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États-Unis/enquête sur Mme Clinton: l’ex-chef du FBI fautif mais impartial

juin 14, 2018

James Comey, l’ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump, lors de son audience le 7 juin 2017 devant le Congrès / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’ancien chef du FBI James Comey s’est affranchi des règles en supervisant l’enquête sur Hillary Clinton avant la présidentielle de 2016, mais s’est montré impartial en excluant de poursuivre la candidate démocrate, conclut jeudi un rapport officiel.

« Nous n’avons trouvé aucune preuve montrant que les décisions des procureurs ont été influencées par des partis pris ou d’autres considérations déplacées », écrit l’inspecteur général Michael Horowitz, qui relève par ailleurs que M. Comey s’est montré « insubordonné ».

Ce rapport de 500 pages, très attendu car présenté comme susceptible d’être une bombe politique, risque pour M. Trump de ne pas avoir l’effet escompté: le président ne cesse d’affirmer que les démocrates se sont alliés avec des éléments du FBI pour tenter d’aider Mme Clinton à remporter la Maison Blanche.

M. Comey, que M. Trump a limogé en mai 2017 et qui s’est montré depuis très critique du président, est épinglé dans ce rapport pour avoir pris des libertés avec les procédures en vigueur à la tête de la police fédérale américaine.

L’inspecteur général Horowitz dirige un organe indépendant traquant d’éventuels abus au sein du ministère de la Justice et des agences en dépendant, censées être apolitiques.

– Couple anti-Trump –

Or son rapport confirme la teneur d’échanges entre deux agents du FBI, par ailleurs amants, ayant travaillé sous les ordres de M. Comey et ensuite pour le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête sur une éventuelle collusion entre la Russie et des collaborateurs de campagne de M. Trump.

Ces deux fonctionnaires, la juriste Lisa Page et l’enquêteur Peter Strzok ont, selon l’inspecteur général, montré une « volonté d’agir officiellement pour affecter » les chances de M. Trump d’être élu président.

Trump « ne va jamais devenir président, n’est-ce-pas ? », avait demandé dans un email Mme Page.

« Non. Sûrement pas. Nous l’en empêcherons », avait répondu M. Strzok.

Le rapport « confirme les soupçons du président sur la conduite de M. Comey et les préjugés de certains membres du FBI », a commenté Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

M. Horowitz examine en profondeur certains actes d’enquête cruciaux de James Comey qui, en 2016, a tour à tour été accusé d’avoir favorisé Mme Clinton, puis M. Trump, dans leur course rivale à la Maison Blanche.

Dans une conférence de presse surprise en juillet 2016, M. Comey avait recommandé de ne pas poursuivre Mme Clinton sur ses emails envoyés avec un serveur privé, tout en notant que l’ex-secrétaire d’Etat avait fait preuve d’une « extrême négligence ».

– ‘Contexte extraordinaire’ –

Selon M. Horowitz, il aurait dû en référer d’abord à la ministre de la Justice de l’époque, Loretta Lynch, qui était sa supérieure hiérarchique.

« Cette façon d’agir de M. Comey a été extraordinaire et insubordonnée », a souligné l’inspecteur général.

Puis, fin octobre 2016, le patron du FBI avait relancé de façon retentissante l’affaire des emails en annonçant, dans une lettre au Congrès, rouvrir l’enquête sur Mme Clinton.

Celle-ci a par la suite assuré que cela lui avait coûté la victoire à l’élection présidentielle.

Toujours selon M. Horowitz, M. Comey a alors commis « une grave erreur de jugement » et aurait dû au contraire s’abstenir d’envoyer une telle lettre fracassante à dix jours du scrutin présidentiel.

Sur son compte Twitter et dans une tribune distincte publiée jeudi par le New York Times, James Comey a défendu ses décisions prises dans un « contexte extraordinaire », au nom de la transparence.

« Les conclusions (du rapport) sont acceptables, même si je suis en désaccord avec certaines d’entre elles », a-t-il commenté.

Toujours est-il que ce rapport semble affaiblir la position de l’ex-patron policier, qui a passé ces derniers mois à promouvoir un livre dans lequel il développe son éthique de dirigeant, qu’il oppose à celle de M. Trump.

