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Canada: Les autorités au Québec signalent 2131 hospitalisations liées à la COVID-19

avril 16, 2022

Le nombre d’hospitalisations est à la hausse (archives). Photo: La Presse Canadienne/Nathan Denette

Selon les données brutes du ministère de la Santé, on recense samedi 2131 patients dans les hôpitaux du Québec, une baisse de 22 par rapport à jeudi.

Les personnes âgées de plus de 70 ans représentent plus de 55 % des hospitalisations.

Le nombre de patients aux soins intensifs s’élève à 105, soit 9 de plus que jeudi.

Le ministère de la Santé fait état de 4124 nouveaux cas de COVID-19 en deux jours, pour un total de 1 015 878 depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas répertoriés n’est toutefois pas représentatif de la situation puisque l’accès aux centres de dépistage est restreint aux clientèles prioritaires.

Les données brutes indiquent aussi que 19 décès se sont ajoutés au bilan des morts liées à la COVID-19.

Selon le site Vaccintrackerqc.ca, 33 406 doses de vaccin ont été administrées au cours des dernières 24 heures.

Chez les 5 ans et plus, 91,35 % ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, 87,53 % ont reçu au moins deux doses et 58,36 % ont reçu une troisième dose.

Achalandage

Les salles d’urgence sont fortement achalandées en ce week-end pascal. Les autorités exhortent d’ailleurs les Québécois à éviter de s’y rendre dans la mesure du possible.

Dans la grande région de Montréal, les différents centres intégrés de santé et de services sociaux (CIUSSS) ont tous fait état d’un fort achalandage. Ils ont demandé à la population de consulter un pharmacien ou de joindre la ligne Info-Santé au 811 pour des problèmes mineurs plutôt que de se rendre dans un hôpital.

Quand aller à l’urgence? Seulement si votre état de santé requiert des soins immédiats, peut-on lire sur leur page Facebook.

Éviter les grands rassemblements de Pâques

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’est dit vendredi préoccupé par le fait que 13 000 travailleurs de la santé manquent à l’appel à cause de la COVID-19. Il avait anticipé que ça [allait] être difficile dans les urgences dans les deux prochaines semaines, mais que le réseau tiendrait bon.

Vendredi, le CIUSSS de l’Outaouais a annoncé la suspension temporaire des visites jusqu’à nouvel ordre dans les sept hôpitaux de la région. Ceux de l’Abitibi-Témiscamingue et de Chaudière-Appalaches ont dû réduire certains services dans un ou plusieurs établissements.

Plusieurs CIUSSS ont rappelé quelques conseils de prudence, notamment d’éviter les grands rassemblements de Pâques.

Ils recommandent aux gens de laisser des fenêtres ouvertes pour faire circuler l’air et de rester à la maison s’ils ressentent des symptômes de la COVID-19 comme de la fatigue ou une irritation de la gorge.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada: Forte hausse des hospitalisations au Québec en lien avec la COVID-19

avril 12, 2022

Les hospitalisations liées à la COVID-19 ont bondi de 40 % en deux semaines au Québec. Photo : Getty Images/Patrick T. Fallon

Le Québec a enregistré mardi 145 hospitalisations de plus en lien avec la COVID-19, ainsi que 35 décès supplémentaires.

Les hospitalisations ont bondi de 20 % à travers la province depuis une semaine et de 40 % depuis deux semaines.

On dénombre maintenant 1938 patients hospitalisés en raison du virus. Parmi ces patients, 67 se trouvent aux soins intensifs, soit deux de moins que lundi.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) rapporte 294 admissions et 149 sorties dans les 24 dernières heures. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la durée moyenne d’un séjour à l’hôpital pour les gens infectés par le variant Omicron est de six jours.

Les 35 nouveaux décès enregistrés portent à 14 579 le total de gens qui sont morts des suites de la COVID-19 au Québec. Depuis le 5 décembre et le début de la cinquième vague, pas moins de 2929 Québécois ont succombé au coronavirus.

Par ailleurs, 2596 nouveaux cas ont été décelés, pour un total de 1 003 491 depuis le début de la pandémie.

Le nombre de cas recensés n’est toutefois pas représentatif de la situation puisque l’accès aux centres de dépistage est réservé aux groupes jugés prioritaires.

Jusqu’à aujourd’hui, 170 230 tests rapides autodéclarés ont été effectués, et 138 069 se sont avérés positifs. Parmi les 1347 tests déclarés lundi, 1129 étaient positifs.

Concernant la vaccination, 26 567 nouvelles doses ont été administrées, pour porter le grand total à 18 923 834 au Québec.

Par ailleurs, 317 172 Québécois qui sont présentement à l’extérieur de la province ont reçu une dose de vaccin depuis la dernière mise à jour du ministère.

