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Iran: Rafsandjani et Rohani élus à l’Assemblée des experts

février 27, 2016

Téhéran – Le président modéré iranien Hassan Rohani et son allié l’ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani ont été élus à Téhéran à l’Assemblée des experts, qui nomme le guide suprême, selon des résultats définitifs publiés samedi soir par les médias iraniens.

Sur les 88 sièges de l’Assemblée des experts, 16 sont réservés à des élus de Téhéran.

 Autre fait significatif, deux religieux conservateurs importants, l’ayatollah Ahmad Janati, chef du Conseil des gardiens de la constitution, et l’ayatollah Mohammad Yazdi, chef de l’Assemblée des experts, ont également été élus. En revanche, l’ayatollah Mohammad-Taghi Mesbah Yazdi, un important religieux de Qom, ne l’a pas été.

MM. Janati et Yazdi arrivent respectivement en 11ème et 15ème position.

MM. Jenati, Yazdi et Mesbah Yazdi ont toujours adopté des positions hostiles aux réformateurs qui avaient fait campagne pour les éliminer.

Parmi les dix candidats arrivés en tête, sept religieux étaient soutenus à la fois par les conservateurs et les réformateurs.

Selon le ministère de l’Intérieur, sur les 8,5 millions d’électeurs de la province de Téhéran, 3,9 millions ont participé au scrutin qui était couplé à des élections législatives, soit une participation d’environ 45%. A Téhéran même, la participation a été de 42%.

Sur l’ensemble du pays, environ 60% des électeurs ont voté à ce double scrutin.

Romandie.com avec(©AFP / 27 février 2016 20h28)

Les Femen simulent une pendaison pour « accueillir » le président iranien à Paris

janvier 29, 2016

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La mise en scène des Femen à Paris pour la visite du président de l’Iran.

REUTERS/Charles Platiau

Une femme nue, peinte d’un drapeau iranien, a été suspendue sous un pont près de la Tour Eiffel. Les militantes dénoncent la peine de mort en Iran, deuxième pays en nombre d’exécutions dans le monde.

Communication choc pour une pratique choquante. Les militantes Femen, dont les combats ne se limitent pas au féminisme, ont décidé de mettre en scène une fausse pendaison à Paris ce mercredi, jour de la visite officielle en France du président iranien, Hassan Rohani.

Le mouvement entend dénoncer et interpeler sur la réalité de la peine de mort en Iran, le deuxième pays en nombre d’exécutions dans le monde après la Chine et avant les États-Unis.

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La fausse pendaison des Femen sous un pont parisien, où une militante entourée d’une corde épaisse autour du cou mime une mise à mort à l’Iranienne. REUTERS/Charles Platiau

En Iran, les peines de mort sont majoritairement appliquées lors d’une pendaison, jusqu’à ce que la strangulation tue le condamné, parfois en public. En 2014, le pays a mis à mort 289 personnes, mais Amnesty International estime que « des sources crédibles laissent à penser que le chiffre réel était au moins de 743 », dont certaines ne sont pas reconnues officiellement.

La question des droits de l’Homme

Surtout, la République islamique serait le pays qui exécute le plus de mineurs au monde. Reporters Sans Frontières y voit, de son côté, « l’une des cinq plus grandes prisons au monde pour les journalistes ».

La question des droits de l’Homme en Iran ne doit pas être escamotée des discussions diplomatiques lors de cette visite historique, a-t-on assuré de source française. Les relations entre Paris et Téhéran ont été marquées par plusieurs crises depuis la révolution islamique de 1979. Ce n’est que depuis l’accord international sur le programme nucléaire iranien, en juillet dernier, qu’un apaisement a lieu et la volonté d’une « relation nouvelle »… et d’accords économiques avec Total et PSA Peugeot Citroën.

Sur Twitter, celle qui dirige le mouvement Femen à l’international, Inna Shevchenko, a expliqué que la mise en scène était un « cadeau d’accueil » au président iranien, lui qui est venu apporter un « nouvel élan » aux relations bilatérales. « L’Iran peut compter sur la France », a déclaré le Premier ministre français Manuel Valls, lors d’un discours d’introduction face à des industriels français. L’Iran peut aussi visiblement compter sur les Femen pour ne pas faire oublier leur application de la peine de mort.

Lexpress.fr

Rohani en Italie et en France pour sa première visite officielle en Europe

janvier 23, 2016

Téhéran – Le président iranien Hassan Rohani se rend en Italie et en France la semaine prochaine, sa première visite officielle en Europe qui survient après la fin de l’isolement de l’Iran avec l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire et la levée des sanctions.

