Posts Tagged ‘Harcèlement’

Harcèlement sexuel: les documents relatifs aux accusations visant Trump requis en justice

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 13 octobre 2017 à Washington / AFP/Archives

 

L’équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle 2016 a reçu l’ordre par la justice de remettre tous les documents en sa possession relatifs aux diverses accusations de harcèlement sexuel ayant visé le candidat, selon le document judiciaire publié par BuzzFeed News dimanche.

Cette injonction, faite en mars dernier à l’équipe de campagne de celui qui était alors officiellement devenu le nouveau président des Etats-Unis, a été émise par la justice américaine dans le cadre d’une plainte en diffamation déposée par Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice » présenté durant des années par Donald Trump, quand il n’était encore qu’un riche homme d’affaires.

Cette plainte accuse le président des Etats-Unis d’avoir fait « plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires » à l’encontre de Mme Zervos après que celle-ci l’a accusé de l’avoir caressée et d’avoir tenté de l’embrasser de force, en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

L’injonction émise à l’encontre de l’équipe de campagne de Donald Trump oblige celle-ci à remettre à la justice l’ensemble des documents qu’elle pourrait détenir ayant un lien avec « toute accusation » ayant visé le candidat républicain durant sa campagne victorieuse de 2015 et lui reprochant « d’avoir soumis » une femme « à des contacts sexuels non consentis et/ou à des comportements sexuels inappropriés ».

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité 'The Apprentice', lors d'une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice », lors d’une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

 

Et ce que ces documents concernent Mme Zervos « ou toute autre femme » ayant accusé M. Trump, insiste le document publié par le site d’informations BuzzFeed News.

De fait, Mme Zervos et plusieurs autres femmes avaient fait des accusations similaires visant M. Trump après la diffusion en octobre 2016 d’un enregistrement vidéo datant de 2005 dans lequel le futur candidat républicain se vantait « de pouvoir choper (les femmes) par la chatte ». « Quand t’es une star, elles te laissent faire », ajoutait-il.

M. Trump avait banalisé ses déclarations comme de simples « propos de vestiaires » et avait contre-attaqué en qualifiant ses accusatrices de menteuses.

Selon la plainte en diffamation déposée par Mme Zervos, « M. Trump était devenu totalement obsédé, qualifiant Mme Zervos et toutes ses accusatrices de menteuses ayant des arrière-pensées inavouées ».

M. Trump est « un menteur et un misogyne » qui a « dénigré et diffamé Mme Zervos avec des déclarations mensongères », ajoute cette plainte, citée par BuzzFeed.

La-croix-com avec afp

Suisse: Les étudiants victimes de harcèlement sexuel mal protégés

novembre 15, 2016

Le harcèlement sexuel devrait aussi être puni lorsqu’il survient dans la sphère de la formation. La loi actuelle ne protège que les salariés. Plusieurs associations d’étudiants lancent une campagne nationale en ce sens.

En Suisse, il n’existe aucune législation protégeant contre le harcèlement sexuel dans les établissements de formation, font valoir des associations d’étudiants de Vaud, Valais, Neuchâtel, Genève, Fribourg, Berne et Zurich mardi dans un communiqué. La Loi sur l’égalité (LEg) ne couvre que les salariés.

Pourtant, le harcèlement sexuel peut très bien survenir dans les lieux de formation, car tous les ingrédients sont réunis: rapports hiérarchisés et concentration de personnes, soulignent-elles. Conséquence: les cas d’étudiants harcelés sexuellement sont rarement dénoncés, les victimes souvent isolées et mises sous pression. Et les campagnes de prévention sont inexistantes, arguent les associations estudiantines.

Elles demandent donc que la définition et les protections contre le harcèlement sexuel contenues dans la LEg soient étendues à la sphère de la formation. La direction du lieu de formation doit protéger celles et ceux qui viennent étudier, ajoutent les organisations.

Pour une loi unifiée

Elles appellent ainsi les directions d’établissements, les politiques et les cantons à se coordonner et à inscrire dans leurs lois, règlements et directives les règles de la LEg concernant le harcèlement sexuel. Il est nécessaire d’avoir une loi fédérale qui protège de manière unifiée l’ensemble des personnes en formation en Suisse, estiment les associations d’étudiants.

Parmi ces règles, il convient d’informer et de faire de la prévention régulière, de désigner une instance d’aide aux victimes, de former du personnel d’encadrement, de créer une instance indépendante pour mener les enquêtes sur dénonciation, d’appliquer des sanctions efficaces qui préviennent la récidive ou encore de réaliser une enquête dans les établissements de l’enseignement supérieur.

Milliers de tracts

Dans le cadre de leur campagne, le syndicat SUD Etudiants et Précaires de Vaud, Valais et Neuchâtel, la Conférence universitaire des associations d’étudiants (CUAE) et le Collectif d’étudiants en lutte contre les violences sexistes et le harcèlement sexuel (CELVS) de Genève, l’Association féministe universitaire de Lausanne, la kriPofrauensternli (Zurich) et la kriPo-SUD (Fribourg, Berne) distribueront des milliers de tracts et colleront des centaines d’affiches partout en Suisse.

Le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les associations estudiantines mèneront plusieurs actions au sein des campus.