Avec Radio-Canada

La sixième vague provoque une nouvelle hausse des hospitalisations au Canada

avril 9, 2022

L’Ontario fait face à une résurgence des infections et des hospitalisations. Photo : CBC/Evan MitsuiI

La sixième vague de COVID-19 est bel et bien amorcée au Canada, et particulièrement au Québec et en Ontario, où les hospitalisations montent rapidement.

Le nombre d’hospitalisations est de nouveau en hausse dans plusieurs régions au Canada. En date du 7 avril, plus de 5000 Canadiens étaient hospitalisés en raison de la COVID-19, une augmentation de 25 % depuis la mi-mars. Au plus fort de la dernière vague, plus de 10 000 Canadiens étaient hospitalisés.

Le nombre de décès commence également à augmenter de nouveau. À la fin mars, la moyenne quotidienne était de 30 décès; en date du 3 avril, c’était plus de 40 décès par jour.

Depuis le 1er décembre 2021, 8536 Canadiens sont morts de la COVID-19. Comparativement, environ 3500 Canadiens meurent de la grippe annuellement.

Au Québec, selon les dernières estimations du CIRANO(Nouvelle fenêtre), entre 23 500 et 43 500 Québécois sont infectés par jour, une hausse d’environ 30 % par rapport à la semaine précédente. Près de 6 % des Québécois (plus de 500 000) auraient été en isolement en raison d’une infection du 30 mars au 4 avril.

Cette semaine, le nombre d’hospitalisations au Québec a dépassé les 1600, soit une hausse de 40 % depuis 14 jours. Le directeur par intérim de santé publique du Québec, Luc Boileau, affirme que le nombre d’hospitalisations ne devrait pas dépasser le sommet atteint lors de la vague en janvier (3351 hospitalisations).

Par contre, on voit qu’au Royaume-Uni, qui vient de connaître une hausse importante des cas, les hospitalisations dépassent le sommet atteint lors de la dernière vague. Les hospitalisations sont aussi en hausse en France, en Belgique et en Italie.

En Ontario, le directeur scientifique du comité d’experts qui conseille le gouvernement Ford sur la pandémie a indiqué mercredi que l’Ontario connaît en ce moment entre 100 000 et 120 000 nouvelles infections chaque jour. Cette estimation est basée sur les analyses des eaux usées.

La quantité de virus dans les eaux usées est en fait au même niveau que lors de la dernière vague, et la courbe continue d’augmenter.

Il y a un peu d’inquiétude en ce moment parce que la courbe [est] plus élevée que prévua indiqué à CBC(Nouvelle fenêtre) Earl Brown, un expert en virologie et professeur à l’Université d’Ottawa.

La surveillance des eaux usées en Ontario montre que le niveau de COVID-19 dans la communauté pourrait dépasser les niveaux vus lors de la dernière vague en janvier. Photo : Ontario’s COVID-19 Science Table

Le nombre d’hospitalisations dans cette province est également en hausse. Plus de 1100 Ontariens sont hospitalisés, soit 40 % de plus que la semaine dernière. Les hospitalisations sont au même niveau qu’au début de janvier, juste avant la hausse fulgurante des hospitalisations.

La Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et le Manitoba observent pour leur part une légère hausse des hospitalisations.

En Ontario, le taux de positivité est de 18 %; au Québec, il oscille autour de 17 %; au Canada, on estime qu’il est de 19 %.

Symptômes, isolement et réinfections

Sans test, il est impossible de savoir avec certitude si vos symptômes sont causés par la COVID-19 ou par une autre maladie.

Il y a plus d’une dizaine de symptômes associés à la COVID-19, dont :

  • maux de gorge
  • nez qui coule
  • éternuement
  • toux nouvelle ou qui s’aggrave
  • fatigue
  • essoufflement ou difficulté à respirer
  • température égale ou supérieure à 38 °C
  • diarrhée
  • douleurs abdominales
  • vomissements

La perte d’odorat et de goût ne semble pas être un symptôme courant avec Omicron. Toutefois, le variant XE – une combinaison des sous-variants d’Omicron, BA.1 et BA.1 – semble provoquer ce symptôme. Il faut noter que seulement une poignée de cas de ce variant ont été détectés au Canada en date du 7 avril.

Est-ce que vos symptômes pourraient être causés par la grippe? Possiblement, mais c’est fort peu probable. Les taux de grippe demeurent faibles pour cette période de l’année, selon le rapport ÉpiGrippe de l’Agence de la santé publique du CanadaASPC(Nouvelle fenêtre). En fait, selon l’Agence, il n’y a eu aucune preuve de circulation communautaire de la grippe pendant toute la saison 2021-2022.

Le taux de positivité au Canada des tests pour la grippe est exceptionnellement bas, soit à 0,13 %, comparativement à plus de 20 % lors des années prépandémiques. Cette saison grippale (qui a commencé le 29 août 2021) n’a vu que 551 détections de grippe signalées, contre plus de 38 000 à ce stade au cours des six dernières saisons grippales prépandémiques.

