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Canada-Québec: Si Omicron est moins sévère avec les individus, il n’épargne pas les systèmes de santé

janvier 16, 2022
Une ambulancière parle à un patient sur une civière dans le corridor de l'urgence.

L’urgence de l’Hôpital Humber River, à Toronto, est débordée. Photo: CBC/Evan Mitsui

« Omicron est moins grave sur la santé des gens. Cela a moins d’impact et c’est une bonne nouvelle », a lancé le premier ministre québécois François Legault cette semaine lors d’un point de presse. Et pourtant, Omicron a réussi à remplir à des niveaux records les hôpitaux, qui croulent déjà sous le poids des effets cumulatifs des autres vagues. Pour un variant « moins sévère », il aura réussi à écraser bien des systèmes de santé.

La vague Omicron est une vague destructrice sur les systèmes de santé. C’est un coup de grâce pour plusieurs systèmes, dit Simon Décary, chercheur au Laboratoire de recherche sur la réadaptation axée sur le patient de l’Université de Sherbrooke, qui étudie le phénomène de la COVID longue.

Le système de santé n’a jamais été aussi près de ne pas pouvoir remplir ses devoirs, ajoute le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, en entrevue à ICI RDI.

Plusieurs experts répètent qu’il ne faut pas penser que « moins sévère » équivaut à « meilleure situation ». Le fait qu’un variant présente généralement moins de danger pour une personne a été souvent mal interprété, comme si le variant ne représente pas du tout un danger.

Omicron affecte tout le monde. Il est tellement contagieux que même avec une sévérité réduite, ça compense par sa contagiosité. On n’est pas en train d’aplatir la courbe; c’est l’inverse, dit Benoît Mâsse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.Benoît Masse, professeur de médecine sociale et préventive à l'École de Santé publique de l'Université de Montréal

Benoît Masse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de Santé publique de l’Université de Montréal Photo: Capture D’Écran/Skype

Ainsi, Omicron a bel et bien causé une vague qui est sévère. Sévère sur les hôpitaux, sévère sur les travailleurs de la santé, sévère sur la société.

Selon Benoît Mâsse, les systèmes de santé, au Québec comme à plusieurs autres endroits dans le monde, vivront encore de nombreux jours, voire des semaines difficiles. Et l’incidence de tout ça s’en ressentira pendant de nombreuses années, craint-il.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs elle aussi lancé un avertissement, cette semaine, alors que la situation est critique dans plusieurs pays.

Soyons clairs : si Omicron provoque une maladie moins grave que Delta, il demeure un virus dangereux, en particulier pour ceux qui ne sont pas vaccinés. Près de 50 000 décès par semaine [dans le monde], c’est trop. Apprendre à vivre avec ce virus ne signifie pas qu’il faille accepter ce nombre de morts, a écrit cette semaine sur Twitter Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santéOMS.

De plus, l’idée selon laquelle Omicron n’est pas sévère risque plutôt d’aggraver la pandémie, comme le répètent les épidémiologistes. Plus il y a de virus qui circulent, plus on risque de voir l‘émergence d’un nouveau variant – encore plus contagieux et encore plus sévère – apparaître. Rappelons que quelques semaines avant Noël, bien des gens croyaient qu’on avait réussi à contrôler le virus. Or Omicron est rapidement venu changer la donne.Tedros Adhanom Ghebreyesus se frotte le visage lors d'un point de presse.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse sur la COVID-19 (archives). Photo: Getty Images/Fabrice Coffrini

Coup dur pour un système fragile

Les systèmes de santé se sont tant bien que mal adaptés au chaos de la pandémie. Néanmoins, l’afflux de patients infectés, combiné à un manque de personnel sans précédent, rend la situation de plus en plus intenable.

Intensiviste à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval, le Dr Joseph Dahine est on ne peut plus clair : C’est un raz-de-marée qui nous éclabousse, a-t-il dit en entrevue à l’émission Le 15-18.

Selon le Dr Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec et urgentologue à l’Institut de cardiologie de Montréal, la plus grande différence avec les autres vagues, c’est que le personnel était plein d’énergie; on avait des équipes complètes. On est rentrés dans cette cinquième vague, mais on ne s’est jamais remis des autres vagues…Des infirmières au travail.