L’actuel ministre de la Justice, Jeff Sessions, a lui relevé dans un communiqué que les « erreurs importantes » mentionnées dans le rapport étaient intervenues sous le gouvernement de Barack Obama.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2018 22h40)

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USA: incendie chez les Clinton, absents, pas de blessé

janvier 3, 2018

New York – Un incendie a éclaté mercredi dans la propriété de l’ancien couple présidentiel Bill et Hillary Clinton à Chappaqua, dans l’Etat de New York, sans faire de blessé, a indiqué la police locale.

« Nous avons reçu un appel à 14H51 (19H51 GMT) au sujet d’un incendie en cours au 15 Old House Lane », a précisé à l’AFP un porte-parole de la police de New Castle, ville proche de Chappaqua, situé à 65 kilomètres au nord de Manhattan.

« Il a été éteint. Il n’y a aucun blessé. Une enquête est toujours en cours sur place », a précisé cette source, sans donner d’autre indication.

Nick Merrill, porte-parole de Mme Clinton, a tweeté plus tard qu’un « petit incendie a démarré dans le bâtiment du Secret Service », chargé de la protection des personnalités notamment des présidents et anciens présidents américains, « sur la propriété des Clinton ».

« Ce bâtiment n’est pas relié à leur maison. Le feu a été éteint, les pompiers locaux sont intervenus », a poursuivi M. Merrill, précisant que le couple n’était pas présent. « Tout va bien », a-t-il assuré.

Le couple a acheté cette bâtisse comprenant cinq chambres dans le comté de Westchester en 1999, lorsque Hillary Clinton est entrée en lice pour le mandat de sénateur de New York. Poste qu’elle a remporté en 2000.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2018 22h20)                                            

Canada: Les Clinton en vacances à North Hatley

août 8, 2017
Les Clinton en vacances à North Hatley
© Brian Snyder Les Clinton en vacances à North Hatley
Le Manoir Hovey recevra de la visite rare ce week-end. L’ex-président américain Bill Clinton, son épouse Hillary, leur fille Chelsea et leurs deux petits-enfants séjourneront à l’établissement de North Hatley.

 

Ils devraient arriver dimanche et rester jusqu’au 19 août selon ce qu’a appris Radio-Canada Estrie. Des sources ont affirmé que les services secrets américains ont procédé à des vérifications d’usage sur place la semaine dernière.

Selon nos informations obtenues, la famille sera logée dans des suites situées à l’extérieur du bâtiment principal.

Certains employés ont appris la nouvelle il y a quelques semaines déjà. La plupart des travailleurs ont appris le nom des invités d’importance qu’en début de semaine.

Même si l’endroit a l’habitude de recevoir des dignitaires et des vedettes, reste que la venue de la famille Clinton amène une excitation certaine chez le personnel. « Tout le monde capote. On est fébrile. On veut que ce soit parfait même si notre hôtel est déjà parfait. On regarde même derrière les plantes pour s’assurer qu’il n’y ait pas de poussière. C’est quand même amusant de voir ça aller! », a raconté un employé sous le couvert de l’anonymat.

La direction a refusé de confirmer la nouvelle prétextant garder secrète l’identité de tous les voyageurs qui séjournent à l’Auberge.

Les Clinton seraient accompagnés d’amis et de garde du corps. Ils seraient à North Hatley en vacances tout simplement. Depuis sa défaite à l’élection américaine, les apparitions publiques d’Hillary Clinton sont plutôt rares.

Ce n’est pas la première fois qu’un chef ou un ex-chef d’État séjourne dans les Cantons-de-l’Est. En 2003, Jacques Chirac et son épouse avaient fait un séjour à la défunte Auberge Hatley qui a été incendiée en 2006.

L’établissement s’est récemment retrouvé au 19e rang d’un classement des plus beaux hôtels au monde effectué par le magazine de voyage Travel & Leisure.

Radio-canada.ca par Geneviève Proulx

États-Unis: Un fils Trump admet avoir accepté l’aide de Moscou pour nuire à Clinton

juillet 11, 2017

Donald Trump Jr., le fils aîné de Donald Trump, le 17 avril 2017 à Washington, à la Maison Blanche / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le fils aîné du président américain Donald Trump a admis mardi avoir volontairement rencontré l’an dernier une avocate présentée comme émissaire du gouvernement russe, apparemment désireux de fournir au candidat républicain des informations compromettantes sur sa rivale présidentielle, Hillary Clinton.

