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Canada-Québec: Une dizaine de marins étrangers coincés à Trois-Rivières, dans le froid, depuis trois mois

janvier 28, 2023
Deux bateaux-remorqueurs amarrés au port de Trois-Rivières.

Deux des trois bateaux-remorqueurs bloqués au port de Trois-Rivières depuis plusieurs mois, le Bradley C. devant, et le Brianna T. derrière. Photo : Radio-Canada/Julie Grenon

Onze marins sont bloqués dans le port de Trois-Rivières depuis trois mois en attendant d’obtenir une autorisation de Transports Canada. Leurs trois bateaux-remorqueurs ne répondent pas aux exigences des lois et conventions maritimes internationales, et sont donc non conformes pour prendre le large.

Les bateaux, qui devaient prendre la mer vers la Guyane en octobre, sont stationnés au port de Trois-Rivières avec ses marins caribéens et sud-américains.

L’entreprise guyanaise B.K. Marine a fait l’acquisition de ces bateaux qui étaient antérieurement de propriété canadienne, selon Vince Giannopoulos, vice-président St-Laurent et côte est du Syndicat international des marins canadiens.

Les nouveaux propriétaires ont l’intention de les utiliser pour du remorquage et du transport maritime en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Dans ce contexte, les bateaux doivent se soumettre à des changements de réglementation, affirme M. Giannopoulos.

Au moment de publier ces lignes, l’entreprise B.K. Marine n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada. Impossible de savoir à quelle réglementation doivent maintenant se plier les bateaux afin de retrouver leurs nouveaux propriétaires, en Guyane.

Les marins dans le froid québécois

La chute des températures a été difficile pour les marins qui ne sont pas habitués au climat. La plupart d’entre eux n’ont pas de vêtements ni d’équipements pour faire face à l’hiver.

Il leur est permis de débarquer du bateau et de se promener dans la ville, mais ils n’ont tout simplement pas l’équipement nécessaire pour rester au chaud, explique Vince Giannopoulos.

L’aide de la communauté locale est venue. Paul Racette, directeur général du Foyer des marins de Trois-Rivières, a mené les efforts pour récolter des vêtements d’hiver pour les marins. Le Foyer leur permet d’utiliser son espace pour se réchauffer et avoir accès à Internet.

M. Racette affirme n’avoir rien vu de tel en huit ans de service au port de Trois-Rivières.

Ils sont arrivés ici et n’avaient aucun salaire, raconte-t-il, mentionnant que 25 marins sont venus au début, mais que 14 sont repartis depuis.

Avec Radio-Canada

Les États-Unis comptent les morts après la tempête hivernale

décembre 26, 2022

Au moins 47 personnes sont mortes à travers 9 États américains après le passage d’une violente tempête hivernale au moment de Noël.

Les Etats-Unis ont ete frappes par une violente tempete hivernale qui a fait au moins 47 morts. (image d'illustration)
Les États-Unis ont été frappés par une violente tempête hivernale qui a fait au moins 47 morts. (image d’illustration)© HANDOUT / THE OFFICE OF GOVERNOR KATHY HOC / AFP

Au lendemain de Noël, les secours américains comptaient les morts d’une violente tempête hivernale frappant les États-Unis depuis plusieurs jours, et ayant particulièrement touché un comté de l’ouest de l’État de New York, où les autorités ont confirmé lundi au moins 25 décès. Cette région frontalière du Canada a été ensevelie sous des mètres de neige, et a subi des températures polaires depuis la semaine dernière.

Dimanche soir, le bilan dans le comté d’Erie était déjà de 13 morts, mais les services locaux ont confirmé depuis le décès de 12 autres personnes, « amenant le total des morts du blizzard à 25 », a déclaré lundi 26 décembre lors d’une conférence de presse Mark Poloncarz, responsable pour ce comté. Certaines personnes ont été retrouvées mortes dans leur voiture, et d’autres sont décédées d’un arrêt cardiaque en essayant de déblayer la neige alors que les températures sont encore glaciales, a-t-il déclaré.

« Vos veines se rétractent, ce qui rend plus difficile pour le cœur de faire circuler le sang », a-t-il expliqué, qualifiant la situation d’« horrible ». Le total des décès confirmés par les autorités à travers neuf États américains est désormais d’au moins 47 morts. Dans l’Ohio, des accidents de la route liés à ces intempéries ont fait neuf victimes, a confirmé à l’Agence France-Presse l’Ohio State Highway Patrol.

