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Football : Hervé Renard, attendu à Lille, se sépare de la Côte d’Ivoire

mai 23, 2015

L'entraîneur Hervé Renard avec le président ivoirien Alassane Ouattara.
L’entraîneur Hervé Renard avec le président ivoirien Alassane Ouattara. © AFP

 Le Français Hervé Renard, attendu à Lille, n’est plus le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, qu’il a mené au titre continental en février, a-t-on appris vendredi auprès de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

La FIF a accepté vendredi, à la demande d’Hervé Renard, de mettre fin de « façon anticipée » à son contrat.

« Je me suis dit qu’après le succès à la CAN, il était difficile de faire mieux et qu’il me fallait relever d’autres challenges », a déclaré l’entraîneur français à la presse.

Il est désormais attendu à Lille, où il devrait s’engager dans les prochains jours après l’officialisation mardi du départ de l’actuel entraîneur René Girard.

Hervé Renard, 46 ans, avait signé en août 2014 un contrat de 2 ans renouvelables avec la FIF, six mois avant de remporter avec « Les Eléphants » la CAN-2015 disputée en Guinée équatoriale.

Il s’était révélé en 2012 en remportant une première fois la compétition africaine, avec la Zambie, à la surprise générale.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire – Renard : « Le collectif prime sur tout. Si tu intègres ça, tout est possible ! »

février 10, 2015

Hervé Renard est le seul entraîneur à avoir gagné deux CAN avec deux sélections différentes.
Hervé Renard est le seul entraîneur à avoir gagné deux CAN avec deux sélections différentes. © DR

Depuis le retour de la délégation ivoirienne à Abidjan lundi, les Éléphants répondent aux multiples invitations officielles afin de fêter le second titre de champion d’Afrique de leur histoire (0-0, 9-8 aux t.a.b face au Ghana). Hervé Renard, le sélectionneur national, revient sur la folle épopée des Ivoiriens.

Jeune Afrique : l’accueil de la population ivoirienne doit vous renvoyer à des souvenirs pas très anciens…

Hervé Renard : Oui, cela me rappelle la ferveur du peuple zambien après notre succès lors de la CAN 2012. Depuis notre retour à Abidjan, nous avons droit à un accueil extraordinaire. J’avais dit aux joueurs que pour eux, que pour leurs compatriotes, gagner une CAN était quelque chose de fantastique. Que c’était une émotion à vivre et qu’elle valait bien de faire des sacrifices.

Cette année, la Côte d’Ivoire n’étant pas le grand favori. Cela a-t-il mis un peu moins de pression sur vos joueurs ?

Non, car la pression, nous nous l’étions mise nous-mêmes. Quand on joue pour un grand pays comme la Côte d’Ivoire, on se doit de la supporter. À partir du moment où je suis arrivé dans ce pays, en août dernier, j’avais un objectif : qualifier la Côte d’Ivoire à la CAN, et essayer de la gagner. Je suis quelqu’un d’ambitieux, et quand je signe quelque part, c’est pour avoir des résultats. Évidemment, nous n’étions sûrs de rien, car on avait renouvelé une partie de l’équipe avec mon staff, mais nous avons tout mis en œuvre pour aller au bout.

Dirige-t-on les stars ivoiriennes comme les internationaux zambiens ?

Quand j’ai vu les joueurs, je leur ai dit certaines choses qu’ils n’avaient peut-être pas envie d’entendre.

On doit adapter son discours en fonction de chacun, de son expérience. J’ai beaucoup appris de Claude Le Roy, dont j’étais l’adjoint au Ghana notamment. On ne parle pas de la même façon à Yaya Touré qu’à un joueur qui n’a pas son vécu, son aura. Mais pour avancer, pour faire passer un message, il faut aussi dire certaines choses.

Et vous n’avez pas hésité à le faire…

Vous me connaissez très bien, vous savez comment je fonctionne. J’étais parfaitement conscient de la qualité individuelle de cette équipe. Mais pour gagner, même si le talent est indispensable, il faut un vrai esprit collectif. Alors, quand j’ai vu les joueurs, je leur ai dit certaines choses qu’ils n’avaient peut-être pas envie d’entendre. Qu’il fallait avoir à l’esprit que le collectif prime sur tout. Si tu intègres cela, tout est possible !

Il n’ya eu aucun problème de comportement lors de la CAN ?

