Posts Tagged ‘hezbollah’

Des extrémistes tentent d’infiltrer les renseignements américains

septembre 2, 2013

Al-Qaïda et d’autres groupes considérés comme ennemis ont cherché à plusieurs reprises à infiltrer les agences de renseignements américaines, écrit le « Washington Post ». Ces tentatives ont amené ces offices à lancer des enquêtes sur des milliers de leurs employés.

La CIA a révélé qu’environ un cinquième des postulants à un emploi présentant un profil suspect avait « des liens significatifs avec des terroristes et/ou des services de renseignements hostiles », écrit le journal. Le « Washington Post » cite un document confidentiel qui lui a été remis par Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), recherché pour espionnage.

Bien que le document ne donne pas de détails sur la nature des liens terroristes ou hostiles des candidats, il cite le plus souvent le Hamas, le Hezbollah, Al-Qaïda et ses affiliés.

4000 personnes visées

La crainte d’infiltration est telle que la NSA avait prévu l’année dernière d’enquêter sur au moins 4000 personnes qui avaient obtenu une habilitation de sécurité. L’agence a surveillé des activités potentiellement suspectes en passant au crible des milliards de frappes sur les claviers des ordinateurs de travail.

Les comportements suspects incluent la consultation de bases de données confidentielles par des personnes qui n’y ont pas accès habituellement, ou le téléchargement de certains documents, ont expliqué au « Washington Post » deux personnes familières du logiciel utilisé pour surveiller le personnel.

Snowden entre les mailles du filet

Mais le programme, qui a coûté des millions de dollars, a connu des retards importants, et n’a surtout jamais détecté M. Snowden copiant un large éventail de documents hautement confidentiels de la NSA.

« Au cours des dernières années, un petit nombre de candidats à la CIA ont été signalés pour divers problèmes », a déclaré un responsable. « Une personne sur cinq de ce petit groupe avait effectivement des liens significatifs avec des services de renseignements hostiles et/ou des groupes terroristes ».

Romandie.com

Douze morts dans des heurts entre armée et sunnites au Liban

juin 23, 2013

Dix soldats et deux activistes sunnites sont morts dimanche à Saïda, au sud de Beyrouth. Ils ont perdu la vie dans des affrontements entre l’armée et les partisans d’un imam sunnite radical hostile à l’intervention militaire du Hezbollah chiite en Syrie.

Les heurts, qui ont fait également une cinquantaine de blessés, ont éclaté après l’arrestation d’un adepte du cheikh Ahmed al Assir, selon des sources locales. Les partisans du cheikh ont ensuite affronté des membres du Hezbollah à l’arme automatique et au lance-roquettes. D’autres ont attaqué les forces de sécurité en représailles et appelé tous les partisans d’Assir à descendre dans les rues du pays.

« L’armée s’efforce depuis des mois de tenir le Liban à distance des problèmes de la Syrie et elle a refusé, comme on lui demandait à plusieurs reprises, de réprimer le groupe de cheikh Ahmed al Assir », a déclaré le commandement militaire dans un communiqué.

« Mais ce qui s’est produit aujourd’hui dépasse tout ce à quoi on pouvait s’attendre. L’armée a été attaquée de sang-froid dans une tentative d’allumer la mèche à Saïda, comme en 1975 », a-t-elle ajouté. Une allusion à l’année de déclenchement de quinze années de guerre civile au Liban.

Appel à la mobilisation

Dans une vidéo diffusée sur le site YouTube, le cheikh Assir a lancé un appel à la mobilisation de son camp: « Nous exhortons tous nos partisans, où qu’ils soient, à venir protéger notre religion, nos femmes et notre honneur. »

Des affrontements entre les deux groupes avaient déjà fait un mort mardi à Saïda, ville côtière majoritairement sunnite. Les violences liées au conflit syrien, qui oppose le clan alaouite d’Assad soutenu par le Hezbollah à des rebelles principalement sunnites, étaient jusqu’ici centrées sur Tripoli, la deuxième ville du Liban.