M. Rohani, qui sera dans ces deux pays du 25 au 27 janvier, devait effectuer ce voyage en novembre 2015, mais il avait dû l’annuler à la suite des attentats jihadistes meurtriers de Paris le 13 novembre.

Cette visite intervient dans un contexte favorable à l’Iran qui peut désormais relancer ses relations économiques avec l’Italie et la France, ses principaux partenaires économiques avant le renforcement des sanctions internationales en 2012 pour obliger Téhéran à limiter son programme nucléaire.

A la tête d’une importante délégation politique et d’hommes d’affaires, M. Rohani aura lundi un déjeuner de travail avec le président italien Sergio Mattarella avant de rencontrer le Premier ministre Matteo Renzi et de prononcer un discours devant un forum économique.

Ce modéré qui prône une ouverture politique, économique et sociale, rencontrera également le pape François. La dernière visite d’un président iranien au Vatican a été effectuée en 1999 par l’ex-président réformateur Mohammad Khatami.

L’Italie était le premier partenaire économique de l’Iran en Europe avant 2012 et leurs échanges commerciaux s’élevaient à sept milliards d’euros avant de tomber à 1,2 milliard.

Les industriels italiens attendent beaucoup de la levée des sanctions économiques qui ont asphyxié l’économie de l’Iran, pays membre de l’Opep qui détient les quatrièmes réserves de brut au monde et les deuxièmes de gaz.

– Voitures, avions –

Le vice-ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, avait conduit fin novembre à Téhéran une délégation de représentants de 178 entreprises, de 20 associations entrepreneuriales et 12 groupes bancaires.

Après l’Italie, M. Rohani ira en France pour s’entretenir avec son homologue François Hollande, alors que Paris espère elle aussi revenir en force en Iran.

Les constructeurs automobiles Renault et Peugeot étaient des partenaires privilégiés de l’Iran et contrôlaient plus de 30% du marché automobile, aujourd’hui en pleine expansion. Ils espèrent retrouver une partie de la place perdue, mais doivent faire face à la concurrence des constructeurs allemands, sud-coréens, chinois ou encore japonais.

L’Iran construit actuellement plus 1,1 million de véhicules mais veut en produire 1,6 million en 2016 puis 3 millions, en collaboration avec des fabricants européens et asiatiques.

Nous allons discuter à propos de Peugeot lors de la visite. Il faut voir quelle sera l’attitude de la partie française et ensuite nous déciderons de la signature d’un accord, selon les Affaires étrangères iraniennes.

Une importante délégation économique française de 150 entrepreneurs s’est rendue en Iran en septembre pour y reprendre pied, deux mois après la signature en juillet de l’accord nucléaire qui vise à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien.

Des discussions sont également en cours pour acheter des Airbus afin de moderniser la flotte civile iranienne qui a souffert de plus de 36 ans de sanctions américaines.

– ‘La confiance, ça se construit’ –

Les conflits et crises au Proche-Orient vont aussi dominer les discussions de M. Rohani, dont le pays chiite est un poids lourd de la région avec le rival saoudien sunnite.

M. Hollande a estimé que le retour de l’Iran sur la scène internationale était désormais possible.

Il a appelé à la désescalade entre l’Iran et l’Arabie saoudite qui ont rompu leurs relations diplomatiques début janvier après l’exécution d’un dignitaire chiite par Ryad et le saccage de l’ambassade saoudienne à Téhéran.

Ryad, allié de longue date des Occidentaux, et Téhéran, qui était encore il y a quelques mois au ban des nations, s’affrontent par conflits interposés en Syrie et au Yémen notamment.

Longtemps opposés à un rôle de l’Iran dans un règlement en Syrie, la France et les Etats-Unis ont fini par inviter Téhéran aux négociations de Vienne en novembre 2015. Mais leurs positions restent toujours éloignées, l’Iran soutenant le régime de Bachar al-Assad.

La confiance, ça se construit (…) Sur ce dossier spécifique du nucléaire, la relation est plus détendue. Pas sur les autres. Il n’y a pas de changement de ligne iranienne pour le moment sur les sujets régionaux, a estimé une source diplomatique française. Mais la visite de Rohani, c’est quand même l’idée d’ouvrir une page nouvelle.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2016 11h40)

Le président iranien veut du halal? Il ne déjeunera pas à l’Elysée

novembre 9, 2015
 Le président iranien Hassan Rohani et François Hollande.afp.com/Martin Bureau


Le président iranien Hassan Rohani et François Hollande.afp.com/Martin Bureau

Selon RTL, les demandes confessionnelles d’Hassan Rohani bloqueraient la possibilité d’un repas avec François Hollande. L’Elysée évoque une simple « visite de travail ».

