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Congo – Gouvernement: des ministres éconduits du Conseil des ministres pour cause de retard

avril 11, 2018

 

Ministres d’État: Gilbert Ondongo, Henri Djombo et Pierre Oba
Les ministres d’État Gilbert Ondongo et Henri Ndjombo, ainsi que le ministre Pierre Oba ont été empêchés de prendre part au conseil des ministres tenue ce mercredi. Les trois infortunés seraient arrivés en retard.

Les ministres Gilbert Ondongo, Henri Ndjombo et Pierre Oba n’auraient pas pris part au conseil des ministres tenu ce mercredi au palais du Peuple, sous la très haute autorité du président Denis Sassou N’Guesso. Et pour cause, le protocole d’État aurait purement et simplement demandé au trois ministres de rebrousser chemin, le président de la république s’étant déjà installé et le conseil ayant commencé.

Il va s’en dire que nous avions déjà dénoncé les retards récurrents de certains ministres aux conseils de cabinet présidés par le premier ministre.

Il est pourtant clair que le protocole d’État prend régulièrement le soins de rappeler aux ministres l’heure d’arrivée au conseil, de même que le cabinet du chef de l’État ainsi que celui du premier ministre en font autant.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

THEATRE : L’écrivain Congolais Henri DJOMBO s’illustre avec « Les bruits des couloirs »

septembre 16, 2015

À l’occasion de cette rentrée littéraire, Henri Djombo signe « Les bruits des couloirs ». Il s’agit d’une pièce de théâtre qui ne laissera pas indifférent le commun des mortels. En effet, après dix ans de règne, le roi du Kinango souhaite céder le pouvoir. C’est une chose impensable et insupportable pour les membres de sa famille qui vont se donner corps et âme pour amener le roi et la reine à changer d’avis, afin de conserver le pouvoir et ses privilèges.

Romancier et excellent dramaturge, l’auteur se saisit de la problématique de l’alternance du pouvoir en mettant en scène, à travers ce drame en cinq tableaux, un scénario inhabituel avec beaucoup d’intelligence. « Rassurez-nous, Majesté ! Dites que ce n’est pas vrai », supplie Guizo, oncle du roi et premier ministre du Royaume, en réponse au souverain. Au sein du conseil de famille et de celui des sages, c’est argument contre argument.

Ce coup monarchique aurait été facilement réalisable sans l’obstination de la famille royale, des diplomates, de la Communauté des Grandes Nations et, plus étonnant, du peuple à obvier la volonté du roi à quitter le trône. Le bilan de son règne était pourtant positif. Toutefois, ce souverain méritait de se retirer et de prendre du repos. La pauvreté avait reculé dans le royaume et le bien-être des kinangois s’était amélioré.

Le roi : « Au moment où m’accompagne encore la sagesse et me gouverne la lucidité, laissez-moi passer le témoin à quelqu’un d’autre. »
La tante du roi : « Dans nos coutumes, on ne connait pas d’ex-roi, car le pouvoir accompagne le souverain. »
Le roi : « Toute chose a une fin. »
La princesse Titie, sœur du roi : « Non, vous êtes un ange…»

Face à l’intransigeance du monarque et de la reine, la sœur et la fille du roi galvanisent la population à travers de violentes manifestations visant à obliger le roi à demeurer sur le trône. Des morts seront à déplorer, le roi changera donc de stratégie et souhaitera désormais transformer la royauté en république pour que tout fils digne du Kinango puisse avoir la possibilité de la diriger.

Il s’ensuivra une fin imprévisible… Ce souverain avait bel et bien terminé sa mission qui consistait à sortir le Kinango du sous-développement avec la bénédiction du Tout-Puissant.

Starducongo.com par Franck CANA

« Les bruits des couloirs » d’Henri Djombo, théâtre, éditions Langlois Cécile, 75 pages, 14 euros.