Romandie.com

L’armée syrienne sur le point de lancer la bataille d’Alep

juin 9, 2013

DAMAS – L’armée syrienne s’apprête à lancer l’assaut de la ville et de la province d’Alep (nord) pour reconquérir les zones contrôlées par les rebelles, a affirmé dimanche à l’AFP un responsable des services de sécurité syriens.

Cette annonce intervient après la reconquête cette semaine de l’ensemble de la région de Qousseir, ex-fief rebelle dans le centre-ouest du pays par l’armée avec l’aide déterminante du Hezbollah chiite libanais.

Il est probable que la bataille d’Alep commence soit dans les heures, soit dans les jours qui viennent, et ce en vue de récupérer les villages et les villes occupés (par les rebelles) dans la province, a indiqué la même source.

Le responsable, qui n’a pas fourni plus de précisions, a ajouté l’armée arabe syrienne est prête à exécuter sa mission dans cette province.

Des analystes avaient affirmé à l’AFP que le régime, fort de son succès à Qousseir, se préparait à l’assaut d’autres régions qui échappent à son contrôle.

Le quotidien syrien Al-Watan, proche du pouvoir, a indiqué dimanche que l’armée a commencé à se déployer à grande échelle dans la province d’Alep, en préparation à une bataille qui sera livrée à l’intérieur de la ville et dans sa périphérie.

Les rebelles avaient lancé la bataille d’Alep il y a près d’un an et depuis, des combats et des bombardements quotidiens secouent cette deuxième ville du pays et ex-capitale économique de Syrie.

Al-Watan a également ajouté que l’armée syrienne va exploiter l’expérience de Qousseir, dans la région de la Ghouta (près de Damas) et avancer dans la province de Hama (centre) contiguë à celle de Homs.

Les conséquences de la bataille de Qousseir vont (…) dessiner les contours de l’avenir politique de la Syrie, résume le journal.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) avait rapporté il y deux jours que l’armée syrienne massait des milliers de soldats dans la région d’Alep dans le but de reprendre les positions rebelles et de couper leurs approvisionnements en armes à partir de la Turquie toute proche qui les soutient.

L’ONG avait également indiqué que le Hezbollah avait envoyé des dizaines de ses cadres pour former des centaines de Syriens chiites au combat, mais pas de combattants.

Les alaouites, communauté du président Assad, sont une branche du chiisme alors que les rebelles sont dans leur grande majorité sunnites.

L’armée pourra-t-elle remporter des victoires à Alep comme à Qousseir?, s’interroge Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH.

Qousseir a été totalement assiégée par le Hezbollah, en raison de la proximité de la frontière libanaise, a-t-il dit.

Mais le Hezbollah n’est pas une armée et ne peut se déplacer en masse dans tout le territoire syrien, a précisé M. Abdel Rahmane.

Dans la ville de Homs, où subsistent des poches rebelles assiégées depuis un an, des militants ont exprimé la crainte qu’ils ne soient visés après Qousseir.

Nous avons essuyé cinq assauts en un an, mais Qousseir était le principal objectif. Maintenant on craint qu’ils ne tournent leur attention vers Homs, a affirmé à l’AFP via internet un militant qui se fait appeler Abou Yazan

Le siège se resserre de plus en plus, il n’y pas de porte de sortie et les provisions de nourriture que nous avons stockées s’amenuisent, affirme de son côté Abou Bilal, un autre militant.

Romandie.com avec (©AFP / 09 juin 2013 15h31)

Israël pas impliqué dans le conflit en Syrie, chute d’un obus dans le Golan

mai 7, 2013

JERUSALEM – Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a affirmé mardi que son pays ne s’impliquait pas dans la guerre civile en Syrie mais continuerait à empêcher le transfert d’armes perfectionnées au Hezbollah chiite libanais, après des raids israéliens près de Damas.