Le personnel de la santé est épuisé et de nombreux travailleurs sont absents en raison du virus, ce qui amplifie les effets dévastateurs de la cinquième vague sur le réseau (archives). Photo: Cole Burston/AFP/Getty Images

Tout le monde, incluant le public, est épuisé par deux ans de pandémie. Toutefois, si la population a pu connaître certaines périodes d’accalmie entre les vagues, la pression ne s’est jamais relâchée dans le système de santé.

On a dû rattraper le retard sur les autres patients qu’on a mis sur pause pour déployer des ressources pour traiter les vagues de COVID. Cette vague est dure sur le moral, affirme le Dr Joseph Dahine, qui ajoute que les travailleurs de la santé ont fait énormément de sacrifices personnels pour répondre au besoin de la société en temps de crise.

C’est sans compter le stress d’être infecté, de ramener le virus à la maison ou d’infecter un patient ou un collègue; sans compter la culpabilité que certains ressentent lorsqu’ils doivent s’isoler et laisser leurs collègues avec encore moins de ressources; sans compter le sentiment d’impuissance de ne pas pouvoir offrir les soins nécessaires à plusieurs patients.

« Nos bras sont meurtris. C’est nous qui traitons la COVID depuis le début […] Il y a un sentiment de résignation. Si on n’a pas lâché, c’est qu’on est solidaires et dévoués aux patients. »— Une citation de  Le Dr Joseph Dahine, de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval

De son côté, la Dre Caroline Quach-Thanh se dit néanmoins impressionnée par la résilience des travailleurs de la santé. Par contre, chaque nouvel assaut causé par une nouvelle vague devient un fardeau de plus en plus lourd à porter, comme l’explique celle qui est microbiologiste-infectiologue, épidémiologiste et responsable de la prévention et du contrôle des infections au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, à Montréal.

Benoit Mâsse s’inquiète particulièrement de l’incidence à long terme de toute cette pression sur les travailleurs de la santé. Quand on travaille avec autant de stress, quand ça lâche, ça crée un vide. Les gens ont de la misère à reprendre et à fonctionner. Ça risque d’arriver pour ces travailleurs. […] Il n’y a pas juste le Dr Arruda qui a besoin de prendre des vacances…

« On s’est endurci avec cette pandémie. Si on avait connu une vague comme Omicron il y a trois ans, on [ne serait] jamais passé au travers. »— Une citation de  Le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

Des années à s’en remettre

Par ailleurs, même si le flot de patients COVID-19 ralentit dans les prochaines semaines, les travailleurs de la santé devront ensuite faire face aux retombées de la pandémie. Aux yeux de Simon Décary, il sera impossible de retourner aux anciennes façons de faire, parce le système aura été profondément ébranlé.Des chirurgiens opèrent un patient dans une salle d'opération.

Il n’est impossible qu’après la pandémie, les travailleurs de la santé quittent leur emploi, ce qui aura des effets durables (archives). Photo: Getty Images/Morsa Images

Selon lui, la vague Omicron aura causé des dommages qui nécessiteront une intervention majeure du gouvernement. Si on a 200 000 patients sur des listes d’attente, comment on va faire? C’est complètement démesuré.

« C’est une catastrophe. Ça ne se récupérera pas facilement une fois la vague passée. »— Une citation de  Simon Décary, chercheur à l’Université de Sherbrooke

De plus, combien d’autres travailleurs de la santé choisiront de quitter ce domaine une fois la pandémie terminée? Les experts craignent que le chiffre soit important. Comment pourra-t-on alors offrir des soins à tous s’il manque trop de travailleurs?

Bien sûr, comme l’explique Simon Décary, le système de santé était à sa limite avant la pandémie, mais le chercheur croit que le système est désormais à ce point meurtri qu’il sera impossible d’ignorer le problème.

Pas juste un problème pour le gouvernement

Si c’est là un problème systémique, pourquoi le public doit-il s’en soucier?

Selon le Dr Gilbert Boucher, la réalité est que le système de santé n’est plus en mesure d’offrir des diagnostics et des traitements dans le délai voulu, et ça, le public – qu’il soit infecté ou non par la COVID-19 – continuera de le ressentir pendant un long moment.

On est en train de couper avec le délestage dans des affaires qui sont beaucoup moins électives qu’une chirurgie pour une prothèse de genou pour pouvoir aller jouer au golf. On est dans des pontages qui attendent quelques semaines et qui ont un risque de se transformer en maladie active si ce n’est pas correctement adressé, illustre le Dr Simon.