Romandie.com avec(ats / 15.11.2016 13h23)             

GB: le Prince Harry dénonce le harcèlement envers sa petite amie

novembre 8, 2016

Londres – Le prince Harry a officialisé mardi le nom de sa nouvelle petite amie, l’actrice américaine Meghan Markle, dans un communiqué de presse inhabituel qui dénonce le harcèlement et les propos racistes dont elle est victime.

Sa petite amie Meghan Markle a été l’objet d’une série d’abus et de harcèlement, écrit le palais de Kensington qui gère la communication du prince, confirmant pour la première fois la romance entre le fils cadet de Diana, âgé de 32 ans, et l’actrice métisse de 35 ans, connue pour son rôle dans la série télévisée Suits: avocats sur mesure.

Le prince Harry est inquiet pour la sécurité de Mlle Markle et est profondément déçu de ne pas avoir été en mesure de la protéger. Il n’est pas normal que Mlle Markle soit sujette à une telle tempête après quelques mois de relation, ajoute son chargé de communication Jason Knauf dans ce communiqué qu’il qualifie lui-même d’inhabituel.

Il dénonce notamment le dénigrement en une d’un quotidien national, le sexisme et le racisme des médias sociaux, les combats juridiques pour empêcher la publication d’histoires diffamatoires et les tentatives d’intrusions illégales de journalistes ou photographes au domicile de l’actrice.

Harry, cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique derrière son père Charles, son frère William et les deux enfants de celui-ci, sait que les commentateurs vont dire que c’est +le prix qu’elle doit payer+ ou que +ça fait partie du jeu+. Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle et celle du prince, note encore le communiqué.

La jeune femme, qui vit au Canada, est la fille de Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries télévisées et de Dorias, professeure de yoga noire américaine. Selon les médias, la jeune femme a divorcé du producteur américain Trevor Engelson après deux ans de mariage entre 2011 et 2013.

Elle se présente sur son compte Twitter officiel comme une actrice, activiste, lady, gourmet, voyageuse de ce monde magnifique et créatrice de TheTig.com, un site internet réunissant des articles sur l’art de vivre, la mode et les voyages.

En page d’ouverture de ce site figure un appel à voter à l’élection présidentielle américaine. J’ai coché les cases de mon bulletin la semaine dernière en fermant les yeux et en pensant à mes arrières-grand-parents qui n’avaient pas ce droit (en pensant combien cela aurait changé la vie de mes grands-parents s’ils l’avaient eu), écrit Meghan Markle avant de rappeler les grandes dates qui ont marqué l’acquisition du droit de vote aux Etats-Unis, notamment pour les femmes.

Le prince de Galles, dont les frasques de jeunesse lui avaient valu une réputation de joyeux fêtard, s’est efforcé ces dernières années de se forger une image plus mature. Son engagement dans l’armée, en Afghanistan notamment, a joué un rôle central dans cette évolution.

Normalement, le palais ne fait pas de commentaires sur la vie privée de la famille royale.

Mais Harry a demandé à ce que ce communiqué soit publié dans l’espoir que la presse fasse une pause et réfléchisse avant de faire d’autres dégâts, explique Jason Knauf.

Kensington Palace n’avait pas fait de commentaires quand le prince avait rompu en 2014 avec Cressida Bonas qui travaille dans le marketing à Londres.

Auparavant, il avait eu une relation avec Chelsy Davy, la fille d’un organisateur de safari, de 2004 à 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2016 14h29)

France: « Nous ne nous tairons plus » : l’appel de 17 anciennes ministres face au harcèlement sexuel

mai 15, 2016

De gauche à droite et de haut en bas, Christine Lagarde, Aurélie Filippetti, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Cécile Duflot.

De gauche à droite et de haut en bas, Christine Lagarde, Aurélie Filippetti, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Cécile Duflot. AFP/Reuters
« Nous ne nous tairons plus », lancent dix-sept anciennes ministres, de gauche comme de droite, dans un appel publié dimanche 15 mai dans Le Journal du dimanche où elles annoncent qu’elles dénonceront désormais « systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés ».

Quelques jours après les accusations de harcèlement visant le député écologiste Denis Baupin, ces anciennes ministres, dont Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti et Nathalie Kosciusko-Morizet, écrivent :

« Comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. Ce n’est pas aux femmes à s’adapter à ces milieux, ce sont les comportements de certains hommes qui doivent changer. »

« Ce fléau n’est pas propre à notre univers, loin de là, mais le monde politique a un devoir d’exemplarité », ajoutent-elles, en soulignant que « cela concerne tous les partis, tous les niveaux de pouvoir ».

« L’immunité, c’est fini »

« Cela suffit. L’immunité, c’est fini. Nous ne nous tairons plus », continuent les signataires, parmi lesquelles figurent la communiste Michelle Demessine, la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, la socialiste Elisabeth Guigou, l’écologiste Dominique Voynet ou encore la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde :

« Nous encourageons toutes les victimes de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles à parler et à porter plainte. Nous demandons à nos partis et à nos groupes politiques de vérifier si de tels actes ont été commis et, si tel a été le cas, d’aider les victimes à faire éclater la vérité. »

« Aujourd’hui, l’arsenal judiciaire existe, mais les lois ne sont pas suffisamment appliquées, déplorent les signataires. Le code du travail protège la salariée, mais il n’est pas respecté. Peu de femmes portent plainte et très peu de plaintes débouchent sur des condamnations. » 

« Plusieurs pistes doivent être étudiées », assurent-elles, en citant notamment l’« allongement des délais de prescription en matière d’agression sexuelle, la possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes, la fin de la correctionnalisation des viols », ou bien encore l’« instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement ».