La révélation de ce rendez-vous, qui a eu lieu en juin 2016, a renforcé les soupçons de collusion entre le premier cercle du président américain et le pouvoir russe, des accusations qui font déjà l’objet d’enquêtes du procureur spécial Robert Mueller et de plusieurs commissions du Congrès, mais que le milliardaire a toujours dénoncées comme une cabale.

Devançant leur divulgation imminente par le New York Times, Donald Trump Jr., 39 ans, a publié sur Twitter quatre pages de messages échangés en juin 2016 avec un intermédiaire britannique nommé Rob Goldstone, en contact avec des proches du pouvoir russe.

Rob Goldstone est un agent représentant le chanteur russe Emin Agalarov, dont la famille connaît bien celle de Donald Trump. Dans un email daté du 3 juin 2016, il informe le fils Trump que le procureur général de Russie (qu’il appelle, selon une formulation britannique, « procureur de la Couronne ») a proposé au père d’Emin Agalarov, Aras, de « donner à la campagne Trump des informations et documents officiels qui incrimineraient Hillary et ses transactions avec la Russie et qui seraient très utiles à votre père ».

« Ce sont évidemment des informations de très haut niveau et sensibles, mais qui font partie du soutien de la Russie et de son gouvernement pour M. Trump », écrit Rob Goldstone.

« Si c’est ce que vous dites, j’adore (l’idée), surtout plus tard cet été », a répondu Donald Jr. 17 minutes plus tard.

S’ensuivent des échanges pour tenter de caler d’abord une conversation téléphonique entre Emin Agalarov et Donald Jr., puis un rendez-vous, le 9 juin 2016 à la Trump Tower, avec une avocate russe venue de Moscou et présentée comme « avocate du gouvernement russe », Natalia Veselnitskaya. La rencontre a bien eu lieu à Manhattan, au 25e étage de l’immeuble, en compagnie du gendre du milliardaire, Jared Kushner, et de son directeur de campagne, Paul Manafort.

« La femme, comme elle l’a dit publiquement, n’était pas une responsable gouvernementale », a déclaré Donald Jr. dans un communiqué, ajoutant pour sa défense qu’elle n’avait finalement « pas d’information à donner » et voulait en réalité parler de la loi américaine Magnitski sanctionnant des Russes pour des violations de droits de l’homme.

« Mon fils est une personne de grande qualité et j’applaudis sa transparence », a ensuite déclaré le président Trump, dans un texte lu par sa porte-parole à la Maison Blanche.

– ‘Inacceptable’ –

Mais les messages ont immédiatement enflammé la capitale américaine. Au Capitole, le mot de trahison n’était plus tabou pour certains démocrates.

« Quand quelqu’un reçoit un message disant que le gouvernement russe veut aider faire élire son père, et qu’une avocate du gouvernement russe arrive de Moscou pour le voir, toute personne normale tirerait le signal d’alarme et appellerait les forces de l’ordre », a déclaré le sénateur démocrate Tim Kaine, ancien colistier d’Hillary Clinton.

Les parlementaires républicains ne pouvaient s’esquiver face à ces révélations, les premières qui établissent aussi clairement des contacts de nature politique entre la garde rapprochée de Donald Trump et des proches du pouvoir russe en pleine campagne présidentielle.

« C’est très problématique », a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham. D’autres républicains confiaient dans les couloirs du Capitole qu’ils n’auraient jamais accepté une telle rencontre, tout en tâchant de minimiser le scandale.

Le fils Trump, qui codirige avec son frère le groupe familial et fut un conseiller omniprésent de son père lors de la campagne, devrait être appelé rapidement à s’expliquer sous serment devant le Congrès.

Signe du malaise, le vice-président Mike Pence a fait savoir qu’il ignorait tout de ces événements, n’ayant été nommé colistier que le 15 juillet 2016.

La rencontre a eu lieu à une époque où le grand public ignorait encore que le parti démocrate avait été piraté; les messages internes dérobés ne seront diffusés que plusieurs semaines plus tard. Le gouvernement américain attendra octobre avant de publiquement accuser la Russie de piratages.