Du 29 août 2021 au 12 mars 2022, moins de cinq hospitalisations associées à la grippe ont été signalées par les provinces et territoires participants.

Il faut aussi rappeler que si vous avez contracté la COVID-19 lors des dernières vagues, il est possible que vous soyez réinfecté. Il est encore difficile de dire quel est le taux de réinfection avec le sous-variant BA.2.

Encore contagieux après cinq jours

Si plusieurs provinces ont réduit les temps d’isolement à cinq jours, il faut rappeler qu’une personne infectée peut être contagieuse jusqu’à 10 jours. D’ailleurs, une étude du Royaume-Uni(Nouvelle fenêtre) estime que 31 % des personnes seraient encore infectieuses après cinq jours, 16 % après sept jours. C’est seulement à la dixième journée que ça tombe sous 5 %.

C’est pourquoi une personne qui sort de son isolement après cinq jours doit continuer de porter un masque.

Tests : frottez l’intérieur des joues et la gorge

Même si vos symptômes sont légers, les médecins recommandent de faire un test. D’abord, confirmer son infection permet d’avertir les personnes avec qui on a été en contact qu’elles ont été exposées au virus.

De plus, en ayant un test positif, les personnes à risque pourraient avoir accès à un traitement antiviral, qui doit être pris rapidement après le début des symptômes. Enfin, avoir un test positif pourrait être nécessaire par la suite si on développe des symptômes à long terme de la COVID-19.

Certains auront remarqué que les tests rapides antigéniques (autotests à la maison) semblent dépister plus tardivement les infections à Omicron. Lors de cette nouvelle vague, certaines personnes obtiennent un résultat positif quatre à cinq jours après le début de leurs symptômes.

Précisons que ce n’est pas parce que le test prend plus de temps à détecter la présence du virus qu’il n’est pas efficace. C’est plutôt que la charge virale prend plus de temps à atteindre son maximum (retardant ainsi la détection) dans le cas d’Omicron.

Et ce n’est pas parce que votre test est négatif que vous n’avez pas la COVID, rappellent les experts. Dès que vous développez des symptômes de rhume, c’est un signe que vous pourriez l’avoir, a déclaré à CBC(Nouvelle fenêtre) le Dr Kashif Pirzada, urgentologue à Toronto. Le test rapide, même s’il est négatif, ne le prenez pas comme parole d’Évangile, surtout en ce moment.

C’est pourquoi on recommande, si vous avez accès à plusieurs tests, de vous tester toutes les 24 heures pendant que vous êtes symptomatique. Sinon on peut se tester tous les deux à trois jours pour rationner les tests.

Les gouvernements de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse suggèrent aussi aux gens de prélever un échantillon en frottant l’écouvillon dans leur gorge et à l’intérieur des joues avant de le faire dans les narines. Le gouvernement du Québec a aussi annoncé cette recommandation vendredi.

Selon une analyse de la Nouvelle-Écosse(Nouvelle fenêtre) faite en janvier 2022, l’efficacité des tests rapides augmente de 65 % à 89 % lorsqu’on prélève un échantillon dans la gorge et le nez.Une image montre où frotter l'écouvillon, soit à l'arrière de la joue et dans les narines.

Les directives du gouvernement du Québec suggèrent maintenant de frotter l’écouvillon à l’intérieur de la joue avant de le frotter dans les narines. Photo : Gouvernement du Québec

Le port du masque et la vaccination, toujours les meilleures armes

Les meilleurs moyens d’éviter la COVID-19 sont de continuer à porter un masque et d’être vacciné. L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a d’ailleurs répété cette semaine que tout assouplissement des mesures sanitaires provoquerait des résurgences des cas de COVID-19. La Dre Tam encourage les gens à continuer de porter des masques et à recevoir trois doses du vaccin contre la COVID-19.

Au Canada, seuls le Québec, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nunavut imposent le port du masque dans les endroits publics. Aux États-Unis, très peu d’endroits l’exigent.

Par contre, à travers le monde, cette mesure est encore obligatoire. C’est notamment le cas en Italie, au Portugal, en Finlande, en Norvège, en Espagne, en Grèce, en Corée du Sud, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Turquie, au Chili, au Pérou, en Bolivie, en Inde et en Indonésie.

D’autres pays, comme l’Allemagne, la Pologne, la France, la Belgique, la Hongrie et le Brésil, imposent encore le port du masque dans les établissements de santé et dans les transports en commun.

Les règles entourant les masques diffèrent d’une province à l’autre. Photo : Istock

Les personnes entièrement vaccinées et celles qui ont reçu une dose additionnelle sont largement protégées contre les conséquences graves d’une infection. Plus de 70 % des Canadiens hospitalisés et décédés de la COVID-19 depuis la mi-décembre 2020 sont des personnes non vaccinées ou partiellement vaccinées.