L’appel est signé par Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet, Rama Yade.

Lemonde.fr

Comment les partis politiques prennent en charge le harcèlement sexuel

mai 14, 2016

Le buste de Marianne, le 9 décembre 2015.

Le buste de Marianne, le 9 décembre 2015. ROMAIN LAFABREGUE / AFP
Les accusations d’agressions sexuelles visant Denis Baupin l’ont une nouvelle fois prouvé : le sexisme n’épargne aucune sphère de la société, encore moins la très masculine sphère politique. « Dans tous les partis, il y a du sexisme », « les remarques déplacées, les gestes équivoques, ça arrive, comme partout », « il y a du sexisme dans tous les lieux de pouvoir », lâchent pêle-mêle des élus Les Républicains, socialistes ou communistes, encore marqués par l’affaire DSK, qui avait mis au jour le sentiment de toute-puissance de certains hommes politiques.

Quels dispositifs ont-ils été mis en place par les différents partis pour lutter contre ce sexisme ambiant, qui peut parfois se muer en situation de harcèlement, d’agression sexuelle, voire de viol ? A la différence du milieu de l’entreprise, où les employeurs sont tenus de sanctionner tout salarié reconnu coupable de violences sexuelles, les partis politiques n’ont pas l’obligation légale de sanctionner leurs élus ou leurs militants. C’est donc la loi du cas par cas. Et force est de constater que les solutions apportées sont aussi nombreuses qu’il y a de partis politiques, allant de l’absence de dispositif spécifique chez Les Républicains à la « tolérance zéro » des communistes.

Des instances consacrées aux droits des femmes à gauche

Point de convergence entre les partis de gauche historiques, le Parti communiste (PCF) et le Parti socialiste (PS) : tous deux ont créé un secrétariat national chargé du droit des femmes et de la parité. « Ce secrétariat est inscrit dans nos statuts depuis plus de vingt ans », informe la socialiste Claude Roiron, secrétaire nationale aux droits des femmes et à la parité. Au PS, comme au Parti communiste, ces secrétaires siègent au bureau national, ils ont donc droit de cité au sein de la direction. Au sein des Parti de gauche (PG) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV), c’est la sémantique qui diverge : les questions des droits des femmes reviennent aux commissions féministes. Les prérogatives de ces instances varient en fonction des partis, notamment concernant la gestion des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Au PCF et au PG, le mot d’ordre est à la « tolérance zéro », répètent leurs dirigeants comme un leitmotiv. Perçus comme « une atteinte à l’intégrité et à la dignité humaine », ces faits constituent un motif d’exclusion, inscrit dans les statuts du Parti communiste. « Il y a eu des élus exclus, c’est arrivé, car, si un cas est avéré, il n’y a pas de complaisance. Nous sommes très fermes sur ce sujet », assure la sénatrice Laurence Cohen, qui préside la commission féminisme-droits des femmes. En 2011, Guy Rouveyre, conseiller général (PCF) et premier adjoint d’Echirolles, avait démissionné de ses deux mandats, après que son parti avait appris sa condamnation pour agressions sexuelles.

Même ligne directrice au Parti de gauche, qui refuse d’« être gouverné par des harceleurs », lance Danielle Simonnet, coordinatrice du PG :

« Nous sommes attachés au fait de révoquer les élus, même quand les affaires n’ont pas encore été jugées, et que les faits rapportés sont avérés et accablants. »

Jusqu’ici, le jeune parti créé en 2008, n’a jamais eu à prendre de telles mesures. Layla Yakoub, secrétaire nationale au féminisme, rapporte seulement le cas d’un militant accusé d’avoir harcelé une élue par téléphone. « Le groupe local avait réagi immédiatement en lui demandant de quitter le parti », rapporte Layla Yakoub. Le militant indélicat s’était alors exécuté, sans que l’affaire ait besoin de passer devant la commission de résolution des conflits.

Des sanctions prises au cas par cas

Le PS tient peu ou prou le même discours, même s’il « n’est pas prévu dans les statuts du parti de sanction spécifique contre le harcèlement et les agressions sexuelles », rapporte Claude Roiron. La commission des conflits du PS, ayant autorité dans ce genre d’affaire, statue donc au cas par cas. Et peut décider d’engager des procédures d’exclusion. « Jusqu’ici, il n’a jamais été rapporté, à ma connaissance, des faits de cette nature entre deux camarades socialistes », assure Claude Roiron, qui précise que le recueil des témoignages s’opère généralement au niveau des fédérations départementales.

