Posts Tagged ‘Hiver’

Canada-Québec: Un système majeur est sur les radars

février 29, 2020

 

La fin du mois de février n’est décidément pas de tout repos. À peine une tempête majeure vient-elle de se terminer qu’un autre système costaud se profile à l’horizon.

Le Québec vient de subir les affres d’un important système provenant du sud des États-Unis qui a apporté de la neige abondante, de la poudrerie et des vents forts sur de nombreux secteurs.

© Fournis par MétéoMédia
La prochaine semaine ne s’annonce d’ailleurs pas de tout repos, alors que plusieurs systèmes dépressionnaires prennent le chemin de la province.

© Fournis par MétéoMédia
Dès dimanche soir, un petit système en provenance de l’Ouest canadien s’amènera au Québec et apportera de faibles quantités de neige. Les accumulations seraient plus importantes vers le nord de la province, alors qu’elles ne dépasseraient pas les cinq centimètres sur les secteurs au sud.

Une autre dépression originaire du Texas a le Québec dans sa mire. Le hic : elle a le potentiel d’être particulièrement costaude. La configuration du courant-jet et le fait qu’elle aura eu l’opportunité de se gorger d’humidité dans le golfe du Mexique risquent effectivement d’accentuer sa puissance.

Plusieurs scénarios sont sur la table en ce qui a trait aux précipitations. Les régions sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent risquent d’écoper d’un mélange de pluie et de neige, alors que les secteurs plus au nord verront des quantités appréciables de flocons tomber.

Toutefois, la trajectoire exacte de cette dépression reste incertaine pour le moment. C’est de cette dernière dont dépendra la forme des précipitations et leur abondance. Nous suivrons pour vous sa progression au cours des prochains jours.

Cela pourrait d’ailleurs avoir une influence sur le couvert neigeux, qui s’épaissira ou non selon les circonstances.

© Fournis par MétéoMédia
Après le passage de ces perturbations, le calme reviendra sur le Québec pour le reste de la semaine de relâche.

Avec MétéoMédia

Canada: L’hiver n’a pas dit son dernier mot au Québec

février 24, 2020

 

Après un redoux aux allures de printemps en début de semaine, voilà que l’hiver fera un grand retour.

En effet, dès jeudi, un creux atmosphérique favorisera la descente d’air arctique sur la province, ce qui fera chuter le mercure de manière radicale.

© Fournis par MétéoMédia
Le thermomètre de la majorité des régions du Québec perdrait près d’une dizaine de degrés entre le début et la fin de la semaine prochaine, ramenant les températures largement sous les normales saisonnières.

Dernier potentiel de vague de froid

L’hiver s’est, jusqu’à présent, déroulé sans vague de froid.

En effet, cette dernière est définie par trois jours consécutifs où le mercure passe sous la barre des -20 °C ou du -30 °C (dans le nord du Québec). Généralement, la province goûte à trois vagues de froid par saison hivernale.

© Fournis par MétéoMédia
Le Québec n’a toutefois pas été épargnée par des poussées de froid glacial, qui ont été plus nombreuses qu’à l’habitude (9, alors que la moyenne est de 7 par saison). Cependant, ces dernières ne sont pas du froid durable.

Et cette chute risque bien d’être la dernière opportunité de connaître un tel froid plus durable, puisque l’ensemble du territoire amorce lentement sa marche vers le printemps. Les chances sont effectivement beaucoup plus faibles en mars.

À quoi ressemblera le début mars ?

Cette tendance frisquette installerait d’ailleurs confortablement ses quartiers sur la province pour les deux prochaines semaines, mais cela pourrait évoluer au cours des prochains jours.

© Fournis par MétéoMédia
Pour la Belle province, tout se jouera dans le combat entre deux masses d’air : une sèche et froide originaire de l’Arctique et l’autre, chaude et humide du Golfe du Mexique.

Dans l’extrême-nord du Québec, où la première masse fait actuellement des siennes, les anomalies négatives de températures sont particulièrement marquées. Si ce dôme d’air polaire descend suffisament, le froid hivernal pourrait bien s’installer pour quelques temps sur le Québec. Si ce n’est pas le cas, les températures remonteraient vers des eaux plus saisonnières.

© Fournis par MétéoMédia
Dans tous les cas, le froid sera moins poignant pour débuter mars que celui qu’on aura connu pour clore février.

Rappelons que les normales oscillent autour de -2 °C au cours de la première semaine de mars pour le sud du Québec.

