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Mali-Russie : la livraison d’hélicoptères qui ravive la polémique Wagner

octobre 5, 2021
Damien Glez © Damien Glez

Officiellement, elle n’a pas de lien avec les négociations présumées du Mali avec le groupe Wagner en vue du déploiement de mercenaires dans le pays. Mais la livraison par Moscou de quatre hélicoptères à Bamako ne va pas apaiser les tensions avec Paris.

Tout pourrait paraître très limpide dans le plus simple des mondes diplomatiques. La France, officiellement présente militairement au Mali sur demande de l’État sahélien, est légitime à envisager l’interruption partielle ou complète de son intervention sans être accusée d’« abandon en plein vol ». De même, l’État malien, qui se présente aujourd’hui comme dégagé des sempiternels arrangements politiciens, est aussi légitime à indiquer poliment la sortie aux treillis français qu’à négocier une collaboration militaire accrue.

De même, la France, dont les chemins de traverse extra-hexagonaux sont soumis à la validation d’une représentation nationale issue des urnes, est légitime à exprimer une gêne à composer avec une junte, voire une incompatibilité d’exercice avec quelque mercenariat que ce soit. De même, le Mali souverain et assailli, quel que soit le caractère accidenté de son parcours démocratique actuel, est légitime à faire appel à des agents de sécurité privés…

Jeux de dupes

Dans ce jeu d’échecs aux règles officiellement définies, le positionnement des pièces de chacun devrait éclaircir l’issue courtoise de la partie. À condition d’être sûr de l’identité exacte des joueurs qui se font face. Or, la simplicité enfantine de ce schéma théorique est traversée par des intérêts de multiples natures, des messages diplomatiques en creux, des faux-semblants entre acteurs privés et publics, des jeux de dupes et un populisme qu’un XXIe siècle présumé rationnel ne cesse de porter aux nues.

Alors que se prépare un sommet Afrique-France sans chef d’État africain et que, sur le continent, le Premier ministre centrafricain affirme qu’il n’existe « nulle part » un contrat entre son pays « et une société de sécurité privée russe », le ministre malien de la Défense a réceptionné, le 30 septembre dernier, quatre hélicoptères Mi-171 fournis par la Fédération de Russie, ainsi que des armes et des munitions. Antichambre d’un déploiement du groupe paramilitaire Wagner qui serait synonyme de mépris à l’égard des Européens occidentaux ? Rapprochement inopiné avec les autorités de Moscou ?

NUL DOUTE QUE LE SOMMET RUSSIE-AFRIQUE FERA, LUI, LA PART BELLE AUX CHEFS D’ÉTATS AFRICAINS, ÉLUS OU PAS…

Guerre froide en Afrique ?

Ni recours au privé, ni précipitation, répond le colonel Sadio Camara, qui précise que la livraison du nouveau matériel russe s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération militaire public-public signé en 2019. Les quatre hélicoptères neufs auraient été payés par « le budget national » malien et les armes et munitions seraient offertes par une Russie « fiable », « sérieuse » et « rapide ». Des livraisons qui, selon les observateurs spécialisés dans les questions sécuritaires, devraient permettre à des sociétés russes de bénéficier de contrats de mise en condition opérationnelle et de maintenance.

La fourniture de matériels comme prologue de services après-vente privés est une pratique partagée par de nombreux pays, parmi lesquels les détracteurs de Moscou. Mais plus que des deals « gagnants-gagnants » d’États VRP, les grognons pointent un risque de résurrection de la guerre froide sur le terrain africain. Un terrain où l’URSS de l’époque, qui n’y eut aucune colonie, appuya certains mouvements de libération.

Wagner, pas Wagner ? Barkhane, plus Barkhane ? Plus ou moins enlisées dans le sable sahélien, les pièces de l’échiquier malien devraient s’estomper ou émerger – c’est selon – à l’horizon 2022, sans doute plus vite que le calendrier électoral. Et nul doute que le prochain sommet Russie-Afrique fera, lui, la part belle aux chefs d’États du continent, élus ou pas…

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Qui sont les treize militaires morts au Mali ?

novembre 26, 2019

 

Les 12 officiers, sous-officiers et le caporal-chef servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap. Parmi eux se trouve le fils de l’ancien ministre Jean-Marie Bockel.

