu’une « culture dégradante existe et prospère dans les coulisses du pouvoir (…) une culture qui a toléré les violences faites aux femmes depuis bien trop longtemps ».

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 22h56)