Posts Tagged ‘Hôpital’

France: Un hôpital de Haute-Garonne victime d’une cyberattaque

avril 9, 2021

L’hôpital de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a été victime d’une cyberattaque, entraînant la fermeture de ses services informatiques, mais la prise en charge des patients continue, a-t-il indiqué ce vendredi à l’AFP.

Jeudi vers 04h00, l’attaque informatique a infecté les serveurs du centre hospitalier, «avec un message demandant de payer une rançon en bitcoin», précise le procureur de Saint-Gaudens Christophe Amunzateguy. «Dès hier (jeudi) matin, on a décidé l’arrêt des serveurs, pour éviter la propagation du virus informatique», détaille Stéphanie Baux, directrice des services économiques et de la logistique. «On a arrêté toute l’informatique et la téléphonie, qui sont reliés, donc tous les ordinateurs sont éteints actuellement.» Depuis, la téléphonie a été remise en service, mais pas l’informatique.

Principale conséquence: «tout est beaucoup plus long». Malgré l’arrêt des serveurs, la prise en charge des patients continue, assure l’hôpital, mais les services administratifs fonctionnent par écrit. «Quand on a besoin d’un résultat venant d’un labo, il va arriver par fax ou par écrit», poursuit Stépahnie Baux. Pour l’heure, l’hôpital demande au Samu de rediriger les patients vers d’autres structures hospitalières, le temps que la cyberattaque soit maîtrisée. «La situation va durer au-delà du week-end parce qu’il faut qu’une analyse précise soit faite de tous nos postes informatiques, tous nos serveurs, et qu’une remise en route sécuritaire soit effectuée», explique Stéphanie Baux.

L’hôpital de Saint-Gaudens a déposé une plainte qui sera transmise «au parquet de Paris, qui a une section spécialisée dans les cyberattaques», indique Christophe Amunzateguy. Cette attaque informatique par rançongiciel fait écho à celle subie par l’hôpital de Dax (Landes) en février, qui avait également perturbé son fonctionnement. Le 31 mars, une autre cyberattaque visant le groupe Pierre Fabre, basé dans le Tarn, avait provoqué l’arrêt d’une grande partie de la production pharmaceutique et cosmétique.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Un bébé de 3 mois accusé à tort d’avoir le coronavirus à A. Cisé de Pointe-Noire

juin 22, 2020

Les Congolais se demandent finalement à quoi jouent leurs médecins avec cette affaire du coronavirus.

Un bébé de trois mois, conduit aux urgences par ses parents pour des vomissements et fièvres a été déclaré positif au Covid-19 par les médecins qui du reste ne sont pas pédiatres. Pris de colère face à cette sorcellerie en plein jour, le père du bébé a insulté les médecins avant de s’en aller dans une clinique privée avec son bébé. « Ces sorciers-là sont dans l’optique du remplissage des chiffres il me semble » a commenté ce père de famille très remonté contre cette pratique.

Un couple de ponténegrin a compris réellement que les autorités sanitaires du Congo sont devenues aventurières depuis que cette affaire de pandémie a fait éruption au pays. Leur nouveau-né d’à peine trois mois a été déclaré positif au coronavirus par quelques médecins égarés d’A Cisé de Pointe-Noire.

« Au départ, nous l’avions pris pour une blague avant de réaliser que ces médecins étaient sérieux dans leur diagnostic » a déclaré ce jeune couple dont l’homme est cadre dans une banque et la femme agent du Trésor Public. Leur bébé de trois mois présentait une forte fièvre et des vomissements, d’où la décision de se rendre en urgence à l’hôpital Adolph Cisé de Pointe-Noire.

Les médecins qui les ont reçu n’ont pas tardé à leur signifier que le bébé présentait tous les symptômes du Coronavirus et son état positif a été établi. Voulant savoir que quelles bases ce diagnostic a été établi, les hommes en blouse blanche se sont réfugiés derrière leur carrière et expérience.

Une forte dispute a éclaté entre le couple et le personnel médical attirant l’attention d’autres malades, lesquels ont suggéré d’aller dans un autre établissement hospitalier. Menaçant d’avertir son frère aîné, haut officier dans l’armée, le père du bébé a pu s’échapper aux griffes des médecins.