C’est pourquoi Benoît Mâsse rappelle que le public a sa part de responsabilité. Si le fait de réduire ses contacts pour éviter la transmission peut sembler superflu, chaque geste compte pourtant. Plus il y a de personnes hospitalisées, moins il y a de ressources pour aider celles qui sont malades avec autre chose que la COVID-19.

La population doit comprendre : nous sommes tous reliés, et nos actions peuvent causer des torts aux gens qu’on ne connaît pas, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Brésil: le président Jair Bolsonaro hospitalisé pour des douleurs à l’estomac

janvier 3, 2022

SAO PAULO — Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a été emmené dans un hôpital de São Paulo, lundi matin, pour y subir des examens après avoir ressenti des douleurs abdominales, a annoncé le gouvernement.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le président «se porte bien» et de plus amples informations seront fournies ultérieurement dans un bulletin médical, selon un communiqué du gouvernement publié par le média Globo.

M. Bolsonaro est revenu dans la capitale économique du pays pendant la nuit, après des vacances du Nouvel An sur la côte, et a été immédiatement emmené à l’hôpital Vila Nova Star, selon Globo.

Le président a déjà eu besoin de plusieurs opérations médicales à l’estomac depuis qu’il s’est fait poignarder dans un rassemblement politique en 2018.

Globo a déclaré que le docteur de M. Bolsonaro, Antônio Luiz Macedo, était en vacances aux Bahamas et qu’il attendait un vol de retour au Brésil pour voir son patient, qui n’avait apparemment prévu aucune apparition publique pour lundi.

En juillet dernier, il avait été hospitalisé en raison d’un grave cas de hoquet.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Mauritanie : pourquoi Mohamed Ould Abdelaziz est hospitalisé

décembre 31, 2021
L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. © Steve Holland/G20 Australia via Getty Images

L’ancien président mauritanien a été admis en urgence à l’hôpital militaire de Nouakchott, dans la nuit du 28 au 29 décembre.

Pris de malaise, Mohamed Ould Abdelaziz a donné l’alerte à ses gardiens le 28 décembre, à minuit. Selon ses proches, qui assurent qu’il n’a été transporté à l’hôpital militaire que trois heures plus tard et qu’eux-mêmes n’ont été informés de la situation que le lendemain matin, l’ex-homme fort de Nouakchott est « conscient », mais « extrêmement affaibli ». Toujours en détention préventive, il demeure sous forte protection. Des véhicules blindés sont stationnés devant le bâtiment et plusieurs éléments des forces de sécurité gardent la porte de sa chambre.

Accident vasculaire cérébral

Toujours selon son entourage familial, la piste d’un accident vasculaire cérébral (AVC), évoquée alors qu’il a été victime de saignements, a été confirmée dans la soirée du 30 décembre par le corps médical. Sa fille, Asma (qui continue de lui apporter à manger), son épouse, Tekber Mint Melainine Ould Ahmed, et l’un de ses avocats, Mohameden Ould Ichidou, ont pu se rendre à son chevet.

À la demande de ses proches, « Aziz » devrait être transféré, très probablement dans la journée, au Centre national de cardiologie, toujours à Nouakchott.

« Son état général s’est dégradé en raison de ses conditions de détention, très sévères, dénonce Me David Rajjou, l’un des conseils de l’ex-chef de l’État. Ces dernières semaines, son moral était toujours bon, mais l’isolement total auquel il est soumis a fini par lui peser physiquement. Nous demandons à ce qu’il soit pris en charge dans une unité médicalisée adaptée. » La famille d’Aziz multiplie en effet les démarches auprès du président Mohamed Ould Ghazouani afin qu’il autorise une évacuation sanitaire à l’étranger.

Caméras de surveillance

Arrêté depuis le 22 juin pour non-respect de son contrôle judiciaire, Mohamed Ould Abdelaziz était incarcéré dans une villa au sein de l’École de police de Nouakchott. Il est poursuivi pour, entre autres, corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics et octroi d’avantages indus.

Ses conditions de détention s’étaient durcies ces dernières semaines, avec en particulier l’installation de caméras de surveillance dans sa cellule. Interdit de promenade, il avait finalement été autorisé la semaine dernière à sortir dans la cour à raison d’une heure par jour. Les cinq dernières demandes de remise en liberté formulées par ses avocats – dont la dernière a été déposée après son admission à l’hôpital – ont toutes été rejetées.