Par rapport aux personnes ayant reçu deux doses, les cas non vaccinés sont 4 fois plus nombreux à avoir été hospitalisés et 5 fois plus nombreux à être décédés. Comparativement aux personnes ayant eu une dose de rappel, les personnes non vaccinées sont 9 fois plus nombreuses à avoir été hospitalisées et 16 fois plus nombreuses à être décédées.

Selon des données publiées cette semaine par l’Ontario Science Table, les personnes vaccinées ayant reçu au moins deux doses sont 75,6 % moins susceptibles de se retrouver à l’hôpital et 84,9 % moins susceptibles de se retrouver aux soins intensifs, par rapport aux personnes non vaccinées.

Au Canada(Nouvelle fenêtre), moins de 50 % de la population a reçu trois doses du vaccin.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Canada: La hausse des hospitalisations au Québec devrait se poursuivre encore deux semaines

avril 8, 2022
Le Dr Boileau en conférence de presse.

Le directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau, a déclaré que les experts estiment que l’augmentation actuelle des hospitalisations devrait se poursuivre encore deux semaines avant de se stabiliser. Photo: Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec, prévient que « la tendance à la hausse des hospitalisations pourrait se poursuivre pour encore deux semaines ».

Selon le Dr Boileau, qui rencontrait les médias vendredi pour faire le point sur la situation pandémique au Québec, où le nombre de cas et d’hospitalisations est reparti à la hausse, la progression de la maladie devrait s’intensifier encore une quinzaine de jours avant de commencer à ralentir avec l’arrivée du temps plus chaud.

« On a consulté plusieurs équipes d’experts, qui sont unanimes pour dire qu’à la lumière des plus récentes données, la tendance à la hausse du nombre d’hospitalisations pourrait se poursuivre encore vraisemblablement deux semaines. »— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec

Expliquant que les cas sont désormais en hausse dans l’ensemble des régions du Québec, y compris le Grand Montréal, le Dr Boileau exhorte les Québécois à faire preuve d’une grande prudence au cours des prochains jours, notamment lors du long congé de Pâques.

Les risques sont du côté des personnes vulnérables, surtout les personnes de plus de 70 ans, a rappelé le Dr Boileau, qui a invité cette clientèle à aller chercher une dose de rappel rapidement si leur dernier vaccin remonte à plus de 5 mois.

Dans son dernier bilan, la santé publique du Québec rapportait vendredi 55 hospitalisations et 30 décès de plus dus à la COVID-19 ces dernières 24 heures au Québec. Actuellement, 1637 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19 au Québec dont 62 sont traités aux soins intensifs.

30 000 à 40 000 nouveaux cas par jour

En termes de propagation de la maladie, la majorité des indicateurs demeurent en hausse au Québec. Selon les estimations du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) pour la semaine du 31 mars au 5 avril dernier, la COVID-19 infecterait entre 23 500 à 43 500 personnes par jour au Québec alors que ces prévisions étaient de 18 000 à 32 000 la semaine précédente.

Pour le Dr Boileau, qui précise que le CIRANO établit ses données à partir de sondages, il est en effet envisageable que le taux de contagion atteigne 30 000 à 40 000 personnes par jour.

« C’est énorme, mais c’est ce qu’on voit et c’est ce que tout le monde voit. Il n’y a personne dans tout le Québec qui ne connaît pas des gens […] qui n’ont pas fait la COVID dans les derniers jours. »— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec

Toujours selon les estimations du CIRANO, 5,7 % des Québécois ont été en isolement entre le 31 mars et le 5 avril contre 3,8 % la semaine précédente.

Le directeur de santé publique, qui a recommandé mardi de prolonger jusqu’au 30 avril le port du masque obligatoire dans les lieux publics et les transports en commun, a cependant assuré qu’il n’est pas question, pour le moment, de prolonger la mesure en mai ou d’imposer de nouvelles mesures sanitaires contraignantes à l’ensemble de la population.

De nouveaux retards à prévoir pour les chirurgies

Considérant l’ampleur de l’augmentation des cas et des hospitalisations anticipée au cours des prochains jours, et l’absence de 13 000 travailleurs de la santé dans le réseau à cause de la COVID, le Dr Boileau croit qu’il est en effet possible qu’on en vienne à de nouvelles rondes de délestage dans les hôpitaux.

À la mi-février, environ 160 000 Québécois étaient en attente d’une chirurgie, dont plus de 21 000 depuis plus d’un an.

Nouvelles directives pour les tests rapides

Par ailleurs, afin d’optimiser l’efficacité des tests rapides et de diminuer les faux négatifs, Québec demande désormais aux gens qui s’administre un test de dépistage rapide de passer l’écouvillon d’abord dans leur bouche, entre les gencives et les joues, ensuite dans la gorge ou le plus loin possible sur la partie antérieure de la langue avant de le passer dans chaque narine.