12 000 foyers sans courant

La ville de Buffalo, dans le comté d’Erie, est toujours en grande partie bloquée en raison des quantités impressionnantes de neige tombées, y compris encore dans la nuit de dimanche à lundi, a averti Mark Poloncarz. « S’il vous plaît, sauf si vous faites partie des services de secours, ne conduisez pas », a-t-il demandé. Une interdiction de se déplacer y était toujours en vigueur lundi matin, mais elle était bravée par certains habitants, a-t-il regretté.

« Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est emmener les gens jusqu’aux médecins, infirmières et hôpitaux », a expliqué lundi matin sur CNN John Garcia, le shérif du comté. « Les routes commencent enfin à être praticables parce que les vents sont retombés. » Durant le plus fort de la tempête, les secours n’avaient plus la possibilité d’atteindre les personnes en détresse, par exemple celles bloquées dans leur voiture ou chez elles sans électricité.

« C’est déchirant d’avoir des appels de familles avec des enfants, qui disent qu’ils sont gelés », a dit John Garcia. L’électricité a été rétablie pour plus de 13 000 foyers durant les dernières 24 heures, a précisé Mark Poloncarz lundi matin, mais plus de 12 000 restent encore sans courant. Certains ne pourront être raccordés au réseau avant mardi, a-t-il prévenu.

1 700 vols annulés lundi

Depuis mercredi soir, les États-Unis sont frappés par cette tempête d’une rare intensité, dont les vents polaires ont provoqué d’importantes chutes de neige, notamment dans la région des Grands Lacs. Des dizaines de millions d’Américains ont vu leur week-end de Noël chamboulé par des coupures de courant massives, des routes devenues impraticables et des milliers de vols annulés, provoquant le chaos dans les aéroports.

Lundi, plus de 1 700 vols étaient encore annulés aux États-Unis, selon le site de suivi Flightaware.com. Les conditions ne devraient s’améliorer que progressivement au fil de la semaine. La météo « va continuer de provoquer des conditions de voyage dangereuses localement pour les deux jours à venir », a déclaré dans son dernier bulletin national le service météorologique américain (NWS).

« La plupart de l’est des États-Unis va rester dans des conditions de gel durant la journée de lundi, avant une tendance plus modérée s’installant à partir de mardi », a-t-il ajouté.

Avec Le Point avec AFP

Des centaines de migrants continuent d’arriver sur les côtes anglaises, malgré l’hiver qui approche

décembre 1, 2022
Des centaines de migrants continuent d'arriver sur les cotes anglaises, malgre l'hiver qui approche
Des centaines de migrants continuent d’arriver sur les côtes anglaises, malgré l’hiver qui approche© AFP/Ben Stansall

C’est une journée assez douce pour une fin d’automne. La mer est froide mais calme, le vent ne s’est pas levé. Les conditions semblent optimales pour traverser la Manche en bateau pneumatique: mercredi encore, des centaines de migrants sont arrivés sur les côtes anglaises.

Plus de 43.000 migrants ont traversé la Manche cette année, un record. Lundi, ils étaient 426, selon les chiffres du gouvernement britannique. Mardi, 884 dans 17 bateaux et mercredi, 426 dans huit embarcations.

« Nous n’avons pas réussi à contrôler nos frontières », a admis la ministre de l’Intérieur Suella Braverman au parlement en novembre. C’était pourtant une des promesses du Brexit et une des priorités affichées des conservateurs.

Au port de Douvres (côte sud-est) on peut assister de loin au va-et-vient. Les bateaux des autorités maritimes reviennent d’abord du large avec des canots pneumatiques vides. Un bateau tire quatre embarcations à lui tout seul. Et puis vers 14H00, des dizaines de migrants, interceptés en mer, arrivent à bord de deux navires des « border forces », responsables des contrôles frontaliers.

Après quelques heures, ils sont acheminés en bus vers un centre de transit où leur dossier va commencer à être étudié. Celui de Manston (sud-est), saturé, a été au coeur d’une polémique en octobre: plus de 4.000 personnes y étaient hébergées pour une capacité de 1.600 places.