Cette volonté de gonfler les chiffres sous les ordres des autorités n’honore en rien les médecins congolais qui devraient avant tout mettre en avant l’éthique. Les hommes politiques sont des démagogues qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts sans entraîner les médecins dans leur bêtise

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Canada: Démission en bloc de médecins à l’hôpital de Lac la Biche

avril 17, 2020
Depuis les changements au système de rémunération, les médecins des cliniques en milieu rural ont de la difficulté à poursuivre leur pratique dans les hôpitaux communautaires.
© Martin Thibault/Radio-Canada
Depuis les changements au système de rémunération, les médecins des cliniques en milieu rural ont de la difficulté à poursuivre leur pratique dans les hôpitaux communautaires.
À partir du 1er août, 10 médecins de famille cesseront de pratiquer aux services d’urgence et d’obstétrique de l’hôpital communautaire de Lac la Biche.

Dans leur lettre de démission, ils expliquent la décision en citant les changements au système de rémunération des médecins, que la province a imposés au début du mois.

L’attaché de presse du ministre de la Santé Tyler Shandro, Steve Buick, écrit dans un courriel que la province travaillera avec les services de santé pour remplacer les docteurs démissionnaires.

Nous allons également commencer à chercher des solutions à plus long terme pour augmenter et stabiliser les services médicaux à Lac La Biche et dans toute autre communauté, s’il y a lieu, poursuit Steve Buick dans son courriel.

Le porte-parole de l’opposition néo-démocrate en matière de Santé, David Shepherd, qualifie cette démission en bloc de nouvelle dévastatrice pour les habitants de Lac la Biche.

La semaine dernière, l’Association médicale de l’Alberta a lancé une poursuite contre le gouvernement provincial, l’accusant d’avoir unilatéralement rompu les termes de son entente avec les médecins

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus : Boris Johnson, sorti de soins intensifs, poursuit sa convalescence à l’hôpital

avril 10, 2020

BorisFILE PHOTO: Britain's PM Johnson meets with Ireland's PM (Taoiseach) Varadkar in Dublin

L’hôpital Saint Thomas de Londres. AFP

Boris Johnson poursuit sa convalescence à l’hôpital

Atteint du Covid-19, le Premier ministre britannique Boris Johnson poursuivait vendredi sa convalescence à l’hôpital après sa sortie des soins intensifs, ses compatriotes étant eux encouragés, à l’approche du week-end ensoleillé de Pâques, à respecter le confinement, avant une probable prolongation. «Le Premier ministre est retourné dans un autre service de l’hôpital et poursuit sa convalescence, qui est toujours à une phase initiale», a déclaré son porte-parole.

«Son moral reste très bon», a-t-il ajouté, précisant que son retour aux commandes de l’exécutif dépendrait de «l’avis de son équipe médicale». Le porte-parole avait précisé la veille que le charismatique mais clivant dirigeant conservateur de 55 ans restait placé «sous surveillance étroite».

Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé par la virus, qui a fait près de 8000 morts au Royaume-Uni, où le bilan ne cesse de s’alourdir jour après jour. Il avait hospitalisé dimanche, la veille de son admission en soins intensifs, en raison de symptômes persistants de la maladie, notamment de la fièvre. Il a reçu un traitement à l’oxygène mais n’a pas été placé sous respirateur.

«Il doit se reposer. (…) Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est tiré d’affaire», a déclaré vendredi le père du Premier ministre, Stanley Johnson, sur la BBC. «Il doit prendre le temps. Je ne peux pas croire que vous vous en sortiez et retourniez directement à Downing Street et repreniez les rênes sans une période de réajustement», a-t-il ajouté. L’amélioration de l’état de santé de Boris Johnson est une rare note positive au Royaume-Uni, l’un des pays les plus durement touchés en Europe. Le gouvernement a prévenu jeudi qu’il fallait se préparer à une prolongation du confinement.

Nouveaux résultats et nouvelles critiques pour Raoult

L’institut de recherche du professeur Didier Raoult à Marseille a mis en ligne le résumé d’une nouvelle étude vantant les mérites de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus, dont la méthodologie a aussitôt suscité de nouvelles critiques du monde médical.

«L’hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme, NDLR) associée à l’azithromycine (un antibiotique, NDLR), administrée immédiatement après le diagnostic, est un traitement sans danger et efficace contre le Covid-19», affirme la conclusion de cette brève pré-publication, présentée jeudi à Emmanuel Macron lors de sa visite surprise à l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection.

