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Liban: le Hezbollah «nie catégoriquement» avoir tout «entrepôt d’armes» dans le port de Beyrouth

août 7, 2020

Au moins 150 personnes ont été tuées dans l'explosion survenue mardi.

Au moins 150 personnes ont été tuées dans l’explosion survenue mardi. MARWAN TAHTAH / AFP 

Le chef du mouvement libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a «nié catégoriquement» vendredi 7 août que son organisation possédait un «entrepôt d’armes» dans le port de Beyrouth, secoué par une explosion meurtrière et destructrice.

«Je nie totalement, catégoriquement, qu’il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d’armes, ni entrepôt de missiles (…) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate» d’ammonium, a martelé le chef du Hezbollah dans une allocution télévisée, après des accusations qui ont circulé dans les médias ou au sein de l’opinion publique et pointant du doigt l’influent mouvement chiite libanais.

Par Le Figaro avec AFP

En réponse à Israël, le Hezbollah dit avoir des « missiles de haute précision »

septembre 20, 2018

Capture d’écran montrant le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah, lors d’un discours diffusé sur la chaîne TV al-Manar, le 20 septembre 2018 / © AL-MANAR TV/AFP / –

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a assuré jeudi que son mouvement, engagé dans le conflit syrien, avait réussi à se doter de « missiles de haute précision », malgré les tentatives d’Israël de l’en empêcher avec ses frappes en Syrie.

Le Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu, qu’il a combattu par le passé, soutient militairement le régime syrien de Bachar al-Assad au côté de son parrain iranien. Damas et ses alliés sont régulièrement la cible de raids israéliens.

Ces opérations ont notamment pour objectif d’empêcher « le « transfert d’armes sophistiquées » au Hezbollah par l’Iran, de l’aveu même des responsables israéliens.

Evoquant jeudi « les missiles de haute précision » et les « tentatives » d’Israël en Syrie, Hassan Nasrallah a semblé mettre au défi l’Etat hébreu dans une allocution à l’occasion des célébrations religieuses d’Achoura.

« C’est chose faite. La résistance possède (elle-même) des missiles de haute précision (…) et des capacités en matière d’armement. Si Israël veut imposer une guerre au Liban, il sera confronté à un destin qu’il n’aurait jamais pu prédire », a-t-il clamé.

Selon les militaires israéliens, le Hezbollah disposerait de 100.000 à 120.000 roquettes et missiles de courte portée, et de plusieurs centaines de missiles de longue portée.

Lundi soir, dans la foulée d’ incursion aérienne israélienne en Syrie, un avion de la Russie, allié du régime, a été abattu par erreur par l’armée syrienne, dans le nord-ouest du pays.

L’armée israélienne a affirmé que ses appareils avaient attaqué un site du régime où des systèmes entrant dans la fabrication d’armes de précision allaient être livrés au Hezbollah.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné le lendemain que son pays était « déterminé à arrêter l’enracinement de l’armée iranienne en Syrie, ainsi que les tentatives par l’Iran » de transférer au Hezbollah des armes destinées à « être utilisées contre Israël ».

Le chef du Hezbollah a encore accusé jeudi les Israéliens de « chercher jour et nuit à le tuer », alors qu’il vit dans un lieu secret depuis une décennie et fait très rarement des apparitions publiques.

Il avait confié en 2014 qu’il changeait souvent de lieu de résidence, dans le secret le plus total.

Romandie.com avec(©AFP / (20 septembre 2018 12h56)

Le Hezbollah, poids lourd libanais et acteur régional incontournable

mai 7, 2018

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah prononçant un discours par vidéoconférence lors d’une réunion du mouvement à Beyrouth le 16 février 2018 / © AFP / JOSEPH EID

Le mouvement chiite du Hezbollah, dont le grand parrain est l’Iran et qui joue un rôle majeur sur l’échiquier politique libanais, est aussi intervenu militairement ces dernières années en Syrie en soutien au régime de Bachar al-Assad.

Un engagement qui attise la colère des puissances occidentales, États-Unis en tête, et divise la classe politique libanaise, sans mettre un frein à l’influence du mouvement chiite au niveau local et régional.

– Ennemi d’Israël –

Le « Parti de Dieu » a été créé en 1982 à l’initiative des Gardiens de la Révolution d’Iran, dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban quelques années plus tôt.