Un migrant atteint de diphtérie y est mort mi-novembre. Depuis, plusieurs dizaines de cas ont été recensés chez des migrants.

Dans des hôtels

Abas, un Afghan de 30 ans, a suivi le parcours classique. « J’ai traversé en septembre. Le bateau prenait l’eau, on a appelé à l’aide les autorités maritimes anglaises quand on est arrivé dans les eaux britanniques. J’ai été arrêté en mer », raconte-t-il à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Ensuite, il a été examiné à Manston puis hébergé dans des hôtels. Il dort maintenant dans un hôtel à Londres, à quelques centaines de mètres des tours modernes du quartier d’affaire de la City. L’hôtel désormais fermé aux touristes est payé par le gouvernement pour héberger les demandeurs d’asile.

Abas a demandé le statut de réfugié. Originaire de Kaboul, il explique avoir quitté son pays à cause du retour au pouvoir des talibans, en août 2021. « Je travaillais dans la sécurité pour l’Otan », assure-t-il. Il a fui en passant par l’Iran, puis la Turquie et a traversé l’Europe. Il est venu au Royaume-Uni car il parle anglais.

Il y a, selon Abas, 300 personnes comme lui, des demandeurs d’asile, dans son hôtel. Des hommes et des femmes entrent et sortent sans cesse. Beaucoup sont arrivés par bateau. D’autres, au Royaume-Uni depuis plus longtemps, sont venus cachés dans des camions.

Naufrage

« Maintenant il est très difficile d’arriver en camion pour les migrants car cette route est très contrôlée », explique Peter William Walsh chercheur à l’Observatoire des migrations de l’université d’Oxford. « Cela a contribué à l’essor » des traversées de la Manche en bateau pour les migrants depuis 2018.

« Désormais, c’est une route établie, avec des réseaux de passeurs. Dans l’esprit de ceux qui font la traversée, la Manche n’est plus cette grande barrière qu’elle représentait autrefois », ajoute le chercheur.

Le 24 novembre 2021, un naufrage a cependant fait 27 morts, des migrants âgés de 7 à 46 ans. C’est le pire drame jamais enregistré dans la Manche, mais comme les naufrages en Méditerranée, cela n’a pas dissuadé les migrants de tenter leur chance.

Pas plus que l’accord du Royaume-Uni avec le Rwanda. Annoncé sous Boris Johnson, ce projet prévoit d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda mais il est au point mort, bloqué en justice.

Paris et Londres ont signé un accord mi-novembre qui prévoit notamment une enveloppe de 72,2 millions d’euros que devront verser les Britanniques en 2022-2023 à la France pour augmenter de 800 à 900 le nombre de policiers et gendarmes sur les plages françaises, d’où partent les migrants.

Le système de demandes d’asile est plus que jamais débordé au Royaume-Uni. Plus de 140.000 demandeurs d’asile attendaient une réponse fin septembre, soit trois fois plus qu’en 2019.

Près de 86.000 personnes ont demandé l’asile entre septembre 2021 et septembre 2022, un chiffre au plus haut depuis 2003, quand il y avait eu plus de 87.000 demandes.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec/Préparez vos pelles : l’hiver sera rude et riche en tempêtes

novembre 29, 2022
Un homme déblaie la neige autour d'une voiture.

La deuxième moitié de l’hiver au Québec devrait être plus clémente et ponctuée de redoux, selon MétéoMédia. Photo : La Presse Canadienne/Graham Hughes

Préparez vos pelles à neige, car un hiver « coriace, tenace et riche en tempêtes » est en train de s’installer au Québec.

Les saisons se suivent, mais ne se ressemblent pas, car si l’automne a été marqué par la douceur du soleil et des températures au-dessus des normales, l’hiver sera rude, selon les prévisions de MétéoMédia.

En raison du corridor actif bien présent dans la vallée du Saint-Laurent, plusieurs tempêtes sont attendues, a indiqué le chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

« Ça risque d’être le froid qui va dominer avec beaucoup de systèmes, beaucoup de dépression, de tempêtes qui vont toucher le Québec. »— Une citation de  André Monette, chef de service météorologie à MétéoMédia

En mentionnant le corridor bien actif, André Monette fait référence à la zone située entre deux masses d’air : le dôme d’air froid qui sera présent dans l’ouest du pays et la douceur prévue sur la côte est des États-Unis.