1061 patients testés positifs au nouveau coronavirus ont reçu pendant «au moins trois jours» ce traitement promu par le spécialiste des maladies infectieuses. Après 10 jours, plus de neuf sur dix (91,7%) avaient une charge virale nulle, c’est-à-dire qu’on ne trouvait plus de coronavirus dans leurs prélèvements, et cinq personnes (0,5%) sont décédées, des patients de 74 à 95 ans.

Réforme des retraites: il sera «très compliqué de retrouver un moment politique»

La réforme des retraites, suspendue à cause du coronavirus, n’est «pas enterrée», mais il sera «très très compliqué de retrouver un moment politique» pour la relancer, a confié vendredi à de l’AFP Cendra Motin, députée LREM et rapporteure de l’un des volets de la réforme.

«Le sujet est maintenu en vie pour que ce ne soit pas enterré. Mais ca va juste être très très compliqué de retrouver un moment politique. Je ne sais pas comment on va faire», a expliqué la « marcheuse ». «Il y a de nombreux sujets électoraux: les municipales où on ne sait pas encore s’il faudra refaire le premier tour, le renouvellement de sénateurs, puis les départementales et les régionales», a-t-elle rappelé.

Sommet de l’UE le 23 avril consacré à la reprise économique

Le président du Conseil européen Charles Michel a convoqué ce vendredi un sommet européen par visioconférence le 23 avril, consacré à la relance économique de l’Union, touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

«Il est temps de jeter les bases d’une reprise économique musclée», a-t-il estimé dans un communiqué, au lendemain d’un accord des ministres européens sur une réponse commune à la crise, qu’il a qualifié de «percée significative».

Poutine reparlera bientôt à Trump de coopération sur le coronavirus

Vladimir Poutine a annoncé ce vendredi 10 avril qu’il reparlerait bientôt à Donald Trump de coopération pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et ses effets sur l’économie mondiale.

Le président russe, au cours d’une visioconférence avec les astronautes et les cosmonautes de la Station spatiale internationale, a estimé que la qualité du partenariat russo-américain dans le domaine spatial devait servir de modèle face au coronavirus. «C’est un exemple de partenariat efficace entre nos pays dans l’intérêt de l’humanité. De la même manière, nous essayons d’organiser notre travail face aux problèmes actuels (…) je veux dire par là, la lutte contre la pandémie et la situation sur les marchés internationaux», a déclaré Poutine, selon le Kremlin. «Hier, nous avons parlé de ces problèmes avec le président des Etats-Unis et d’autres discussions à ce sujet nous attendent», a-t-il ajouté.

Donald Trump et Vladimir Poutine ont déjà eu un entretien téléphonique jeudi, en pleines négociations internationales pour stabiliser le marché du pétrole, frappé de plein de fouet par la crise économique due au coronavirus et les rivalités commerciales russo-saoudiennes.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Margaux d’Adhémar et Luc Lenoir

 

Nombre de lits de réanimation et de respirateurs : où en est l’Afrique ?

avril 8, 2020

A l'entrée de l'hôpital Tygerberg, à Cape Town, en AFrique du Sud, le 6 avril 2020.

A l’entrée de l’hôpital Tygerberg, à Cape Town, en AFrique du Sud, le 6 avril 2020. © Nardus Engelbrecht/AP/SIPA

 

Nécessaires pour traiter les patients les plus sévèrement atteints par le Covid-19, les lits de réanimation et les respirateurs manquent en Afrique. Le point sur le matériel disponible et sur la réalité des besoins.

C’est la grande question que se posent tous les spécialistes de la pandémie de coronavirus, et elle est particulièrement d’actualité en Afrique où le nombre de malades est encore limité, mais où les systèmes de santé comptent parmi les plus fragiles. Combien chaque pays possède-t-il de lits de réanimation, combien de respirateurs ?

Les lits de réanimation, explique le Dr Moumouni Kinda, directeur des opérations de l’organisation non gouvernementale ALIMA, qui est notamment intervenue pour soigner des malades atteints de la fièvre Ebola, sont des unités « de soins spécialisés qui ont pour but de suppléer à une défaillance vitale d’un ou de plusieurs organes de l’organisme ».