En réalité, des faits d’agressions sexuelles ont déjà été mis au jour au sein du Parti socialiste, lequel laisse la justice trancher avant de prendre la moindre décision. En 2002, deux employées de mairie avaient accusé Jacques Mahéas, sénateur et maire de Neuilly-sur-Marne, d’agressions sexuelles. Après plusieurs recours successifs devant la justice, l’élu avait été condamné définitivement pour agressions sexuelles en mars 2010. L’affaire DSK, qui a éclaté quelques mois plus tard, en mai 2011, avait rendu le cas de Jacques Mahéas « gravement préjudiciable » au PS. L’élu avait donc été auditionné en juillet 2011 par la commission des conflits, qui n’avait finalement pas eu à statuer sur son éviction, Jacques Mahéas ayant fait le choix de démissionner de lui-même.

A Europe Ecologie-Les Verts, la politique est la même qu’au PS, où il n’existe pas de sanction spécifique pour gérer les cas de violences faites aux femmes. L’article 20 des statuts d’EELV prévoit toutefois la possibilité de radier des membres pour motifs graves. « Le bureau exécutif national, composé de quinze membres, dispose également de la possibilité d’agir en justice en son nom », rappelle, dans une tribune au HuffingtonPost où il réagit à l’affaire Baupin, Jean-Baptiste Soufron, avocat indépendant.

Au sein de parti écolo, ces dispositifs n’ont jamais été appliqués. Pourtant, en mai 2015, quelques jours après la publication dans Libération d’une tribune de femmes journalistes dénonçant le sexisme en politique, la présidente de la commission féminisme, Dominique Trichet-Allaire, avait expliqué, lors d’un conseil fédéral du parti, que des faits relevant de harcèlement et d’agressions sexuels lui avaient été rapportés en interne. Dans la foulée, le bureau exécutif du parti avait convoqué une réunion pour aborder la question. Une adresse mail à l’attention des journalistes, élues et militantes qui souhaiteraient alerter sur des comportements déplacés de la part d’élus écologistes avait été créée. Et un groupe de réflexion mis en place. Autant de démarches qui se sont révélées infructueuses. Aucun mail n’a été envoyé à l’adresse ad hoc, par peur que la présidente du parti de l’époque, Emmanuelle Cosse, la compagne de Denis Baupin, ne les lise. La suite est connue de tous : les faits éclatent lundi 9 mai, un an après, à la faveur du témoignage de huit femmes ayant décidé de briser l’omerta.

« Briser la loi du silence »

A la lumière de l’affaire Baupin, accusé d’avoir bénéficié d’une forme de bienveillance, qui n’est pas sans rappeler celle qui s’était manifestée envers Dominique Strauss-Kahn, différents partis politiques ont amorcé des réflexions pour « briser la loi du silence » et « libérer la parole des femmes ». En première ligne, EELV a publié un communiqué le jour même des révélations :

« Dans l’immédiat, Europe Ecologie-Les Verts entend mettre en œuvre de nouveaux dispositifs internes pour faciliter la libération de la parole, en accompagnant les personnes victimes de comportements répréhensibles, en recueillant leur parole, en les accompagnant vers des associations spécialisées et en mettant à disposition des moyens pour les soutenir dans d’éventuelles démarches juridiques. »

Le 28 mai, le Parti socialiste tiendra une commission droit des femmes pour réfléchir aux manières de « mieux écouter leurs souffrances ». « Il faut essayer de leur donner des lieux, pour instaurer une confidentialité, permettant de libérer leur parole. Cela pourrait être un site Internet ou une boîte mail », détaille la socialiste Claude Soiron, secrétaire nationale du droit des femmes et de la parité, qui envisage également de créer un réseau de femmes en interne :

« Ce réseau serait organisé avec des militantes, des personnes de la vie associative et des femmes de gauche qui souhaitent faire progresser le droit des femmes dans le pays. »

Une initiative similaire est en réflexion à l’Assemblée nationale, où Claude Bartolone a décidé, après avoir eu écho en 2013 de cas de sexisme, de nommer au sein de son cabinet une personne référente – en dehors de toute hiérarchie – pouvant être contactée dans des cas d’agressions ou de harcèlement. « En deux ans, un seul signalement a été enregistré. Il faut donc que ce poste soit plus visible, plus connu et plus facile d’accès », estime Catherine Coutelle, présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Cette dernière envisage, elle aussi, l’instauration d’une plate-forme Internet, ou d’une adresse mail, « comme cela a été fait dans l’armée. »

Le Parti de gauche mise également sur une meilleure communication auprès de ses élus et de ses militants et prévoit de distribuer prochainement un document récapitulant les positions du parti sur le sexisme. Ce document listerait également les contacts de personnes à interpeller en cas de besoin. « Dans certaines régions, il n’y a pas forcément de militants suffisants pour recueillir la parole, ou les réseaux de militants sont trop restreints pour que les femmes osent parler. Ces contacts individuels peuvent être de bon relais », estime Layla Yakoub, dont le parti organise également des « apéros informels » pour mettre des mots sur les causes du sexisme.

L’UDI, qui ne dispose pas de commission pour le droit des femmes, donne également la parole aux femmes, au sein de ses clubs féministes Femmes au centre et le Club des 52. « Les femmes politiques et les collaboratrices peuvent s’y exprimer librement », rapporte la vice-présidente de l’UDI Chantal Jouanno, contactée par Le Figaro.