Cette situation favorisera le passage de nombreux systèmes apportant beaucoup de neige, mais peut-être aussi des précipitations de pluies abondantes.

C’est là que les dépressions vont se passer. Donc c’est vraiment comme l’autoroute des dépressions, on risque d’avoir plus de dépressions qu’à l’habitude dans le corridor de la vallée du Saint-Laurent, a indiqué André Monette en précisant qu’il faut être prêt à pelleter cette année, et que dans certaines régions, c’est déjà commencé.

Le chef de service de la météorologie à MétéoMédia estime que les chances sont bonnes d’avoir un Noël blanc, à moins que la pluie décide de gâcher les festivités.

Si la première moitié de l’hiver s’annonce froide et enneigée, la deuxième moitié devrait être plus clémente et ponctuée de redoux.

Ailleurs au pays

Comme le Québec, l’Ontario se retrouvera dans l’axe d’un corridor actif en précipitations et des périodes de froid intense.

Les Prairies auront également droit à des températures sous les normales dans les prochains mois, avec la présence répétée du vortex polaire.

Dans les Rocheuses, plusieurs tempêtes de neige sont attendues.

Les provinces de l’Atlantique seront toutefois favorisées par une douceur prononcée grâce aux températures anormalement douces de l’océan Atlantique, selon MétéoMédia.

« La Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard , les Îles-de-la-Madeleine, Terre-Neuve-et-Labrador, on prévoit un hiver au-dessus des normales, plus doux. »— Une citation de  André Monette, chef de service météorologie à MétéoMédia

M. Monette a souligné toutefois que plus on s’en va vers le Nouveau-Brunswick et le nord du Nouveau-Brunswick, plus on est dans le corridor avec plus de précipitations que la normale.

MétéoMédia invite les Canadiens à porter une attention particulière aux prévisions quotidiennes dans les prochaines semaines, où la météo et les conditions routières seront amenées à changer rapidement et subitement.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada-Québec: Un système majeur est sur les radars

février 29, 2020

 

La fin du mois de février n’est décidément pas de tout repos. À peine une tempête majeure vient-elle de se terminer qu’un autre système costaud se profile à l’horizon.

Le Québec vient de subir les affres d’un important système provenant du sud des États-Unis qui a apporté de la neige abondante, de la poudrerie et des vents forts sur de nombreux secteurs.

© Fournis par MétéoMédia
La prochaine semaine ne s’annonce d’ailleurs pas de tout repos, alors que plusieurs systèmes dépressionnaires prennent le chemin de la province.

© Fournis par MétéoMédia
Dès dimanche soir, un petit système en provenance de l’Ouest canadien s’amènera au Québec et apportera de faibles quantités de neige. Les accumulations seraient plus importantes vers le nord de la province, alors qu’elles ne dépasseraient pas les cinq centimètres sur les secteurs au sud.

Une autre dépression originaire du Texas a le Québec dans sa mire. Le hic : elle a le potentiel d’être particulièrement costaude. La configuration du courant-jet et le fait qu’elle aura eu l’opportunité de se gorger d’humidité dans le golfe du Mexique risquent effectivement d’accentuer sa puissance.

Plusieurs scénarios sont sur la table en ce qui a trait aux précipitations. Les régions sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent risquent d’écoper d’un mélange de pluie et de neige, alors que les secteurs plus au nord verront des quantités appréciables de flocons tomber.

Toutefois, la trajectoire exacte de cette dépression reste incertaine pour le moment. C’est de cette dernière dont dépendra la forme des précipitations et leur abondance. Nous suivrons pour vous sa progression au cours des prochains jours.

Cela pourrait d’ailleurs avoir une influence sur le couvert neigeux, qui s’épaissira ou non selon les circonstances.

© Fournis par MétéoMédia
Après le passage de ces perturbations, le calme reviendra sur le Québec pour le reste de la semaine de relâche.

Avec MétéoMédia

Canada: L’hiver n’a pas dit son dernier mot au Québec

février 24, 2020

 

Après un redoux aux allures de printemps en début de semaine, voilà que l’hiver fera un grand retour.

