Posts Tagged ‘Homosexualité’

Au Gabon, l’adoption de la loi dépénalisant l’homosexualité divise

juin 25, 2020

Lors d'une manifestation en faveur des droits des homosexuels, au Kenya, en 2019 (Illustration).

Lors d’une manifestation en faveur des droits des homosexuels, au Kenya, en 2019 (Illustration). © Ben Curtis/AP/SIPA

 

Le vote par l’Assemblée gabonaise d’une loi dépénalisant l’homosexualité, si elle est une victoire pour les initiateurs du texte, n’est encore qu’une étape. Le texte devra en effet être adopté au Sénat, et les débats s’annoncent âpres.

C’est une victoire pour les partisans de la dépénalisation de l’homosexualité, au premier rang desquels milite la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba. Les députés gabonais ont adopté, le 23 juin, le texte annulant un amendement du Code pénal voté un an plus tôt qui condamnait l’homosexualité comme une « atteinte aux mœurs ».

Aimer, librement, sans être condamné

« Le Parlement rétablit un droit humain fondamental pour ses citoyens. Celui d’aimer, librement, sans être condamné. Oui à la dignité, non à la haine » s’est félicitée Sylvia Bongo Ondimba.

Profonde division

En revanche, le résultat du vote montre qu’une profonde division traverse le pays sur cette question. Quarante-huit députés ont voté en faveur du texte, vingt-quatre ont voté contre et vingt-cinq autres se sont abstenus.

Député du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Blaise Louembe assume d’avoir refusé de suivre la consigne de vote de son parti. « Je viens d’exprimer mon vote contre la dépénalisation de l’homosexualité (…) Je suis [néanmoins] solidaire de tout le reste du texte mais mes convictions religieuses, mon attachement à la Constitution et à nos valeurs ancestrales ne me commandent pas d’autoriser ou d’encourager les pratiques homosexuelles », a déclaré le député.

Le Gabon devient ainsi l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à dépénaliser l’homosexualité. Mais en dépit des apparences, cette réforme sociétale n’est pas une surprise.

En effet, jusqu’à l’entrée en vigueur en juillet 2019 d’un nouveau Code pénal, l’homosexualité n’était ni autorisée ni interdite au Gabon. Ce vide juridique a engendré une tradition de tolérance à l’égard des préférences sexuelles minoritaires. La réforme du 23 juin consacre donc le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal, en vigueur depuis juillet 2019, condamnant les pratiques homosexuelles.

Prochaine étape au Sénat

Le texte doit désormais être soumis aux sénateurs, à une date qui n’a pas encore été définie. Il est probable que le débat passionné qui s’est joué à l’Assemblée se rejoue en écho au sein de la chambre haute, et que les mêmes lignes de fractures entre « pro » et « anti » se révèlent, au-delà des appartenances partisanes.

Le PDG, bien que majoritaire au sein de la Chambre, devra de nouveau se battre pour imposer la discipline du parti à ses sénateurs réfractaires. Et chaque voix va compter d’autant qu’au sein de l’opposition, le vote « contre » va sans doute l’emporter. Sénateur pour le compte de l’Union nationale (UN, opposition) Jean-Christophe Owono Nguéma annonce la couleur : « Mes convictions religieuses, mon éducation et la vision que j’ai pour mon pays, ne me permettent d’accepter une telle abomination. »

Si le texte est rejeté au Sénat, les deux chambres du Parlement devront se réunir en Congrès pour harmoniser le texte avant le vote définitif.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueili

Interdire l’homosexualité n’a rien d’homophobe, dit le président sénégalais à Trudeau

février 12, 2020

 

Le président Macky Sall a déclaré mercredi que l’interdiction de l’homosexualité au Sénégal relevait de la spécificité culturelle de son pays et n’avait «rien à voir» avec l’homophobie, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a «brièvement» évoqué le sujet avec lui.

