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Les importations depuis Hongkong vers les États-Unis devront être étiquetées «made in China»

août 11, 2020

 

Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hongkong après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome.

Hong Kong a réagi en affirmant que l'application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). ANTHONY WALLACE / AFP

Les douanes américaines vont annoncer ce mardi que les marchandises importées de Hong Kong devront porter la mention «fabriqué en Chine» pour pouvoir être vendues aux États-Unis, selon un projet de document de ces services consulté par l’AFP. Le président américain Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hong Kong, après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome. En 2018, Hong Kong a vendu sous ce régime pour 6,3 milliards de dollars de marchandises aux États-Unis, en particulier des équipements électriques, des métaux précieux et des gemmes ainsi que des plastiques.

«En ce qui concerne les marchandises importées produites à Hong Kong, ces marchandises ne peuvent plus être identifiées comme provenant de l’origine ‘Hong Kong’ mais doivent être marquées comme provenant de ‘Chine’», selon le projet de document qui doit être publié mardi par les douanes américaines. Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et violerait les règles du commerce international. «Hong Kong jouit d’un statut unique en tant que territoire douanier distinct … qui n’est pas accordé et ne peut être révoqué par aucun autre pays», a déclaré le gouvernement de la région semi-autonome dans un communiqué.

Cette décision intervient alors que les tensions s’accroissent entre les États-Unis et la Chine. Elle est en conformité avec le décret signé en juillet par Donald Trump après avoir conclu «que Hong Kong n’est plus suffisamment autonome pour justifier un traitement différentiel par rapport à la Chine», selon le projet de document. Un délai de 45 jours sera octroyé aux importateurs après l’annonce de cette mesure pour leur donner le temps de s’adapter. Le décret présidentiel du 14 juillet a également mis fin au traitement préférentiel dans le domaine des passeports et aux exportations de technologies sensibles, suspendant également l’accord d’extradition de Washington avec Hong Kong et les entraînements conjoints de la police.

Les États-Unis ont également imposé vendredi des sanctions à un groupe de 11 responsables chinois et hongkongais accusés de saper l’autonomie de Hong Kong, dont la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, en réponse à l’imposition de la loi sur la sécurité. La Chine a condamné ces sanctions «barbares» et pris des mesures à l’encontre de 11 responsables américains en représailles, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruiz ainsi que le dirigeant de l’association de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth.

Par Le Figaro avec AFP

Hongkong: Facebook et WhatsApp ne répondront plus aux demandes d’information sur les utilisateurs

juillet 6, 2020

Le réseau social et son service de messagerie souhaitent entreprendre une évaluation plus approfondie de la loi sur la sécurité nationale.

Facebook et son service de messagerie WhatsApp ont annoncé lundi qu’ils ne répondraient plus aux demandes d’informations relatives à leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hong Kong, dans un souci de faire respecter la liberté d’expression.

«Nous suspendons l’examen des demandes du gouvernement concernant les données des utilisateurs de Hong Kong en attendant une évaluation plus approfondie de la loi sur la sécurité nationale», a dit un porte-parole de Facebook. Cette évaluation permettra un «examen rigoureux et des consultations avec des experts internationaux des droits de l’Homme» sur la situation de l’île en la matière. «Nous pensons que la liberté d’expression est un droit humain fondamental et soutenons le droit des personnes à s’exprimer sans craindre pour leur sécurité et sans redouter d’autres répercussions», a expliqué cette source.

Le réseau social explique qu’il a une procédure mondiale pour répondre aux demandes des gouvernements. L’examen de chaque demande tient compte à la fois de la politique interne de Facebook, des lois locales ainsi que des normes internationales concernant les droits humains.

Le droit à une conversation privée en ligne

Le régime communiste de Pékin a imposé à Hong Kong un texte visant à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse au mouvement de contestation lancé l’an dernier contre le pouvoir central dans l’ancienne colonie britannique. Le texte est très controversé car il viole, selon ses détracteurs, le principe «Un pays – deux systèmes» censé garantir à l’ancienne colonie britannique des libertés inconnues ailleurs en Chine.

De son côté, WhatsApp souligne que «les gens ont le droit d’avoir une conversation privée en ligne». Il rappelle que son cryptage de bout en bout protège quotidiennement les messages de 2 milliards de personnes dans le monde. «La confidentialité n’a jamais été aussi importante que maintenant, et nous restons déterminés à fournir des services de messagerie privés et sécurisés à nos utilisateurs à Hong Kong», a ajouté un porte-parole.

Par Le Figaro avec AFP

Violences policières à Hongkong: les enquêteurs internationaux renoncent

décembre 10, 2019

 

Un groupe d’enquêteurs internationaux choisis par le gouvernement local de Hongkong pour assister l’enquête sur les violences policières contre les militants pro-démocratie, a annoncé mercredi qu’il renonçait à sa tâche. Ce cercle d’experts dits «indépendants» a décidé «de se désister formellement de ses fonctions», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Selon lui, ses échanges avec l’autorité de surveillance de la police hongkongaise (IPCC) laissent penser que l’enquête ne pourra pas être menée dans des conditions satisfaisantes. «Nous avons finalement conclu que de graves lacunes étaient patentes dans les pouvoirs, les capacités et les possibilités d’enquêter de manière indépendante de l’IPCC», ont-ils écrit.