François Hollande et le président iranien Hassan Rohani ne devraient pas déjeuner ensemble à l’Elysée la semaine prochaine. « Un repas était envisagé mais il a capoté », ont indiqué à RTL plusieurs interlocuteurs dans les milieux d’affaires français et iraniens. En fait, croit savoir la radio, l’Iran a demandé un menu halal et la suppression des bouteilles d’alcool à table. La France aurait refusé de déroger aux traditions républicaines des repas officiels.

L’idée d’un petit-déjeuner aurait alors été avancée par l’Élysée pour trouver une issue à la question. « Trop cheap » pour le président Rohani, auraient répondu les Iraniens.

Une simple « visite de travail », minimise l’Elysée

Contacté par L’Express, l’Elysée se contente d’indiquer que « le programme n’est pas finalisé ». De toute façon, insiste-t-on dans l’entourage de François Hollande, il s’agit d’une « visite de travail au cours de laquelle le président de la République aura l’occasion de travailler et de parler de sujets majeurs » avec Hassan Rohani. « Une réunion de travail ne conduit pas forcément à un repas », conclut une source proche du dossier.

Il s’agira de la troisième rencontre entre le président iranien et son homologue français. Les deux précédentes s’étaient déroulées à New York, en marge de sommets onusiens.

Lexpress.fr

Agressions verbales iraniennes contre Israël

juillet 29, 2014

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé mardi le monde islamique à armer les Palestiniens. Il a qualifié Israël de « chien enragé », et l’a accusé de commettre un « génocide » à Gaza. Le président iranien Hassan Rohani a lui assimilé l’État hébreu à une « tumeur ».

« Un chien enragé, un loup sauvage attaque des personnes innocentes, des enfants qui ont perdu leur vie innocemment. Ce que font les dirigeants du régime sioniste est un génocide et une catastrophe historique », a-t-il dit à l’occasion de la fête du Fitr, marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman.

« Le président américain (Barack Obama) a émis une fatwa pour que la résistance (palestinienne) soit désarmée, pour qu’ils ne puissent pas répondre à tous ces crimes. Nous disons le cAgressintraire: le monde entier, et en particulier le monde islamique, doit armer autant qu’il le peut le peuple palestinien », a dit M. Khamenei dans un discours diffusé en direct par la télévision d’État.

Deux « tumeurs »

Le président iranien, Hassan Rohani, s’en est lui aussi violemment pris à Israël en l’assimilant à une tumeur. « Aujourd’hui, le monde islamique est confronté à deux tumeurs infectées. La première est celle qui a toujours nuit aux Palestiniens et musulmans et qui met de nouveau à feu et à sang la terre des oliviers (Palestine) ».

« L’autre tumeur est celle qui, au nom de l’islam, de la religion et du califat, massacre les musulmans », a ajouté M. Rohani en allusion aux jihadistes sunnites de l’État islamique (EI) qui ont pris de larges pans de territoires en Irak et en Syrie, deux pays alliés de l’Iran chiite, et proclamé un califat islamique.

Soutien armé

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, soutient les groupes armés palestiniens du Hamas et du Jihad islamique. Les responsables iraniens avaient affirmé avoir fourni à ces groupes la technologie pour la fabrication de missiles utilisés pour tirer sur les villes israéliennes à partir de la bande de Gaza.

Romandie.com

L’Iran n’acceptera pas l’apartheid nucléaire

mai 11, 2014

Téhéran – L’Iran n’acceptera pas l’apartheid nucléaire en renonçant à son programme atomique mais est prêt à plus de transparence, a affirmé dimanche le président Hassan Rohani, avant la reprise des négociations avec les grandes puissances.

Téhéran refuse de céder son droit à maîtriser un programme nucléaire pacifique, notamment en acceptant une limitation de son programme d’enrichissement d’uranium comme l’ont demandé récemment des responsables américains et français.

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre mardi leurs négociations à Vienne pour préparer un accord définitif sur le dossier nucléaire.

Nous voulons satisfaire les intérêts de la nation iranienne et nous n’accepterons pas l’apartheid nucléaire, a déclaré le président Rohani lors d’un discours dans les locaux de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

Notre technologie et notre science nucléaires ne sont pas sur la table pour être négociées, ce que nous pouvons proposer à la communauté internationale c’est plus de transparence, a-t-il dit, cité par l’agence Isna.