Quant aux respirateurs, ils sont utilisés lorsque la défaillance évoquée est d’ordre respiratoire, « ce qui est en général le cas avec le Covid-19 », poursuit le médecin.

En théorie, il devrait être facile de savoir combien de ces matériels sont opérationnels pays par pays. En réalité – et la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique, Matshidiso Moeti, l’a déploré publiquement la semaine dernière – , il est très difficile d’obtenir ces informations, même pour les grandes agences internationales.

Jeune Afrique a toutefois pu recueillir des données pour certains pays. Des informations qui sont cependant parfois parcellaires, et pas toujours confirmées officiellement.

Combien de lits de réanimation ?

Si l’on s’en tient aux nombre de lits de réanimation, voici les chiffres disponibles par pays :

– 15 au Burkina Faso (dont 8 pour le seul CHU de Tengandogo).
– 15 en Somalie.
– 20 en République du Congo.
– 22 au Gabon.
– 25 au Malawi.
– 40 au Mali.
– 50 en RDC.
– 55 en Ouganda.
– 130 au Kenya.
– 359 au Sénégal (dont 56 à Dakar).
– 450 à 500 en Tunisie.
– 1 000 en Afrique du Sud (dont une bonne partie au sein des établissements du groupe privé Netcare).
– 2 500 en Algérie (mais beaucoup jugent ce chiffre très optimiste et parlent de quelques centaines).
– 3 000 au Maroc.

Des chiffres pas toujours confirmées par les autorités ou, à l’inverse, annoncés officiellement mais probablement surévalués et ne prenant pas en compte le fait que certains de ces équipements, s’ils existent, ne sont pas forcément en état de fonctionner.

Combien de respirateurs ?

Pour ce qui est des respirateurs, un récent article paru dans le Financial Times assurait qu’il n’y en avait qu’un pour toute la Sierra Leone. Pour les autres pays, les chiffres sont les suivants :

– 3 en République centrafricaine.
– 4 au Togo (où 250 appareils sont en commande).
– 5 au Niger.
– 10 en République du Congo.
– 11 au Burkina Faso.
– 15 à 20 au Cameroun.
– 20 en Côte d’Ivoire (où 18 ont été commandés début avril).
– 28 au Sénégal.
– 56 au Mali (15 dans le privé, 41 dans les hôpitaux publics, et 60 autres en commande auprès du fournisseur chinois Mindray).
– 60 en Tanzanie.
– 400 à 500 appareils au Nigeria (mais les plus pessimistes en évoquent seulement 169).
– 2 500 en Algérie, selon les autorités, qui tentent actuellement de mettre sur pieds une filière de fabrication locale.
– 3 000 au Maroc, où les autorités sont est engagées dans la même démarche et annoncent 500 nouvelles unités produites dès la semaine prochaine.
– 6 000 en Afrique du Sud, dont 4000 dans les établissements privés.

Comment évaluer les besoins ?

Ces valeurs, toutefois, n’ont de sens que si on les compare à la taille de la population de chaque pays. Et bien entendu, ces matériels ne sont nécessaires que pour une faible proportion des malades atteints du coronavirus.

Traditionnellement, les médecins calculent que le nombre de lits de réanimations disponibles doit être égal à 19 % du total des personnes malades au plus fort de la pandémie. Ce qui correspond à la proportion moyenne de cas « sévères » pouvant nécessiter le placement en réanimation et/ou sous assistance respiratoire.

On en déduit la notion de « seuil critique », c’est-à-dire le nombre total de patients infectés au-delà duquel le système de santé sera submergé.

En se basant sur les nombres de lits annoncés ici, le seuil critique est de 79 au Burkina Faso, mais de 15 789 au Maroc.