Dans la matinée, un obus de mortier tiré à partir du territoire syrien a explosé dans la partie occupée par Israël du sud du plateau du Golan sans faire ni victime ni dégât, apparemment à la suite de combats entre armée et rebelles, a annoncé une porte-parole de l’armée israélienne.

Nous ne nous impliquons pas dans la guerre civile en Syrie, mais nous avons annoncé quels étaient nos intérêts, a indiqué M. Yaalon, dont les propos étaient retransmis par les radios israéliennes, lors d’une inspection près de la bande de Gaza.

Nous avons fixé des lignes rouges, parmi lesquelles le transfert d’armes perfectionnées à des organisations terroristes comme le Hezbollah et d’autres, ou d’armes chimiques, ou la violation de notre souveraineté le long de la frontière, a-t-il ajouté.

Israël a lancé vendredi et dimanche une série de raids dans la région de Damas, qui visaient selon des responsables israéliens des armes iraniennes destinées au Hezbollah, ce que Téhéran a démenti.

De son côté, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Benny Gantz, a qualifié de réel défi la période actuelle, lors d’une cérémonie de remise de grades à des officiers supérieurs lundi soir à Tel Aviv.

Il apparaît clair qu’en voyant cette semaine, celle d’avant, celle d’il y a un mois, deux mois, un an, deux ans, nous voyons la nécessité pour Tsahal (l’armée) d’agir sur tous les fronts, de façon routinière ou dans l’urgence, aussi bien en période d’accalmie que pendant une guerre, a déclaré le général Gantz aux officiers.

A Gaza, la police du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir, a dispersé mardi à coups de matraques une manifestation organisée par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche nationaliste) à Khan Younès pour protester contre les frappes israéliennes en Syrie, a constaté l’AFP. Au moins trois manifestants ont été blessés, selon un représentant du FPLP, Nasrallah Jarhoun.

L’ONU a indiqué mardi avoir protesté formellement auprès d’Israël après avoir constaté depuis une semaine une intensification des survols du Liban par l’armée de l’air israélienne.

Ces survols constituent une violation de la souveraineté du Liban et de la résolution 1701 des Nations unies, qui prévoyait un cessez-le-feu à la suite de l’incursion militaire israélienne au sud Liban en 2006, a estimé à New York le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky.

A Damas, un responsable syrien a assuré que son pays riposterait à ces raids mais choisira le moment pour le faire, peut-être pas immédiatement.

Le ministre israélien de la Défense a averti que l’armée israélienne riposterait à tout tir syrien vers le Golan occupé en visant l’origine du tir.

Lundi, deux roquettes tirées de Syrie avaient explosé dans le même secteur du Golan, selon l’armée israélienne.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a deux ans, la situation s’est tendue sur le Golan, mais les incidents –obus syriens tombant en secteur sous contrôle israélien et tirs de semonce israéliens– sont restés jusqu’à présent relativement limités.

Israël, officiellement en état de guerre avec la Syrie, occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu’il a annexés, une décision que n’a jamais reconnue la communauté internationale, environ 510 km2 restant sous contrôle syrien.

Une force de l’ONU, la FNUOD (Force de l’observation du désengagement sur le Golan), est chargée depuis 1974 de faire respecter le cessez-le-feu. Quatre observateurs de la FNUOD ont été enlevés sur le plateau du Golan par un groupe armé, a indiqué mardi une porte-parole de l’ONU.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2013 20h34)

Le pouvoir syrien menace Israël d’une riposte, craintes de conflit régional

mai 6, 2013

DAMAS – Le régime syrien, embourbé dans une guerre avec une rébellion voulant sa chute, a affirmé lundi qu’il choisirait le moment pour riposter aux frappes israéliennes contre son territoire, faisant craindre un conflit régional.

L’ONU et la Russie, un des rares alliés du président Bachar al-Assad, se sont d’ailleurs inquiétées d’une possible escalade après les raids aériens israéliens contre des positions militaires vendredi et dimanche près de Damas, et les menaces de l’Iran et du Hezbollah libanais, autres soutiens du pouvoir syrien.