Treize soldats de l’armée française ont trouvé la mort lundi 25 novembre au Mali, dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, Niger et Burkina Faso, pendant une opération.

Deux hélicoptères étaient déployés pour appuyer des commandos engagés au sol à la poursuite d’un groupe de djihadistes armés. Un hélicoptère d’attaque «Tigres» et un hélicoptère de manœuvre et d’assaut «Cougar» se sont percutés, alors qu’ils volaient à très basse altitude.

Déjà les hommages se multiplient, le président de la République, Emmanuel Macron a salué ces «treize héros [qui] n’avaient qu’un seul but : nous protéger».

Parmi les victimes, deux opéraient dans l’hélicoptère «Tigre», les onze autres étaient embarqués dans le «Cougar». Ils étaient «six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué l’Élysée dans un communiqué.

Militaires tués au Mali: «Ils méritent notre admiration»

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est exprimé après l’accident entre deux hélicoptères qui a causé l’un des plus lourds bilans humains pour l’armée française depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983.

Quatre régiments endeuillés

Sur les treize victimes de l’accident, sept servaient dans le 5e Régiment d’hélicoptère de combat (5e RHC) de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il s’agissait des capitaines Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frisonroche, des lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel, ainsi que de l’adjudant-chef Julien Carette et du brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul.

Pierre Bockel était le fils de l’ancien ministre et sénateur centriste français Jean-Marie Bockel.

Les autres victimes servaient au 4e régiment de chasseurs (4e RCH) de Gap (Hautes-Alpes). Il s’agissait des maréchaux des logis Antoine Serre et Valentin Duval, du maréchal des logis en chef Alexandre Protin et du capitaine Romain Chomel de Jarnieu.

Romain Chomel de Jarnieu était lui le fils de l’amiral Benoît Chomel de Jarnieu, ancien Major-général de la Marine (second du chef d’État-major de la Marine nationale).

Les deux dernières victimes sont le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie du 93e Régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) de Varces (Isère) ainsi que le sergent-chef Andreï Jouk du 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol (Hérault).

La ministre des Armées rend hommage aux «treize héros» morts au Mali

La ministre des Armées s’est exprimée aux côtés du général d’armée François Lecointre en hommage aux soldats français tués au Mali dans la collision de deux hélicoptères de combat.

Les noms des treize soldats

Le capitaine Nicolas Mégard, du 5e régiment d’hélicoptère de combat de Pau, 35 ans. Soldat depuis plus de 14 ans, il avait rejoint le 35e régiment d’artillerie parachutiste en tant que sous-officier. Il avait ensuite rejoint l’École militaire interarmes en 2009, et avait suivi une formation de pilote Tigre, puis de chef de patrouille. Nicolas Mégard avait été déployé au Kosovo et au Mali, il était marié et père de trois enfants.

Le capitaine Benjamin Gireud, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 32 ans. Pilote d’hélicoptères «Cougar», Benjamin Gireud était militaire depuis 10 ans après avoir étudié à l’école des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. Il avait servi au Tchad et au Mali.

Le capitaine Clément Frison-Roche, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Ancien du lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, il avait intégré en 2012 l’École spéciale militaire de Saint-Cyr puis l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre. Clément Frisonroche était pilote d’hélicoptère «Tigre», cette mission était sa première OPEX. Il était marié et père d’une enfant.

Le lieutenant Alex Morisse du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 31 ans. Engagé en septembre 2011 en tant qu’officier sous contrat, il devient pilote opérationnel d’hélicoptère. Alex Morisse a été déployé plusieurs fois au Mali, il était pacsé.

Le lieutenant Pierre Bockel, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 28 ans. Engagé en tant qu’officier sous contrat depuis 2011, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre et obtient son brevet de pilote opérationnel sur hélicoptère. Pierre Bockel a été projeté à quatre reprises au Mali en tant que pilote de «Cougar», il vivait en couple et allait avoir un enfant.

L’adjudant-chef Julien Carette, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Engagé à l’âge de 18 ans, il servait sous les drapeaux depuis dix-sept ans. Julien Carette a été déployé en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Mali, au Burkina-Faso, et en Afghanistan. Il était en couple et père de deux enfants.