Il s’implante dans le sud du Liban, où il lance une insurrection contre l’armée israélienne, contraignant l’Etat hébreu à évacuer la zone en 2000 après 22 ans d’occupation.

Selon les services de renseignements occidentaux, sous le label du « Jihad islamique », le Hezbollah a été l’auteur du rapt de nombreux Occidentaux au Liban dans les années 1980.

Il est aussi soupçonné par la Bulgarie d’être derrière un attentat anti-israélien perpétré en juillet 2012. Comme il fut suspecté par l’Argentine d’être impliqué avec l’Iran dans l’attentat à la voiture piégée en juillet 1994 contre un bâtiment regroupant des organisations juives à Buenos Aires (84 morts).

Financé et armé par Téhéran, aidé par Damas qui favorise le transfert d’armes et munitions, le mouvement est aujourd’hui dirigé par le charismatique Hassan Nasrallah, célèbre pour ses sorties oratoires enflammées.

En 2006, après l’enlèvement de deux soldats israéliens à la frontière entre les deux pays, Israël lance une vaste offensive dévastatrice. Sans toutefois neutraliser le parti, qui apparaît alors en position de vainqueur. Il est à son apogée.

– Expansion régionale –

Le Hezbollah est devenu au fil des décennies un acteur incontournable au Moyen-Orient, suscitant la colère de l’Arabie saoudite sunnite, engagée dans une course au leadership régional avec Téhéran.

En 2013, deux ans après le déclenchement du conflit syrien, le mouvement reconnaît officiellement son implication militaire au côté du régime de Bachar al-Assad. Entre 5.000 et 8.000 membres du Hezbollah se battent en Syrie sur plusieurs fronts, selon des experts.

Au Yémen, le Hezbollah est accusé de soutenir les rebelles chiites Houthis, cible d’une offensive de Ryad. « Nous n’avons jamais envoyé d’armes au Yémen », avait toutefois affirmé Hassan Nasrallah fin 2017.

En Irak, il a également formé les très puissantes milices chiites du Hachd al-Chaabi, et ses responsables militaires étaient déployés sur le terrain.

– Poids lourd au Liban –

Après la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990), le Hezbollah est la seule faction à ne pas avoir abandonné son arsenal militaire, un important sujet de discorde dans ce pays.

Mais il s’impose rapidement comme une des forces politiques incontournables du pays, participant pour la première fois en 2005 à la formation du gouvernement.

En 2016, c’est un allié du Hezbollah qui accède à la présidence, le général chrétien Michel Aoun. Pour des experts, aucune décision politique majeure ne peut être prise au Liban sans l’accord du mouvement chiite.

La lutte contre Israël, couplée à un solide réseau d’aides sociales, a rendu le parti très populaire, notamment au sein de la communauté chiite du pays (30% de la population).

Remarquablement organisé, le Hezbollah rassemble des milliers de militants actifs et dispose d’un puissant réseau d’écoles, d’hôpitaux et d’associations servant ses partisans.

Le mouvement est souvent accusé de ne tolérer aucune opposition.

– Sanctions occidentales –

Les Etats-Unis ont placé le Hezbollah sur leur liste d’organisation « terroriste » et lui impose, ainsi qu’à ses cadres, des sanctions économiques et bancaires.

Depuis 2013, l’Union européenne considère aussi la branche armée du mouvement comme une organisation « terroriste ».

Le parti est accusé, au-delà des frontières libanaises et régionales, de plusieurs activités criminelles.

Début mai, l’ONG américaine anticorruption Sentry a demandé des « mesures immédiates » contre une banque congolaise proche du pouvoir à Kinshasa et « liée aux bailleurs de fonds du Hezbollah ».

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2018 15h47)                

Le chef du Hezbollah promet à Israël de riposter à l’assassinat de Kantar

décembre 21, 2015

Beyrouth – Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a promis à Israël une riposte appropriée après l’assassinat attribué à l’Etat hébreu de Samir Kantar, une figure du mouvement chiite.

On se réserve le droit de répondre à son assassinat, à l’endroit et au moment que nous jugerons appropriés. Nous (..) allons exercer ce droit, a affirmé M. Nasrallah dans un discours télévisé retransmis sur Al-Manar, la chaîne du mouvement chiite.

Pour nous, Israël porte pleinement la responsabilité de l’assassinat du martyr Samir Kantar. Nous n’avons pas le moindre doute sur ce point, a poursuivi le chef du Hezbollah.