Avec Jeune Afrique par Justine Spiegel

Canada: Hospitalisations en forte augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec

septembre 14, 2021

Dans le bilan de la COVID-19 publié lundi, les hospitalisations liées au virus sont passées de cinq à neuf au cours de la fin de semaine. Parmi ces patients, quatre se retrouvent aux soins intensifs.

Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

© Nathan Denette/The Canadian Press Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

La situation inquiète le président directeur général adjoint du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Gilles Hudon estime que le nombre de nouveaux cas n’est pas une donnée fiable puisque les gens se font moins dépister.

Le nombre d’hospitalisations est un indicateur qui est extrêmement fiable. On commence à avoir une inquiétude, je vous dirais, qui est assez relevée», affirme le directeur en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il répète que la majorité des lits dédiés à la COVID-19 sont occupés par des personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui ne le sont pas adéquatement. Gilles Hudon ajoute que s’il reste un risque d’être infecté malgré la vaccination, le risque d’hospitalisation est 30 fois moins élevé.

On doit encore une fois redoubler d’ardeur dans la vigilance du respect des mesures [sanitaires]», insiste Gilles Hudon.

2000 employés non vaccinés

Alors que tout le personnel du milieu de la santé doit être doublement vacciné d’ici le 15 octobre sous peine d’être suspendu sans solde, il reste toujours environ 2000 employés du CIUSSS MCQ qui ne sont pas inoculés. Gilles Hudon se dit encore confiant que ceux-ci se feront vacciner avant la date limite.

Certains comme Linda, hygiéniste dentaire en Mauricie dont nous avons accepté de taire le nom de famille, affirment qu’ils ne le feront pas. Ça ne me tente pas de subir quelque chose de façon obligée. Je veux décider de façon éclairée», dit-elle au micro de l’émission Toujours le matin.

Cette professionnelle de la santé estime que plusieurs de ses questions demeurent sans réponse concernant le vaccin contre la COVID-19. Linda se questionne également sur son statut d’emploi. Elle se demande entre autres si la suspension sans solde prendra fin avec la levée des mesures sanitaires.

C’est mon employeur qui me suspend, donc moi je suis apte et disponible à travailler. Est-ce qu’à ce moment-là j’ai droit à l’assurance-emploi? Eux autres me mettent à pied parce que je ne réponds pas à leurs critères», ajoute-t-elle.

Linda s’inquiète de l’état du réseau après le 15 octobre alors que la pénurie de main-d’oeuvre se fait de plus en plus sentir. Elle-même songe à quitter sa profession à cause de la vaccination obligatoire.

Gilles Hudon affirme que des mesures sont prises pour que les services essentiels comme les chirurgies urgentes et les services d’obstétrique soient maintenus.

La pénurie existait déjà avant la période de COVID qui a débuté au printemps 2020. Tous les services qu’on a dû ajouter en période de COVID [ont] ajouté une pression très importante sur notre personnel», rappelle le directeur général du CIUSSS MCQ.

Il ajoute que des renforts arrivent par le biais du recrutement international. Gilles Hudon affirme que huit infirmières françaises viennent de s’établir dans la région.

By The Canadian Press 

Vatican: Le pape François à l’hôpital pour une opération

juillet 4, 2021

Le pape François, 84 ans, va subir dimanche à Rome une intervention chirurgicale « programmée » pour une inflammation du côlon.

Le pape François a célébré la prière du dimanche depuis sa fenêtre de la résidence Sainte-Marthe avant de se rendre à l'hôpital.

© Andreas Solaro/Getty Images Le pape François a célébré la prière du dimanche depuis sa fenêtre de la résidence Sainte-Marthe avant de se rendre à l’hôpital.

Le pape a été admis à l’hôpital A. Gemelli de la capitale italienne où il doit subir une intervention chirurgicale programmée pour une sténose diverticulaire symptomatique du côlon», a indiqué un communiqué du Vatican.

Il s’agit d’une inflammation potentiellement douloureuse des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l’appareil digestif et dont la fréquence augmente avec l’âge.

Une des complications possibles de cette affection est la sténose, c’est-à-dire un rétrécissement de l’intestin.

De nombreux médias se trouvaient dimanche après-midi aux abords de l’hôpital dont les entrées étaient gardées par des policiers, selon un journaliste de l’AFPTV sur place.

Un bulletin de santé sera publié à l’issue de l’opération dirigée par le professeur Sergio Alfieri, chef de l’unité de chirurgie digestive complexe de l’établissement.