L’avocate Natalia Veselnitskaya a elle-même dit, dans une interview à MSNBC, que le trio qu’elle a rencontré « voulait probablement de telles informations. Ils les voulaient vraiment », selon la traduction fournie par la chaîne.

L’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, Robby Mook, a quant à lui posé la question qui devrait désormais être au centre des débats: « Que savait le président, et quand l’a-t-il appris ? ». Une question célèbre, passée à la postérité après avoir été posée par un sénateur en 1973 lors de l’enquête sur le scandale du Watergate, qui fit tomber le président Richard Nixon.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 21h22)                

États-Unis: La CIA avait informé Obama dès l’été 2016 que Poutine voulait aider Trump

juin 23, 2017

Combo de photos avec l’ex-président américain Barack Obama et l’actuel président des Etats-Unis, Donald Trump / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM, ATEF SAFADI

La CIA avait averti le président Barack Obama dès août 2016 que les piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par Vladimir Poutine dans le but de nuire à Hillary Clinton et d’aider Donald Trump, selon le Washington Post vendredi.

Les soupçons pesaient déjà contre la Russie en juillet 2016, quand des messages volés du parti démocrate ont été diffusés par WikiLeaks à la veille de la convention démocrate.

Mais le Washington Post raconte désormais avec détails l’alerte lancée par le service de renseignement américain à la Maison Blanche, plusieurs mois avant que Washington n’accuse publiquement, le 7 octobre 2016, les plus hauts échelons du gouvernement russe d’avoir fomenté les piratages informatiques.

Et ce n’est qu’en janvier 2017 que les Etats-Unis accuseront nommément le président russe d’avoir cherché à déstabiliser le système électoral américain, en sapant la candidature d’Hillary Clinton et en aidant celle du républicain Donald Trump.

Dès août 2016, selon le quotidien, Barack Obama a mis la Maison Blanche sur le pied de guerre, dans le plus grand secret, ordonnant à ses services de renseignement et de sécurité d’obtenir le plus d’informations possible et de dresser une liste de représailles possibles, allant de sanctions économiques à des cyber-attaques.

– ‘L’administration Obama savait’ –

Le Post rapporte qu’en plus de l’avertissement formulé directement par Barack Obama à Vladimir Poutine, en marge d’un sommet en Chine en septembre, le patron de la CIA, John Brennan, a téléphoné le 4 août à son homologue des services de sécurité russes FSB, Alexander Bortnikov, pour l’avertir. Et le 31 octobre, un message a été envoyé à Moscou par un canal sécurisé pour prévenir que toute interférence dans le scrutin du 8 novembre serait inacceptable.

Mais Barack Obama, comme cela a été rapporté auparavant, était réticent à riposter avant l’élection, de peur que la Russie ne lance des attaques le jour du scrutin, et également par crainte que toute action ne soit interprétée politiquement par les républicains.

Finalement, Barack Obama autorisa des sanctions le 29 décembre: l’expulsion de 35 espions sous couverture officielle, la fermeture de deux résidences diplomatiques russes aux Etats-Unis, et des sanctions économiques contre les services secrets russes.

Secrètement, l’ancien président démocrate aurait également autorisé une opération ultra-sensible conjointe de la CIA, de la NSA et du cyber-commandement américain: l’implantation dans les infrastructures russes de codes malicieux dormants pouvant être ensuite déclenchés en cas d’escalade.

Selon le Post, rien n’indique que cet ordre de M. Obama ait été annulé par son successeur, Donald Trump.

Le nouveau président américain a cependant mis en cause vendredi la gestion de ce dossier par son prédécesseur, via son canal de communication favori, Twitter: « Révélé à l’instant: l’administration Obama savait bien avant le 8 novembre l’interférence de la Russie dans le scrutin. Mais elle n’a rien fait. POURQUOI? ».