«Je suis toujours à la défense des droits humains et j’amène toujours ces enjeux-là partout où je vais», a dit lors d’un point presse commun à Dakar M. Trudeau, connu pour son engagement en la matière. «Le président Macky Sall connaît très bien mes perspectives là-dessus et on en a parlé brièvement», a-t-il ajouté. Il a mis en contrepoint le fait que le Sénégal est, selon lui, «un leader en matière de démocratie, en terme de valeurs. On a tous du travail à faire encore».

«Seulement, les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture et de civilisation», a-t-il dit. «Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. Ceux qui ont une orientation sexuelle de leur choix ne font pas l’objet d’exclusion», a-t-il insisté. Apostrophé par une journaliste qui lui demandait en quoi des lois interdisant l’homosexualité ne relevaient pas de l’homophobie, M. Sall s’est gardé d’expliquer. Mais il n’a pas exclu une évolution.

«On ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire: +Demain, on légalise l’homosexualité, et, demain, c’est la gay parade, etc+», a-t-il ajouté, en référence aux Gay Pride ou «marches des fiertés» organisées dans d’autres régions du monde. «Ca, c’est pas possible parce que notre société ne l’accepte pas. La société, elle va évoluer, ça prendra le temps que ça prendra», a dit le président sénégalais. «Chaque pays a son propre métabolisme», a-t-il insisté quant au rythme de cette évolution.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Choc dans la communauté LGBT après les propos du pape sur les enfants homosexuels

août 27, 2018

Le pape François en visite à Knock en Irlande, le 26 août 2018 / © AFP / Tiziana FABI

En recommandant le recours à la psychiatrie pour les enfants homosexuels, le pape a choqué la communauté LGBT en France, qui dénonce un « très mauvais signal » envoyé à la jeunesse et un « double discours » du souverain pontife.

« Ces déclarations sont un très mauvais signal envoyé à la jeunesse », s’inquiète Joël Deumier, président de SOS Homophobie. « La religion et la médecine, en particulier la psychiatrie, sont les deux grandes ennemies historiques » des droits des personnes homosexuelles, rappelle-t-il.

De retour d’Irlande après une visite dominée par les abus de pédophilie dans le clergé, le pape François a semé le trouble en répondant dimanche à un journaliste qui lui demandait ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant: « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses », a-t-il dit.

Une sortie qui a suscité l’indignation de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans).

« L’homosexualité n’est pas une maladie, l’homophobie oui », souligne Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT, qui rappelle les anciennes pratiques médicales de « guérison » de l’homosexualité comme « les lobotomies ou les électrochocs ».

Si ces méthodes n’ont plus cours, des « thérapies de conversion » sont encore proposées, notamment aux États-Unis, où elles sont souvent délivrées par des groupes chrétiens conservateurs. Des théories « pseudo-scientifiques et dangereuses », dénonce Clémence Zamora-Cruz.

La France a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales en 1981 mais il a fallu attendre 1990 pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fasse de même.

Le pape François s’exprime devant des journalistes lors de son vol retour d’Irlande, le 26 août 2018 / © POOL/AFP / Gregorio BORGIA

– Diversion –

Les déclarations du pape François, qui s’est bâti une image progressiste auprès des médias, peuvent interpeller alors qu’il a envoyé à plusieurs reprises, depuis le début de son pontificat, des signes d’ouverture à l’égard des homosexuels.

« Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? », avait-il ainsi déclaré en 2013, des propos jugés inédits dans l’histoire du catholicisme.

« On voit là le double discours insidieux d’une institution qui a pour but de persécuter les homosexuels », a dénoncé sur Europe 1 Romain Burrel, le directeur de la rédaction du magazine gay Têtu.

Le pape François « souffle le chaud et le froid », écartelé entre sa « stratégie pastorale de l’accueil, du dialogue et de la bienveillance » et « une stratégie doctrinale dans laquelle il reste attaché au principe que l’homosexualité est un acte désordonné », analyse le sociologue Philippe Portier.