Quant aux moyens utilisés par Israël pour viser Kantar, M. Nasrallah a indiqué qu’il s’agissait seulement d’un détail technique, en précisant que l’assassinat avait été commis par des tirs de missiles.

Kantar a toujours été la cible d’Israël depuis sa libération en 2008 dans le cadre d’un échange entre le Hezbollah et l’Etat hébreu, a ajouté M. Nasrallah.

Israël s’est félicité dimanche de sa disparition mais sans en revendiquer la responsabilité.

Ancien militant du Front populaire palestinien (FLP) incarcéré pendant près de 30 ans en Israël pour une opération meurtrière commise à l’âge de 16 ans, Samir Kantar, un druze libanais, avait rejoint aussitôt après sa libération le mouvement chiite.

Il était en charge ces deux dernières années du front du Golan, occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2015 21h14)

Le chef du Hezbollah appelle les Arabes à armer la résistance à Gaza

juillet 25, 2014

Beyrouth – Le chef du Hezbollah libanais, ennemi juré d’Israël, a appelé vendredi les pays arabes et musulmans à armer la résistance palestinienne à Gaza et s’est dit prêt à lui apporter son soutien total.

Hassan Nasrallah a appelé les gouvernements arabes et islamiques à (…) apporter leur soutien politique, moral, médiatique et en matière d’armement, chacun selon ses capacités.

Il s’exprimait à l’occasion de la Journée de Jérusalem, consacrée cette année à la solidarité avec la bande de Gaza, où plus de 800 personnes en majorité civiles sont mortes depuis le début le 8 juillet de l’offensive israélienne sur l’enclave palestinienne.

Nous au Hezbollah étions et nous resterons toujours aux côtés du peuple, aux côtés de toutes les composantes de la Résistance palestinienne sans exception, a lancé Hassan Nasrallah, dont le puissant parti armé a combattu Israël lors d’une guerre destructrice en 2006.

Nous vous offrirons sans compter toute forme de soutien, dans la limite de notre capacité (…) votre victoire est la nôtre, votre défaite est la nôtre, a-t-il clamé.

Nous disons à nos frères à Gaza: nous sommes avec vous (…) quant aux sionistes, nous leur disons qu’à Gaza, vous êtes face à un échec, n’allez donc pas au suicide.

Gaza qui fait ses adieux à ses martyrs, Gaza qui lutte est aujourd’hui victorieuse (…) au 18e jour, les sionistes n’ont pas réussi à réaliser un seul des objectifs de l’agression, a-t-il martelé.

Il s’agit de la cinquième apparition en public de Hassan Nasrallah, qui se cache depuis la guerre de 2006, au terme de laquelle Israël n’est pas parvenu à neutraliser la formation chiite libanaise.

M. Nasrallah se tenait sur une tribune derrière un rideau qui s’est ensuite ouvert sous les acclamations de milliers de partisans rassemblés dans une salle, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite.

La Journée de Jérusalem, célébrée le dernier vendredi du ramadan, le mois sacré musulman, est commémorée cette année par le Hezbollah sous le slogan de la solidarité avec le peuple et la Résistance à Gaza.

La Palestine restera la cause centrale pour le monde arabo-musulmane, a souligné Hassan Nasrallah, dont la formation combat les rebelles de Syrie aux côtés de l’armée de Bachar al-Assad.

Il a appelé au soutien de la cause de Gaza quelles que soient les divergences avec le Hamas sur le conflit syrien.

Tout au long de cette guerre qui dure depuis trois ans, le Hamas a été écartelé entre l’axe Syrie-Hezbollah-Iran, son protecteur pendant de nombreuses années, et l’alliance de puissances régionales sunnites qui soutiennent la rébellion syrienne contre Bachar al-Assad.

Le Hamas avait même appelé en 2013 le Hezbollah à retirer ses forces de Syrie et à se concentrer sur la lutte contre Israël.

La Journée de Jérusalem a été instaurée en Iran après la révolution islamique de 1979.

Téhéran est le parrain politique et militaire du Hezbollah qui, depuis sa création à l’initiative des Gardiens de la Révolution iraniens en 1982 à la suite de l’invasion israélienne du Liban, prône la lutte armée contre l’Etat hébreu.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2014 18h32)