Le Dr Kinda valide ce calcul, mais tient à le nuancer : « Nous ne savons pas vraiment quels vont être les chiffres en Afrique. S’il y a des hypothèses tablant sur moins de cas sévères du fait de la jeunesse de la population, il est tout aussi légitime de penser qu’il pourrait y avoir plus de cas que dans les pays développés du fait d’une vulnérabilité plus grande de la population dans les pays pauvres. »

Le nombre de personnes qualifiées compte autant que le matériel

De plus, le matériel n’est pas seul en cause, rappelle le médecin. Le problème tient aussi au personnel disponible et formé : « Il ne faut pas se baser uniquement sur le nombre de lits de réanimation. Le nombre de personnes qualifiées pour assurer de bons soins de réanimation compte tout autant, et en général il s’agit d’équipes pluridisciplinaires. Dans beaucoup de pays, les mêmes équipes sont parfois utilisées dans plusieurs structures de soins, ce qui est un facteur limitant si on augmente le nombre de lits sans renforcer les ressources humaines. »

Ces chiffres sont-ils inquiétants ?

L’Afrique est, globalement, sous-équipée, et effectivement il y a de quoi s’en inquiéter. Surtout dans un contexte où d’autres grands pays, États-Unis en tête, vont se lancer dans la surenchère pour obtenir le plus grand nombre de respirateurs possible sur les marchés internationaux.

Les pays avec des ressources limitées doivent prendre de l’avance

L’avantage du continent réside dans le fait que la pandémie de coronavirus n’y flambe pas encore et que comme le répètent les spécialistes, notamment ceux de l’OMS et des Nations unies, il est encore temps de prendre des mesures de prévention qui éviteront, demain, une explosion du nombre de malades et des mesures de restriction très dures.

« Il est vraiment utile pour les pays avec des ressources limitées de prendre de l’avance et d’éviter justement qu’il n’y ait énormément de cas qui aient besoin de soins lourds de réanimation, martèle donc le Dr Kinda. Le débat sur le nombre de lits de réanimation se justifie en raison du contexte de panique générale, mais plus largement, c’est de l’adéquation des ressources mobilisées pour chaque pays que nous devons parler. Très clairement nous avons vu l’ensemble du système de soins des pays développés être dépassés par cette pandémie. Donc je peux confirmer que la situation dans les pays africains est inquiétante car les ressources en générale sont insuffisantes, celles en réanimation en particulier. Cette crise est une occasion pour l’ensemble des pays de reconsidérer, certainement à la hausse, les ressources allouées à la santé. »

Plus que jamais, l’heure est donc aux tests, aux mesures barrière, au respect des distances, au port du masque et, surtout, à la prise en charge précoce de tous les cas identifiés. Leur nombre encore relativement réduit le permet encore, mais cela risque de ne pas durer.

Jeuneafrique par Olivier Marbot – avec Baudelaire Mieu à Abidjan, Manon Laplace à Dakar, Frida Dahmani à Tunis et Fahd Iraqi à Rabat

Canada: Les morgues de l’Hôpital d’Ottawa débordent

janvier 8, 2020

 

© CBC
 

L’hôpital affirme qu’il s’efforce de réduire les problèmes de capacité « le plus rapidement possible et avec le plus grand soin ».

Des employés d’entretien et d’autres travailleurs ont été surpris de trouver des défunts dans des pièces non réfrigérées, a déclaré Lou Burri, président de la section locale 4000 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

L’odeur devient un problème, a souligné M. Burri, qui représente les employés de bureau et de soutien, notamment les infirmières auxiliaires, les aides-soignants, les employés d’entretien et les préposés aux soins.

Des syndiqués lui ont rapporté que certains corps étaient mis dans des salles généralement prévues pour répondre aux accidents chimiques.

Début décembre, il faisait plutôt froid à Ottawa. Alors, ils laissaient les portes ouvertes pour garder la pièce réfrigérée. Une réfrigération de fortune, si vous voulez, a poursuivi M. Burri, parlant de ces salles.

Des membres du syndicat lui ont aussi dit que des corps étaient conservés dans des chambres destinées aux patients. Ça doit être très gênant pour un patient qui est là de voir un corps là-bas, a-t-il commenté.

Les problèmes de capacité de la morgue du campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa ont été signalés pour la première fois au syndicat au début décembre. Ils ont été rapidement suivis par des rapports sur des enjeux similaires au campus Général.

Je ne comprends pas pourquoi ça arrive. – Lou Burri, président de la section locale 4000 du SCFP

[Les syndiqués] veulent vraiment que quelque chose soit fait à ce sujet. Ce n’est pas quelque chose qu’ils ont l’habitude de voir quand ils entrent dans une pièce, a-t-il ajouté.