Une réflexion « très complexe » qui génère de « l’incompréhension », observe le chercheur, alors que les catholiques pratiquants sont « beaucoup plus tolérants vis-à-vis des homosexuels que l’institution », assure Joël Deumier de SOS Homophobie.

A Dublin, manifestation pour les victimes d’abus de religieux / © AFP / Catherine Legras

La plupart des militants LGBT interrogés par l’AFP voient dans ces propos un contre-feu alors que l’Église est actuellement secouée par de nouveaux scandales de pédophilie.

« J’aimerais que le pape François n’utilise pas les homosexuels pour qu’on cesse de parler des prêtres pédophiles », a ainsi commenté Catherine Michaud, présidente de GayLib, mouvement LGBT de centre droit.

Joël Deumier dénonce lui aussi « une stratégie de diversion » tandis que l’Association des familles homoparentales manie l’ironie, estimant que les prêtres reconnus coupables d’actes pédophiles « devraient être les premiers à bénéficier de soins psychiatriques ».

Surtout, selon Clémence Zamora-Cruz, « les mots choquent car ils ciblent les enfants », alors que « le risque de suicide est plus élevé que la moyenne chez les jeunes LGBT ».

« Les personnes homosexuelles ou bisexuelles apparaissent plus concernées que les autres par le risque de suicide », affirmait ainsi une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Selon les études, les personnes homosexuelles présentent deux à sept fois plus de risque de commettre une tentative de suicide que les hétérosexuels.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 15h33)

Homosexualité: en Chine, les parents doivent aussi sortir du placard

juin 29, 2017

Li Tao et Duan Rongfeng dans leur appartement de Shanghai le 1er juin 2017 / © AFP / Johannes EISELE

Quand son fils lui a appris qu’il préférait les garçons, Piao Chunmei a réagi comme beaucoup de mamans chinoises: des larmes et des nuits sans dormir.

Et puis Mme Piao a fini par se faire une raison. Aujourd’hui, elle s’occupe d’une association qui aide d’autres parents à accepter l’orientation sexuelle de leur enfant, dans un pays qui classait encore officiellement l’homosexualité comme une maladie mentale jusqu’en 2001 et où l’absence d’héritier reste mal vécue par beaucoup.

« Il ne faut pas les enfermer dans un placard pour qu’on ne les voie plus », tranche cette dynamique quinquagénaire, qui travaille à Shanghai dans le secteur des cosmétiques. Et elle n’est pas toute seule désormais à vouloir protéger un fils ou une fille homosexuel(le).

Le mois dernier, un groupe de mères a fait sensation dans la capitale économique chinoise en s’installant dans un parc où les parents d’enfants hétérosexuels se donnent rendez-vous pour trouver l’âme soeur à leur rejeton — même à Shanghai, la tradition des mariages arrangés a la vie dure.

Sauf que les mamans en question cherchaient des partenaires pour leur enfant gay. La police les a accompagnées vers la sortie.

Pékin a dépénalisé l’homosexualité en 1997, mais les unions homosexuelles ne sont pas autorisées légalement en Chine continentale et ne sont pas près de l’être. Et ce, alors même que la cour suprême taïwanaise vient d’autoriser les mariages entre personnes du même sexe – une première en Asie.

Les gays et lesbiennes chinois font encore l’objet d’une très forte pression familiale et sociale. Les contenus gays sont largement censurés sur internet. Et des cures censées « guérir » l’orientation sexuelle prospèrent malgré des décisions de justice les condamnant.

Dans les grandes villes, l’homosexualité est toutefois de mieux en mieux acceptée. Mais faire son « coming out » y reste très compliqué, surtout au sein de la cellule familiale.