En plein dans le déclin de l’hiver

Rappelons qu’au cours de cette période de l’année, l’hiver commence à décliner tranquillement. En effet, d’ici la mi-mars, les températures moyennes ne cesseront d’augmenter, ouvrant la porte aux balbutiements du printemps.

Avec MétéoMédia

Canada/C’est officiel : voilà le dernier coup de froid de l’hiver

février 17, 2020

 

© Fournis par MétéoMédia

Après le passage d’une dépression en provenance du Colorado, les températures chuteront sous la barre des -10 °C : ce sera très probablement la dernière fois de l’hiver pour le sud du Québec. Rappelons que l’hiver météorologique se termine le 29 février.

Après un lundi ensoleillé (surtout pour Gatineau, et un peu moins pour Gaspé), un système dépressionnaire en provenance du Colorado viendra visiter la province mardi. Dans la mesure où les températures seront près du point de congélation, les précipitations risquent de tomber sous forme liquide et solide pour le sud du Québec.

© Fournis par MétéoMédia
En tout, jusqu’à quinze centimètres pourraient tomber dans le secteur de Mont-Tremblant. Ailleurs, les quantités de neige se situeront entre cinq et dix centimètres.

Mercredi, l’installation d’un anticyclone facilitera une descente d’air arctique importante pour jeudi. Selon les modèles météorologiques actuels, il y a de (très) fortes probabilités qu’il s’agisse de la dernière descente de cette ampleur. Autrement dit : le mercure descendra sous la barre des -10 °C dans le sud du Québec, et ce serait la dernière fois de l’hiver.

© Fournis par MétéoMédia
Par chance, le soleil sera de la partie pour nous aider à surmonter cette dernière épreuve de froid.

© Fournis par MétéoMédia
Pour les personnes n’aimant pas le froid, attention toutefois à ne pas crier « victoire » trop vite : le printemps peut nous réserver quelques surprises ! D’un point de vue météorologique, celui-ci commence le 1er mars et bien que les normales de saison augmentent, il se pourrait qu’une descente d’air arctique fasse chuter les températures sous celles-ci. Elles ne seraient probablement pas sous la barre des -10 °C, mais la sensation de froid pourrait être présente.

Avec MétéoMédia

Canada: Si l’hiver a été doux, le printemps sera…

février 17, 2020
© Fournis par MétéoMédia

Quand la douceur est au rendez-vous en hiver, peut-on espérer qu’elle le soit également au printemps ? À en croire les liens entre ces saisons depuis 1942, on pourrait croire que oui !

« La meilleure recette pour connaître une saison douce ou chaude, c’est d’avoir au préalable un contexte de douceur : autrement dit, le chaud entraîne le chaud », commence Réjean Ouimet, expert météorologue à MétéoMédia.

Depuis 1990, le Québec a connu quatorze hivers doux. À neuf reprises, les printemps qui ont suivi furent également anormalement doux et ne furent froids que cinq fois. Toujours parmi ces quatorze hivers doux, dix d’entre eux ont laissé arriver le printemps plus hâtivement, tandis qu’il a fallu l’attendre plus longtemps qu’à l’accoutumée à quatre reprises.

© Fournis par MétéoMédia
En conclusion, on peut dire qu’après un hiver doux, il y a plus de probabilités de connaître un printemps doux et hâtif, plutôt qu’un printemps tardif et frais… Mais que ce n’est pas toujours le cas.

Une tendance qui s’amplifie ?

Depuis 1942, les printemps suivants les hivers les plus doux de l’histoire ont été plus hâtifs. « Dans un cas sur deux, ils ont également été plus chauds », selon M. Ouimet. Notre expert souligne le cas de l’année 2010 : « cette année-là, l’hiver fut le 8e le plus chaud jamais enregistré ; et Montréal a vécu par la suite son printemps le plus chaud jamais enregistré ».

© Fournis par MétéoMédia
Ailleurs au Québec, Val-d’Or et Québec ont 80 % de chances d’avoir un printemps très doux après avoir peu souffert du froid en hiver.

Pour Gaspé, les anomalies de douceur en hiver ont un peu moins d’impacts sur la tendance du printemps : la ville compte un peu plus d’une chance sur deux de connaître un printemps chaud après un hiver plus doux, soit 60 %.

En conclusion, à l’échelle de la province, un hiver doux est un bon présage pour le printemps… Mais, pour Réjean Ouimet, « la météo peut toujours nous surprendre : nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise de la part de mère Nature ».