En effet, dès jeudi, un creux atmosphérique favorisera la descente d’air arctique sur la province, ce qui fera chuter le mercure de manière radicale.

© Fournis par MétéoMédia
Le thermomètre de la majorité des régions du Québec perdrait près d’une dizaine de degrés entre le début et la fin de la semaine prochaine, ramenant les températures largement sous les normales saisonnières.

Dernier potentiel de vague de froid

L’hiver s’est, jusqu’à présent, déroulé sans vague de froid.

En effet, cette dernière est définie par trois jours consécutifs où le mercure passe sous la barre des -20 °C ou du -30 °C (dans le nord du Québec). Généralement, la province goûte à trois vagues de froid par saison hivernale.

© Fournis par MétéoMédia
Le Québec n’a toutefois pas été épargnée par des poussées de froid glacial, qui ont été plus nombreuses qu’à l’habitude (9, alors que la moyenne est de 7 par saison). Cependant, ces dernières ne sont pas du froid durable.

Et cette chute risque bien d’être la dernière opportunité de connaître un tel froid plus durable, puisque l’ensemble du territoire amorce lentement sa marche vers le printemps. Les chances sont effectivement beaucoup plus faibles en mars.

À quoi ressemblera le début mars ?

Cette tendance frisquette installerait d’ailleurs confortablement ses quartiers sur la province pour les deux prochaines semaines, mais cela pourrait évoluer au cours des prochains jours.

© Fournis par MétéoMédia
Pour la Belle province, tout se jouera dans le combat entre deux masses d’air : une sèche et froide originaire de l’Arctique et l’autre, chaude et humide du Golfe du Mexique.

Dans l’extrême-nord du Québec, où la première masse fait actuellement des siennes, les anomalies négatives de températures sont particulièrement marquées. Si ce dôme d’air polaire descend suffisament, le froid hivernal pourrait bien s’installer pour quelques temps sur le Québec. Si ce n’est pas le cas, les températures remonteraient vers des eaux plus saisonnières.

© Fournis par MétéoMédia
Dans tous les cas, le froid sera moins poignant pour débuter mars que celui qu’on aura connu pour clore février.

Rappelons que les normales oscillent autour de -2 °C au cours de la première semaine de mars pour le sud du Québec.

En plein dans le déclin de l’hiver

Rappelons qu’au cours de cette période de l’année, l’hiver commence à décliner tranquillement. En effet, d’ici la mi-mars, les températures moyennes ne cesseront d’augmenter, ouvrant la porte aux balbutiements du printemps.

Avec MétéoMédia

Canada/C’est officiel : voilà le dernier coup de froid de l’hiver

février 17, 2020

 

© Fournis par MétéoMédia

Après le passage d’une dépression en provenance du Colorado, les températures chuteront sous la barre des -10 °C : ce sera très probablement la dernière fois de l’hiver pour le sud du Québec. Rappelons que l’hiver météorologique se termine le 29 février.

Après un lundi ensoleillé (surtout pour Gatineau, et un peu moins pour Gaspé), un système dépressionnaire en provenance du Colorado viendra visiter la province mardi. Dans la mesure où les températures seront près du point de congélation, les précipitations risquent de tomber sous forme liquide et solide pour le sud du Québec.

© Fournis par MétéoMédia
En tout, jusqu’à quinze centimètres pourraient tomber dans le secteur de Mont-Tremblant. Ailleurs, les quantités de neige se situeront entre cinq et dix centimètres.

Mercredi, l’installation d’un anticyclone facilitera une descente d’air arctique importante pour jeudi. Selon les modèles météorologiques actuels, il y a de (très) fortes probabilités qu’il s’agisse de la dernière descente de cette ampleur. Autrement dit : le mercure descendra sous la barre des -10 °C dans le sud du Québec, et ce serait la dernière fois de l’hiver.

© Fournis par MétéoMédia
Par chance, le soleil sera de la partie pour nous aider à surmonter cette dernière épreuve de froid.

© Fournis par MétéoMédia
Pour les personnes n’aimant pas le froid, attention toutefois à ne pas crier « victoire » trop vite : le printemps peut nous réserver quelques surprises ! D’un point de vue météorologique, celui-ci commence le 1er mars et bien que les normales de saison augmentent, il se pourrait qu’une descente d’air arctique fasse chuter les températures sous celles-ci. Elles ne seraient probablement pas sous la barre des -10 °C, mais la sensation de froid pourrait être présente.

