Posts Tagged ‘homicides’

Concordia: des restes humains trouvés à proximité de l’épave

septembre 26, 2013

ROME – Des restes humains ont été trouvés jeudi à proximité de l’épave du paquebot Concordia dont le naufrage en janvier 2012 a fait 32 morts, alors que les corps de deux victimes sont toujours manquants, a annoncé la Protection civile italienne.

Au cours des activités de recherche qui se sont déroulées à hauteur de la zone centrale du navire, les plongeurs des gardes-côtes et de la police financière ont trouvé des restes dont la nature doit être encore définie au moyen d’examens d’ADN, selon un communiqué de la Protection civile.

Le chef de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli, qui se trouvait par hasard sur l’île du Giglio pour faire le point sur les recherches, a précisé à la chaîne de télévision Sky TG24 qu’il s’agissait de restes humains.

Selon l’agence Ansa qui ne cite pas ses sources, il s’agirait d’os. Ils n’ont pas été récupérés immédiatement et les plongeurs devraient les remonter dans l’après-midi une fois obtenue l’autorisation du parquet de Grosseto, en Toscane, en charge du dossier.

L’accident du Concordia avait fait 32 victimes mais les corps du serveur de nationalité indienne Russel Rebello et de la passagère italienne Maria Grazia Trecarichi n’ont jamais été retrouvés.

Selon la Protection civile, les familles des deux victimes et le parquet de Grosseto ont été informés de la découverte de ces restes.

Les spécialistes des carabiniers doivent se mettre immédiatement à l’oeuvre pour tenter d’identifier ces restes grâce à des examens d’ADN, selon la même source.

Le capitaine du Concordia, Francesco Schettino, est actuellement jugé à Grosseto pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dommages causés à l’environnement. Son procès avait commencé à la mi-juillet et il se poursuivra le 7 octobre par l’audition de plusieurs témoins.

Romandie.com avec (©AFP / 26 septembre 2013 14h57)

Tunisie : la peine de mort requise contre Ben Ali, jugé par contumace

mai 24, 2012

Le procureur du tribunal militaitre du Kef a requis la peine de mort, mercredi 23 mai, contre le dictateur tunisien déchu Zine el Abidine Ben Ali, jugé par contumace. Une décision qui ne fait pas l’unanimité.

Pour la première fois depuis sa chute, le 14 janvier 2011, le dictateur tunisien déchu Zine el Abidine Ben Ali encourt la peine capitale. Le tribunal militaire du Kef (dans le nord-ouest du pays) a recquis la peine de mort pour l’ancien président, accusé de « complicité d’homicides volontaires ». Cette accusation concerne la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine, deux villes emblématiques de la révolution tunisienne.

Le procureur a également requis « les sanctions les plus sévères possibles » à l’encontre de ses 22 co-accusés, des anciens caciques du régime, poursuivis pour la mort d’une vingtaine de personnes dans ces deux villes.

Les réquisitions du procureur ont provoqué l’étonnement parmi les avocats, et pas seulement ceux de la défense. « Ben Ali n’est pas l’acteur principal de ces homicides, il est poursuivi pour complicité et pourtant le procureur requiert contre lui une peine plus importante que contre ceux qui sont poursuivis pour homicides », a fustigé Abderraouf Ayadi, défenseur d’une des familles de victimes. « Je pense que la justice essaye de trouver un compromis avec les familles des martyrs plutôt que de faire un procès équitable, il n’y a pas de volonté de connaître les véritables responsables », a-t-il déploré.

Du côté de la défense, les réactions ont aussi fusé. « Ce procès ne tient pas sur le fond et sur la forme », a dénoncé Othman Oueslati, avocat d’un autre prévenu, l’ancien ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem, expliquant que son client n’avait « jamais reçu des instructions de Ben Ali pour tuer ».

« Légitime défense »

Au rang des inculpés figurent un autre ex-ministre de l’Intérieur Ahmed Friaâ, l’ancien directeur général de la sûreté Adel Tiouiri, l’ex-chef des brigades spéciales, Jalel Boudriga, ou encore l’ex-chef de la sécurité présidentielle, Ali Seriati.

Aucun des prévenus n’a reconnu avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants dans les deux villes concernées. Sans mentionner de noms, ils ont un par un renvoyé la responsabilité à une « cellule sécuritaire de suivi » ou à « la salle d’opération » du ministère de l’Intérieur.

Pour autant, des témoignages, au premier rangs desquels celui l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi, qui dirigea le premier gouvernement post-Ben Ali, ont mis en cause Ben Ali devant le tribunal.

Ghannouchi avait notamment assuré avoir appelé Ben Ali le 9 janvier pour lui demander d’arrêter les tirs à balles réelles contre la population à Kasserine. Ben Ali aurait alors justifié l’usage des armes comme une « légitime défense ».

Réfugié en Arabie Saoudite « Zaba » fait l’objet de dizaines d’actions en justice, devant des tribunaux civils ou militaires. Au civil, l’ancien président a déjà cumulé 66 ans de prison, accusé entre autre de détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Tout comme son épouse Leïla Trabelsi, Ben Ali fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, auquel l’Arabie Saoudite n’a, pour l’instant, pas donné suite, malgré les nombreuses demandes d’extradition des autorités tunisiennes.

Jeuneafrique.com avec AFP