Aucun. La preuve,  on a fini à 23 alors qu’en 2012, j’avais viré un joueur zambien pour cause d’indiscipline ! Certains n’étaient peut-être pas satisfaits de ne pas jouer, et c’est normal, mais aucun n’a posé de problème. Prenez Copa Barry : deux jours avant la finale, alors qu’il n’a pas joué un match, je vais lui dire que son comportement est exemplaire, qu’il apporte beaucoup au groupe. Et le jour de la finale, parce que Gbohouo se blesse, il est titulaire et fait le match qu’on sait

Depuis la victoire à Bata, il y a des spéculations autour de votre personne. Allez-vous rester le sélectionneur des Eléphants ?

J’ai un contrat jusqu’au 31 juillet 2016. On doit se voir prochainement avec le président Diallo pour faire le planning des prochaines semaines, et notamment les matches amicaux de mars. Vous savez que je suis ambitieux, que j’ai envie de disputer une Coupe du monde ou de jouer la Ligue des Champions. Ce qui me guide, c’est la passion. Pour l’instant, j’ai juste envie de savourer cette CAN.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

Côte d’Ivoire – CAN 2015 : la victoire collective des Éléphants

février 9, 2015

Le capitaine ivoirien Yaya Touré lève le trophée après la victoire de la Côte d'Ivoire en final
Le capitaine ivoirien Yaya Touré lève le trophée après la victoire de la Côte d’Ivoire en final © Photo AP

Championne d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire après la finale remportée aux tirs au but face au Ghana dimanche (0-0, 9-8 aux t.a.b.), la Côte d’Ivoire doit son succès à la force de son collectif où se sont fondus les talents de la génération dorée. Récit d’une épopée.

Ce lundi 9 février, les Ivoiriens – pour ceux qui ont dormi – se sont réveillés avec un immense sourire. Les Élephants, le nom de la sélection nationale, ont remporté la deuxième Coupe d’Afrique des nations de leur histoire au bout d’une finale interminable face au Ghana dimanche soir dans le stade de Bata en Guinée équatoriale (0-0, 9-8 aux t.a.b.). La Côte d’Ivoire entre donc dans le cercle fermé des pays qui ont remporté plus d’une fois la compétition. Un club très select qui compte désormais six membres (Ghana, Égypte, RD Congo, Nigeria, Cameroun et Côte d’Ivoire).

Copa Barry, Hervé Renard, Serey Die, Wilfried Bony, ces héros

Dans une compétition très serrée et homogène, la Côte d’Ivoire a lutté pour s’extraire du groupe D où le suspense était hitchcockien lors de la dernière journée. Avant la victoire arrachée par les Élephants face au Cameroun (1-0) grâce à un but de Max-Alain Gradel, belle surprise de ce tournoi, toutes les équipes étaient à égalité parfaite. Dans ce genre de situation où chaque infime détail peut faire pencher la balance, les joueurs d’Hervé Renard on eu le mérite d’éviter de s’exposer à un éventuel tirage au sort qui a départagé la Guinée et le Mali pour la qualification en quarts de finale. La Côte d’Ivoire a aussi survécu à un match pénible contre la Guinée (1-1) où les Élephants ont réussi à égaliser après avoir été mené au score à dix contre onze. L’expulsion de Gervinho auraient pu les couler mentalement, ils ont rebondi. « Quand on a mal débuté la première mi-temps contre la Guinée, on a toujours gardé le cap », confiait le sélectionneur Hervé Renard dimanche soir. « Il a fallu dire certaines vérités. Les joueurs ont fait beaucoup d’efforts, aujourd’hui ils sont récompensés. »

Sa victoire finale dans la CAN 2015, la Côte d’Ivoire ne l’a doit pas à un joueur en particulier. Contrairement au Ghana, où le Ghanéen André Ayew a survolé la compétition, pas un Ivoirien n’a semblé vraiment s’élever au dessus de l’équipe. C’est d’abord un collectif, très talentueux évidemment, qui a gagné. L’attaquant Wilfried Bony a endossé le rôle de sauveur en inscrivant un doublé en quarts de finale face à l’Algérie. Yaya Touré a sorti les Ivoiriens du piège tendu par la RD Congo en demi-finale en ouvrant le score d’une frappe incroyable. Et Copa Barry, le gardien remplaçant, est devenu le héros national en inscrivant le tir au but vainqueur en finale après avoir lui-même stoppé celui du gardien ghanéen Braimah. « Je ne suis pas grand, ni par le talent, ni par la taille. Mais je veux travailler et progresser. J’ai travaillé pour l’équipe, j’ai travaillé pour le groupe », déclarait les larmes aux yeux Copa Barry après la victoire des siens.