Des espaces temporaires

L’Hôpital d’Ottawa a indiqué par écrit à CBC qu’il faisait en sorte de réduire les problèmes de capacité actuelle le plus rapidement possible, et avec le plus grand soin et respect, tout en reconnaissant les tâches difficiles et délicates dans lesquelles le personnel hospitalier est impliqué pour gérer ces circonstances.

L’établissement a également déclaré que les corps pourraient avoir besoin d’être pris en charge dans des espaces temporaires qui respectent les exigences de dignité et de procédure lorsque la capacité de ces morgues est atteinte.

Par ailleurs, l’hôpital ne donne aucune explication directe sur les raisons pour lesquelles les morgues sont surchargées et où se trouvent les espaces temporaires.

Tout adulte décédé dans l’Est de l’Ontario et nécessitant une autopsie est amené à l’Hôpital d’Ottawa et y est conservé jusqu’à la fin de la procédure, a-t-on précisé.

Dans certains cas, une personne meurt sans aucun proche pour réclamer le corps. Si cela se produit, ce dernier peut être gardé à l’hôpital plusieurs semaines ou mois jusqu’à l’obtention de l’autorisation d’enterrement, indique l’Hôpital d’Ottawa.

Des inquiétudes

Les problèmes de capacité auxquels sont confrontées les morgues de l’Hôpital d’Ottawa ne sont pas surprenants et se produisent dans tout l’Ontario, selon Scott Miller, directeur général du salon funéraire Hulse, Playfair & McGarry.

En Ontario, les hôpitaux n’ont jamais été construits pour contenir beaucoup de corps… Et nous nous inquiétons un peu de ce qui est fait et de la façon dont les corps sont pris en charge, a déclaré M. Miller, qui siège également sur le comité consultatif pour la Bereavement Authority of Ontario, qui réglemente les établissements funéraires autorisés.

M. Miller croit que les villes comme Ottawa devraient avoir une morgue centrale où les hôpitaux peuvent amener les corps s’ils manquent de place.

Selon lui, la plupart des grandes maisons funéraires ont des installations où les hôpitaux pourraient mettre les corps en attente d’autopsie.

Il a également souligné que les familles prennent maintenant plus de temps pour prendre des décisions au sujet des funérailles et des autres arrangements, laissant les hôpitaux garder les corps plus longtemps.

Dans le passé, c’était très simple. [Les familles] savaient où elles voulaient aller et elles savaient ce qu’elles voulaient avoir. – Scott Miller, directeur général, Hulse, Playfair & McGarry

Aujourd’hui, il y a tellement de choix. Les gens sont passés des funérailles confessionnelles à des arrangements plus festifs, et ils se disent : « Nous devons parler avec tout le monde dans la famille, prendre une décision [sur] ce que nous allons faire », a ajouté M. Miller.

CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Hillary Johnstone de CBC

Guadeloupe: un patient se tue en se défenestrant de l’hôpital

décembre 13, 2019

 

Un patient du CHU de la Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, est décédé vendredi après s’être jeté d’une pièce au 4e étage, indique la direction du CHU dans un communiqué, vendredi soir.

Le patient «hospitalisé au 4e étage, s’est défenestré» a précisé le communiqué, ajoutant qu’«une enquête interne sera conduite par l’équipe chargée de la gestion des risques afin de déterminer s’il y a eu des failles dans la surveillance».

Une prise en charge psychologique est mise en place pour les équipes et patients qui en éprouveraient le besoin, indique enfin le communiqué.

Une partie des locaux du CHU de la Guadeloupe avait été détruite par un incendie en novembre 2017, bouleversant tout le système de santé de l’archipel et nécessitant d’importants travaux en attendant la construction du nouvel hôpital, prévu pour fin 2022.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Fusillade dans un hôpital tchèque: le bilan passe à 7 morts

décembre 12, 2019

 

Une femme blessée à la tête durant une fusillade dans un hôpital tchèque cette semaine est morte jeudi, devenant la septième victime du tireur qui s’est suicidé.

Le tueur solitaire avait ouvert le feu mardi dans une salle d’attente du service de traumatologie de l’hôpital universitaire d’Ostrava, à 300 kilomètres à l’est de Prague. Il avait tué sur le coup six personnes et en avait blessé trois, dont la femme décédée jeudi. «La dame a succombé à ses blessures et elle est morte cet après-midi», a déclaré jeudi la porte-parole de l’hôpital Petra Petlachova à l’AFP. Blessée à bout portant comme les autres victimes, la femme était dans un état critique après avoir été opérée.