Un mois auparavant, ces experts avaient rédigé un communiqué dénonçant déjà ce même problème, qu’ils n’avaient pas publié, mais qui avait été divulgué dans les médias. Ils y suggéraient, pour obtenir une enquête crédible, qu’elle soit confiée à un organisme totalement indépendant de la police.

Une enquête de ce type est devenue l’une des principales revendications du mouvement pro-démocratie, qui manifeste depuis six mois dans le territoire semi-autonome chinois. Mais l’exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam a constamment rejeté cette demande.

Le groupe d’enquêteurs internationaux (Independent Expert Panel, IEP) a été formé en septembre. Présidé par Dennis O’Connor, ancien magistrat canadien spécialiste du droit du maintien de l’ordre, il compte des experts venus d’autres pays anglophones comme le Royaume-Uni, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Début décembre, le directeur de l’IPCC avait critiqué ses membres dans les médias chinois, estimant qu’ils «ne comprennent pas la situation à Hong Kong».

Les dernières semaines ont vu les violences entre manifestants et policiers se calmer, après la victoire écrasante des pro-démocratie aux élections locales du 24 novembre. Dimanche, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs (183.000 selon la police) avaient défilé, sans incident notable, pour protester contre l’autoritarisme des autorités hongkongaises fidèles à Pékin.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Congrès américain adopte une résolution soutenant Hongkong face à Pékin

novembre 21, 2019

 

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump. Ce vote intervient en pleines négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

Le Congrès américain a adopté mercredi 20 novembre à une écrasante majorité une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hongkong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique. La Chambre des représentants a approuvé ce texte par 417 voix contre une, après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi, qui avait provoqué la colère de Pékin.

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump pour être promulgué, mais le président américain pourrait y mettre son veto. Le large soutien des sénateurs implique toutefois que ce veto pourrait être ensuite outrepassé à la chambre haute. Ce vote intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

La Chambre des représentants a approuvé mercredi la résolution par 417 voix contre une après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi. Ce vote avait provoqué la colère de Pékin, la Chine menaçant de représailles en cas d’adoption définitive.

«L’Amérique est avec vous et l’Amérique vous soutiendra toujours», a lancé dans l’hémicycle aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine à la Chambre, Michael McCaul, dénonçant la «brutalité» de la Chine. Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations: à l’unanimité au Sénat et par 417 voix sur 435 parlementaires, et aucun vote contre.

«J’exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible», a écrit le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des plus grands défenseurs du texte. L’objectif des États-Unis n’est autre que «de soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hongkong», avait déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Pékin a par ailleurs convoqué mercredi le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis, William Klein, pour «une protestation solennelle» et «s’élever» contre ce texte.

Hongkong est lié à Washington par un statut économique spécial qui permet au territoire d’être exonéré des restrictions s’appliquant à la Chine continentale. Le texte conditionne notamment le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits de la part des autorités hongkongaises.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Hongkong : un policier blessé par une flèche

novembre 17, 2019

 

Les violences entre manifestants et forces de l’ordre se poursuivent quasi quotidiennement depuis des mois dans la cité.

Un policier a été blessé par une flèche dimanche 16 novembre à Hongkong lors de violents heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants retranchés dans un campus universitaire.

Les échauffourées, qui ont débuté samedi dans le quartier de Kowloon et se sont prolongées pendant la nuit, ont repris dans la matinée après quelques heures d’accalmie quand la police a tiré au gaz lacrymogène sur le campus.

Les contestataires ont répliqué par des jets de cocktails Molotov, dont certains ont enflammé des arbres.

Des militants ont été aperçus tirant des flèches depuis les toits de l’Université polytechnique, située près du tunnel routier qui relie la péninsule de Kowloon à l’île de Hongkong.

La police a diffusé les images d’un de ses agents blessé au mollet par une flèche. Il a été hospitalisé.

A l’aide d’un canon à eau, les forces de l’ordre ont aspergé de liquide bleu les contestataires afin de les identifier pour les interpellations.

Cinq campus universitaires ont été occupés cette semaine par des étudiants et militants pro-démocratie mais tous ont été évacués samedi à l’exception de celui de l’Université polytechnique.

Hongkong est depuis plus de cinq mois secouée par un mouvement de contestation dénonçant l’influence exercée par la Chine sur les affaires du territoire et réclamant le respect de principes démocratiques. À l’origine, les manifestants s’opposaient à un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine. Abandonné par le gouvernement en septembre, les manifestants ont entre temps élargi leurs revendications.

Les manifestations antigouvernementales, qui ont débuté en juin, sont devenues quasi quotidiennes et plus violentes au cours des dernières semaines. Le président chinois Xi Jinping a déclaré jeudi que la priorité à Hongkong était le retour à l’ordre.