Un autre sujet d’inquiétude est le recours présumé aux armes chimiques, Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête de l’ONU, ayant affirmé que les insurgés ont fait usage de gaz sarin.

Dans un premier bilan du raid dimanche, une ONG a fait état d’au moins 15 soldats syriens tués et précisé que le sort de dizaines d’autres restait inconnu.

La Syrie répondra à l’agression israélienne mais choisira le moment pour le faire. Cela ne se produira peut être pas immédiatement car Israël est en état d’alerte, a affirmé à l’AFP un responsable syrien joint à Damas depuis Beyrouth. Nous allons attendre mais nous répondrons.

La veille, le pouvoir avait averti que cette agression ouvrait la porte à toutes les options et la télévision d’Etat avait prévenu que les missiles sont prêts pour frapper des cibles précises.

Craignant d’éventuelles représailles, Israël a annoncé le déploiement de deux batteries anti-missiles dans le nord de son territoire, ordonné la fermeture de l’espace aérien dans cette zone jusqu’à lundi soir et renforcé la sécurité autour de ses ambassades.

Un responsable israélien a affirmé que les frappes avaient visé des dépôts d’armes iraniennes destinées au Hezbollah, assurant que son pays ne permettrait aucun transfert d’armes au mouvement libanais contre lequel Israël a mené une guerre en 2006 sans parvenir à le faire plier.

Mais Téhéran a nié la présence d’armes iraniennes sur ces sites et prévenu que ces raids provoqueraient des événements graves dans la région desquels les Etats-Unis et le régime sioniste ne sortiront pas gagnants.

Le 30 avril déjà, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont les hommes combattent aux côtés de l’armée syrienne, avait averti que son mouvement et l’Iran ne permettraient pas que le régime Assad tombe.

Recours des rebelles au gaz sarin

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Raids, menaces et éventuelles représailles risquent de marquer un tournant dans le conflit syrien qui a déjà débordé avec des affrontements aux frontières et des centaines de milliers de Syriens ayant trouvé refuge dans les pays voisins.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, très préoccupé, a appelé toutes les parties à faire preuve du maximum de retenue et à agir de manière responsable pour éviter une escalade de ce qui est déjà un conflit dévastateur.

Moscou a estimé que les raids israéliens pourraient provoquer une escalade, avec le risque d’apparition des foyers de tension dans les pays voisins, notamment au Liban.

L’Union européenne a aussi dit redouter la propagation du conflit au-delà du territoire actuel, appelant toutes les parties à ne pas mettre à mal la stabilité déjà très très précaire de la région.

Depuis le début du conflit déclenché en mars 2011 avec la répression par le régime d’un mouvement de contestation pacifique devenu rébellion, Israël a mené trois raids près de Damas, le 30 janvier et les 3 et 5 mai.

Celui du 5 mai a touché un centre de recherches scientifiques à Jamraya, déjà visé le 30 janvier, ainsi qu’un dépôt de munitions et une unité de la défense anti-aérienne, selon une source diplomatique à Beyrouth. Celui du 3 mai a visé des armes russes entreposées à l’aéroport de Damas.

Après le dernier raid, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présidé une réunion d’urgence de son cabinet de sécurité, avant de partir avec quelques heures de retard en visite officielle en Chine.

Samedi, son allié américain avait jugé justifié que les Israéliens cherchent à se protéger contre le transfert d’armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah.

Alors que les combats continuent de faire rage sur de multiples fronts en Syrie, Mme del Ponte a affirmé que selon les témoignages recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin. Elle a dit que les enquêtes pourraient aussi établir si le régime avait également utilisé des armes chimiques.

