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Congo: Les lampions des hôpitaux sont éteints

octobre 17, 2017

Les hôpitaux de Brazzaville dans la capitale politique sont éteints : constat amer cet après-midi dans les hôpitaux de Brazzaville.

Le ministère de la santé a procédé depuis ce matin au recensement des malades dans les hôpitaux de Brazzaville.

CHU de Brazzaville

49 malades, 17 enfants à la néonatologie, 12 femmes à la maternité, 17 morts dont 3 femmes mortes à la maternité depuis dimanche 15 octobre. 10 infirmiers dont 6 stagiaires et 3 médecins de dimanche à lundi.

Hôpital de Makélékélé:

229 malades, 15 infirmiers,  9 médecins. L’hôpital est saturé et n’a point des médicaments pour les urgences. 13 morts depuis dimanche.

Hôpital Militaire:

578 malades hospitalisés, 109 aux urgences, 23 infirmiers, 18 médecins depuis dimanche qui travaillent sans repos. L’hôpital est saturé avec l’esprit militaire ces infirmiers et medecins font des rotations un jour sur deux.depuis le 26 septembre les médicaments sont finis. Les malades même militaires achètent les produits eux-mêmes. Mais il faut dire que ces agents sont disponibles pour les malades malgré tout: 11morts depuis dimanche.

Hôpital municipal Leyono:

Pour la première fois 25 malades, 11 infirmiers, 5 médecins, 7 morts depuis la nuit de dimanche à lundi. L’hôpital est saturé et n’a pas des médicaments pour les urgences.

Hôpital de Talangai: 668 malades à 12H certains malades qui venaient d’arriver attendaient les places aux urgences, 19 morts de dimanche à lundi. 23 infirmiers, 11 médecins, pas de médicaments.

 

Avec Brazzanews.fr

Burundi : Bientôt, plus de médicaments dans les hôpitaux. Le pays s’enfonce dans la crise

août 9, 2016

Tant que la paix et la stabilité ne seront pas revenues au Burundi, on se posera, toujours, la question de savoir, pourquoi, malgré les sages conseils de ses amis, bailleurs de fonds et partenaires au développement, Pierre Nkurunziza avait choisi, contre l’avis de la grande majorité de son peuple et même de son propre parti politique, le CNDD-FDD, de faire un troisième mandat ? Aujourd’hui, c’est le Burundi qui n’est plus un pays, et qui est en train de s’écrouler littéralement : dans les hôpitaux, même les médicaments commencent à manquer, ce qui montre que les difficultés du pays franchissent un nouveau seuil.

En effet, la pénurie des devises causée par la crise politique et sécuritaire a, incontestablement, entraîné une pénurie de médicaments. D’ores et déjà, les hôpitaux alertent sur un possible désastre sanitaire. Sans réaction du petit despote de Bujumbura (Pierre Nkurunziza).

La raison de cette situation est très simple : ce que le Burundi importe est de loin supérieur à ses recettes d’exportation, essentiellement, composées du café et du thé. Les aides bilatérales et multilatérales dont l’aide européenne était la plus grande composante, ayant été supprimées à cause de l’entêtement du régime à refuser un dialogue inclusif, sous l’égide de la communauté internationale, le Burundi ne fait que s’enfoncer dans la crise.

Cette crise a de sérieuses conséquences sur l’économie du pays. Certaines denrées de première nécessité comme l’huile ou le riz et autres produits alimentaires connaissent une flambée des prix. Certains hôpitaux commencent, aussi, à accuser le matériel de première nécessité comme l’alcool, les seringues, du coton, etc. Dans un avenir très proche, ils ne pourront plus dispenser les soins les plus élémentaires aux patients. D’ores et déjà, les professionnels de la santé parlent d’un désastre sanitaire à venir.

Dans un courrier envoyé en février dernier, le président français, François Hollande (sur notre photo en train d’accueillir Pierre Nkurunziza à l’Elysée en 2013), avait exhorté son homologue, Pierre Nkurunziza, à changer de fusil d’épaule, en acceptant la convocation d’un dialogue inclusif, à l’étranger, sous l’égide de la communauté internationale. En guise de réponse, le petit despote de Bujumbura s’est, tout simplement, bouché les oreilles, en prenant le soin de bien fermer les yeux. Le refus d’accueillir les policiers estampillés « Nations-Unies », à la demande de la France, afin d’accompagner le processus de dégel et du retour à la confiance, a montré à Hollande qu’il se faisait de fausses idées sur Nkurunziza : il n’est qu’un petit despote qui a opté de s’accrocher au pouvoir, quel qu’en soit le prix à payer.

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