Avec Métomédia par Zoé Baldy

Canada: hiver fatal pour les abeilles québécoises

mai 14, 2018

Cette photo a été prise chez Miel anicet,... (OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Photo  Miel Anicet, à Ferme-Neuve. Olivier Pontbriand, Archives Lapresse

Le printemps est souvent un moment de réjouissances pour les apiculteurs du Québec, qui ouvrent leurs ruches et laissent leurs abeilles trouver le chemin du pollen. Cette année, la fête est pas mal plus sombre. L’hiver a été fatal dans plusieurs colonies, et certains producteurs ont perdu plus de la moitié de leurs abeilles.

« Le téléphone ne dérougit pas ici », raconte Anicet Desrochers, qui produit des reines à Ferme-Neuve, dans les Laurentides. « Les gens ont perdu entre 40 % et 80 % de leurs colonies, dit-il. Et pas des amateurs ! » Malgré tous ses efforts, il ne pourra répondre à la demande de ses collègues qui sont trop nombreux à rebâtir des colonies complètement décimées. Anicet prépare 10 000 reines annuellement, mais il y aura pénurie.

Le phénomène touche l’ensemble du Québec, et il y a autant d’hypothèses que d’apiculteurs. La Fédération des apiculteurs du Québec confirme cette situation atypique observée dans plusieurs régions.

À la ferme Les Trois Acres, on vient de lancer une campagne de sociofinancement pour compenser la perte : 80 % des abeilles sont mortes durant l’hiver. Le couple d’apiculteurs de Dunham doit acheter 150 ruches pour maintenir sa production. « On ne comprend pas ce qui est arrivé », s’interroge Liliane Morel. D’autant que les colonies étaient en pleine santé à l’automne. L’apicultrice discute avec des collègues, chacun cherche à comprendre la situation.

Des 20 % de ruches qui restent aux Trois Acres, probablement que la moitié ne produira pas de miel, car les abeilles sont trop faibles, confie Liliane Morel. Heureusement, la récolte de miel de 2017 avait été excellente.

Que s’est-il passé ? 

La science apicole n’est pas exacte, et plusieurs facteurs influent sur le taux de survie des abeilles. On a beaucoup parlé du varroa, ce parasite meurtrier, et de l’impact des néonicotinoïdes ces dernières années pour expliquer la mortalité inhabituelle des butineuses.

« C’est toujours multifactoriel », précise Anicet Desrochers d’entrée de jeu. Par exemple, dans certaines régions, il y a eu peu de neige et beaucoup de vent l’hiver dernier, ce qui n’a pas aidé les abeilles.

Cette fois, en plus, les températures élevées de l’automne semblent bien être en cause. Normalement, au Québec, les apiculteurs ferment leurs ruches à la mi-septembre, selon les régions et la température. On laisse les abeilles aller en semi-hibernation (elles ne dorment pas vraiment) en les traitant et en leur donnant de la nourriture sucrée qui leur permettra de passer l’hiver. Mais les automnes chauds des dernières années ont peut-être joué contre les apiculteurs. Le comportement des abeilles a changé, ce qui a mené à l’épuisement d’un nombre anormalement élevé d’entre elles. De nombreuses abeilles n’ont pas passé l’hiver, malgré les soins des apiculteurs.

Selon Scott Plante, de la Fédération des apiculteurs du Québec, dans certains cas, les premières abeilles à avoir quitté la ruche au printemps étaient trop vieilles et trop faibles.

À Ferme-Neuve, Anicet Desrochers a rapidement flairé le problème, tôt au printemps. « Je pensais que j’en perdais 40 % ou 50 % », raconte-t-il. Il a décidé de retarder l’ouverture des ruches, pour que ses abeilles soient à la chaleur, et leur a fourni le sucre dont elles ont besoin à l’extérieur pour qu’elles puissent d’elles-mêmes le consommer lorsqu’elles seraient prêtes à quitter la ruche. La stratégie a porté ses fruits : l’apiculteur s’en tire avec 25 % de pertes, ce qui n’est quand même pas négligeable. Selon Anicet Desrochers, il va peut-être falloir modifier les techniques et la technologie pour s’adapter à ces nouvelles réalités climatiques. À la condition que ça en soit vraiment : qui peut dire que les conditions météo de 2018-2019 suivront celles des années précédentes ? « On va faire des tests », confie Anicet Desrochers, qui précise que la situation n’est pas unique au Québec. Plusieurs parties du Canada vivent avec des pertes importantes, les Prairies notamment, là où est produit la majorité du miel canadien.

