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PS : Harlem Désir choisi après un long suspense

septembre 12, 2012

 

  • Harlem Désir sera le prochain premier secrétaire du PS.
    Harlem Désir sera le prochain premier secrétaire du PS. Crédits photo : GUILLAUME BAPTISTE/AFP
     

    À l’issue de consultations compliquées, la première secrétaire et le premier ministre ont enfin choisi le patron du parti.

    C’était difficile à croire, notamment parce que Martine Aubry prépare sa succession depuis des mois, mais les socialistes avaient prévenu: «Ce genre de négociation (visant à désigner le futur patron du PS, NDLR), ça se terminera dans la nuit du 11 au 12 septembre», glissait cet été le directeur de cabinet de la première secrétaire du PS, Jean-Marc Germain. Mais personne n’avait osé prédire que le délai du 11 septembre à minuit – date et heure limites prévues par les statuts du parti pour le dépôt des motions destinées à être examinées au congrès de Toulouse en octobre – serait même… dépassé.Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, initiateurs d’une motion majoritaire, se sont rencontrés une dernière fois mardi soir, pour finaliser le dispositif, soit le nom du premier secrétaire, le texte de la motion et les contours de la future direction du PS.

    La première secrétaire et le premier ministre ont annoncé leur choix mercredi, avant le conseil national du parti, qui doit se tenir dans l’après-midi. Harlem Désir sera donc le prochain premier secrétaire du PS. Le député Guillaume Bachelay, poussé par Martine Aubry, est proposé pour le poste de numéro 2 du parti.

    Cette décision intervient à l’issue d’une séquence «psychodramatique» – dixit un socialiste – dans la dernière ligne droite. Dimanche, des représentants des différentes sensibilités du PS s’étaient réunis pour tenter de se mettre d’accord sur une «architecture globale». En vain. Lundi et mardi, intox, coups bas, coups de bluff et pressions ont parasité les négociations, alors que les deux principaux candidats à la succession de Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir, continuaient de faire campagne, par médias interposés mais surtout en coulisses. Lundi soir, les discussions étaient même complètement bloquées, à tel point que l’hypothèse de la désignation à la tête du PS d’un «troisième homme» a un temps refait surface, devant l’impossibilité de trancher entre Désir et Cambadélis.

    Pousser leurs pions

    Mais les négociations ont buté lundi sur d’autres points d’achoppement, notamment la répartition des «postes exécutifs» du parti, chaque sensibilité voulant être représentée selon le poids qu’elle estime avoir dans l’appareil. Les barons du parti (Manuel Valls, Vincent Peillon, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll, etc.), qui se sont alliés dans une «offensive pro-Désir», ont ainsi tenté de pousser leurs pions (lire ci-dessous). «Mais le syndicat anti-Cambadélis a des intérêts divergents pour les postes», explique un négociateur.

    Les tractations ont également bloqué sur les revendications des «hamonistes», les proches de Benoît Hamon, le représentant de l’aile gauche du Parti socialiste (lire encadré). «Sur le fond et la forme, les propositions qu’on nous fait sont indécentes», pestait un député proche du ministre délégué à l’Économie solidaire.

    Mode de désignation

    Le vrai-faux suspense de ces derniers jours a alimenté les critiques sur le mode de désignation du premier secrétaire. À droite, où le député UMP Édouard Courtial ironise sur la «reine mère» du PS qui choisit son «dauphin». À gauche, où l’on dénonce, à l’instar du député Christophe Caresche, «l’opacité» du processus. «Ça me fait mal au cœur, ajoute un député PS. Dire que Martine Aubry a rénové le parti, a installé les primaires, le non-cumul des mandats… Et ça se termine avec un psychodrame non démocratique entre Camba et Désir! C’est pathétique.»

    Un dirigeant socialiste ironise, dans un demi-sourire: «Nicolas Sarkozy disait que l’extrême sophistication de nos débats sélectionnait des hommes et des femmes beaucoup plus politiques qu’à droite.» Interrogé un peu plus tard sur les négociations en cours, le même répondait: «Eh bien, ça sophistiquise toujours…!»

    Lefigaro.fr par Solenn de Royer

Sénégal : Macky Sall prête serment devant une dizaine de chefs d’État africains

avril 2, 2012

C’est en présence d’une dizaine de chefs d’État africains, dont  Alassane Ouattara, Denis Sassou Nguesso et Boni Yayi, que le nouveau président  du Sénégal Macky Sall a prêté serment lundi 2 avril à Dakar.

Macky Sall, 50 ans, est officiellement le nouveau président du Sénégal. Vainqueur de l’élection présidentielle du 25 mars  avec 65% des voix contre 34% à son ancien mentor, le président sortant Abdoulaye  Wade, le candidat victorieux de la coalition Benno Bokk Yakkar (Unis pour le  même espoir, en wolof) a prêté serment lundi 2 avril à Dakar. La passation de pouvoir entre Wade et Sall devait avoir lieu  dans la foulée au palais présidentiel, en centre-ville.

L’ancien Premier ministre a juré « d’observer et de faire observer les  dispositions de la Constitution sénégalaise », notamment de « défendre  l’intégrité territoriale ».

La prestation de serment s’est déroulée sous un chapiteau installé dans les  jardins de l’hôtel King Fadh du quartier des Almadies, devant quelque 2 000  personnes dont une dizaine de chefs d’État africains, parmi lesquels l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf et le Béninois Boni Yayi, président en exercice de l’Union  africaine (UA).

Le Conseil constitutionnel se félicite

La France était représentée par son ministre des Affaires étrangères, Alain  Juppé. Lionel Jospin, ancien Premier ministre, et Harlem Désir, secrétaire  national du Parti socialiste français étaient également présents pour le compte de François Hollande, principal challenger de  Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle.

Dans un discours précédent la prestation de serment, le président du Conseil  constitutionnel, Cheikh Tidiane Diakhaté s’est réjoui que le scrutin  présidentiel (premier tour du 28 février et le second du 25 mars) se soit  déroulé dans la plus grande transparence en dépit des prédictions les plus  alarmistes.

Il a également estimé qu’en validant à la fin de janvier la candidature  d’Abdoulaye Wade, les cinq sages du Conseil constitutionnel avaient « accompli  leur devoir ». La décision du Conseil avait été suivie de violences qui, pendant  quatre semaines, ont fait de six à quinze morts et au moins 150 blessés.

Jeuneafrique.com  avec AFP