Jusqu’ici, les actions avaient été principalement menées les soirs et week-ends, ce qui permettait au territoire de 7,5 millions d’habitants de fonctionner relativement normalement. En l’absence de concessions de l’exécutif pro-Pékin, les manifestants ont opté pour une nouvelle stratégie, «Éclore partout» («Blossom Everywhere»), consistant à multiplier les blocages simultanés.

L’impact a été immédiat, entravant les déplacements des habitants. La violence est également montée, avec deux morts en une semaine.

Des soldats chinois sont apparus pour la première fois dans les rues de Hongkong samedi, en shorts et t-shirts, pour aider les habitants à évacuer des débris de barricades. Jusqu’alors, les militaires n’étaient jamais sortis de leurs bases depuis le début de la contestation.

Les manifestants ont promis de poursuivre lundi 18 novembre les opérations de blocage afin d' »étrangler l’économie » de la place financière hongkongaise qui est désormais en récession.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Les femmes de Hongkong vivent le plus longtemps

juillet 31, 2012
Les Japonaises dotées de l’espérance de vie la plus longue viennent d’être détrônées par les femmes de Hongkong, juste devant l’Espagne et la France.

Les Japonaises ne détiennent plus le record de la longévité pour la première fois depuis un quart de siècle. Le tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté le nord-est de l’archipel le 11 mars 2011, faisant plus de 20.000 morts, ont contribué à réduire l’espérance de vie au Japon. C’est ce qu’a annoncé le 26 juillet dernier le ministère de la Santé japonais. Désormais, c’est aux femmes de Hongkong que revient la palme de la vie la plus longue. L’espérance de vie moyenne des Japonaises pour l’année 2011 était de 85,9 ans, contre 86,3 ans en 2010. Le record avait été observé en 2009, puisque cette année-là, les femmes vivaient en moyenne jusqu’à 86,44 ans.

 

En tête du palmarès mondial depuis 1985, les Japonaises sont donc deuxièmes derrière les Hongkongaises (86,7 ans) mais restent devant les Espagnoles (84,9 ans) et les Françaises. L’espérance de vie moyenne pour les hommes japonais a baissé dans le même temps de 0,11 année à 79,44 ans, a précisé le ministère. Les Japonais sont huitième du classement mondial, les champions étant, là encore, à Hongkong (80,5 ans), suivis de très près par les Suisses (80,2 ans).

La France dans le peloton de tête

Selon le rapport des autorités japonais, les catastrophes naturelles de mars 2011 ne sont pas la seule explication à cette évolution. Le taux de suicides serait en hausse au Japon et aurait influencé également ces statistiques. Une vague de chaleur lors de l’été 2010 aurait aussi contribué à augmenter les décès des personnes âgées, les plus vulnérables à la canicule. Pour ce qui est de la France, l’espérance de vie en 2011 était de 84,8 ans pour les femmes et de 78,2 pour les hommes. Nous sommes dans le peloton de tête en la matière, loin en tout cas devant la Grande-Bretagne et les États-Unis.

La longévité exceptionnelle au pays du Soleil-Levant a fait l’objet de multiples analyses pour comprendre ce qui dans le mode de vie des Nippons les protégeait – relativement – de la maladie et de la mort. Car même si des événements exceptionnels ont tempéré leur résistance, les Japonais restent toujours très bien placés dans ce palmarès de l’espérance de vie.

Par ailleurs, l’excellent classement des femmes à Hongkong ne manque pas de surprendre pour qui a visité l’île, une des régions dont l’air est l’un des plus pollués au monde. Mais c’est sans doute, l’association entre un niveau de vie occidental, un accès à des soins de qualité et l’alimentation traditionnelle chinoise qui pourrait expliquer ces bons résultats en terme de longévité.

Des défis à la société

Le fait que pendant vingt-cinq ans consécutifs, les Japonaises aient eu la plus longue espérance de vie ne tient pas au hasard. Il ne s’agit pas d’une quelconque particularité génétique: lorsqu’elles émigrent aux États-Unis, elles rejoignent le niveau des Américaines. Un des arguments avancés par les experts est le mode de vie, et en premier lieu l’alimentation. À cet égard, l’explosion des restaurants japonais en France et en particulier à Paris, pourrait nous être favorable… De manière globale, l’alimentation au Japon est assez équilibrée, avec peu de sucres rapides et de graisses. De surcroît, l’apport calorique par ration alimentaire est assez faible. Bien plus qu’aux États-Unis où les quantités servies dans les restaurants dépassent de plus de 30 % en moyenne celles des assiettes françaises. La consommation de poissons – quotidienne dans l’archipel -, est considérée comme ayant des effets bénéfiques sur la santé. Il faut noter que les Japonais boivent peu d’alcool, mais sont des grands adeptes de thé vert, une boisson là encore reconnue pour ses effets antioxydants.

Même si les Japonais vivent longtemps en bonne santé et actifs, cette longévité pose de nombreux défis à la société qui doit notamment trouver le moyen de soutenir un nombre croissant de personnes âgées, alors que parallèlement le nombre de naissances est de plus en plus restreint.

Lefigaro.fr par Martine Perez