Heureusement, certains producteurs québécois ont eu plus de chance. Christian Macle, président d’Intermiel, dans la région de Mirabel, s’en tire avec 14 % de pertes, ce qui, dans les circonstances, est une excellente nouvelle. « J’ai fait exactement comme d’habitude », dit cet apiculteur qui travaille avec les abeilles québécoises depuis plus de 45 ans. Son entreprise compte maintenant pratiquement 10 000 ruches. Le secret de son succès ? Impossible de le dire, dit-il, puisqu’il n’a justement rien changé à ses pratiques. M. Macle croit que, peut-être, certains de ses collègues ont justement été trop audacieux avec ces changements de températures. Mais, dit-il, en apiculture, les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Lapresse.ca par Stéphanie Bérubé

La corneille espiègle

janvier 30, 2018

 

 

Prudente comme la belle corneille du balcon

Qui ne fait pas confiance à la sainte raison

De celui qui la nourrit malgré ses bonnes intentions

Durant des années et tous les cycles de saisons

 

La corneille préfère se reposer sans peur sur la branche

Qui l’accueille gentiment entre les bras de ses manches

Durant l’automne et les frilosités rudes de l’hiver

Quand fuient les palmipèdes qui se mettent au vert

 

Alerte, agile, rusée et espiègle, ma chère corneille

Revient toujours vers la mangeoire des victuailles

Où de son bec, elle peut attraper sa bonne pitance

Prise entre les pinces de son bec en partance.

 

Bernard NKOUNKOU

Québec: Derrière le froid

janvier 2, 2018

Depuis plusieurs jours et en pleine période des Fêtes, le Québec (et surtout les Québécois) sont plongés dans une longue vague dite de froid extrême.

Pour les personnes itinérantes, c’est un enfer glacé. Pour les animaux errants, c’est souvent une peine de mort.

Face au grand froid, les humains, même dans une société avancée comme la nôtre, ne sont pas non plus tous égaux.

Si vous vivez dans un appartement ou une maison bien isolée, vous partez déjà gagnant devant toute vague de froid. Si, en plus, vous avez les moyens de payer votre compte de chauffage (électrique ou autre) lorsqu’il rentrera, vous avez frappé le gros lot du confort.

À l’opposé, si vous faites partie des trop nombreux citoyens habitant un appartement ou une maison mal isolée, vous allez pâtir d’une vague de froid. Votre santé prendra un coup, passager ou non, c’est certain.

Si, en plus, comme c’est souvent le cas quand on vit dans un endroit mal isolé, vous n’aurez pas vraiment les moyens de payer votre éventuel méga compte de chauffage, «vague de froid» devient synonyme de stress et de privation financière aditionnelle

Il faut le vivre ou l’avoir vécu pour savoir ce que c’est. Ce qui fut déjà mon cas, comme tant d’autres, à quelques reprises pendant ma jeunesse et ma jeune vie d’adulte.

Depuis quelques jours, alors qu’on gèle allègrement, j’y pense souvent et beaucoup et je me pose à nouveau la question suivante :

Comment se fait-il que dans un État comme le nôtre, riche en hydro-électricité que nous avons même nationalisée, Hydro-Québec, lorsqu’il y a des périodes courtes ou longues de grands froids, n’accorde pas des rabais concrets pour ses clients sur l’aide sociale et aux travailleurs à petits revenus? Des rabais, et non pas des ententes de paiement.

Ce serait pourtant un geste de solidarité sociale élémentaire.

Quant aux appartements locatifs mal isolés, une chose est également sûre. Tant que le gouvernement du Québec ne redonnera pas aussi des ressources et des dents, des vraies, à la Régie du logement, les locataires plus démunis continueront à en souffrir dans l’indifférence des décideurs publics qui eux, vivent bien au chaud.

Lejournaldemontreal.com par Josée Legault

Canada/Québec: L’hiver prendra probablement de l’avance

septembre 1, 2017
© Cem Ozdel Anadolu Agency Getty Images
 

Au plan météorologique, le mois de septembre pourrait s’amorcer de façon plutôt brutale dans une poignée de secteurs du Québec.

Dès la nuit prochaine, Fermont, la réserve faunique des Laurentides et la région de Manicouagan auront vraisemblablement droit à de la neige.

Selon la météorologue Amélie Bertrand d’Environnement Canada, si ce scénario se concrétise, il ne s’agira certainement pas d’une bordée digne de ce nom.

En entrevue avec La Presse canadienne jeudi après-midi, elle a soutenu qu’il sera plutôt possible d’apercevoir des flocons épars qui formeront «un mince tapis blanc».

Elle a ajouté qu’il n’y aura aucune accumulation au sol et que la neige fondra rapidement durant la journée de vendredi dès que le mercure se mettra à remonter.