Petra Petlachova a ajouté qu’un homme blessé mardi était sorti de l’hôpital jeudi matin, et que la vie de l’autre blessé, toujours hospitalisé, n’était pas menacée. La police n’a pas encore réussi à déterminer les motifs du tueur, un homme de 42 ans identifié par les médias tchèques comme Ctirad Vitasek. Certains médias ont évoqué des troubles mentaux. Des témoins ont déclaré à la presse locale que Vitasek croyait souffrir du cancer et que personne ne voulait le soigner.

Le tireur avait pris la fuite dans sa voiture, déclenchant une chasse à l’homme impliquant des centaines de policiers et deux hélicoptères. La police l’avait finalement repéré dans un village proche d’Ostrava, où il s’est suicidé d’une balle dans la tête en voyant un hélicoptère le survoler. Il est mort sur place quelques minutes plus tard. Selon la police, il avait un casier judiciaire comportant des condamnations pour des violences et des vols.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Kenya: incendie dans un hôpital à Mombasa, plus d’une centaine de patients évacués

novembre 12, 2019

 

Le plus vieil hôpital de la ville portuaire de Mombasa, sur la côte kényane, a pris feu mardi 12 novembre au soir, menant à l’évacuation d’une centaine de patients, ont annoncé la Croix-Rouge kényane et la police.

«Nous avons établi que l’incendie a débuté à cause de l’explosion d’une bonbonne de gaz», a déclaré le chef de la police de la région de la côte, Rashid Yakub. «Heureusement, il n’y a pas de victimes car tous les patients et le personnel ont été évacués à temps». La Croix-Rouge kényane a de son côté précisé dans un communiqué que les patients, plus de cent au total, avaient été admis dans un autre établissement de la deuxième ville du Kenya, l’hôpital Aga Khan.

L’incendie du Mombasa Hospital s’est déclenché vers 20h30 (17h30 GMT), a ajouté la même source, alors que les chaînes de télévision locales passaient en boucle mardi soir les images impressionnantes des flammes s’échappant de l’hôpital en feu.

Construit par les Britanniques en 1890, cet hôpital est le plus vieux de la ville. Il a une capacité de 125 lits.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Roumanie : un cinquième décès après une attaque dans un hôpital psychiatrique

août 19, 2019

 

Une femme âgée de 88 ans blessée ce week-end par un patient dans un hôpital psychiatrique de Roumanie est morte dans la nuit de dimanche à lundi, portant à cinq décès le bilan de cette attaque, a annoncé la ministre de la Santé Sorina Pintea.

«Cette patiente souffrant de plusieurs maladies est morte à la suite d’un arrêt cardiaque», a déclaré Sorina Pintea, qui a annoncé la démission de la directrice de l’établissement de Sapoca (nord-est). Une enquête a été ouverte sur cet incident, intervenu dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme âgé de 38 ans, interné volontairement pour une cure de désintoxication, a frappé à l’aide d’un support de perfusion plusieurs patients de la salle de soins où il se trouvait, avant d’entrer dans la salle voisine et de frapper à nouveau d’autres personnes présentes. Touchées à la tête, trois des victimes ont péri sur place. Une quatrième, transférée aux urgences de la ville proche de Buzau pour un traumatisme crânien, n’a pas pu être sauvée par les médecins.

Neuf autres personnes avaient été blessées dans cette attaque. L’agresseur a tenté de fuir mais a été arrêté par un policier et placé en garde à vue. «Tout s’est passé en moins d’une minute», avait assuré la directrice de l’hôpital, Viorica Mihalascu. Toutefois, Sorina Pintea a mis en doute cette version des faits, faisant état d’une «longue série d’erreurs» de la part du personnel. «Il est impossible que personne n’ait entendu le bruit fait par l’agresseur», a-t-elle lancé, ajoutant que le support de perfusion n’aurait pas dû être laissé à la portée des malades.

Tous les hôpitaux psychiatriques du pays feront l’objet d’un contrôle du ministère à la suite de cet incident, promet le gouvernement.

Par Le Figaro.fr avec AFP