– ‘Ma vie pour qu’il change’ –

« La famille, c’est le plus important sur le plan émotionnel, c’est aussi ce qui est le plus difficile à percer », témoigne l’architecte Duan Rongfeng, qui a épousé son compagnon à l’étranger il y a deux ans.

La réaction initiale de Mme Piao à l’annonce de l’homosexualité de son fils reflète un manque de connaissance courant chez les parents.

Elle s’est demandée si elle ne l’avait pas trop couvé quand il était petit ou bien s’il avait été corrompu à l’université ou par des étrangers. Elle lui a demandé de suivre un traitement médical.

Mais après avoir entendu parler des suicides d’homosexuels, elle s’est ravisée.

« J’ai eu peur qu’il disparaisse sous mes yeux », raconte-t-elle.

Aujourd’hui, aux parents qui la joignent par téléphone, en personne ou sur les réseaux sociaux, elle répète inlassablement la même chose: vous ne pourrez pas transformer votre enfant.

« Je donnerais ma vie pour qu’il change », dit-elle de son propre fils. « Mais c’est impossible ».

A Shanghai, traditionnel laboratoire social chinois, de plus en plus de parents acceptent la réalité et les familles se retrouvent plus fortes qu’au début, observe Mme Piao. La vie reste toutefois plus compliquée en dehors des grandes villes.

– Et la famille ? –

Craignant d’être rejetés, cette mère et son fils ont eux-mêmes quitté le nord-est de la Chine il y a déjà plusieurs années pour s’installer dans la métropole de l’est du pays. Ils vivent dans un appartement remplis de figurines de dessins animés et de livres qui traitent de l’homosexualité.

Le réseau d’aide de Mme Piao est affilié au PFLAG, une association américaine dont l’acronyme signifie « Parents, familles et amis de lesbiennes et de gays ».

Il a aidé une autre maman, He Fenglan, à sortir du désespoir après la révélation de l’homosexualité de son fils, il y a trois ans.

« La première chose à laquelle j’ai pensé, ça a été: comment vais-je faire face au reste de la famille? A la société? Aux amis proches? », raconte cette femme de 55 ans.

En Chine, la peur de « perdre la face » reste prégnante, souligne-t-elle.

« Et puis on se rend compte que de plus en plus de gays sortent du placard, ainsi que leurs parents. On s’aperçoit qu’on n’est pas tout seul au monde », ajoute-t-elle.

He Fenglan a fini par embrasser l’identité de son fils avec un optimisme bien chinois: « Maintenant j’ai deux fils pour le prix d’un ! »

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 12h15)                

La Tanzanie menace d’arrêter les défenseurs des droits des homosexuels

juin 26, 2017

John Magufuli, alors candidat à la présidentielle, s’exprime à un meeting à Dar es-Salaam le 23 octobre 2015 © Khalfan Said/AP/SIPA

Le ministre tanzanien de l’Intérieur veut « arrêter et traduire en justice » toutes les organisations qui défendent les droits des homosexuels. Mwigulu Nchemba a également menacé d’expulser « sans le moindre délai » tout étranger pris à mener des campagnes pour le compte de ces organisations.

« Je voudrais rappeler et avertir toutes les organisations et institutions qui font campagne et prétendent défendre les intérêts des homosexuels. Nous allons arrêter et traduire en justice tous ceux qui sont impliqués », a lancé dimanche 25 juin le ministre tanzanien de l’Intérieur, Mwigulu Nchemba. « Ceux qui veulent l’homosexualité devraient partir vivre dans les pays qui acceptent ce genre de pratiques », a-t-il ajouté dans un discours prononcé lors d’une cérémonie de levée de fonds pour la construction d’une église à Dodoma, dans le centre du pays.

Selon le quotidien gouvernemental Daily News, Mwigulu Nchemba a également prévenu que « s’il y a une organisation dans le pays qui soutient et plaide en faveur de l’homosexualité, elle perdra son enregistrement ». « Si nous trouvons un étranger menant cette campagne, il ou elle sera déporté(e) sans le moindre délai. Ils n’auront même pas le temps de retirer leur téléphone portable de la prise électrique », a-t-il par ailleurs menacé.

