Posts Tagged ‘Homme d’affaires’

Les grandes dates de Vincent Bolloré

avril 25, 2018

Vincent Bolloré, le 19 avril 2018 à Paris / © AFP / ERIC PIERMONT

Voici les grandes dates de l’homme d’affaires Vincent Bolloré, qui a été mis en examen mercredi soir dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution à son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

– 1er avril 1952: naissance à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

– 1981: reprend l’entreprise familiale fondée en 1822, spécialisée dans le papier bible et le papier à rouler OCB. Il transforme progressivement le groupe en un conglomérat d’activités très diverses dans les transports maritimes, les plantations tropicales, la finance, les médias ou les télécommunications.

– 2005: nommé président d’Havas (publicité-communication). Lancement de Direct 8, la première chaîne du groupe sur la TNT.

– 2007: met son jet privé et son yacht personnel à la disposition de Nicolas Sarkozy, tout juste élu président de la République.

– 2010: la mairie de Paris retient l’industriel breton pour Autolib’, projet de voitures électriques en libre-service.

– 2014: prend les rênes de Vivendi, géant des médias et de la musique, dont Bolloré est premier actionnaire depuis 2012.

– 26 mars 2018: son groupe réclame 50 millions d’euros à France Télévisions pour atteinte à son image après un reportage évoquant les activités d’une société spécialisée dans l’huile de palme au Cameroun, dont il est actionnaire minoritaire.

– 19 avril 2018: cède la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à son fils Yannick.

– 23 avril 2018: placé en garde à vue dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

– 25 avril 2018: Vincent Bolloré a été mis en examen, annonce le porte-parole de l’homme d’affaires dans un communiqué, sans préciser sur quels chefs. Il quitte le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2018 20h59)                

Du business sur le malheur des populations du Pool au Congo: Ntumi, de Pasteur guerrier à homme d’affaires

mars 18, 2018

 

Un opposant turc se voit confisquer ses avoirs en France qu’il évalue à plusieurs milliards d’euros

septembre 20, 2017

L’opposant au président Erdogan et réfugié politique en France, Cem Uzan, ici le 13 décembre 2004 à Ankara, accuse Ankara de lui avoir confisqué illégalement plusieurs milliards d’euros d’avoirs. / © AFP/Archives /

Un homme d’affaires turc controversé, Cem Uzan, opposant au président Erdogan et réfugié politique, s’est vu confisquer cet été par Ankara ses avoirs en France, qu’il estime à plusieurs milliards d’euros, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

« Nous dénonçons une saisie opérée en toute illégalité et saisissons la justice française », a déclaré à l’AFP Me Matthias Pujos.

L’empire Uzan, jadis l’un des plus importants de Turquie, s’est effondré à partir de 2003. Les autorités turques l’accusent d’avoir organisé une fraude bancaire massive. Plus de 200 entreprises du groupe ont été saisies, dont une compagnie de téléphonie mobile, Telsim, rachetée depuis par le géant britannique Vodafone, et un groupe de presse.

Au terme d’une multitude de procédures judiciaires, Ankara a condamné en 2013 par défaut Cem Uzan à une peine de 18 ans et demi de prison et à une amende de près de 1,5 milliard d’euros.

« Il n’y a eu à ce jour aucune procédure en France donnant force exécutoire à ce jugement. Mais la Turquie a voulu passer outre et tenter par elle-même de faire exécuter cette condamnation en récupérant les avoirs en France de mon client « , a déclaré Me Pujos.

D’après son récit, un huissier, sur demande d’une agence gouvernementale turque, s’est rendu fin août au domicile parisien de Cem Uzan, alors en vacances, « a procédé à l’ouverture de ses coffres-forts à l’aide de scies à métaux et emporté des effets personnels et des titres au porteur d’une valeur de plusieurs milliards d’euros de la société Ceas », conglomérat turc spécialisé dans la production et la distribution d’électricité, détenu par M. Uzan.

« Nous irons devant un juge de l’exécution le 27 novembre. Il va se prononcer sur la légalité des opérations effectuées par l’huissier qui a opéré sans titre exécutoire, uniquement sur la base de documents étrangers », a indiqué Me Pujos. Il compte obtenir la restitution de l’ensemble des saisies.

Par ailleurs, M. Uzan a déposé plainte le 29 août à la police « qui est venue à son domicile constater l’effraction », a-t-il ajouté.

Cem Uzan, 56 ans, s’était reconverti en homme politique et avait participé, avec son parti populiste, le Parti Jeune (GP), aux élections législatives turques de 2002 et 2007.

D’après son avocat, « la justice turque s’acharne sur lui pour des raisons politiques, son parti ayant été considéré à cette époque comme un rival potentiel du Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ».

En 2003, la justice américaine a condamné Cem Uzan et d’autres membres de sa famille à verser plus de 4,26 milliards de dollars aux équipementiers américain Motorola et finlandais Nokia pour avoir détourné des fonds prêtés par les deux groupes. En appel, ce montant a été ramené à 3,1 milliards de dollars.

Il a obtenu l’asile politique en France en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 14h11)                

Un des hommes les plus riches d’Israël, Beny Steinmetz, interpellé

août 14, 2017

Jérusalem – La police israélienne a interpellé lundi le milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz ainsi que plusieurs hommes d’affaires dans une enquête internationale sur des faits présumés de blanchiment d’argent, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Les enquêteurs israéliens ont également interpellé dans le même coup de filet Tal Silberstein, un conseiller du chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern, a rapporté le tabloïd autrichien Oesterreich. Cette information n’a pas été confirmée dans un premier temps de source indépendante.