L’objectif des négociations est de garantir que le programme de Téhéran, soupçonné de cacher un volet militaire, est uniquement pacifique, en échange d’une levée totale des sanctions internationales qui étranglent son économie.

Nous voulons dire au monde que nos ennemis mentent en accusant l’Iran de chercher à développer l’arme atomique, a-t-il ajouté, assurant que l’Iran n’avait mené aucune activité secrète.

Les membres du groupe 5+1 doivent savoir que nous ne reculerons pas d’un iota en matière de technologie nucléaire, a répété M. Rohani.

L’Iran et le 5+1 s’opposent sur l’ampleur du futur programme d’enrichissement d’uranium, notamment le nombre des centrifugeuses et les caractéristiques du réacteur à eau lourde d’Arak. Ce réacteur, encore en construction, inquiète les Occidentaux car il pourrait en théorie fournir à l’Iran du plutonium, susceptible d’offrir une alternative pour la fabrication d’une bombe atomique.

Téhéran a proposé de modifier le réacteur pour limiter la production de plutonium, s’engageant par ailleurs à ne pas construire d’usine de retraitement, nécessaire pour utiliser le plutonium à des fins militaires.

De son côté, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’il ne fallait pas lier certains besoins du pays et certains problèmes comme les sanctions aux négociations nucléaires, a rapporté l’agence Irna.

Les responsables doivent régler la question des sanctions par d’autres moyens, a-t-il ajouté lors d’une visite d’une exposition organisée par les Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime, sur les progrès militaires de l’Iran.

Il a ajouté que l’Iran ne limitera pas son programme balistique comme le réclament les Etats-Unis, Israël et certains pays européens.

Les Etats-Unis et les pays européens demandent que l’Iran limite son programme balistique alors qu’ils menacent militairement en permanence. Par conséquent une telle attente est stupide, a-t-il ajouté.

L’Iran a développé un vaste programme balistique, avec notamment des missiles d’une portée de 2.000 kilomètres capables d’atteindre Israël et les bases américaines dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2014 16h53)

Israël est en colère après l’offensive diplomatique iranienne

octobre 2, 2013

TEHERAN – Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mercredi qu’Israël était contrarié et en colère après l’offensive de charme diplomatique de Téhéran ouvrant la voix à de nouvelles relations entre l’Iran et les Occidentaux.

Israël est assurément contrarié et en colère parce qu’il voit que la logique prévaut désormais sur ses coups d’épée tranchants et parce que le message de paix iranien obtient davantage d’échos dans le monde, a declaré M. Rohani après une réunion ministérielle, selon la télévision d’État iranienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré la veille à l’Assemblée générale de l’ONU qu’Israël était prêt à agir seul pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Nous n’attendons rien d’autre de la part du régime sioniste, a retorqué M. Rohani.

Israël ne laissera pas l’Iran obtenir des armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul, avait martelé M. Netanyahu, qui a vivement critiqué les signes d’ouverture présentés par le nouveau président iranien.

De telles paroles naissent du désespoir, avait ensuite déclaré, le général Hassan Firouzabadi, chef de l’armée iranienne, qualifiant M. Netanyahu de belliciste, dans des propos rapportés par l’agence Fars.

Aujourd’hui l’option militaire est un choix rouillé et vieux, posé sur une table branlante, avait-t-il ajouté.

La semaine dernière, les Iraniens ont accepté de reprendre les négociations sur le nucléaire avec les pays membres du groupe 5+1 (les cinq grandes puissances et l’Allemagne) à la mi-octobre à Genève. Les chefs de la diplomatie américain et iranien, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, se sont rencontrés jeudi dernier à New York et vendredi, un coup de téléphone historique a eu lieu entre Barack Obama et Hassan Rohani. Tout en réclamant que l’offensive de charme de M. Rohani soit suivie d’effet, M. Obama a choisi de donner une chance à la diplomatie et n’exclut pas que Téhéran puisse conserver une capacité nucléaire civile.

M. Rohani a promis d’engager un dialogue constructif avec la communauté internationale, et de faire preuve de plus de transparence sur les activités nucléaires iraniennes.

Les Etats-Unis et leurs alliés, dont Israël, soupçonnent l’Iran de vouloir accéder à l’arme atomique sous couvert de programme civil, ce que Téhéran dément.

M. Firouzabadi, personnalité militaire intransigeante, semble soutenir l’initiative diplomatique de M. Rohani, qui a également été bien reçue par les Occidentaux.