Né le 17 décembre 1936 en Argentine, Jorge Bergoglio s’est fait enlever le lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans en raison d’une pleurésie. Il souffre de problèmes à une hanche et de sciatique.

Dimanche midi, il a célébré la traditionnelle prière dominicale Regina Coeli à la fenêtre de la résidence Sainte-Marthe pour les fidèles rassemblés sous un soleil de plomb sur la place Saint-Pierre.

Il semblait en bonne forme et réjoui d’annoncer une visite d’État en Slovaquie du 12 au 15 septembre, son second voyage à l’étranger seulement en 2021 après l’Irak en mars.

Je n’ai pas peur de la mort», confiait-il dans un livre d’entretiens réalisé en 2019 avec un journaliste argentin.

Après l’opération du poumon, je ne me suis jamais senti limité dans mes activités […]. Je n’ai jamais ressenti de fatigue ou d’essoufflement», assurait-il.

Ces dernières années, il a dû cependant annuler quelques apparitions et marche parfois avec difficulté.

Depuis le début de la pandémie, qui a durement frappé l’Italie en février 2020, il était paru peu inquiet pour sa propre santé, se déplaçant souvent sans masque, même s’il a dû renoncer à ses habituels bains de foule pendant l’audience du mercredi.

À part un rhume qui l’avait obligé à annuler des rendez-vous au tout début de l’épidémie, sa santé n’a pas suscité de préoccupation particulière.

François a été élu en 2013 pour succéder à Benoît XVI, qui avait renoncé en février de la même année, après huit ans de pontificat.

Premier pape à démissionner en près de 600 ans, le pape allemand avait invoqué des raisons de santé.

Aujourd’hui âgé de 93 ans, il vit reclus dans un monastère de la Cité du Vatican. Il est apparu de plus en plus fragile ces derniers mois, se déplaçant en chaise roulante, s’exprimant avec difficulté.

Avec  CBC/Radio-Canada

Congo-Brazzaville: Guy-Brice Parfait Kolélas hospitalisé à la veille de la présidentielle

mars 20, 2021

Guy-Brice Parfait Kolelas, leader de l'Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) lors d'un point de presse le 3 janvier 2021 à Brazzaville
Guy-Brice Parfait Kolelas, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) lors d’un point de presse le 3 janvier 2021 à Brazzaville © Loïcia Martial / RFI

Guy-Brice Parfait Kolélas hospitalisé au Congo-Brazzaville, à la veille de l’élection présidentielle à laquelle il est candidat. Selon son directeur de campagne, il a été diagnostiqué positif au Covid 19, vendredi 19 mars. Il est l’un des principaux adversaires du président Denis Sassou-Nguesso dans cette élection. Ses proches travaillent ce samedi soir à sa possible évacuation vers la France.

Guy-Brice Parfait Kolélas est apparu affaibli au cours de ses meetings de campagne cette semaine. Son entourage évoquait alors une crise de paludisme aigu.

Vendredi, il était même absent de son meeting de clôture, contraint d’être hospitalisé dans une clinique privée de Brazzaville. Et c’est donc là qu’il a été diagnostiqué vendredi après-midi au Covid-19 selon Cyr Mayanda son directeur de campagne.

Dans une vidéo qui circule ce soir sur les réseaux sociaux, et dont cette même source confirme à RFI l’authenticité, l’opposant apparaît sur son lit d’hôpital. Il est assisté d’un respirateur qu’il éloigne de sa bouche pour dire  quelques mots : « Je suis en difficulté, je me bats contre la mort… », dit-il, avant d’appeler les Congolais à se rendre aux urnes ce dimanche.

De sources concordantes, il est question que Guy-Brice Parfait Kolélas soit évacué ce samedi soir vers la France pour y être soigné. Aucune confirmation ni réaction officielle des autorités congolaises pour le moment.

Avec RFI

Pologne : message peu rassurant de Lech Walesa sur sa santé avant une hospitalisation

mars 14, 2021

L’icône de la lutte contre le régime communiste polonais dans les années 1980 a annoncé ce dimanche son admission à l’hôpital.

Lech Walesa, icône de la lutte contre le régime communiste polonais dans les années 1980, a posté ce dimanche un message vidéo préoccupant sur sa santé où il annonce son admission à l’hôpital, sans prévoir une date de sortie. « Je vais entrer à l’hôpital. Ce qui vient ensuite, seul le temps le dira », a déclaré le lauréat du prix Nobel de la paix et ancien président polonais, âgé de 77 ans, dans cette vidéo diffusée sur Facebook.