Des directives claires seront bientôt transmises par le gouvernement aux citoyens sur cette nouvelle façon de procéder.

Comme la présence du virus n’est pas égale partout dans les voies respiratoires supérieures, surtout au début de l’infection, on accroît les chances de le détecter en incluant un passage de l’écouvillon dans la bouche en plus de le passer dans les narines, a expliqué le microbiologiste Jean Longtin, qui participait au point de presse.

Avec Radio-Canada

Covid-19 à La Réunion : contaminations records et tension sur la réanimation

janvier 26, 2022

Si, selon Gabriel Attal, la pression hospitalière diminue en métropole, ce n’est pas du tout le cas de La Réunion, où la situation est très compliquée.

Le service de reanimation du CHU de Saint-Pierre, sur l'ile de La Reunion.
Le service de réanimation du CHU de Saint-Pierre, sur l’île de La Réunion.© Richard BOUHET / AFP

Si la pression hospitalière baisse lentement en métropole, la situation n’est clairement pas la même à La Réunion, où les services hospitaliers subissent toujours une forte tension à cause de la déferlante Omicron, avec le taux d’incidence le plus élevé de France. Avec 5 480 contaminations pour 100 000 habitants au 21 janvier, La Réunion affiche le taux d’incidence le plus élevé de France, selon le site Santé publique France. Alors que l’île est placée sous couvre-feu de 21 heures à 5 heures depuis le 1er janvier, elle a totalisé près de 47 000 cas de contamination et 38 décès entre le 15 et le 21 janvier, selon les chiffres de la préfecture.

Mardi, sur 111 lits disponibles, « 65 lits de réanimation (étaient) occupés par des patients positifs au Covid-19 et 36 par des patients présentant d’autres pathologies », soit un taux d’occupation de 91 %, a indiqué la préfecture mardi soir. « En réanimation, nous arrivons quasiment au bout », a pour sa part affirmé mercredi matin Peter Von Theobald, président de la Commission médicale d’établissement du CHU de La Réunion. « La vague monte encore et on n’est pas loin de faire un tri des patients en réanimation », a-t-il ajouté.

Le Delta représente l’essentiel des hospitalisations en réanimation

Le variant Omicron est désormais majoritaire, mais, si le variant Delta ne représente plus que 7 % des contaminations, « près de 80 % des patients en réanimation relèvent encore du variant Delta au cours des derniers jours », selon un communiqué de la préfecture.

Malgré l’activation d’un plan blanc le 12 janvier et l’arrivée, le 20 janvier, de renforts en provenance de métropole, deux médecins et six infirmiers, les hospitaliers n’envisagent pas d’amélioration rapide de la situation. Hors des hôpitaux, de longues files d’attente se forment tous les jours devant les cabinets des médecins de ville, les pharmacies et les centres de dépistage. « 152 000 tests sont désormais réalisés chaque semaine » et « le taux de positivité est passé (en une semaine) de 30 à 36,6 % », a indiqué mardi l’agence régionale de santé. Plus de 180 000 personnes ont été contaminées par le virus depuis le début de l’épidémie, en mars 2020, à La Réunion et 500 patients sont décédés.

Par Le Point avec AFP

Canada: Le Québec passe le cap des 2400 hospitalisations pour soigner la COVID-19

janvier 9, 2022
Une femme tient une boîte de masques près d'une voiture.

Une employée distribue des masques aux visiteurs du Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette, le 2 janvier. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec recense dans son bilan quotidien de samedi 140 hospitalisations en plus et déplore 23 nouveaux décès en lien avec la COVID-19.

Il y a donc désormais 2436 personnes qui se trouvent à l’hôpital pour y être soignées des suites de la maladie. Vendredi, 332 personnes ont été admises dans un centre hospitalier dans ce but, et 210 ont reçu leur congé.

Aux soins intensifs, 12 personnes supplémentaires ont été admises, pour un total de 257 personnes qui connaissent de graves problèmes en raison de la COVID-19. Le record à ce titre avait été atteint le 10 janvier 2021, avec 293 personnes aux soins intensifs.

Au total, 11 940 personnes sont mortes de la maladie depuis le début de la pandémie au Québec.

Québec signale aussi que 11 007 nouveaux cas ont été déclarés par tests test d’amplification en chaîne par polymérase PCR. Depuis cette semaine, les tests test d’amplification en chaîne par polymérase PCR sont réservés uniquement pour le personnel soignant et la population à risque.

Même si les tests ne sont plus disponibles pour l’ensemble de la population, 51 374 prélèvements ont été réalisés le 8 janvier, présentant un taux de positivité de 19,7 %.