L’Iran islamique sortira vainqueur, par sa position révolutionnaire de souplesse héroïque, a dit le général, en référence à une déclaration du guide suprême iranien, Ali Khamenei affirmant que la souplesse est quelquefois utile et nécessaire.

Ali Khamenei est la plus haute autorité de la République islamique, et a le dernier mot sur toutes les décisions importantes, dont la diplomatie et le programme nucléaire.

Le général Firouzabadi a par ailleurs déclaré que M. Netanyahyu n’avait, par ses remarques, fait que renforcer la menace contre les sionistes.

Netanyahu a gravé son nom sur le tableau des Nations unies sous le signe du bellicisme, a-t-il ajouté.

D’autre part, le président Rohani a dit mercredi penser que les négociations sur le nucléaire à Genève seront un succès, les efforts des jusqu’au-boutistes, de ceux qui veulent aller vers les extrêmes ou même chercher la guerre seront stoppés.

J’espère que les négociations seront couronnées de succès a-t-il répété, alors que l’Iran attend de ces négociations qu’elles aboutissent à un assouplissement des sanctions internationales pesant sur son économie.

Romandie.com avec (©AFP / 02 octobre 2013 21h21)

Rohani: l’Iran n’est absolument pas une menace pour le monde

septembre 24, 2013

NEW YORK – Le président iranien Hassan Rohani a assuré mardi à la tribune de l’ONU que son pays ne représentait absolument pas une menace pour le monde, appelant Barack Obama à ignorer les va-t-en-guerre et à privilégier la négociation.

Si (les Etats-Unis) évitent de suivre les intérêts à court terme des groupes de pression pro-guerre, nous pouvons trouver un cadre dans lequel gérer nos différences, a-t-il déclaré lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU, quelques heures après celui de son homologue américain.

La république islamique d’Iran agira de manière responsable concernant la sécurité régionale et internationale, a poursuivi M. Rohani dans ce qui constitue sa première grande sortie internationale depuis son élection le 14 juin.

Le nouveau président iranien a aussi dénoncé avec virulence les sanctions dont son pays fait l’objet.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, pour contraindre Téhéran à suspendre certaines activités nucléaires, l’Occident soupçonnant que le programme nucléaire civil iranien dissimule une volonté de se doter de l’arme atomique. Elles ont été renforcées par un embargo financier et pétrolier des Etats-Unis et de l’Union européenne.

L’Iran est prêt à coopérer (…) de manière bilatérale et multilatérale avec d’autres acteurs responsables, a poursuivi M. Rohani, qui a une nouvelle fois affirmé que son pays entendait utiliser l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques.

Les armes nucléaires et les autres armes de destruction massive n’ont pas leur place dans la doctrine de défense iranienne et sont en contradiction avec nos convictions religieuses et éthiques fondamentales, a-t-il poursuivi.

Nous défendons la paix basée sur la démocratie et le bulletin de vote partout dans le monde, y compris en Syrie et au Bahreïn et dans d’autres pays de la région, a poursuivi M Rohani.

Il n’y a pas de solutions violentes aux crises du monde, a-t-il ajouté, dénonçant sans détours le recours aux drones dans la stratégie anti-terroriste américaine.

Qualifiant le terrorisme de fléau violent, il a estimé que l’utilisation de drones contre des innocents au nom de la lutte contre le terrorisme devrait aussi être condamnée.

Les Etats-Unis multiplient depuis 2004 les raids de drones dans les zones tribales semi-autonomes du Nord-Ouest du Pakistan, région frontalière de l’Afghanistan qui sert de sanctuaire aux talibans et à d’autres groupes islamistes armés comme Al-Qaïda.

Romandie.com avec (©AFP / 25 septembre 2013 00h13)

Iran-présidentielle : Aref se désiste, Rohani seul en lice pour les réformateurs

juin 10, 2013

TEHERAN – Mohammad Reza Aref, le candidat réformateur, s’est désisté laissant Hassan Rohani seul en lice pour le camp modéré et réformateur, a annoncé son site officiel.

Dans une missive, Mohammad Khatami (ancien président), le chef du mouvement réformateur, a affirmé que mon maintien dans la course à la présidentielle (du 14 juin) n’était dans l’intérêt (du mouvement). J’ai donc décidé de me retirer de la course, écrit M. Aref dans un communiqué publié son site tôt mardi matin.

Ces derniers jours, les appels s’étaient multipliés parmi les dirigeants et militants réformateurs, notamment lors des meetings, pour que M. Aref se retire au profit de M. Rohani, également soutenu par l’ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2013 05h58