« Donc, comme je ne sais pas quand nous nous reverrons ou si nous nous reverrons tout court, j’aimerais dire que j’ai tout fait pour bien servir la nation », a-t-il ajouté sans donner de précisions d’ordre médical sur son état de santé. « À la prochaine, si le destin me permet de rester sur cette terre un peu plus longtemps. Sinon, priez pour moi », a conclu l’ancien leader charismatique du mouvement syndical Solidarité qui, en 1989, a mis fin pacifiquement au communisme en Pologne.

Son secrétaire, Marek Kaczmar, a déclaré à l’AFP que Walesa entrait à l’hôpital pour un remplacement programmé de la pile de son pacemaker. « Mais il y a des complications […]. Il s’avère qu’une partie du fil qui se trouve dans le cœur est probablement cassée », a-t-il expliqué. « L’opération est prévue pour demain, à moins que les tests d’aujourd’hui ne montrent qu’il soit nécessaire d’intervenir immédiatement », a-t-il ajouté.

Travaillant comme électricien de chantier naval dans la ville portuaire balte de Gdansk, Lech Walesa avait stupéfié le bloc communiste et le monde entier en prenant la tête d’un mouvement de grève de 17.000 ouvriers de chantiers navals en 1980. Le régime communiste avait été contraint de reconnaître, à contrecœur, Solidarité comme le premier et le seul syndicat indépendant du bloc soviétique, comptant des millions d’adhérents dans toute la Pologne. Walesa avait reçu le prix Nobel de la paix en 1983 avant de devenir le premier président polonais démocratiquement élu de l’après-guerre, en 1990.

Par Le Figaro avec AFP

Canada/COVID-19: Québec signale 1328 nouveaux cas; la baisse des hospitalisations continue

janvier 27, 2021

MONTRÉAL — La tendance à la baisse pour le nombre de nouveaux cas de COVID-19 rapportés au Québec s’est arrêtée: le ministère de la Santé en signale mercredi 1328, une hausse comparativement aux 1166 rapportés la veille.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Cinquante-trois décès s’ajoutent par ailleurs au bilan, mais les hospitalisations continuent de baisser.

Au total, on compte 257 330 personnes infectées et 9630 décès depuis le début de la pandémie.

Seize décès sont survenus dans les 24 dernières heures, 30 entre le 20 et le 25 janvier, quatre avant le 20 janvier et trois à une date inconnue. 

Le nombre total d’hospitalisations a reculé de 34 par rapport à la veille, avec un cumul de 1290. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté de quatre, pour un total de 221. 

On a réalisé 28 061 prélèvements le 25 janvier, pour un total de 5 721 450. 

Finalement, 4340 doses de vaccin ont été administrées dans la journée de mardi, pour un total de 229 219. Jusqu’à maintenant, 238 100 doses ont été reçues.

Au Canada

À l’échelle du Canada, 760 020 cas de la COVID-19 et 19 505 décès ont été rapportés depuis l’apparition du virus au pays.

Voici la distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

— 260 370 cas en Ontario, dont 5958 décès;

— 256 002 cas au Québec, dont 9577 décès;

— 121 901 cas en Alberta, dont 1587 décès;

— 65 234 cas en Colombie-Britannique, dont 1168 décès;

— 28 902 cas au Manitoba, dont 809 décès;

— 22 646 cas en Saskatchewan, dont 268 décès;

— 1572 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès;

— 1161 cas au Nouveau-Brunswick, dont 14 décès;

— 398 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont quatre décès;

— 282 cas au Nunavut, dont un décès;

— 110 cas à l’Île-du-Prince-Édouard;

— 70 cas au Yukon, dont un décès;

— 31 cas dans les Territoires du Nord-Ouest;

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec La Presse Canadienne

Canada: « Forte hausse » des hospitalisations au Québec

décembre 30, 2020

La santé publique fait état de 2511 nouveaux cas de COVID-19 au Québec au cours des dernières 24 heures, un record, en plus de 41 décès supplémentaires. Les hopistalisations sont aussi en « forte hausse ».

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada 

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

On recense 80 de plus qui sont hospitalisées que la veille, pour un total de 1211. De ces patients, 152 se trouvent aux soins intensifs, soit 4 de plus que mardi.