Dans un entretien à la chaîne de télévision Fox News qui sera diffusé intégralement dimanche, Donald Trump a de même manifesté son incompréhension face à la faible couverture médiatique de ces révélations concernant Barack Obama: « S’il avait l’information, pourquoi n’a-t-il rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose. Mais ça vous ne le lisez pas. C’est plutôt triste », a-t-il déclaré à Fox, selon un extrait diffusé vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 04h35)                

Hillary Clinton dénonce une collusion entre Russes et Américains contre elle

mai 31, 2017

Hillary Clinton à la Georgetown University à Washington, le 31 mars 2017 / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Hillary Clinton est allée mercredi plus loin qu’auparavant dans l’interprétation de sa défaite contre Donald Trump en affirmant que les Russes s’étaient probablement coordonnés dans leurs attaques informatiques avec des Américains, voire avec l’équipe du président républicain.

La candidate démocrate malheureuse à la présidentielle de novembre dernier est longuement revenue, lors d’une conférence, sur la campagne de désinformation et de piratage attribuée par Washington à la Russie et dont elle a été la cible dans les mois précédant le scrutin.

« Les Russes, à mon avis (…) n’auraient pas su comment transformer ces informations en armes sans l’aide d’Américains », a-t-elle déclaré lors de la conférence technologique organisée par Recode à Rancho Palos Verde en Californie, se référant aux fausses informations diffusées sur internet, aux robots Twitter et aux messages piratés. En particulier, a-t-elle dit, « des gens qui avaient des données de sondages ».

Qui guidait les Russes? « Nous obtenons de plus en plus d’informations sur les contacts entre des responsables de la campagne Trump et des proches de Trump avec les Russes avant, pendant et après l’élection », a-t-elle répondu.

Vous penchez pour Trump? l’a relancé la journaliste. « Oui. Oui, je penche pour Trump. Il est difficile de ne pas le faire ».

Selon la démocrate, qui a exclu de se représenter, le meilleur exemple de cette coordination a eu lieu un mois avant l’élection, quand des messages piratés de la boîte Gmail du président de son équipe de campagne John Podesta ont été diffusés par Wikileaks dans l’heure ayant suivi la divulgation dans la presse d’une vidéo de Donald Trump tenant des propos obscènes.

« Ils étaient forcément prêts, ils avaient un plan. Ils ont dû recevoir un feu vert, +ok cela pourrait être la fin de la campagne Trump, diffusez-les maintenant+ », a-t-elle dit, en s’en remettant à l’enquête des autorités américaines pour faire toute la lumière sur les ingérences russes.

Comme elle l’avait fait précédemment, Hillary Clinton a également mis sa défaite sur le compte de l’ex-directeur du FBI James Comey, qui a brièvement rouvert le dossier de ses emails quelques jours avant l’élection.

« Il balance cela et je commence tout de suite à chuter », a-t-elle affirmé, toujours réticente à se lancer dans une véritable auto-critique de sa campagne.

« J’ai gagné trois millions de voix de plus que l’autre », a-t-elle ainsi répété, bien qu’elle ait perdu l’élection en raison du mode de scrutin indirect américain.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 23h47)                

États-Unis: Hillary Clinton compare Trump à Nixon et sa démission

mai 27, 2017

Hillary Clinton, le 31 mars 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’ancienne candidate démocrate à la présidence américaine, Hillary Clinton, a fait vendredi un parallèle entre la démission de l’ancien président Richard Nixon et Donald Trump, lors d’un discours devant les diplômés de son ancienne université.

Candidate malheureuse lors de deux campagnes présidentielles, en 2008 et 2016, Hillary Clinton n’a pas prononcé le nom de Donald Trump, mais ses références n’ont pas échappé aux étudiantes du Wellesley College, qui ont donné de la voix.

L’ancienne avocate a évoqué l’état de la société américaine l’année de l’obtention de son diplôme, en 1969.

« Nous étions furieux de l’élection présidentielle » qui venait de se dérouler l’année précédente et avait vu la victoire du candidat républicain Richard Nixon, a-t-elle expliqué, « un homme dont la présidence allait finalement s’achever dans la honte avec sa destitution pour obstruction à la justice ».

Elle a commis, au passage, une erreur factuelle, car si une procédure de destitution a bien été engagée contre Richard Nixon, il a démissionné le 8 août 1974, avant qu’elle ne soit allée à son terme.

Hillary Clinton a rappelé qu’après la révélation du scandale du Watergate, Richard Nixon avait limogé le responsable de l’enquête désigné par le ministre de la Justice, pour tenter de faire dérailler les investigations le concernant.