Tal Silberstein était un rouage important du parti social-démocrate autrichien dans la campagne pour les législatives anticipées prévues en octobre. Le parti a annoncé lundi dans un communiqué qu’il cessait de coopérer avec lui « à la suite des accusations judiciaires apparues aujourd’hui en Israël ».

La compagnie israélienne de télécommunications Bezeq a, quant à elle, informé la bourse de Tel-Aviv que son président par intérim, David Granot, avait été interpellé pour être interrogé, mais a assuré que les investigations ne concernaient pas Bezeq.

M. Steinmetz, héritier d’un groupe de diamantaires et cofondateur de Beny Steinmetz Group Resources, groupe de sociétés minières opérant à travers le monde, est la 17e plus grosse fortune d’Israël, avec une richesse évaluée à plus d’un milliard de dollars, selon le classement du magazine Forbes.

La police israélienne a indiqué avoir interpellé lundi matin cinq personnes soupçonnées d’avoir monté de fausses transactions, parmi lesquelles des opérations immobilières dans un pays étranger, et d’avoir fabriqué et utilisé de faux documents pour transférer et blanchir de l’argent.

Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP que M. Steinmetz figurait parmi les cinq personnes interpellées.

Les interpellations, accompagnées de perquisitions aux domiciles et dans les bureaux de suspects, s’inscrivent dans le cadre d’investigations internationales, a dit la police sans plus de précisions.

M. Steinmetz est inculpé en Roumanie depuis mai 2016 pour « constitution d’un groupe criminel organisé, complicité de trafic d’influence et de blanchiment d’argent » dans une affaire de restitution frauduleuse de propriétés ayant coûté à l’Etat roumain 145 millions d’euros. Le parquet national roumain a ordonné son renvoi devant un tribunal.

Le nom de M. Steinmetz apparaît dans une autre affaire de corruption et de blanchiment, menée en coopération avec les polices américaine, suisse et guinéenne contre la corruption de fonctionnaires étrangers.

M. Steinmetz et d’autres Israéliens vivant à l’étranger sont soupçonnés d’être mêlés à une affaire portant sur « des pots de vin de plusieurs dizaines de millions de dollars donnés à des hauts fonctionnaires en Guinée en échange d’aide au développement de leurs affaires dans ce pays », avait indiqué la police israélienne à l’époque.

M. Steinmetz, 61 ans, avait été entendu dans cette enquête en décembre 2016, puis assigné à résidence. Son groupe, BSGR, avait qualifié les accusations de pots-de-vin de « dénuées de tout fondement ». BSGR avait accusé le gouvernement guinéen d’être l’instigateur des investigations pour « priver (le groupe) de ses droits ».

En 2014, un rapport gouvernemental guinéen avait recommandé l’annulation de la concession minière accordée à Beny Steinmetz pour la mine de fer géante de Simandou, estimant qu’il l’avait obtenue par « corruption », ce qu’avait réfuté le groupe de M. Steinmetz.

Après sa prise de fonctions en décembre 2010, le président guinéen Alpha Condé avait lancé des enquêtes anticorruption pour récupérer le contrôle des richesses naturelles de son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h14)                                            

Après l’interpellation à Paris d’un homme d’affaires en provenance de Cotonou avec 1,6 million de dollars, l’UE rappelle ses règles déclaratives

mai 11, 2017

Dollars © Miran Rijavec, creative commons

L’affaire est vieille de sept ans mais a connu une étape judiciaire importante début mai devant la Cour de justice de l’Union européenne : un voyageur en transit à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle en provenance de Cotonou et à destination de Beyrouth avec la bagatelle de 1,6 million de dollars en liquide était tenu de les déclarer. Ce qu’il contestait.

Les faits remontent à 2010. La société béninoise Intercontinental charge un certain Oussama El-Dakkak de convoyer 1 607 650 dollars et 3 900 euros en liquide depuis Cotonou, au Bénin, vers Beyrouth, au Liban, par avion, via un transit à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en France.

 

L’homme se fait contrôler par les douanes dans l’aéroport français, et est mis en examen pour « manquement à l’obligation pour toute personne entrant ou sortant de l’Union européenne de déclarer toute somme supérieure à 10 000 euros qu’elle transporte en argent liquide. » Une obligation que prévoit un règlement de l’Union visant à lutter contre le blanchiment d’argent.

Un vice de procédure en France permet finalement à Oussama El-Dakkak d’être libéré et de récupérer l’argent. « Les autorités ne savent donc pas s’il s’agissait d’un cas de blanchiment d’argent », explique à Jeune Afrique un porte-parole de la CJUE.

Oussama El-Dakkak et Intercontinental saisissent ensuite la justice française, réclamant des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Selon eux, la réglementation européenne invoquée au moment de la mise en examen d’Oussama El-Dakkak ne concerne pas les passagers en transit dans la zone internationale d’un aéroport de l’Union, voyageant entre deux pays qui n’appartiennent pas à l’UE.

Le rappel de l’Union européenne

La Cour de cassation française demande alors son avis à la CJUE. Ce qu’elle vient de faire le jeudi 4 mai. Dans son arrêt, la Cour explique que l’obligation de déclarer les sommes liquides supérieures à 10 000 euros s’applique aux zones internationales de transit des aéroports basés dans les États membres de l’UE.

« La décision inverse n’aurait pas eu de sens. Elle aurait instauré des zones de non droit concernant l’argent illicite et le blanchiment de capitaux, à l’intérieur du territoire de l’Union Européenne », analyse notre source. « Il revient maintenant à la justice française de trancher sur le fond de l’affaire. Cette décision [de la Cour de l’UE] s’applique à tous les États membres. Les contrôles sont bel et bien autorisés dans les zones internationales de transit situées dans l’UE ».

Jeuneafrique.com par