Ils nous ont apporté la drogue, les pratiques homosexuelles que même les vaches réprouvent

Un discours qui fait directement écho aux récents propos du président tanzanien, John Magufuli. Jeudi 22 juin, celui-ci s’en était pris déjà aux organisations qui défendent les droits des homosexuels – mais aussi le droit pour les mères adolescentes de continuer leur scolarité. « Ceux qui nous enseignent des choses pareilles ne nous aiment pas, mes frères. Ils nous ont apporté la drogue, les pratiques homosexuelles que même les vaches réprouvent », avait alors déclaré John Magufuli. Il avait également exhorté les Tanzaniens à ne pas « imiter ces pratiques indignes ».

L’homosexualité illégale en Tanzanie

Le président tanzanien balaye également les menaces d’une éventuelle suspension des aides par les bailleurs, qui voient d’un mauvais œil les atteintes aux droits des personnes homosexuelles. « Vous, vous élevez du bétail ; mais avez-vous jamais vu une chèvre ou un porc se livrer à ce jeu ? Et ces gens veulent que les Tanzaniens s’y adonnent », a-t-il lancé dans son discours de jeudi dernier, jugeant par ailleurs que les Occidentaux « brandissent l’aide, mais ce sont les ressources qu’ils nous volent ! ».

L’homosexualité est illégale en Tanzanie, et punie de lourdes peines de prison. En février dernier, le gouvernement tanzanien avait déjà menacé de publier des listes de noms de personnes présentées comme homosexuelles. Menace qui, finalement, n’avait pas été mise à exécution. Mais dans le même temps, les autorités avaient ordonné la fermeture de plusieurs centres de santé dédiés à la lutte contre le sida, les accusant de promouvoir l’homosexualité.

Jeuneafrique.om

Frédé­ric Lopez fait son coming-out et se confie sur son homo­sexua­lité

novembre 4, 2016

 

Ce lundi, dans « Mille et une vies », l’anima­teur dit tout

C’est un petit évène­ment auquel les télé­spec­ta­teurs de l’émis­sion Mille et une vies, sur France 2 tous les jours à 14h, devraient assis­ter lundi prochain. Frédé­ric Lopez, l’anima­teur maison de la chaîne du service public, rece­vra sur son plateau un père homo­sexuel. Ce témoi­gnage semble avoir touché sur le moment Frédé­ric Lopez, qui aurait alors décidé d’évoquer sa situa­tion person­nelle.

Frédé­ric Lopez est un person­nage secret. Mis à part dans ses émis­sions, il ne court pas les plateaux de télé­vi­sion, et se garde bien de se confier sur sa vie privée, alors que son travail consiste à inter­ro­ger celle des autres.

D’après nos confrères du Pari­sien, l’ancien anima­teur de Folies passa­gères, désor­mais à la tête de Mille et une viestous les jours à 14h sur France 2, a fait une petite entorse à sa règle. Pendant l’enre­gis­tre­ment de l’enre­gis­tre­ment de l’émis­sion qui sera diffu­sée ce lundi, il rece­vait un certain Pascal, père et homo­sexuel. Ce témoi­gnage, dont aucun extrait n’est encore sorti dans la presse, semble avoir touché l’anima­teur. Il aurait alors décidé de son propre chef de révé­ler sa propre situa­tion, et de rendre publique son homo­sexua­lité.

Le Pari­sien cite un témoin du tour­nage, qui estime que Frédé­ric Lopez ne s’est pas épan­ché sur le sujet. D’après lui, « il s’est senti légi­time pour en parler sur le moment, mais ne s’éten­dra pas davan­tage ».