Avec MétéoMédia

Canada: Si l’hiver a été doux, le printemps sera…

février 17, 2020
© Fournis par MétéoMédia

Quand la douceur est au rendez-vous en hiver, peut-on espérer qu’elle le soit également au printemps ? À en croire les liens entre ces saisons depuis 1942, on pourrait croire que oui !

« La meilleure recette pour connaître une saison douce ou chaude, c’est d’avoir au préalable un contexte de douceur : autrement dit, le chaud entraîne le chaud », commence Réjean Ouimet, expert météorologue à MétéoMédia.

Depuis 1990, le Québec a connu quatorze hivers doux. À neuf reprises, les printemps qui ont suivi furent également anormalement doux et ne furent froids que cinq fois. Toujours parmi ces quatorze hivers doux, dix d’entre eux ont laissé arriver le printemps plus hâtivement, tandis qu’il a fallu l’attendre plus longtemps qu’à l’accoutumée à quatre reprises.

© Fournis par MétéoMédia
En conclusion, on peut dire qu’après un hiver doux, il y a plus de probabilités de connaître un printemps doux et hâtif, plutôt qu’un printemps tardif et frais… Mais que ce n’est pas toujours le cas.

Une tendance qui s’amplifie ?

Depuis 1942, les printemps suivants les hivers les plus doux de l’histoire ont été plus hâtifs. « Dans un cas sur deux, ils ont également été plus chauds », selon M. Ouimet. Notre expert souligne le cas de l’année 2010 : « cette année-là, l’hiver fut le 8e le plus chaud jamais enregistré ; et Montréal a vécu par la suite son printemps le plus chaud jamais enregistré ».

© Fournis par MétéoMédia
Ailleurs au Québec, Val-d’Or et Québec ont 80 % de chances d’avoir un printemps très doux après avoir peu souffert du froid en hiver.

Pour Gaspé, les anomalies de douceur en hiver ont un peu moins d’impacts sur la tendance du printemps : la ville compte un peu plus d’une chance sur deux de connaître un printemps chaud après un hiver plus doux, soit 60 %.

En conclusion, à l’échelle de la province, un hiver doux est un bon présage pour le printemps… Mais, pour Réjean Ouimet, « la météo peut toujours nous surprendre : nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise de la part de mère Nature ».

Avec Métomédia par Zoé Baldy

Canada: hiver fatal pour les abeilles québécoises

mai 14, 2018

Cette photo a été prise chez Miel anicet,... (OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Photo  Miel Anicet, à Ferme-Neuve. Olivier Pontbriand, Archives Lapresse

Le printemps est souvent un moment de réjouissances pour les apiculteurs du Québec, qui ouvrent leurs ruches et laissent leurs abeilles trouver le chemin du pollen. Cette année, la fête est pas mal plus sombre. L’hiver a été fatal dans plusieurs colonies, et certains producteurs ont perdu plus de la moitié de leurs abeilles.

« Le téléphone ne dérougit pas ici », raconte Anicet Desrochers, qui produit des reines à Ferme-Neuve, dans les Laurentides. « Les gens ont perdu entre 40 % et 80 % de leurs colonies, dit-il. Et pas des amateurs ! » Malgré tous ses efforts, il ne pourra répondre à la demande de ses collègues qui sont trop nombreux à rebâtir des colonies complètement décimées. Anicet prépare 10 000 reines annuellement, mais il y aura pénurie.

Le phénomène touche l’ensemble du Québec, et il y a autant d’hypothèses que d’apiculteurs. La Fédération des apiculteurs du Québec confirme cette situation atypique observée dans plusieurs régions.

À la ferme Les Trois Acres, on vient de lancer une campagne de sociofinancement pour compenser la perte : 80 % des abeilles sont mortes durant l’hiver. Le couple d’apiculteurs de Dunham doit acheter 150 ruches pour maintenir sa production. « On ne comprend pas ce qui est arrivé », s’interroge Liliane Morel. D’autant que les colonies étaient en pleine santé à l’automne. L’apicultrice discute avec des collègues, chacun cherche à comprendre la situation.