Mme Bertrand a précisé qu’il n’est pas «exceptionnel» de voir des flocons tomber avant même que la saison chaude ne soit officiellement terminée.

«Les nuits sont plus fraîches, les journées raccourcissent (à la fin de l’été). Il y a moins d’ensoleillement aussi. C’est donc normal de voir de la neige de temps à autre», a-t-elle expliqué.

Elle a également mentionné que si Fermont, la réserve faunique des Laurentides et la région de Manicouagan en reçoivent bel et bien d’ici quelques heures, il faudra blâmer deux phénomènes météorologiques distincts.

«D’une part, il y a un système dépressionnaire sur le golfe du Saint-Laurent qui apporte des nuages et des précipitations. Derrière ça, il y a un anticyclone provenant des Territoires du Nord-Ouest qui draine du temps froid», a-t-elle résumé.

Lapressecanadienne.ca

La Tunisie grelotte, le nord-ouest paralysé par la neige

janvier 16, 2017

 

Une vague de froid frappe la Tunisie depuis le début du mois de janvier 2017. © R.Gj/CC/Flickr

Tunis – Un millier d’automobilistes ont été pris au piège par d’abondantes chutes de neige dans le nord-ouest de la Tunisie, où une dizaine de centres d’accueil ont été ouverts en urgence, a-t-on appris lundi auprès de la présidence du gouvernement.

Si la neige n’est pas exceptionnelle en hiver sur les hauteurs de ce pays d’Afrique du Nord, la Tunisie connaît une vague de froid intense -jusqu’à moins 5 degrés- venue d’Europe de l’Est doublée d’intempéries (fortes précipitations, vents violents).

Malgré les avertissements des autorités à ne pas se rendre dans les zones les plus exposées, « un millier d’automobilistes » ont été pris au piège dimanche par les chutes de neige dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), en particulier sur la Nationale 17, totalement impraticable, a indiqué à l’AFP la présidence du gouvernement.

En cette période de vacances, au moins deux bus scolaires se trouvaient dans cet « embouteillage monstre » et des équipes de la protection civile ont été envoyées sur place pour fournir vivres et couvertures, a précisé la radio privée Mosaïque FM.

Le Premier ministre Youssef Chahed a tenu des réunions en urgence avec les ministres de l’Intérieur Hédi Majdoub, de la Défense Farhat Horchani et de l’Equipement Mohamed Salah Arfaoui, et une dizaine de centres d’hébergement ont été ouverts.

Dépêchée lundi matin, une délégation ministérielle n’a toutefois pu rejoindre la principale zone touchée, toutes les voies de communication étant coupées, a annoncé M. Salah Arfaoui. Elle comprenait le ministre du Commerce Zied Ladhari, chargé de vérifier les mesures d’approvisionnement.

A ce sujet, le gouverneur de Jendouba, Akram Sebri, a indiqué que « des quantités importantes de produits alimentaires et du gaz liquéfié » avaient été stockées « par précaution ». L’ensemble des opérations sont supervisées par la commission régionale de lutte contre les catastrophes, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a de nouveau exhorté les usagers de la route à reporter tout trajet non essentiel.

Plus au sud, les chutes de neige ont entraîné d’importantes difficultés de circulation dans les gouvernorats du Kef, de Siliana et de Kasserine.

Ces intempéries frappent des régions de Tunisie parmi les plus défavorisées. Selon les autorités, les enfants présentant des symptômes grippaux et les personnes fragiles ont ainsi été évacués afin de les rapprocher de centres hospitaliers.

Au début du mois, le froid a fait une victime, une fillette de neuf ans, à Aïn Draham, dans le gouvernorat de Jendouba, selon les médias tunisiens.

Cette vaste offensive hivernale se poursuivra au moins jusqu’en milieu de semaine, d’après les services météorologiques.

Romandie.com avec(©AFP / 16 janvier 2017 13h38)             

Le cri des genoux à l’hiver

janvier 2, 2017

 

 

Au grand froid de l’hiver agressif

Les genoux tremblent de ses incisifs

Qui soufflent et torturent la peau

Martelant sans arrêt son marteau

 

Le bandage ne suffit pas pour résister

Les collants non plus pour atténuer

Le froid qui s’infiltre entre les tissus

Pour me sévir comme une grande têtue

 

Assise au canapé près de la cheminée

Les pieds avant avec mes pensées

Je scrute un petit verre de whisky

Avant d’aller m’étendre seule au lit

 

Bernard NKOUNKOU