Cette déci­sion de rendre publique sa situa­tion person­nelle est rare et coura­geuse. L’an dernier, un autre anima­teur s’était confié à Gala sur le même sujet. Alex Goude, l’ancien présen­ta­teur de La France a un incroyable talent, sur M6, révé­lait son homo­sexua­lité, et présen­tait son compa­gnon, et leur fils Elliot.

 

Gala.fr

Un prêtre polonais révèle son homosexualité à la veille du synode

octobre 3, 2015

Le Vatican a jugé samedi « très grave » et « irresponsable » le coming out d’un prêtre polonais. La curie a décidé de le suspendre de ses fonctions au Saint Siège, après qu’il a révélé dans la presse son homosexualité.

« Le choix de faire une déclaration aussi fracassante à la veille de l’ouverture du synode (sur la famille) apparaît très grave et irresponsable », a précisé le porte-parole du Vatican Père Federico Lombardi, « parce qu’il cherche à soumettre l’assemblée synodale (des évêques) à une pression médiatique injustifiée ».

« Evidemment, Mgr (Krysztof Olaf) Charamsa ne pourra plus continuer à assurer ses fonctions précédentes auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi », ajoute ce communiqué. Cet organisme dépendant du Vatican chargé de veiller au respect du dogme catholique.

Ce prêtre a le titre de Monseigneur en raison de ses fonctions à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le Vatican précise que son statut de prêtre, qu’il pourra difficilement conserver après avoir reconnu vivre en couple avec son partenaire, sera décidé par les supérieurs hiérarchiques de son diocèse.

Église « paranoïaque »
Ce prêtre polonais, âgé de 43 ans, a révélé son homosexualité samedi à deux journaux, à la veille du synode sur la famille. Il souhaite faire bouger une Église « en retard » et « paranoïaque » sur le sujet.

Le fait d’avoir reconnu avoir un compagnon dans sa vie le met de facto en contradiction avec les vœux prononcés au moment de son ordination en tant que prêtre et Mgr Charamsa sera donc très probablement rendu à l’état laïc, selon un vaticaniste interrogé par l’AFP.

Le pape François doit ouvrir dimanche un second synode sur la famille, où la question de l’homosexualité doit être débattue. Elle divise profondément l’Église catholique, certains y voyant un « désordre » à combattre, et d’autres une réalité à prendre en compte.

Romandie.com

Faits divers au Congo d’homosexualité et de banditisme urbain

mai 22, 2015

Un homosexuel fait le forcing pour assouvir sa libido sur un garçon de 12 ans

Un fait divers peu ordinaire a mis en relief le quartier Nkombo-Matari, à Brazzaville. Un ouvrier homosexuel d’une société de travaux publics a tenté d’avoir des relations forcées avec un garçon de 12 ans, élève de 6ème à une école privée.

La scène s’est passée, mercredi 13 mai 2015, dans les herbes situées entre le C.n.r.tv (Centre national de radio et de télévision) et Radio-Brazzaville. Le délinquant homosexuel, âgé de 30 ans environ, a pris en chasse le garçon.

Après l’avoir rattrapé, il l’a traîné dans l’herbe, lui a baissé son pantalon et ouvert la fermeture à glissière de sa propre braguette. Pris de peur, l’infortuné ayant lancé des cris de détresse, le violeur a tenté de fuir, mais il a été rattrapé par des passants qui l’ont remis à la police. Il médite sa forfaiture, entre quatre murs d’une cellule de garde-à-vue avant d’être présenté devant le procureur de la République.

Nous ne le dirons jamais assez, les affaires de sexe empoisonnent souvent la vie dans la société.

Recrudescence du banditisme dans plusieurs quartiers de Brazzaville

L’insécurité, qui a semblé prendre le recul après l’expulsion des étrangers en situation irrégulière à Brazzaville, refait, malheureusement, surface dans certains quartiers. Plusieurs cas de banditisme ont été signalés ces derniers jours.