Officiellement, ce sont 739 293 Québécois qui ont été infectés par le coronavirus. Le nombre réel est vraisemblablement beaucoup plus élevé, compte tenu de l’accès limité aux tests.

Quelque 82 % des Québécois âgés de 5 ans et plus ont reçu deux doses de vaccin, et 23 % ont reçu leur troisième dose. Plus de 70 000 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées samedi, la vaste majorité étant des troisièmes doses.

Avec Radio-Canada

Québec-Niveau d’alerte rehaussé : des hôpitaux au bord de la rupture de services

janvier 6, 2022

Capacités dépassées, éclosions généralisées : les centres hospitaliers de plusieurs régions ont la tête sous l’eau.

Extérieur de l'hôpital de Saint-Eustache.

L’hôpital de Saint-Eustache compte 9 unités en éclosion sur 15, en plus du manque de personnel criant et du délestage qui doit s’accélérer pour libérer des lits. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Environ 13 000 travailleurs de la santé sont absents au Québec en raison de la COVID-19. Le record de la première vague de la pandémie a été dépassé mercredi alors que 925 personnes infectées se sont ajoutées, a appris Radio-Canada.

C’est dans ce contexte que des centres hospitaliers ont enclenché le niveau d’alerte maximal et sont passés au palier 4 du délestage, ce qui signifie de reporter encore plus de chirurgies pour libérer du personnel.

Selon nos sources, c’est le cas des Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux CIUSSS de l’Estrie et de la Mauricie–Centre-du-Québec. Le Centre intégré de santé et de services sociaux CISSS des Laurentides a aussi dépassé la cible du niveau 3 et demandé à Québec de passer au 4e, mais ça n’a pas encore été accepté.

Si le variant Omicron occupe peu les soins intensifs, il fait déborder les étages d’hospitalisations, et pas nécessairement à cause de sa sévérité.

Les absences des travailleurs de la santé en isolement ont triplé depuis le 19 décembre, réduisant ainsi considérablement la capacité d’accueil des établissements.

Dans le même temps, les Québécois qui se rendent à l’hôpital pour des fractures, des accouchements ou encore des crises d’appendicite sont de plus en plus nombreux à découvrir sur place qu’ils sont infectés.

Au moins 30 à 40 % des hospitalisations sont des diagnostics secondaires, a révélé, mercredi, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. Ces patients sont tout de même placés dans des unités COVID et nécessitent des ressources supplémentaires pour éviter des éclosions.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, tiendra un point de presse à 11 h, en compagnie de la sous-ministre adjointe Lucie Opatrny, qui est responsable, entre autres, du dossier du délestage.

Les Laurentides en état « critique »

Le quart des travailleurs sont absents aux urgences des hôpitaux de Saint-Jérôme et Saint-Eustache, selon nos sources. À Saint-Eustache, 6 des 12 lits de soins intensifs sont fermés à cause du manque de personnel.

La situation est critique dans plusieurs services, a écrit la président-directeur généralPDG du Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS des Laurentides, Rosemonde Landry, dans une note interne, vendredi. Le délestage est incontournable.

La situation se détériore, constate le chef du département de chirurgie du Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS, Pierre-André Clermont, en entrevue avec Radio-Canada. On a déjà diminué les activités chirurgicales de 50 % depuis plus d’une semaine, comme requis par le niveau d’alerte 3.

Ce niveau de délestage prévoit une cible de 48 lits COVID pour le Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS des Laurentides. Or, il y avait 111 patients infectés dans les hôpitaux de la région, mercredi, soit plus du double.

On n’aura pas le choix d’aller vers plus de délestage, dit la présidente du Syndicat des professionnelles en soin des Laurentides (Fédération interprofessionnelle de la santé du QuébecFIQ), Julie Daigneault.

« Il y a une fatigue extrême du personnel […]. La situation ne fait que s’empirer, présentement. »— Une citation de  Julie Daigneault, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides

C’est du jamais-vu, nos membres sont épuisés, ajoute pour sa part la responsable des communications du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux (FSSS-CSN), Valérie Lapensée.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux CISSS des Laurentides n’a pas voulu confirmer sa demande de passer au niveau 4 du délestage. En collaboration avec le ministère, nous suivons la situation de près, comme celle-ci peut évoluer très rapidement, dit la porte-parole Véronique Bernier. Notre souhait est évidemment de maintenir le plus possible les activités régulières pour répondre aux besoins de la population.

Que signifie le palier 4 du délestage?

Le palier 4 implique que les chirurgies non urgentes seront reportées progressivement au-delà de la barre des 50 %, jusqu’à atteindre, à terme, 100 % de report de ces activités non essentielles, par exemple des chirurgies du genou ou de la cataracte.

Le niveau 4 implique aussi la fermeture de petites urgences pour réorienter les ressources vers de plus grandes. Par exemple, le CISSS des Laurentides a sur sa liste la fermeture des urgences de Lachute et de Rivière-Rouge, mais la situation ne l’impose pas encore.