Le brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, 35 ans. Il avait rejoint l’armée il y a dix ans, et était déployé depuis au Gabon, à Djibouti et au Mali. Il était marié et père de deux enfants.

Le capitaine Romain Chomel de Jarnieu, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 34 ans. Il s’était engagé en tant que réserviste en 2012, il devient officier sous contrat en 2013. En 2019, il obtient le brevet de chef d’équipe de groupement commando montagne. Romain Chomel de Jarnieu a été déployé au Tchad et au Mali.

Le maréchal des logis Antoine Serre, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 22 ans. Il s’engage en 2015 au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix, puis rejoint le 4e régiment de chasseurs en 2016 au sein duquel il intègre le groupement commando montagne. Cette mission était sa troisième OPEX. Antoine Serre était pacsé.

Le maréchal des logis chef Alexandre Protin, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 33 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il devient sous-officier en entrant à l’école de Saint-Maixent et devient équipier commando en 2014. Il avait servi en Côte d’Ivoire et au Mali. Alexandre Protin était en couple.

Le maréchal des logis Valentin Duval, du 4e régiment de chasseurs de Gap, 24 ans. Engagé volontaire, il a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Il intègre l’École militaire de haute montagne et devient maréchal des logis en 2017, puis il intègre le groupement commando montagne. Il avait été déployé trois fois au Mali.

Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie, du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, 33 ans. Militaire depuis douze ans, il rejoint le groupement commando montagne de son régiment en 2018. Jérémy Leusie a servi au Tchad, en Afghanistan, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali et avait été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. Il était pacsé.

Le sergent-chef Andreï Jouk, du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, 43 ans. Il avait rejoint la Légion il y a onze ans. En 2016, il rejoint le groupement de commando montagne au sein duquel il a été projeté à plusieurs reprises au Sahel. Marié et père de quatre enfants, il était titulaire de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali: hélicoptères et soldats canadiens pour la Minusma

mars 19, 2018

Des soldats de la Minusma pendant une opération à Bamako en juillet 2017 / © AFP/Archives / MICHELE CATTANI

Le gouvernement canadien, après des mois d’atermoiements, a opté lundi pour le déploiement d’une force d’appui aérien à la mission de paix des Nations unies au Mali (Minusma), avec un contingent de Casques bleus pour moitié composé de femmes.

Pendant un an, la force opérationnelle comprendra deux hélicoptères Chinook de transport et de logistique et quatre hélicoptères Griffon « pour assurer une escorte et une protection armées », a indiqué le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

La date du déploiement sera fixée après consultations avec l’Onu, a dit M. Sajjan lors d’une conférence de presse à Ottawa avec Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères. Il aura lieu d’ici l’automne, avait assuré à l’AFP vendredi une source gouvernementale.

En accompagnement de ces hélicoptères sur le terrain, un contingent de militaires canadiens sera déployé à parité entre hommes et femmes.

Le Canada avait exprimé en novembre sa volonté de mobiliser 200 soldats pour des missions de maintien de la paix en favorisant la présence féminine au sein des Casques bleus.

« Une de nos priorités est d’augmenter la participation des femmes » dans les opérations de maintien de la paix, a déclaré Chrystia Freeland.

Le contingent serait donc ramené au tiers des 600 militaires que le Premier ministre Justin Trudeau avait promis de déployer peu de temps après son arrivée au pouvoir, à l’automne 2015.

Il a néanmoins réitéré son intention d’atteindre cet objectif à terme à travers une série « d’engagements conjoints » dans plusieurs pays.

Créée en 2013, la Minusma compte environ 12.000 Casques bleus et plus de 150 d’entre-eux ont été tués dans le cadre des opérations au Mali, ce qui en fait actuellement la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus dangereuse dans le monde.

Le déploiement au Mali sera la première mission de paix des Forces armées canadiennes en Afrique depuis celle qui avait avorté lors du génocide au Rwanda en 1994.

– Prudence –

« Nous avons été prudents dans notre décision d’entreprendre cette mission (…) et nous entendons prendre le temps de bien réfléchir » pour planifier ce déploiement. « La vie de chaque Canadien est précieuse », a insisté Mme Freeland.