A Jacques Opangault, un  quartier d’accès difficile de Talangaï, dans le sixième arrondissement, des bandits ont sectionné les testicules d’un passant qu’ils ont agressé. Celui-ci avait emprunté l’unique voie qui mène à ce quartier, réputé très risquée la nuit. Des bandits de grand chemin ont repris à faire régner la terreur sur cette route.

L’enceinte du CEG de la Liberté, serait devenue, également, le gîte des bandits. Le voisinage se plaint de plusieurs cas d’agression physique, des scènes de viol qui s’y déroulent, régulièrement. Et pourtant il y a un poste de gendarmerie tout à côté de cet établissement d’enseignement secondaire.

A Poto-Poto, le troisième arrondissement, des écuries de jeunes gens, friands de drogue, font la loi. Munis d’armes blanches: couteaux, machettes, tessons, etc., ils ont la particularité de se faire justice lorsqu’un des leurs est l’objet d’une menace quelconque. Ils tiennent, souvent, en émoi les habitants et passants, sur les avenues Marien Ngouabi, de la Paix, des Beaux Parents (le long de la rivière Mfoa), la rue Mfoa. «Si les autorités n’y prennent pas garde, Poto-Poto, jadis quartier meilleur deviendra quartier malheur», prédit un habitant de Poto-Poto.

Lasemaineafricaine.net

Alex Goude : père d’un enfant né par GPA, il révèle son homo­sexua­lité

mai 19, 2015
Alex Goude

Alex Goude

« Nous sommes deux hommes, nous avons fait un enfant »

Le secret avait été bien gardé. À l’an­tenne de M6, on voyait régu­liè­re­ment Alex Goude faire des cabrioles et jouer les trublions, mais dès qu’un jour­na­liste l’in­ter­ro­geait sur ses amours en inter­view, il bottait en touche. Pour le deuxième anni­ver­saire de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, l’ani­ma­teur a toute­fois tenu à sortir du placard dans les colonnes de Gala. « Je suis très heureux, alors ça donne envie de faire bouger les menta­li­tés, annonce-t-il d’em­blée. Mon mari et moi sommes venus vivre à Las Vegas pour être libres d’avoir l’en­fant que nous n’au­rions pas pu avoir en France. » C’est presque un plai­doyer poli­tique que lance l’ani­ma­teur qui ne « supporte plus le refus de l’autre ». « J’en ai assez qu’on dise à Romain de féli­ci­ter sa femme pour la nais­sance, s’ex­clame-t-il. Moi-même je devrais me taire. Eh bien non. Je le reven­dique : nous sommes deux hommes, nous avons fait un enfant et ça se passe bien. »

Son compa­gnon Romain et lui ont fait appel à « une agence très sérieuse » pour trou­ver une mère porteuse aux États-Unis. Les deux hommes ont donné leur sperme et à leur propre demande, ils ignorent lequel d’entre eux est le père biolo­gique de leur fils Elliott. Mais ils rêvent aujourd’­hui d’agran­dir plus encore leur petite famille. Le procédé est inter­dit en France, mais Alex Goude veut que son exemple alimente le débat. D’au­tant plus que d’autres person­na­li­tés du paysage audio­vi­suel français ont préféré garder le silence alors qu’elles ont elles aussi eu recours à cette tech­nique de procréa­tion. « Au sein du show­biz français, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu recours à la gesta­tion pour autrui, mais le sujet est tabou », déplore Alex Goude.