L’opposition et les pays occidentaux ont affirmé ces dernières semaines que le régime avait utilisé de telles armes. Mais le président américain Barack Obama a affirmé ne pas prévoir a priori d’envoyer des soldats américains sur le territoire syrien, même si cela était prouvé.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mai 2013 14h05)

L’Iran prêt à entraîner l’armée syrienne si besoin

mai 5, 2013

TEHERAN – L’Iran est prêt à entraîner l’armée syrienne en cas de besoin, a déclaré le commandant de l’armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité dimanche par l’agence officielle Irna.

Nous sommes aux côtés de la Syrie et s’il y a besoin, nous sommes prêts à lui fournir l’entraînement nécessaire, mais nous ne participerons pas activement à ses opérations, a-t-il dit, en soulignant que l’armée syrienne avec l’expérience qu’elle a dans sa confrontation avec le régime sioniste peut se défendre et n’a pas besoin d’aide étrangère.

Alors qu’un haut responsable israélien a confirmé dimanche qu’Israël avait mené deux frappes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a condamné l’attaque du régime sioniste et demandé aux pays de la région de réagir avec sagesse à ces agressions.

M. Mehmanparast a accusé Israël de chercher à créer l’instabilité et l’insécurité dans la région (…) en provoquant des conflits à caractère ethnique et religieux.

Les actions inhumaines et aventuristes du région sioniste (…) vont raccourcir la durée de vie de ce régime fantoche, a déclaré de son côté le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, cité par l’agence Fars.

Il a également affirmé que l’attaque menée par le régime sioniste avait été conduite avec le feu vert des Etats-Unis, ce qui dévoile les liens entre les terroristes mercenaires et leurs protecteurs avec ce régime.

L’Iran, pays majoritairement chiite, est le principal allié régional du régime du président Bachar al-Assad et accuse régulièrement les pays occidentaux, certains pays arabes et la Turquie d’aider les rebelles syriens contre Damas.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2013 10h43)

Syrie: le raid d’Israël rend la situation plus dangereuse

mai 5, 2013

DAMAS – Le gouvernement syrien a affirmé dimanche que le raid israélien contre ses positions militaires au nord de Damas rendait la situation régionale plus dangereuse et ouvrait la porte à toutes les options.

La communauté internationale doit savoir que la situation complexe dans la région est devenue plus dangereuse après cette agression a déclaré le ministre de l’Information Omrane al-Zohbi, qui lisait aux journalistes un communiqué du gouvernement.

Le gouvernement de la République arabe syrienne confirme que cette agression ouvre largement la porte à toutes les possibilités, en particulier parce qu’elle ne laisse plus aucun doute sur la réalité des connections qui existent entre toutes les composantes menant la guerre contre la Syrie, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Damas.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, Damas a accusé l’Etat hébreu d’appuyer les rebelles, notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, que son armée combat depuis plus de deux ans.

Selon M. Omrane, le gouvernement affirme l’importance pour son armée de poursuivre son combat contre les outils d’Israël à l’intérieur et c’est le devoir du gouvernement de protéger la patrie, l’Etat et le peuple contre toute agression intérieure ou extérieure.

Israël a lancé dimanche un raid près de Damas, le deuxième mené en 48 heures en Syrie par l’Etat hébreu qui dit chercher à empêcher un transfert d’armes au Hezbollah libanais.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2013 16h30)

Israël abat un drone venu du Liban, accuse le Hezbollah

avril 25, 2013

JERUSALEM – Un drone entré dans l’espace aérien israélien en provenance du Liban a été abattu au large de Haïfa (nord), a annoncé jeudi Israël, accusant le Hezbollah chiite libanais, qui avait déjà envoyé un drone survoler son territoire en octobre.

Un avion sans pilote repéré alors qu’il approchait de la côte israélienne a été intercepté par l’aviation israélienne à cinq milles nautiques au large de Haïfa, affirme un communiqué militaire qui précise que l’appareil a été abattu vers 14H00 (11H00 GMT).

C’est la deuxième fois qu’un avion sans pilote est intercepté dans l’espace aérien israélien en sept mois, selon le texte.