Des 20 % de ruches qui restent aux Trois Acres, probablement que la moitié ne produira pas de miel, car les abeilles sont trop faibles, confie Liliane Morel. Heureusement, la récolte de miel de 2017 avait été excellente.

Que s’est-il passé ? 

La science apicole n’est pas exacte, et plusieurs facteurs influent sur le taux de survie des abeilles. On a beaucoup parlé du varroa, ce parasite meurtrier, et de l’impact des néonicotinoïdes ces dernières années pour expliquer la mortalité inhabituelle des butineuses.

« C’est toujours multifactoriel », précise Anicet Desrochers d’entrée de jeu. Par exemple, dans certaines régions, il y a eu peu de neige et beaucoup de vent l’hiver dernier, ce qui n’a pas aidé les abeilles.

Cette fois, en plus, les températures élevées de l’automne semblent bien être en cause. Normalement, au Québec, les apiculteurs ferment leurs ruches à la mi-septembre, selon les régions et la température. On laisse les abeilles aller en semi-hibernation (elles ne dorment pas vraiment) en les traitant et en leur donnant de la nourriture sucrée qui leur permettra de passer l’hiver. Mais les automnes chauds des dernières années ont peut-être joué contre les apiculteurs. Le comportement des abeilles a changé, ce qui a mené à l’épuisement d’un nombre anormalement élevé d’entre elles. De nombreuses abeilles n’ont pas passé l’hiver, malgré les soins des apiculteurs.

Selon Scott Plante, de la Fédération des apiculteurs du Québec, dans certains cas, les premières abeilles à avoir quitté la ruche au printemps étaient trop vieilles et trop faibles.

À Ferme-Neuve, Anicet Desrochers a rapidement flairé le problème, tôt au printemps. « Je pensais que j’en perdais 40 % ou 50 % », raconte-t-il. Il a décidé de retarder l’ouverture des ruches, pour que ses abeilles soient à la chaleur, et leur a fourni le sucre dont elles ont besoin à l’extérieur pour qu’elles puissent d’elles-mêmes le consommer lorsqu’elles seraient prêtes à quitter la ruche. La stratégie a porté ses fruits : l’apiculteur s’en tire avec 25 % de pertes, ce qui n’est quand même pas négligeable. Selon Anicet Desrochers, il va peut-être falloir modifier les techniques et la technologie pour s’adapter à ces nouvelles réalités climatiques. À la condition que ça en soit vraiment : qui peut dire que les conditions météo de 2018-2019 suivront celles des années précédentes ? « On va faire des tests », confie Anicet Desrochers, qui précise que la situation n’est pas unique au Québec. Plusieurs parties du Canada vivent avec des pertes importantes, les Prairies notamment, là où est produit la majorité du miel canadien.

Heureusement, certains producteurs québécois ont eu plus de chance. Christian Macle, président d’Intermiel, dans la région de Mirabel, s’en tire avec 14 % de pertes, ce qui, dans les circonstances, est une excellente nouvelle. « J’ai fait exactement comme d’habitude », dit cet apiculteur qui travaille avec les abeilles québécoises depuis plus de 45 ans. Son entreprise compte maintenant pratiquement 10 000 ruches. Le secret de son succès ? Impossible de le dire, dit-il, puisqu’il n’a justement rien changé à ses pratiques. M. Macle croit que, peut-être, certains de ses collègues ont justement été trop audacieux avec ces changements de températures. Mais, dit-il, en apiculture, les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Lapresse.ca par Stéphanie Bérubé

La corneille espiègle

janvier 30, 2018

 

 

Prudente comme la belle corneille du balcon

Qui ne fait pas confiance à la sainte raison

De celui qui la nourrit malgré ses bonnes intentions

Durant des années et tous les cycles de saisons

 

La corneille préfère se reposer sans peur sur la branche

Qui l’accueille gentiment entre les bras de ses manches

Durant l’automne et les frilosités rudes de l’hiver

Quand fuient les palmipèdes qui se mettent au vert

 

Alerte, agile, rusée et espiègle, ma chère corneille

Revient toujours vers la mangeoire des victuailles

Où de son bec, elle peut attraper sa bonne pitance

Prise entre les pinces de son bec en partance.

 

Bernard NKOUNKOU