Il y a quelques semaines, Chris­tophe Beau­grand expri­mait sa tris­tesse de voir que pour nombre d’ani­ma­teurs et d’ani­ma­trices homos, la consigne était de ne pas en parler. Les choses sont peut-être en train de chan­ger…

Voici.fr par la Rédaction

 
 
 

En Afrique, l’homosexualité toujours largement criminalisée

mai 17, 2015
Des militants ougandais de défense des droits des homosexuels en Ouganda.REUTERS/Edward Echwalu

Des militants ougandais de défense des droits des homosexuels en Ouganda.REUTERS/Edward Echwalu

Ce dimanche marque la journée mondiale contre l’homophobie. 77 pays dans le monde pénalisent aujourd’hui l’homosexualité par de la prison, de la torture ou des travaux forcés. Dans onze pays, l’homosexualité est passible de la peine de mort. A ce jour, les deux tiers des pays du continent africain criminalisent l’homosexualité. L’Ouganda a par exemple durci sa législation l’an dernier. En revanche, au Kenya où ces pratiques sont passibles jusqu’à 14 ans de prison, la Haute Cour a donné raison en avril dernier aux ONG spécialisées qui se battaient pour obtenir le droit de s’enregistrer.

Pour protester contre cette criminalisation de l’homosexualité, samedi, à la veille de la journée mondiale contre l’homophobie, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées samedi sur le Parvis des droits de l’homme à Paris.

Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty international, l’un des organisateurs de l’événement attire l’attention sur la situation des personnes homosexuelles en Afrique : « C’est très variable d’un pays à l’autre, mais en règle générale, la majorité des pays de l’Afrique subsaharienne ont des politiques ou des lois qui sont très discriminantes voire criminalisantes pour les homosexuels, souligne-t-elle. Les pays qui sont le plus au-devant de la scène à l’heure actuelle, ce sont l’Ouganda et le Nigeria parce que régulièrement ils proposent des lois qui soient encore plus répressives. Le Cameroun est également un pays qui est extrêmement connu parce que les personnes suspectées d’être homosexuelles sont emprisonnées et subissent soi-disant des tests pour savoir si elles le sont. Au niveau africain, le pays qui sort finalement du lot, c’est l’Afrique du Sud puisque ça a été un des premiers pays à adopter le mariage pour les personnes de même sexe. Par contre, on voit que dans la pratique les homosexuels sont toujours persécutés et notamment les lesbiennes. Et donc on voit qu’au-delà d’adopter des lois, il y a toute une éducation à faire pour que les gens comprennent réellement que l’homophobie est un crime, et que ce n’est pas le fait justement d’être homosexuel qui l’est. »

En Afrique, les personnes homosexuelles risquent la peine de mort en Mauritanie, au Nigeria, au Soudan ou encore en Somalie. Et dans beaucoup de pays, si l’interdiction n’est pas inscrite dans des textes de loi, dans la pratique l’homosexualité reste stigmatisée dans la société, par les communautés religieuses et les responsables politiques. C’est ce que dénonce Graeme Reid, directeur du département LGBT (lesbiennes, gays, bi et transsexuels), à Human Rights Watch :

« Ce qui est intéressant c’est que la plupart des lois en vigueur en Afrique subsaharienne sont des lois coloniales qui ont été imposées par les Britanniques au temps des colonies, et qui n’ont pas été abrogées, dénonce-t-il. Autre aspect intéressant : au cours des 25 dernières années, on a vu l’émergence d’un mouvement LGBT, et d’une certaine façon, il y a eu des réactions contre cela. Les gays et lesbiennes sont plus visibles qu’avant, plus organisés, ils revendiquent leurs droits à l’égalité, il y a une sorte de réaction à cela. Et il y a aussi des avancées. L’an dernier, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a voté une résolution qui condamne les violences à l’égard des personnes LGBT et qui demande que les auteurs soient présentés à la justice. Donc il y a un mouvement positif, mais aussi une réaction négative. Je pense que ce qui est dérangeant, c’est la manière dont de nombreux dirigeants utilisent l’homophobie comme moyen de distraction pour dévier l’attention des véritables problèmes économiques et politiques. Donc ils s’en prennent à une communauté vulnérable, dans ce cas les personnes LGBT, et en font le problème central, plutôt que de s’attaquer aux problèmes économiques du pays. »

Rfi.fr