Le nord du Mali, où des attaques jihadistes se poursuivent, était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont été en grande partie chassés par une opération militaire française lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de la Minusma, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mi-2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Les groupes jihadistes ont depuis étendu leurs attaques au centre et le sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

En riposte, le Mali, ainsi que le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, réunis au sein de l’organisation régionale G5 Sahel, ont lancé novembre une nouvelle force conjointe, qui doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d’ici le printemps.

En parallèle, 4.000 militaires français combattent les jihadistes au Mali.

Le Canada ne compte actuellement qu’une vingtaine de Casques bleus dans le monde, lui qui avait été à l’origine des missions de maintien de la paix lors de la crise de Suez dans les années 1950.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Justin Trudeau s’est fixé comme objectif d’avoir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021.

(©AFP / 19 mars 2018 18h05)

Evacuation prévue d’un millier de touristes en Nouvelle-Zélande

novembre 14, 2016

Les secours en Nouvelle-Zélande, dont un navire de la marine et des hélicoptères, étaient mobilisés lundi pour évacuer un millier de touristes bloqués dans la zone frappée par le séisme de magnitude 7,8. Il a fait deux mort et provoqué d’importants dégâts.

Un navire de la marine néo-zélandaise, le HMNZS Canterbury, a appareillé d’Auckland et devait arriver mercredi matin (heure locale) à Kaikoura, dans la région de l’Ile du Sud, afin d’évacuer quelque 500 touristes.

De gigantesques glissements de terrain provoqués par le séisme ont coupé les routes et les voies de chemin de fer menant à la ville de Kaikoura, où des centaines de sinistrés ont trouvé refuge dans des abris destinés aux évacuations.

Cette localité de 2000 habitants, située à environ 90 kilomètres au nord de Christchurch, accueille de 600 à 1000 touristes, dont une majorité de routards étrangers, venus admirer les baleines.

Quatre hélicoptères militaires commenceront à évacuer les touristes par petits groupes mardi et un avion Hercules C-103 se tenait prêt à larguer de l’aide à la ville dévastée par le séisme.

Selon la radio publique Radio New Zealand, une cinquantaine d’hélicoptères civils devaient également participer aux secours, et évacuer notamment des touristes se trouvant sur des terrains de rugby de la région.

Dévastation
Le HMNZS Canterbury procédera à l’évacuation de quelque 500 touristes par air et par mer qui seront acheminés à Lyttelton (à Christchurch), a indiqué le commandant du navire Simon Rooke.

Les intempéries rendaient difficiles les opérations de secours, mais des routes ont pu être rouvertes et le courant électrique rétabli dans des zones situées à l’extérieur de la zone de la région de Kaikoura la plus atteinte par le séisme.

Plus de 800 répliques, certaines d’une magnitude supérieure à 6, ont compliqué encore plus la tâche des équipes chargées des secours.

« Ce sont des scènes de dévastation absolue », a déclaré le Premier ministre John Key qui a survolé la zone en hélicoptère. Il faudra « des mois de travaux » pour réparer, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 21h47)

Le Koweït achète 30 hélicoptères français Caracal pour 1 md d’euros

août 9, 2016

Paris – Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a signé mardi à Koweït City le contrat d’achat par le Koweït de 30 hélicoptères français Caracal, pour plus d’un milliard d’euros, annoncé en 2015.

C’est une très bonne nouvelle, et le résultat d’un travail en équipe qui a associé tout au long de la négociation les industriels, les diplomates et les militaires a déclaré à l’AFP M. Le Drian, joint au téléphone depuis Paris.

Nous avons toujours eu avec le Koweït des relations de confiance, un partenariat réel qui remonte à de nombreuses années, et singulièrement au moment de l’occupation du Koweït par l’Irak, où la France a joué un rôle important dans l’alliance qui a permis la libération du Koweït, a-t-il ajouté.

L’achat de ces trente appareils (24 destinés à l’armée koweïtienne, 6 à la garde nationale) fait partie d’accords commerciaux signés entre les deux pays en octobre 2015, pour un montant total de 2,5 milliards d’euros.

Le contrat, passé avec Airbus Helicopters, prévoit la livraison du premier appareil dans 29 mois et du dernier dans 48 mois, a-t-on précisé à l’AFP dans l’entourage du ministre.