L’attaquant ivoirien Gervinho pose avec sa médaille pour les caméras. (Photo AP)

Le déclic face à l’Algérie

Mais c’est face aux Fennecs, présentés comme les favoris de la CAN 2015 à l’entame du tournoi, que la Côte d’Ivoire a livré son plus gros match en Guinée équatoriale (3-1). C’est contre l’Algérie que les joueurs d’Hervé Renard ont pris conscience de leur force. Dans ce quarts de finale, ils se sont appliqués à suivre les consignes de leur entraîneur :  évoluer bas sur le terrain avec un Yaya Touré dans un rôle de sentinelle devant la défense pour renforcer la solidité de l’équipe, et jouer en contre. « On a battu l’Algérie, qui est sans doute la meilleure équipe du tournoi », confiait d’ailleurs Hervé Renard après cet exploit. C’est lui qui est à l’origine de la transformation du jeu ivoirien, devenu moins spectaculaire mais plus efficace. Avec succès.

Le gardien ivoirien Copa Barry vient d’inscrire le tir au but de la victoire. (Photo AP)

Une victoire pour Didier Drogba

« Déçu de ne pas faire parti de cette aventure mais content et soulagé d’avoir arrêté à temps pour que vous puissiez grandir! Faites de ce jour, votre jour, votre victoire et le reste sera historique. » Ces mots étaient écrits la veille de la finale sur Instagram par Didier Drogba, la légende ivoirienne, l’icône de la fameuse « génération dorée » qui avait pris sa retraite internationale en même temps que Didier Zokora, un autre ancien, à l’issue de la Coupe du monde 2014. Avec le triomphe face au Ghana, la plus talentueuse génération de joueur ivoiriens de tous les temps a enfin marqué l’histoire d’une encre indélébile. Gervinho, Yaya et Kolo Touré, Tiéné et les autres règnent enfin sur le toit de l’Afrique après deux défaites en finale, en 2006 et 2012. Même sans Didier Drogba à qui cette victoire appartient aussi pour l’ensemble de sa carrière. En fait, toute la Côte d’Ivoire est championne d’Afrique ce lundi 9 février. Une date qui a été déclarée « journée fériée, chômée et payée sur l’ensemble du territoire ivoirien », par le président Alassane Ouattara.

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Jeuneafrique.com par Camille Belsoeur

La Côte d’Ivoire remporte la CAN 2015 à l’issue d’une folle séance de tirs au but

février 8, 2015

L’Ivoirien Serey Die défie balle au pied le Ghanéen Kwesi Appiah, à Bata le 8 février. © Photo AP

Les Ivoiriens ont remporté la 2e Coupe d’Afrique des nations de leur histoire en battant le Ghana à l’issue d’une séance de tirs au but complètement folle (9-8) où c’est le gardien des Elephants Copa Barry qui a offert la victoire à son pays. Avant cela, aucune équipe n’avait pu prendre l’avantage (0-0). Hervé Renard devient le premier entraîneur a remporté la compétition avec deux sélections différentes.

Longtemps la finale de la CAN 2015 a sombré dans l’ennui. Peu d’occasions, peu de spectacle, peu de tout. Mais ça, c’était avant les tirs au but. Quand après 120 minutes, dont une demi-heure de prolongations, personne n’avait pu se départager dans la nuit tropicale de Bata (0-0), le spectacle est venu de la loterie du football. Et au-delà de désigner le vainqueur, la séance de tirs au but de la finale 2015 a basculé dans la légende. Le Ghana a d’abord mené deux buts à zéro avant de se faire reprendre à 2-2. Tout le monde marquait ensuite, et après 10 frappeurs de chaque côte ce sont les deux gardiens qui sont entrés en scène. Le portier ghanéen Braimah voyait son tir stoppé par Copa Barry. Le gardien ivoirien s’écroulait alors au sol, souffrant ou simulant des crampes – on l’a vu ensuite courir sans problème pour fêter la victoire -, avant de finalement s’élancer et d’offrir la victoire à son pays. C’est le deuxième titre de la Côte d’Ivoire, le premier pour la génération dorée ivoirienne qui avait vu Didier Drogba, l’icône, partir à la retraite internationale l’été dernier.