«L’ensemble des indicateurs continuent de monter. Les hospitalisations sont en forte hausse et on a même franchi le cap des 1200», a déploré le ministre de la Santé Christian Dubé sur Twitter.

«Les sacrifices qu’on demande aux Québécois pour le temps des Fêtes, c’est pour nous aider à contrôler cette 2e vague», a-t-il ajouté.

En date du 28 décembre, le nombre de prélèvements réalisés s’élève à 28 541, pour un total de 4 845 631 depuis le début de la pandémie. 

Par ailleurs, 2739 doses de vaccin ont été administrées mardi, pour un total de 25 315 personnes immunisées.

 CBC/Radio-Canada 

Canada-Québec: L’hôpital de Trois-Rivières “au bord de la limite” dit François Legault

décembre 1, 2020

Le premier ministre François Legault a cité le CHAUR dans la liste des hôpitaux “au bord de la limite” lors de son point de presse quotidien. La région compte actuellement 50 hospitalisations dans ses unités COVID à Trois-Rivières et Drummondville. Sept de ces patients sont aux soins intensifs. La capacité maximale combinée des deux hôpitaux est de 56 lits pour les patients atteints de la COVID-19 et 10 aux soins intensifs.

Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

© /Radio-Canada Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

Les hospitalisations combinées à la douzaine d’éclosions en cours dans des résidences privées pour aînés forcent la direction régionale de la santé à accentuer le délestage. Depuis quelques jours, les activités de l’unité de courte durée de gériatrie (UCDG) du centre Christ-Roi à Nicolet sont suspendues. Une partie du personnel a été dépêché au centre L’Assomption à Saint-Léonard-D’Aston.

De plus, les chirurgies non urgentes sont reportées et des infirmières praticiennes spécialisées de première ligne (IPSPL) de plusieurs groupes de médecine familiale ont été déployées à l’École nationale de police de Nicolet et dans les milieux en éclosion. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme que les chirurgies ont été maintenues à 80% pendant la deuxième vague. «Si la situation continue d’être difficile dans certaines RPA, il va falloir faire plus de délestage», affirme le ministre, puisque le personnel hospitalier est appelé en renfort.

La pression sur le système de santé est telle que les fêtes de fin d’années sont remises en cause. Le premier ministre promet une décision le 11 décembre. «On va regarder de très près la situation dans les hôpitaux. Ça va être le critère peut-être le plus important dans notre décision finale», précise François Legault.

Les employés de la santé fatigués

Ce sont 6542 employés de la santé dans la province qui sont soit en congé de maladie, soit en retrait préventif, un nombre qui augmente chaque jour. «C’est un épuisement de plus en plus important de nos ressources», s’inquiète la présidente par intérim du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Jacynthe Bruneau.

Un comité a été formé pour trouver des solutions au manque de personnel sur le terrain en fonction des besoins. Selon le syndicat des professionnelles en soins de la région, l’ensemble des départements sont maintenant touchés par le manque de personnel. La présidente Jacynthe Bruneau affirme que la fin de semaine prochaine, 30 quarts de travail ne sont pas comblés seulement aux soins intensifs de l’hôpital Trois-Rivières.

Jacynthe Bruneau affirme que la situation est préoccupante et estime que les rassemblement à Noël risquent de compromettre les soins à la population. «Entre ce qu’on a envie et ce qu’il est nécessaire de faire, un moment donné, il faut prendre une décision. Je pense que le plus sage, serait d’éviter les rassemblements dans le temps des fêtes», affirme madame Bruneau.

Du renfort dans les résidences pour personnes âgées

Alors que le centre l’Assomption de St-Léonard-d’Aston est en tête des résidences les plus touchées de la province, une seule nouvelle infection au sein du personnel a été rapportée mardi.

À la résidence pour aînés Les Jardins du parc linéaire de Victoriaville 69 résidents et 23 employés ont été infectés. La directrice générale, Sylvie Bergeron, également touchée par le virus, affirme que deux résidents ont succombé à la maladie depuis 24 heures. Même si elle affirme recevoir le soutien de la Santé publique, la pression demeure importante sur le personnel en place dans ce complexe de 270 résidents.

«Ce dont nous avons besoin actuellement c’est des préposés aux bénéficiaires parce que mes employés ont quitté eux aussi pour une quarantaine. Graduellement, les employés reviennent à tour de rôle», explique Sylvie Bergeron.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais et Jean-François Dumas