« Dire aux femmes de saisir la justice »

« Mettre les mots », Valérie Debord, porte-parole des Républicains estime, elle, que « les femmes politiques ont les ressources intellectuelles nécessaires pour le faire. » Le parti Les Républicains ne dispose d’ailleurs pas d’instance consacrée aux droits des femmes. Valérie Debord précise toutefois que le bureau de l’Assemblée, qui exerce une compétence générale sur l’organisation et le fonctionnement interne, est habilité à répondre à d’éventuelles accusations. A l’entendre, celles-ci seraient toutefois inexistantes au sein de son parti :

« Il y a du sexisme en politique, mais pas plus qu’ailleurs. (…) Dans mon parti, ce genre de chose n’existe pas, si un homme dérape, on lui dit, et ça s’arrête. (…) Il faut encourager à libérer la parole. Mais surtout, il faut dire aux femmes de saisir la justice, notre armement pénal est très largement suffisant pour lutter contre ça. (…) Il faut arrêter d’avoir des paroles et passer aux actes. »

Certaines femmes sont justement passées aux actes pour dénoncer les comportements d’agresseurs de certains élus de droite. Pour ne citer qu’eux : Eric Raoult s’est mis en retrait de la vie politique en 2014 après avoir été visé par une plainte pour harcèlement sexuel et moral d’une ancienne collaboratrice qui affirmait avoir reçu des milliers de textos de sa part. Toujours maire de Draveil (Essonne) sous l’étiquette Les Républicains, George Tron, lui, doit être jugé devant les assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny pour viols et agressions sexuelles.

Mais, au sein des Républicains, tous ne sont pas sur la même ligne que la porte-parole. Nathalie Kosciusko-Morizet estime, elle, que « l’affaire Baupin n’est pas un problème lié qu’aux Verts », assure un de ses proches, contacté par Le Monde. L’ancienne numéro deux du parti, qui regrette l’absence d’instance et de système d’alerte chez Les Républicains, « réfléchit depuis plusieurs mois à des propositions pour être proactifs sur ce genre de questions ».

Comme chez Les Républicains, le Front national (FN) ne dispose pas de structure consacrée aux droits des femmes, mais affirme que le parti n’est pas particulièrement touché par les problèmes de sexisme. « Le FN est dirigé par une femme, nous avons la plus jeune députée de France qui est une femme, nous ne sommes pas un parti macho », estime l’avocat Wallerand de Saint-Just, trésorier du Front national. Il précise qu’en cas de harcèlement ou d’agression les fédérations départementales sont chargées de remonter les faits aux secrétaires nationaux. « Cela peut donner lieu à des procédures disciplinaires et, pourquoi pas, des exclusions. Pour le reste, il y a la loi française », insiste Wallerand de Saint-Just.

A gauche comme à droite, tous invoquent l’importance de saisir la justice. Force est de constater qu’au vu des mesures internes mises en place, et de leur très relative efficacité, la justice semble être aujourd’hui encore l’ultime garde-fou pour éloigner les politiques inconvenants. Encore faut-il que les femmes osent faire la démarche d’aller porter plainte. La politique n’échappe pas aux statistiques : en France, seules 10 % des femmes victimes d’agressions sexuelles dénoncent les faits en justice.

Lemonde.fr par Cécile Bouanchaud , Journaliste au Monde

Une étudiante arrêtée pour avoir harcelé Emmanuel Macron

février 26, 2016

Une étudiante en droit de Montpellier a été placée en garde à vue pour avoir harcelé durant des mois Emmanuel Macron, a déclaré vendredi Christophe Barret, procureur de la République de la ville. La jeune femme lui envoyait des messages d’amour et des photos osées.

Depuis septembre, cette étudiante gabonaise de 29 ans inondait la boîte mail personnelle du ministre français de l’économie, qui a fini par déposer plainte le 16 février. La police judiciaire de Montpellier a localisé l’auteur des messages à Juvignac, une commune de l’agglomération montpelliéraine, où elle a perquisitionné le domicile de l’étudiante, emmenant téléphone portable et ordinateur.

« C’est une personne perturbée sur le plan psychiatrique qui envoyait depuis plusieurs mois des mails et des photos déclarant sa flamme à Emmanuel Macron », a déclaré Christophe Barret.

L’étudiante a été placée en garde à vue jeudi pour « messages réitérés malveillants en vue de troubler la tranquillité d’autrui ». Elle a été relâchée vendredi après une expertise psychiatrique.

« Au vu de la répétition des mails, le ministre a déposé plainte mais c’est une personne qui ne présente pas un danger à proprement parler », a précisé le procureur. La jeune femme sera convoquée par la justice dans le cadre d’un rappel à la loi.

Romandie.com

« Le harcèlement sexuel à l’université n’est pas un phénomène marginal »

décembre 3, 2015

-le-harcelement-sexuel-

 
Le point sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur. REUTERS/Susana Vera © Susana Vera / Reuters / REUTERS
Comment reconnaître que l’on est victime de harcèlement sexuel, comment réagir, vers qui se tourner ? C’est pour répondre aux questions des étudiants que le collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, le Clasches, intervient auprès des établissements, des associations et des syndicats étudiants.