Le plan du Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS, dont nous avons pris connaissance, prévoit de reporter encore plus de chirurgies, même si 10 000 personnes sont déjà en attente d’une opération dans la région.

Il est aussi prévu, lorsque ce sera nécessaire, de fermer l’urgence et le bloc opératoire d’Argenteuil afin de rapatrier les ressources à Saint-Jérôme pour éviter une éventuelle rupture de services.

Mercredi, l’urgence d’Argenteuil affichait un taux d’occupation des civières de 225 % et, pour ne rien arranger, une éclosion de COVID-19 y a été signalée dans la journée.

Des éclosions généralisées

À l’hôpital de Saint-Eustache, 9 unités sont en éclosion sur un total de 15 et on dénombrait, mercredi, 7 éclosions au centre hospitalier de Saint-Jérôme. Les urgences des deux établissements sont en éclosion, ainsi que le centre de cancérologie de Saint-Eustache.

Même le laboratoire de Saint-Jérôme qui reçoit les tests de COVID-19 a été touché par une éclosion à la fin décembre, indique une note de service.

Des médecins et des infirmières en poste à Saint-Eustache nous ont raconté comment les éclosions ralentissent toutes les opérations. Le personnel redouble de précautions et une salle doit être laissée vide durant 20 minutes après le passage d’un patient opéré, de façon à éliminer les aérosols.

Certaines opérations sont rallongées de 40 minutes à cause des précautions qu’on doit prendre, explique le chirurgien orthopédiste Pierre-André Clermont.Des travailleurs de la santé, portant un masque, vus à travers une fenêtre de l'urgence du CHAUR de Trois-Rivières.

Le Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières. Photo: Radio-Canada/Josée Ducharme

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, dont le PDG a appelé l’armée à l’aide, est déjà passé au niveau 4 du palier d’alerte, selon nos sources.

Mardi, 102 patients étaient hospitalisés avec la COVID-19 sur le territoire, alors que la capacité de lits prévue est de 57.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS dénombre par ailleurs près d’une cinquantaine d’éclosions dans des milieux de soins et de vie.

À Shawinigan, le 1er janvier, l’unité médico-légale de psychiatrie comptait 18 de ses 22 employés en isolement à cause de la COVID-19, dont les deux psychiatres, a appris Radio-Canada.

Cet établissement, comparable à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, à Montréal, accueille des patients au lourd passé (meurtres, infanticide, pédophilie). Les absences ont été comblées, mais par du personnel qui n’a pas l’habitude de cette clientèle.

L’offre de service est maintenue et il n’y a pas de bris de service, assure la porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS, Evelyne Matteau. Du personnel, tant clinique que médical, est disponible pour offrir les services appropriés aux usagers.

Niveau 4 de délestage en Estrie

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS de l’Estrie-CHU de Sherbrooke est passé au palier 4 du délestage, selon nos sources, alors qu’il déplore l’absence de 1300 travailleurs de la santé à cause de la COVID-19. C’est d’ailleurs la première région à s’être prévalue du droit de rappeler au travail des infirmières en isolement.

Plusieurs établissements de santé ont réactivé les dispositions spéciales de l’urgence sanitaire qui leur permettent d’annuler des vacances, d’obliger les employés à faire du temps plein ou de déplacer des travailleurs.

Des hôpitaux de Montréal sur la corde raide

À l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal, une source médicale indique qu’une trentaine de lits de chirurgie sont fermés en raison des éclosions, qui touchent presque toutes les unités de l’établissement.

Ici encore, c’est l’explosion du nombre d’employés infectés qui est en cause. Au total, 760 salariés et médecins du CIUSSS sont sur la touche en raison de la COVID-19. Le nombre de patients infectés dans les unités de soins est déjà dépassé. Il resterait une petite marge aux soins intensifs.Des préposés dans un couloir d'un hôpital.

Plus de 52 patients sont infectés à la COVID-19 à l’Hôpital Sacré-Cœur, à Montréal.

PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Pour l’instant, aucun établissement de la métropole n’est au niveau d’alerte 4, mais plusieurs devraient l’atteindre prochainement.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS du Nord-de-l’île-de-Montréal, par exemple, a décidé mercredi de prolonger le délestage jusqu’au 17 janvier.

Les chirurgies électives (chirurgie non urgente pouvant être reportée sans danger pour le patient) ont été reportées, et les activités ambulatoires (cliniques externes) ont été réduites, précise l’établissement par courriel.

Ailleurs sur l’île de Montréal les médecins s’attendent à un délestage massif au cours des prochains jours. On sait qu’on s’en va dans le mur. Reste juste à savoir à quel moment on va le frapper, indique une chirurgienne qui travaille dans la métropole.