On s’attendait à une finale de la CAN 2105 de costaud entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais peut-être pas dans ce sens là. Après avoir passé trois buts à chacun de leurs adversaires en quarts et en demi-finale, les Elephants et les Black Stars ont adopté la tactique du hérisson à Bata dimanche soir. Aucune des deux équipes n’a voulu se découvrir et l’envie de ne pas perdre l’a emporté sur la volonté de gagner lors des 90 minutes du temps réglementaire. Ce n’est peut-être pas le plan de bataille des entraîneurs, comme en témoigne les consignes hurlées par Hervé Renard sur le banc ivoirien une bonne partie de la rencontre : « ne reculez pas, ne reculez pas! ».

Le poteau d’Atsu

Dans une finale où le ballon circulait principalement au milieu de terrain, les fautes ont été plus nombreuses que les occasions. Quelques rares coups d’éclats ont tout de même éclairé la touffeur de la nuit équato-guinéenne. C’est Max-Alain Gradel, l’attaquant ivoirien, qui le premier faisait passer un frisson dans le camp adverse au quart d’heure de jeu. Décalé par Gervinho à l’entrée de la surface de réparation, il envoyait un boulet de canon juste au dessus de la barre tranversale de Braimah, le gardien ghanéen. Ensuite ? L’attaquant ghanéen Christian Atsu réalisait le geste de la rencontre à la 26e, lui qui avait déjà inscrit un but splendide face à la Guinée en quarts. En pivot, l’attaquant d’Everton (Premier League) se retournait vif comme l’éclair avant d’expédier une frappe enroulée du gauche de 25 mètres qui allait s’écraser sur le poteau de Barry Copa. Le gardien ivoirien qui était déjà de la finale perdue face à la Zambie… d’Hervé Renard en 2012.

Le remake de la finale de 1992

La deuxième période se révélait être encore plus terne. La fatigue et la chaleur tropicale de Bata pesait de plus en plus sur les organismes, déjà fatigués par trois semaines de compétition. Il manquait toujours un petit quelque chose aux Ivoiriens ou Ghanéens pour faire la différence et inscrire ce but tant fantasmé. Comme à la 90e minute quand Serge Aurier débordait toute la défense des Black Stars, mais Seydou Doumbia était trop court de quelques centimètres pour reprendre l’offrande.Le scénario semblait alors déjà écrit avant le rab des prolongations, où il ne se passait rien de plus. Ce Ghana-Côte d’Ivoire serait le remake à l’identique de la finale de 1992 entre les deux équipes qui déjà s’était joué au tirs au but après un score nul et vierge. Il y a 23 ans le destin avait penché en faveur des Ivoiriens dans cette loterie du football. En 2015, les Dieux du football n’ont pas changé d’avis.

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Jeuneafrique.com par Camille Belsoeur

Côte d’Ivoire : Hervé Renard à Londres pour rencontrer Yaya Touré et Drogba

décembre 23, 2014

Hervé Renard et Didier Drogba.
Hervé Renard et Didier Drogba. © AFP/Montage J.A.

Hervé Renard séjourne en ce début de semaine à Londres pour rencontrer l’actuel capitaine des Éléphants, Yaya Touré, et le précédent, Didier Drogba. Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire doit aussi parler à d’autres joueurs évoluant en Premier League.

Le coach des Éléphants de Côte d’Ivoire, Hervé Renard séjourne depuis le début de la semaine en Angleterre, avec pour objectif premier de rencontrer Yaya Touré, le joueur de Manchester City et capitaine de la sélection nationale. « Mais il devrait aussi rencontrer aussi la star Didier Drogba. On ignore pour le moment de quoi ils vont parler. Mais Drogba n’a aucun problème avec Renard. Il a plutôt des relations exécrables avec le président de la FIF [Agustin Sidy Diallo]« , confie une source proche du sélectionneur national.

L’agenda de Renard lui permettra de rencontrer les autres joueurs des Éléphants évoluant en Angleterre, notamment Wilfried Bony (Swansea) et Tioté Cheick (Newcastle). Selon nos informations, le sélectionneur compte rencontrer aussi Jérémie Boga, jeune prodige franco-ivoirien né à Marseille et évoluant dans l’équipe Chelsea FC.

« Hervé Renard essaiera de convaincre le jeune Boga, âgé de 18 ans, de rejoindre les Éléphants, mais il est aussi convoité par la Fédération française de football (FFF) », explique notre interlocuteur. En attendant, on en saura sans doute un peu plus mardi soir sur le budget affecté par l’État ivoirien à la campagne des Éléphants à la prochaine  Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Guinée Équatoriale.

Jeuneafrique.com Par Baudelaire Mieu, à Abdijan