Cette association, féministe, a participé à la rédaction d’un vade-mecum à destination des établissements, mis en ligne le 25 novembre, en parallèle de l’envoi d’une circulaire par le ministère de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Camille *, membre du Clasches depuis deux ans, vous donne des clés pour comprendre, dénoncer et combattre le harcèlement sexuel.

Le harcèlement sexuel est-il très répandu dans l’enseignement supérieur ?

Il est très difficile d’avoir une idée de l’ampleur du phénomène, car nous n’avons pas de chiffres officiels. Le nombre de procédures pénales engagées n’est pas significatif : comme elles sont longues et coûteuses, les victimes y ont rarement recours. Quant aux procédures disciplinaires au sein des établissements, elles ne sont pas centralisées au niveau national. Cette absence de statistiques contribue pour beaucoup à l’invisibilité du problème.

Un certain nombre d’indicateurs montrent cependant que le harcèlement sexuel n’est pas un phénomène marginal. Nous recevons beaucoup de témoignages de personnes harcelées à l’université, même si nous avons du mal à les quantifier car nous ne suivons pas les dossiers d’un bout à l’autre. Il est frappant de voir que quand une victime parle, cela déclenche une réaction en chaîne : tout le monde se met à parler et donc tout le monde savait. Ces pratiques font partie de la vie courante à l’université et ne sont presque jamais dénoncées.

L’université de Lille 3, parmi d’autres, vient de mettre en place une cellule d’écoute et d’information sur le harcèlement sexuel qui regroupe enseignants, personnels administratifs et étudiants, et qui commence à produire des chiffres. Le simple fait que ce genre de structures se créent est une preuve que le problème est bien réel et que les universités commencent à s’en saisir.

Le harcèlement prend-il des formes particulières dans l’enseignement supérieur ?

Cela se rapproche beaucoup du harcèlement sexuel au travail. Les harceleurs sont presque toujours des hommes, qu’ils soient enseignants, personnels administratifs ou étudiants. Le rapport hiérarchique n’est pas une circonstance nécessaire à l’établissement du harcèlement, c’est une circonstance aggravante.

Il y a tout de même une spécificité dans l’enseignement supérieur : les victimes étudiantes sont dans un contexte qui mêle monde professionnel et environnement scolaire. La relation entre un directeur de thèse et sa doctorante par exemple implique une grande dépendance qui peut favoriser le harcèlement et rendre plus difficile la dénonciation. Il est presque impossible pour une étudiante de changer de directeur de thèse, à moins de renoncer à ses financements. Toutes les relations de dépendance, comme lors des stages ou de l’internat en milieu hospitalier sont propices au harcèlement sexuel. Il existe par ailleurs beaucoup de cas entre étudiants, dans le cadre de bizutages par exemple.

Comment identifier un harceleur et le différencier d’un « dragueur lourd » ?

Tout d’abord, si on se sent mal à l’aise, c’est déjà qu’il y a un problème : un tel ressenti doit être pris au sérieux. La différence fondamentale avec la drague se situe au niveau du non-consentement. Celui-ci peut être exprimé explicitement, en disant stop, ou de manière plus implicite : les stratégies d’évitement ou le fait de baisser les yeux par exemple sont des signaux de refus.

Il faut savoir que les harceleurs qui ne font pas exprès d’harceler n’existent pas. Ils ne savent pas toujours que leur comportement est puni par la loi, mais ils savent très bien que ce n’est plus de la drague. Le harceleur est le seul responsable de la situation, il prend le contrôle de la relation et décide que la réaction de l’autre ne compte pas. S’il est difficile de faire cesser un harcèlement c’est parce que, par définition, le harceleur ne prend pas en compte les limites de l’autre et n’accepte pas le refus.

Comment réagir quand on est victime ?

Il est important d’essayer d’exprimer son refus, d’une manière ou d’une autre. Pas tant pour faire cesser le harcèlement que pour se rendre compte soi-même que l’on n’est pas d’accord, que ce n’est pas une situation de drague. C’est difficile pour les victimes de dire non explicitement, mais il existe des stratégies pour se protéger : éviter au maximum de se retrouver seul avec le harceleur, refuser les rendez-vous au domicile, éviter l’isolement physique et surtout psychologique. Pour cela, il faut essayer d’en parler, dès que possible. Une des stratégies des harceleurs est justement d’isoler sa victime, d’organiser sa décrédibilisation si elle parle, en propageant des rumeurs sur elle par exemple.

Dans un second temps, il faut garder les preuves du harcèlement sexuel, qui sont plus courantes que ce que l’on croit. Le sentiment de toute-puissance et d’impunité des harceleurs les conduit à laisser des traces, comme des e-mails ou des SMS. La victime peut enregistrer des conversations, fournir des certificats médicaux (même s’ils n’établissent pas de lien direct entre des symptômes physiques et le harcèlement), écrire un récit circonstancié et chronologique des faits, racontant l’accumulation d’allusions et de regards par exemple. Cela permet à la fois de prendre conscience de ce qui se passe et d’établir des preuves pour un éventuel procès, les condamnations se basant la plupart du temps sur un faisceau d’indices concordants.

Et que faire si l’on est témoin ?