Je considère avec une extrême gravité cette tentative de violer notre frontière. Nous continuerons à faire tout le nécessaire pour protéger la sécurité des citoyens israéliens, a réagi le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un bref communiqué.

M. Netanyahu se rendait vers le nord du pays pour assister à une cérémonie au moment où le drone a été repéré et son hélicoptère s’est posé jusqu’à l’interception, sur instruction des services de sécurité, a rapporté la radio publique.

C’est une nouvelle tentative du Hezbollah de faire pénétrer un avion sans pilote en Israël, a déclaré à la radio militaire le vice-ministre israélien de la Défense Danny Danon.

On voit le Hezbollah agir sur tous les fronts, que ce soit avec des drones, ou par son aide massive aux forces du (président Bachar al-)Assad en Syrie, a-t-il ajouté.

Nous sommes prêts et nous agirons en conséquence. Il y aura une réaction israélienne. Le Hezbollah sait qu’il ne faut pas nous provoquer, a assuré le ministre israélien.

Le drone se déplaçant du nord au sud le long de la côte libanaise a été repéré peu après 13H00 (10H00 GMT), a précisé dans un briefing téléphonique le porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner.

Nous ne savons pas d’où l’appareil est parti ni où il allait, a-t-il indiqué, faisant état d’une enquête et de recherches en cours des débris.

Le 6 octobre, un drone envoyé par le Hezbollah avait survolé la Méditerranée avant d’entrer dans le ciel israélien à proximité de la bande de Gaza, pour être finalement abattu par un avion de combat israélien au-dessus du désert du Néguev, où se trouvent les installations nucléaires israéliennes.

Romandie.com avec (©AFP / 25 avril 2013 16h57)

Le Premier ministre libanais annonce la démission de son gouvernement

mars 22, 2013

BEYROUTH – Le Premier ministre libanais Najib Mikati a créé la surprise en annonçant vendredi la démission de son cabinet, en place depuis juin 2011, et en préconisant la mise sur pied d’un gouvernement de salut national.

Cette démission ouvre une période d’incertitude dans ce pays au moment où son voisin, la Syrie, ancienne puissance tutélaire, est ravagée par une guerre civile dont les répercussions se font sentir au Liban.

J’annonce la démission du gouvernement en espérant que cela fera prendre conscience aux principaux blocs politiques au Liban de la nécessité d’assumer leurs responsabilités et de faire preuve de cohésion pour éviter l’inconnu au Liban, a-t-il dit aux journalistes à l’issue d’un conseil des ministres marqué par de profondes divisions.

Ce sunnite de 57 ans, qui dirigeait un cabinet dominé par le mouvement chiite Hezbollah, a appelé à la formation d’un gouvernement de salut national où toutes les forces politiques libanaises seront représentées afin de sauver la patrie et suivre les évènements régionaux dans un grand esprit de responsabilité collective.

Paradoxalement, ce n’est pas le conflit syrien, dont le Liban avait décidé dès le début de se distancier, qui l’a poussé à jeter l’éponge mais des problèmes intérieurs.

M. Mikati a confié à la presse avoir pris sa décision en raison des divergences au sein du cabinet sur l’organisation des élections législatives en juin prochain et sur la prolongation du mandat du chef des Forces de sécurité intérieures (FSI, police), le général Achraf Rifi, dont le mandat se termine à la fin du mois.

Les partis chrétiens voudraient changer la loi électorale datant de 1960 car ils l’estiment défavorables à leur communauté. Selon eux, les circonscriptions actuelles favorisent les musulmans qui, plus nombreux, peuvent choisir les députés chrétiens qui leur conviennent.

Le Liban compte un tiers de chrétiens, un tiers de sunnites et une tiers de chiites mais le Parlement compte 128 députés répartis en moitié de chrétiens et moitié de musulmans.

Le changement de la loi divise donc profondément le pays. Jusqu’à présent, personne n’a trouvé une solution consensuelle et le temps presse.

Pour M. Mikati, un sunnite de Tripoli (nord), le plus important est que les élections se tiennent à la date prévue pour, dit-il, donner du sang nouveau à la politique libanaise.