L’accord prévoit également la formation des équipages, des mécaniciens et la maintenance en conditions opérationnelles pendant au moins deux ans.

Les sociétés italienne Agusta et américaine Sikorsky avaient répondu à l’appel d’offres koweïtien lancé en 2013, mais il y avait du côté koweïtien une claire volonté d’accorder ce contrat à la France, dans le cadre de nos relations institutionnelles a indiqué une source dans l’entourage du ministre.

Les Caracal seront utilisés par l’armée koweïtienne essentiellement pour des missions de Combat search and rescue (sauvetage de pilotes abattus), de transport et d’appui au sol. Les appareils seront livrés armés de mitrailleuses, un contrat pour l’équipement de missiles anti-navires pourra être négocié ultérieurement, a-t-on dans l’entourage du ministre.

La France et le Koweït sont liés par un accord de défense signé en 1992 après la libération du Koweït par une coalition internationale qui avait chassé les forces irakiennes.

Dans un communiqué, Airbus Helicopters souligne que le Caracal est la dernière évolution des appareils Puma/Super Puma, déjà vendus à plus de 500 exemplaires dans le monde. 138 Caracal sont déjà en service en France, au Brésil, au Mexique, en Malaisie, Indonésie et Thaïlande.

La France reste très active dans les ventes d’armements aux pétromonarchies du Golfe. En 2015, le Qatar a passé commande de 24 Rafale, avion de combat qui intéresse aussi les Émirats arabes unis.

Le groupe de construction navale DCNS est par ailleurs candidat pour la vente de trois frégates antimissiles au Qatar qui pourrait également acquérir 300 véhicules de combat VBCI du constructeur français Nexter.

L’Arabie saoudite, le plus grand pays du Golfe qui a des relations étroites avec Paris, étudie pour sa part l’acquisition de plusieurs centaines de chars de combat et s’intéresse en particulier au char Leclerc, dont sont déjà équipés les Émirats.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2016 13h35)

Congo : l’opposition condamne l’action de l’armée au sud de Brazzaville

avril 10, 2016

 

L’Union panafricaine pour la démocratie et le progrès sociale (UPADS), principal parti de l’opposition au Congo, a condamné le pilonnage par les forces armées nationales de plusieurs localités du département du pool situé au sud de Brazzaville, la capitale.
 »Le Congo Brazzaville traverse à nouveau une période d’incertitudes qui sape les efforts de paix consentis par les congolais dans l’objectif de garantir le vivre ensemble », souligne le communiqué rendu public samedi à Brazzaville.

Le communiqué s’interroge en outre sur la justification que peut donner le gouvernement ‘’à ce déploiement d’armes lourdes et d’hélicoptères de combat qui ,sans cesse, pilonnent les localités de Soumouna, Mayama,Vindza, Kibouendé, Goma Tsé-Tsé (…),dans le département du pool au sud de Brazzaville ».

‘’Outre le climat paralysant et traumatisant ayant précédé l’élection présidentielle, les Congolais sont désagréablement surpris de constater la vague de terreur et de violence armées à Brazzaville à l’aube du 4 avril 2016, cette vague de terreur se poursuit encore à ce jour dans le département du pool », note le communiqué avant de ‘’s’étonner du silence de la communauté internationale face à ces crimes qui sont perpétrés tous les jours à huis clos dans une partie du Congo ».

Ce faisant, l’UPADS demande l’ouverture d »’une enquête impartiale » en vue ‘’d’établir les responsabilités ».

Des sources concordantes renseignent que l’armée est à pied d’œuvre pour traquer l’ex-rebelle le Pasteur Ntumi et les éléments de sa milice ‘’Ninjas Nsiloulou » qui seraient, de l’avis du gouvernement, les auteurs des violences au sud de Brazzaville.

Apanews.net

 

USA: deux hélicoptères militaires avec douze personnes à bord portés disparus

janvier 15, 2016

Washington – Les garde-côtes américains cherchaient vendredi deux hélicoptères militaires transportant douze personnes au total près des côtes de l’île d’Oahu, dans l’archipel d’Hawaï, après avoir été alertés d’une collision par l’armée, a indiqué à l’AFP une porte-parole des sauveteurs.