Quand on est témoin, il faut essayer de créer un climat de confiance avec la victime, lui montrer qu’on la croit, qu’on voit ce qui se passe, que ce n’est pas normal et qu’on peut l’aider. Un témoignage indirect du type : « Mon amie est arrivée tel jour à tel endroit avec une demi-heure de retard. Au bord des larmes, elle m’a raconté son entretien avec son professeur… », peut également servir de preuve dans un procès.

Quand on est victime de harcèlement sexuel, vers qui peut-on se tourner ?

Avant tout, il faut se tourner vers des personnes avec qui on se sent à l’aise. Les structures existent mais ne sont pas toujours visibles, ce n’est pas évident pour les étudiants de s’y retrouver. Nous avons créé un guide pratique disponible en ligne pour les aider à s’orienter.

Selon les établissements, plusieurs structures peuvent accueillir les victimes : service de médecine préventive, assistants sociaux du Crous, chargés de mission égalité entre hommes et femmes, qui sont présents dans chaque université depuis la loi Fioraso de 2013, les syndicats étudiants ou de personnel ou encore les associations étudiantes, notamment féministes. Pour recevoir une aide juridique, les victimes peuvent se tourner vers l’Association européenne conte les violences faites aux femmes au travail qui les reçoit, les écoute et les accompagne dans leurs démarches.

Nous ne conseillons pas forcément de porter plainte, cela dépend de chacun. Ce qui est sûr, c’est que les victimes qui dénoncent leur harceleur seront pointées du doigt par certains – même si c’est de moins en moins le cas – mais elles seront aussi très soutenues par d’autres. C’est un moyen de sortir de son isolement et de faire cesser le harcèlement, pour soi et pour les autres qui viendront après. Les cas isolés sont rares, les harceleurs sont presque toujours récidivistes.

* Il a choisi ce prénom d’emprunt pour se protéger d’éventuelles pressions de son établissement et dans sa future vie professionnelle.

 Lemonde.fr par Laura Buratti , Journaliste au Monde

Venezuela: le président dénonce à l’ONU le harcèlement permanent contre son pays

novembre 12, 2015

Genève – Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé jeudi à l’ONU le harcèlement permanent contre son pays, après que le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, ait critiqué le manque d’impartialité du système judiciaire vénézuélien.

Aujourd’hui le Venezuela fait face à un harcèlement permanent et (…) à la manipulation des droits de l’Homme (…) pour isoler notre pays, a déclaré M. Maduro devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève.

Le Venezuela exige le plus grand respect, a-t-il ajouté, rappelant que son pays avait été élu il y a quelques semaines au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, un organe qui ne compte que 47 membres (alors que les Nations unies en comptent 193).

Peu avant M. Zeid avait dénoncé, via vidéoconférence, le manque d’impartialité du système judiciaire au Venezuela.

Les déclarations de M. Maduro, qui était accompagné de sa femme, interviennent alors que des opposants vénézuéliens ont déposé mercredi une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre lui pour crimes contre l’humanité. Par ailleurs deux neveux de la Première dame du Venezuela, accusés d’avoir voulu faire entrer aux Etats-Unis des substances illicites, dont de la cocaïne, doivent comparaître jeudi à New York.

Cette comparution risque de tendre un peu plus les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela, qui n’ont pas d’ambassadeurs respectifs depuis 2010, et ce à trois semaines d’élections législatives au Venezuela.

A l’issue du discours de Nicolas Maduro, qui a défendu les avancées économiques réalisées par son gouvernement notamment en matière de lutte contre la pauvreté et le chômage, le porte-parole de la mission américaine à l’ONU, Paul Patin, a critiqué une tentative d’utiliser le Conseil pour détourner l’attention et déploré les restrictions fondamentales des libertés au Venezuela.

Un bon nombre d’organes des droits de l’Homme de l’ONU, y compris le Groupe de travail sur la détention arbitraire et le Comité des droits de l’homme, ainsi que mon propre bureau, ont exprimé leurs sérieuses préoccupations au sujet de l’indépendance du pouvoir judiciaire au Venezuela, l’impartialité des juges et procureurs et les pressions qu’ils subissent quand il s’agit de cas politiquement sensibles, a affirmé M. Zeid.

Les cas de la juge Maria Lourdes Afiuni et de Leopoldo Lopez (un opposant, ndlr) sont des illustrations claires de ces problèmes, a-t-il ajouté.

La magistrate Maria Lourdes Afiuni a été condamnée à la fin des années 2000 à l’issue d’une procédure qualifiée d’arbitraire par l’ONU après que l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez eut publiquement demandé 30 ans de prison à son encontre pour avoir libéré un banquier anti-chaviste accusé de fraude. Elle est en liberté conditionnelle depuis juin 2013.

Leader de l’aile radicale de l’opposition, Leopoldo Lopez a été condamné en septembre à plus de 13 ans de prison pour son rôle présumé dans les manifestations antigouvernementales entre février et mai 2014, qui ont fait 43 morts selon le bilan officiel.