L’ancienne candidate démocrate faisait là un parallèle avec Donald Trump, qui a limogé, le 9 mai, le directeur du FBI James Comey qui dirigeait l’enquête sur de possibles liens entre le gouvernement russe et l’équipe de la campagne Trump.

A l’époque, « nous avons réussi à traverser cette période difficile », a expliqué Hillary Clinton à un auditoire qui lui était tout acquis.

« Des millions de citoyens ordinaires, particulièrement des jeunes », se sont battus, au début des années 70, pour renforcer les droits des minorités, avec succès, a-t-elle ajouté.

Wellesley College est une université privée proche de Boston (nord-est), réservée aux femmes, qui compte environ 2.350 étudiantes.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mai 2017 07h46)                

États-Unis: Donald Trump rend un hommage appuyé à Hillary Clinton devant les élus du Congrès

janvier 20, 2017

Washington – Le nouveau président américain Donald Trump a rendu vendredi un hommage appuyé à Hillary Clinton, sa rivale battue à la présidentielle, lors d’un déjeuner au Congrès, en présence de Bill et Hillary Clinton, qui ont assisté à la cérémonie d’investiture du 45e président des Etats-Unis.

« J’ai été honoré d’apprendre que l’ancien président Bill Clinton et Hillary Clinton allaient venir aujourd’hui et je voudrais que vous vous leviez », a déclaré Donald Trump devant des invités qui ont applaudi, debout, le couple Clinton, à la fin du déjeuner de parlementaires et de dignitaires organisé au Congrès après la prestation de serment du nouveau chef de l’exécutif américain.

« J’ai beaucoup de respect pour ces deux personnes, merci à tous d’être là, nous allons avoir quatre grandes années, espérons-le, de paix et de prospérité », a ajouté le président Trump, dans un bref discours au ton apaisé et conciliant.

Après une campagne particulièrement acrimonieuse et la défaite électorale de Hillary Clinton le 8 novembre, l’ancienne secrétaire d’Etat a fait quelques apparitions publiques remarquées.

En assistant à la prestation de serment de Donald Trump avec son mari ex-président, l’ancienne Première dame a fait preuve d’un indéniable fair-play et a signé son retour devant les caméras du monde entier.

Lors de la cérémonie sur les marches du Capitole, Hillary Clinton était visiblement tendue et M. Trump ne l’a pas mentionnée dans son discours d’investiture d’un peu plus d’un quart d’heure.

Applaudie en revanche à la demande du président Trump lors du déjeuner du Congrès, l’ancienne candidat démocrate a arboré un large sourire.

« Que vous soyez un républicain ou un démocrate, cela ne fait aucune différence, nous allons bien nous entendre et c’est un honneur », a conclu M. Trump devant des élus des deux bords politiques.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2017 21h45)

États-Unis: Le Wisconsin va procéder à un recompte des voix

novembre 26, 2016

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Donald Trump: « Je trouve ça ridicule. Je trouve ça ridicule. »

La Commission électorale du Wisconsin a accepté vendredi soir de procéder à un recompte complet des bulletins de vote exprimés lors de l’élection présidentielle du 8 novembre. Le président élu Donald Trump a qualifié cette opération de « ridicule ».

La candidate écologiste Jill Stein, à l’origine de cette requête, explique qu’elle ne veut pas remettre en cause la victoire du milliardaire mais vérifier la qualité et la fiabilité des procédures informatisées de totalisation des voix.

Le Green Party, qui a lancé une opération de financement participatif pour couvrir les frais de ces recours, entend également obtenir un recompte en Pennsylvanie et dans le Michigan. Dans ces trois Etats, Donald Trump a devancé Hillary Clinton le 8 novembre dernier.

« C’est une arnaque de la part du Green Party », a déclaré le président élu samedi soir dans un communiqué. « Les résultats de cette élection devraient être respectés au lieu d’être contestés », a-t-il ajouté en soulignant qu’Hillary Clinton avait reconnu sa défaite.

Donald Trump a estimé que cette opération n’était qu’une manière pour Jill Stein, « qui a obtenu moins de 1% du vote national et ne figurait même pas sur les bulletins dans de nombreux Etats, de remplir ses coffres avec de l’argent dont elle ne dépensera même pas la plus grande part pour ce recompte ridicule ».