Nous avons trouvé une zone de débris à quelque quatre kilomètres de la côte et fouillons le périmètre. Nous n’avons trouvé aucun des membres de l’équipage pour le moment, a-t-elle ajouté, précisant avoir reçu l’appel peu avant minuit jeudi soir heure locale (09H38 GMT).

Les garde-côtes interviennent après avoir été informés que deux hélicoptères militaires sont entrés en collision au large des côtes au nord d’Oahu dans le Pacifique, a expliqué la porte-parole.

Les informations que nous avons reçues de la part des Marines est que deux de leurs hélicoptères opéraient près de cette île avec six membres d’équipage à bord de chaque appareil.

Selon les Marines, les deux hélicoptères recherchés sont des gros hélicoptères de transport CH-53. Stationnés à Hawaï, ils soutiennent les missions d’assaut des Marines en transportant des troupes de combat, de l’équipement lourd, nuit et jour par toutes conditions de temps.

Les garde-côtes ont dépêché un hélicoptère MH-65 Dolphin et un avion Hercules HC-130 sur place. La marine américaine a envoyé un hélicoptère en renfort et les pompiers fouillaient aussi la zone avec un hélicoptère et un bateau de secours.

Les Marines forment le corps expéditionnaire de l’armée américaine, soumis à un entrainement rigoureux et intense.

Ils ont déjà été frappés en mars dernier par l’un des pires accidents d’entraînement militaire américain de ces dernières années, avec le crash en Floride d’un hélicoptère UH-60 Blackhawk qui avait tué sept Marines et quatre membres de la Garde nationale de Floride.

L’accident avait été provoqué par la désorientation spatiale des pilotes, alors que la nuit était tombée et que les conditions météorologiques étaient très mauvaises, selon l’enquête.

Six Marines ont également été tués en mai 2015 au Népal dans l’accident de leur hélicoptère, lors des opérations de secours aux victimes d’un tremblement de terre.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2016 16h12)

Un soldat russe tué en Syrie à la recherche des pilotes du Su-24 abattu par la Turquie

novembre 24, 2015

Moscou – Un soldat russe a été tué mardi en Syrie lors d’une opération de sauvetage avortée des deux pilotes de l’avion Su-24 abattu plus tôt par la Turquie, dont l’un est présumé mort, a annoncé l’état-major russe.

Une opération de recherche-sauvetage pour évacuer les pilotes russes du lieu du crash a été menée à l’aide de deux hélicoptères Mi-8. Lors de l’opération, un des hélicoptères a été endommagé par des tirs et a dû atterrir. Un soldat a été tué, a annoncé le général Sergueï Roudskoï, selon un communiqué publié sur le site internet du ministère de la Défense.

Le reste de l’équipage du Mi-8 a été évacué vers la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie alors que l’appareil a été détruit par un tir de mortier venant des territoires sous contrôle de rebelles, a-t-il ajouté.

Selon l’état-major russe, le Su-24 a été abattu par l’armée turque au dessus du territoire syrien et s’y est écrasé à quatre kilomètres de la frontière.

L’équipage de l’avion s’est éjecté. Selon les informations préliminaires, un des pilotes est mort dans les airs alors qu’on lui tirait dessus depuis le sol, a précisé le général.

Selon lui, l’avion de chasse russe n’a pas pénétré dans l’espace aérien turc et l’armée turque n’a pas tenté d’entrer en contact radio ou visuel avec l’appareil russe avant de l’abattre, contrairement à ce qu’a affirmé Ankara.

Le F-16 turc ayant abattu l’appareil russe a en revanche pénétré dans l’espace aérien syrien, a affirmé le général, qualifiant l’acte de violation flagrante du droit international qui aura les conséquences les plus graves.

L’état-major russe a indiqué cesser tous les contacts militaires avec la Turquie et annoncé que le croiseur Moskva de la flotte russe, équipé de systèmes antiaériens, allait mouiller près de la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie.

Toutes les cibles représentant pour nous une menace potentielle seront détruites, a averti le général Roudskoï.

Les bombardiers russes, qui ont entamé leur mission en Syrie le 30 septembre, voleront désormais sous la protection de chasseurs, a également annoncé le général, ajoutant que les opérations de recherche des deux pilotes se poursuivaient.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2015 20h05)

Premières frappes par hélicoptère en Libye

juin 4, 2011

La France et la Grande-Bretagne ont déployé samedi pour la première fois leurs hélicoptères de combats contre les troupes du colonel Kadhafi, une semaine après l’annonce par Londres d’une «deuxième phase» des frappes de l’Otan contre le régime libyen.