M. Zeid a aussi dénoncé l’intimidation, des menaces et attaques à l’encontre de journalistes, défenseurs des droits de l’Homme et avocats.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2015 19h22)

William et Kate s’alarment du harcèlement de leurs enfants

août 14, 2015

George et sa sœur Charlotte

George et sa sœur Charlotte

Le prince William et son épouse Kate ont dénoncé l’accroissement de la surveillance et du harcèlement dont sont victimes leurs enfants George et Charlotte de la part des paparazzi. Ils ont envoyé vendredi une lettre aux principaux médias du monde.

« Le prince George est actuellement la cible numéro un » des paparazzi, s’inquiète Jason Knauf, le secrétaire en charge de la communication du couple. « Les incidents deviennent de plus en plus fréquents et les tactiques de plus en plus inquiétantes. Une ligne a été franchie et toute nouvelle escalade constituerait un véritable risque sécuritaire », estime-t-il.

La lettre détaille plusieurs de ces méthodes, dont la prise en chasse des véhicules sortant des résidences de la famille royale, la surveillance des allées et venues de George et de sa nourrice ou encore l’utilisation d’autres enfants pour attirer le petit prince dans des aires de jeux.

La semaine dernière, la police a retrouvé un photographe caché dans le coffre d’une voiture, dissimulé sous un drap avec des réserves de nourriture, espérant prendre des photos non autorisées de George.

« Droit à une enfance heureuse »
Ce n’est pas la première fois que le duc et la duchesse de Cambridge, qui sont particulièrement jaloux de leur intimité, mettent en garde les médias diffusant des photos volées.

« Tout enfant, quel que soit son futur rôle public, mérite une enfance heureuse, à l’intimité et la sécurité préservées », argumente la lettre. Le couple princier ne veut pas que leurs enfants passent leur vie derrière les grilles d’un palais mais qu’ils puissent jouer avec d’autres enfants dans des espaces publics.

Opportunités autorisées
« Les photographes ont eu plusieurs opportunités récentes de prendre des photos de la famille et il y aura régulièrement d’autres occasions au fur et à mesure que les deux enfants grandiront », promet la lettre. Le prince George a fait cinq apparitions publiques depuis sa naissance il y a deux ans, dont les deux dernières lors de la naissance de sa soeur Charlotte en mai et son baptême en juillet.

Le prince William tient les paparazzi pour responsables de la mort de sa mère la princesse Diana. Il considère, comme son épouse, que les médias doivent se contenter de ces opportunités autorisées et des photographies officielles diffusées de temps à autre.

D’après la lettre, rendue publique pour sensibiliser les lecteurs des publications utilisant des photos volées, le problème ne concerne qu’une demi-dizaine de médias dans le monde

Romandie.com

Des navires iraniens ont harcelé un bateau américain

avril 29, 2015

Washington – Des bateaux militaires iraniens ont harcelé vendredi un porte-conteneurs battant pavillon américain dans le golfe Persique, a révélé mercredi le Pentagone au lendemain de l’arraisonnement et du placement sous séquestre d’un navire du même type par les Iraniens.

Le 24 avril, quatre patrouilleurs iraniens sont venus à l’arrière du Maersk Kensington, et l’ont suivi pendant à peu près 15 à 20 minutes, dans une action interprétée comme agressive par le commandant du Kensington, a déclaré le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

Le commandant du porte-conteneurs a prévenu la Marine américaine après l’incident et il n’y a pas eu d’implication militaire américaine, a précisé le porte-parole.

Les patrouilleurs iraniens appartenaient aux Guardiens de la Révolution.

Les Etats-Unis appellent l’Iran à respecter toutes les règles internationales sur la liberté de navigation (…) et tous les protocoles établis en la matière, a-t-il souligné.

L’annonce du Pentagone survient au lendemain de l’arraisonnement par la Marine iranienne du Maersk Tigris, un porte-conteneurs battant pavillon des Iles Marshall en raison, selon Téhéran, d’impayés de la compagnie danoise Maersk.

L’arraisonnement a eu lieu dans la zone du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial et en particulier pour le transport de pétrole.

Le porte-conteneurs se trouvait sur une voie de navigation internationalement reconnue dans la zone du détroit d’Ormuz, dans les eaux territoriales iraniennes, selon le Pentagone.

Le Maersk Tigris a été mis sous séquestre par l’Iran dans le port de Shahid-Bahonar, près de Bandar Abbas.

Quatre bateaux militaires américains –le destroyer lance-missile Farragut et trois patrouilleurs– ont été envoyé dans la zone du détroit d’Ormuz, a précisé mercredi le porte-parole du Pentagone.

Les navires sont dans cette zone stratégique pour conduire des opérations de sécurité maritime, a indiqué le colonel Warren.

Ils sont assez proches du Maersk Tigris pour répondre, si une réponse est nécessaire, a-t-il ajouté, sans vouloir détailler davantage ce que pourrait être cette réponse.

Le gouvernement américain est en discussion avec les Iles Marshall sur la suite à donner à ces évènements, en application des accords liant les deux pays, a précisé le porte-parole du Pentagone.

Les responsables américains laissent entendre qu’il n’y a pas d’action militaire imminente.

Le Maersk Tigris est loué au géant du transport maritime danois Maersk par Rickmers Shipmanagement, une société qui divise son siège entre Hambourg et Singapour.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2015 20h30)