Dans le Wisconsin, la commission électorale a précisé que le mouvement lancé par Jill Stein avait versé la somme nécessaire à cette procédure. Les quelque trois millions de bulletins de vote exprimés le 8 novembre vont être examinés à la main, sans doute à partir de la fin de la semaine prochaine.

Participation de l’équipe Clinton
L’équipe de campagne d’Hillary Clinton a fait savoir qu’elle comptait participer à l’opération.

Marc Elias, conseiller de campagne de la candidate démocrate, a déclaré que son équipe avait mené ses propres investigations sans trouver la preuve d’un piratage des systèmes de vote. « Mais maintenant qu’un recompte a été lancé dans le Wisconsin, nous avons l’intention de participer afin de nous assurer que l’opération se déroule de manière équitable pour toutes les parties », a-t-il dit.

L’Etat du Wisconsin a jusqu’au 13 décembre, date butoir fédérale, pour boucler ce nouveau décompte. La Commission s’attend donc à un travail d’arrache-pied dans les 72 comtés de l’Etat qui désigne 10 des 538 grands électeurs du Collège électoral.

La procédure pourrait coûter au final quelque 1,1 million de dollars. Stein affirme avoir réuni déjà au moins 5,8 millions de dollars depuis qu’elle a lancé son appel, mercredi dernier. L’objectif est de parvenir à 7 millions de dollars pour pouvoir aussi financer d’éventuels recomptes en Pennsylvanie (20 grands électeurs) et dans le Michigan (16).

Romandie.com avec(ats / 26.11.2016 22h06)             

Présidentielle américaine: vers un recomptage des voix dans le Wisconsin

novembre 25, 2016

L'équipe de campagne de Jill Stein évoque des... (photo D. Ross Cameron, archives AP)

 

L’équipe de campagne de Jill Stein évoque des « anomalies » pour demander un nouveau décompte dans le Wisconsin ainsi que dans deux autres États-clés, la Pennsylvanie et le Michigan, remportés de justesse par Donald Trump.photo D. Ross Cameron, archives AP

Une ancienne candidate indépendante à la Maison-Blanche, l’écologiste Jill Stein, a levé les 1,1 million de dollars nécessaires pour demander un nouveau décompte des voix de l’élection présidentielle dans l’État américain du Wisconsin, a annoncé son équipe de campagne.

Situé dans le nord des États unis, le Wisconsin figure parmi les États très disputés de la présidentielle, remportée le 8 novembre à la surprise générale par le républicain populiste Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton.

L’équipe de campagne de Jill Stein évoque des « anomalies » pour demander un nouveau décompte dans le Wisconsin ainsi que dans deux autres États-clés, la Pennsylvanie et le Michigan, remportés de justesse par Donald Trump.

« Il faut enquêter sur les résultats inattendus de cette élection et les anomalies recensées avant que l’élection 2016 ne soit validée », fait valoir l’ancienne candidate du Green Party sur son site.

« Félicitations pour avoir levé l’argent nécessaire au nouveau décompte des voix dans le Wisconsin », a écrit l’équipe de Mme Stein sur son site internet.

Ce recompte des voix dans le Wisconsin pourrait relancer la controverse sur la légitimité du scrutin présidentiel américain, indirect à un tour, même si Hillary Clinton a concédé sa défaite au terme d’une campagne particulièrement acrimonieuse.

Le Wisconsin a basculé le 8 novembre dans l’escarcelle des républicains pour la première fois depuis la réélection de Ronald Reagan en 1984.

Pour recompter les voix en Pennsylvanie, il faut lever 500 000 $ avant le 28 novembre, et dans le Michigan il faut réunir 600 000 $ d’ici le 30 novembre.

L’équipe de campagne de Mme Stein a levé jusqu’à présent 2,7 millions de dollars, sur un objectif de 4,5 millions.

Hillary Clinton a recueilli 2 millions de voix de plus que son rival républicain, selon les calculs de sources officielles du Cook Political Report.

Mais cette avance de 1,5 point de pourcentage de la démocrate ne change rien au résultat de l’élection, Donald Trump ayant remporté la majorité des grands électeurs, porte d’entrée pour la Maison-Blanche.

Lapresse.ca avec Agence France-Presse