Les appareils français Tigre et Gazelle, et britanniques Apache, ont conduit des frappes au sol dans la nuit contre des équipements et des forces de l’armée gouvernementale, a annoncé l’Otan.

Les Apache, des appareils très utilisés en Irak et en Afghanistan, ont détruit une installation radar et un poste de contrôle militaire situés près de Brega, ville côtière de l’Est libyen, a indiqué le ministère britannique de la Défense.

«Une vingtaine d’objectifs, dont une quinzaine de véhicules militaires, notamment des pick-up armés», ont été détruits, a dit à l’AFP le porte-parole de l’état-major français, le colonel Thierry Burkhard. Des structures de commandement de l’armée libyenne ont également été visées, a-t-il précisé.

Plusieurs hélicoptères ont dû riposter à des tirs d’armes légères en provenance du sol, mais aucun appareil n’a été touché, a-t-il poursuivi.

Ils ont ensuite rejoint sans encombre leurs porte-hélicoptères respectifs déployés au large des côtes libyennes, le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) français Tonnerre et le HMS Ocean britannique.

«Une nouvelle phase»

«Ce succès démontre les possibilités uniques offertes par le recours à des hélicoptères de combat», a estimé dans un communiqué le général Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération de l’Otan en Libye.

Ce recours permet à l’Alliance atlantique de disposer d’une «flexibilité supplémentaire pour repérer et s’attaquer aux forces pro-Kadhafi qui ciblent délibérément les civils et cherchent à se cacher dans des zones habitées», note le texte.

Le déploiement de ces appareils intervient plus de deux mois après le début de l’intervention internationale, sous mandat de l’ONU, visant à protéger les populations civiles de la répression du régime libyen.

Dans son rapport quotidien, l’Otan a par ailleurs dit avoir bombardé vendredi à Brega deux centres de commandement et de contrôle ainsi qu’un camp de l’armée libyenne.

Face à l’enlisement du conflit, et pour éviter les risques de toucher des populations lors de frappes en milieux urbains, Paris et Londres avaient annoncé la semaine dernière l’envoi d’une vingtaine de Tigre et de Gazelle français, et de quatre Apache britanniques. Les opérations de l’Otan entrent dans «une nouvelle phase», avait alors fait valoir, le 27 mai, le Premier ministre britannique David Cameron.

Le Japon gèle 4,4 milliards d’avoirs

Sur le front diplomatique, la rébellion continuait à oeuvrer pour être reconnue internationalement.

Pékin a ainsi annoncé vendredi que l’ambassadeur de Chine à Doha, Zhang Zhiliang, avait rencontré ces derniers jours Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles).

«Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur la situation en Libye», a déclaré un porte-parole de la diplomatie chinoise, répétant que la Chine espérait que la crise pourrait «être résolue par des moyens politiques et que l’avenir de la Libye (serait) décidé par le peuple libyen».

A Moscou, l’envoyé spécial du président Dmitri Medvedev, Mikhaïl Marguelov, a annoncé samedi qu’il s’envolerait lundi soir pour la Libye afin «de rencontrer des représentants de l’opposition et d’autres forces politiques à Benghazi», capitale de la rébellion.

Membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto, la Chine et la Russie s’étaient abstenues lors du vote en mars autorisant les frappes aériennes.

Moscou s’est depuis résolue à réclamer comme les Occidentaux le départ du colonel Kadhafi.

Selon la presse japonaise de samedi, le Japon a gelé 4,4 milliards de dollars d’avoirs appartenant à M. Kadhafi et à son entourage.

Mais jusqu’à maintenant, ces mesures coercitives, ni les défections de dirigeants politiques et militaires, n’ont fait reculer le Guide libyen, au pouvoir depuis près de 42 ans.

Lancée à la mi-février dans la foulée des soulèvements en Tunisie et Egypte voisines, l’insurrection libyenne et sa répression a fait entre «10.000 et 15.000 morts», et entraîné la fuite de 890.000 personnes, selon l’ONU.

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(Source AFP)