Favorable de fait à la loi actuelle et constatant qu’une nouvelle loi ne pourrait pas être rédigée dans les délais impartis’, il a donc proposé vendredi à la réunion du cabinet la mise sur pied d’une commission de supervision des élections mais il n’a pas été suivi par ses ministres.

Autre point important, la prolongation du mandat du général Rifi, qui aura 60 ans en avril et doit donc partir à la retraite. Or les FSI sont un bastion sunnite, plutôt favorable au mouvement du 14 mars conduit par Saad Hariri et qui est hostile au régime syrien de Bachar al-Assad.

Dans quelques jours, une grande institution de sécurité risque de sombrer dans le vide car son directeur général doit prendre sa retraite. J’avais trouvé important dans cette phase délicate qu’il continue dans ses fonctions car c’est une obligation nationale imposée par des considérations sécuritaires mais j’ai constaté que le Conseil des ministre ne me suivait pas dans cette voie, a-t-il dit.

M. Mikati avait déjà fait part à deux reprises de son désir de démissionner, notamment après l’assassinat du chef de services de renseignements de la police libanaise Wissam al-Hassan, le 19 novembre, mais le chef de l’Etat et les grandes puissances, notamment les Etats-unis, l’avaient incité à rester à son poste.

Désormais ce gouvernement va désormais gérer les affaires courantes.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2013 21h30)

Attentat meurtrier dans le centre de Beyrouth

octobre 19, 2012

BEYROUTH (Reuters) – Un attentat à la voiture piégée a fait au moins huit morts et 78 blessés vendredi dans le centre de Beyrouth, ont rapporté des témoins et des responsables libanais.

On ignore si cet attentat, survenu dans une rue abritant les locaux des Phalanges chrétiennes, visait un responsable politique.

Le Liban, où les plus hautes fonctions sont réparties selon des critères confessionnels, est en proie à des tensions entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al Assad.

Ce dernier, dont le régime a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban, est confronté dans son pays à un soulèvement armé.

Amine Gemayel, président des Phalanges et adversaire résolu du président syrien, a condamné cet attentat.

« Que l’Etat protège les citoyens. Nous ne tolérerons aucune procrastination en la matière, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous mettons en garde depuis un an. Assez », a dit Amine Gemayel, dont le frère Pierre a été assassiné en novembre 2006.

Plusieurs véhicules ont pris feu en raison de l’explosion, qui a fortement endommagé la façade d’un immeuble de plusieurs étages dans le quartier majoritairement chrétien d’Achrafieh, près de la place Sassine.

Des ambulances ont convergé vers les lieux de la déflagration, survenue en pleine heure de pointe alors que de nombreux parents venaient chercher leurs enfants à l’école.

Des habitants paniqués recherchaient leurs proches tandis que d’autres aidaient à transporter les victimes.

Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier.

TENSIONS AU LIBAN

La Syrie, gouvernée par la minorité alaouite, a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban après la guerre civile (1975-1990). Elle a dû mettre un terme officiel à sa présence militaire chez son voisin après l’attentat qui a coûté la vie au Premier ministre sunnite Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth.

Les partisans de Hariri ont accusé la Syrie et le Hezbollah chiite, allié de Damas au Liban, d’être les commanditaires de cet attentat, ce que les deux démentent. Le Tribunal spécial pour le Liban mis en place par les Nations unies après la mort de Rafic Hariri a inculpé quatre suspects, membres du Hezbollah.

Le dernier attentat en date dans la capitale libanaise remontait à 2008. Il avait fait trois morts et endommagé un véhicule diplomatique américain.

La guerre civile qui a éclaté en Syrie à la suite du soulèvement contre le régime Assad en mars 2011 a ravivé les tensions au Liban entre mouvements politiques et communautés confessionnelles, notamment à Tripoli, dans le nord du pays, théâtre d’affrontements armés cette année.

Reuters