Capacité dépassée de deux fois en Montérégie-Est

La Montérégie-Est pourrait aussi être parmi les prochains CISSS et CIUSSS à basculer dans la palier 4. Selon nos informations, la capacité d’hospitalisation est déjà dépassée dans les trois hôpitaux (Pierre-Boucher de Longueuil, Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe et Hôtel-Dieu de Sorel-Tracy). Un total de 131 patients sont hospitalisés pour la COVID-19, alors que la capacité hospitalière prévue au palier 3 est de 64, en incluant les soins intensifs.

Dans un document interne du ministère de la Santé du Québec, obtenu par Radio-Canada, on décrit quelles activités seront à protéger dans les semaines à venir. Les suivis de grossesses et ceux de patients âgés ou atteints de maladie mentale doivent être maintenus. Même chose pour l’aide médicale à mourir et les soins palliatifs. Le suivi des poupons de 0 à 6 mois devra aussi être maintenu.

Delta aux soins intensifs, Omicron ailleurs à l’hôpital

Dans le document interne présenté la semaine dernière, le ministère évoque un variant Omicron de trois à cinq fois plus contagieux que le Delta, mais pour lequel le risque d’hospitalisation aux soins intensifs est la moitié moins élevé.

Selon un courriel signé le 3 janvier par la présidente du comité ministériel des soins critiques COVID-19, Diane Poirier, également directrice générale adjointe de la coordination réseau, la grande majorité des cas sévères semble encore du Delta.

En France, le ministre de la Santé Olivier Veran a expliqué cette semaine que c’est toujours le variant Delta qui prédomine dans les services de réanimation, même s’il circule beaucoup moins qu’Omicron dans la société.

Officiellement, à Québec, ni le ministère ni l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ne sont en mesure de dire quelle proportion des quelque 200 patients aux soins intensifs en raison de la COVID-19 sont porteurs du variant Omicron.

Sur le terrain, le chef des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, François Marquis, constate lui aussi qu’une grande proportion des patients dans les unités de soins intensifs sont ceux qui souffrent du variant Delta.

Si certains peuvent croire qu’il s’agit là d’une bonne nouvelle ou d’un signe que la pandémie s’estompe, le Dr Marquis craint une augmentation des éclosions à l’hôpital avec des personnes jeunes porteuses du virus qui risquent d’infecter des patients plus vulnérables.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet et Davide Gentile

COVID-19 : Québec recense 203 hospitalisations et 26 décès de plus

janvier 6, 2022
Des travailleurs de la santé dans une zone rouge à l’Hôpital Jean-Talon, à Montréal

Zone rouge de l’hôpital Jean-Talon à Montréal Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Québec recense 203 hospitalisations de plus, 26 décès supplémentaires et 15 874 nouveaux cas de COVID-19 déclarés par tests PCR depuis 24 heures.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec précise que les hôpitaux ont enregistré 415 nouvelles entrées, contre 212 nouvelles sorties.

Ce sont désormais 207 personnes qui sont traitées aux soins intensifs, soit une augmentation de 16 par rapport à la veille. On fait état de 50 nouvelles entrées, contre 34 sorties.

Le dernier bilan rapporte 26 nouveaux décès, portant à 11 846 le nombre de Québécois emportés par la maladie depuis le début de la pandémie.

Le nombre total des infections au Québec est quant à lui de 696 182.

Pour ce qui est de la vaccination, les autorités indiquent 95 350 doses de vaccin ont été administrées dans les dernières 24 heures et 3866 avant le 5 janvier.

Cela porte à15 399 427 doses administrées au Québec. En additionnant les personnes vaccinées hors Québec, le total cumulé atteint 15 651 879 doses.

Le bilan de ce jeudi indique également que la province compte actuellement 1191 éclosions actives.

Radio-Canada

Canada/COVID-19 : l’Ontario atteint un sommet de cas quotidiens depuis le début de la pandémie

décembre 29, 2021
Une personne travaille sur des échantillons dans un laboratoire.

La province dépasse la barre des 10 000 cas de coronavirus. Photo: La Presse Canadienne/Darryl Dyck

L’Ontario recense 10 436 nouvelles infections à la COVID-19. La province enregistre ainsi son plus grand nombre de nouveaux cas de coronavirus en une journée depuis le début de la pandémie.

Elle avait dépassé la barre des 10 000 cas une seule fois auparavant, le jour de Noël. Il s’agit cette fois d’une augmentation de plus de 1500 cas par rapport à la journée précédente.

Le taux de positivité des tests continue d’ailleurs d’augmenter de manière significative et atteint maintenant près de 27 %.

Dans les foyers de soins de longue durée, 93 éclosions sont en cours, et 43 hôpitaux font également face à des éclosions.

Les hospitalisations augmentent

Par ailleurs, les hospitalisations augmentent : 726 personnes ont actuellement la COVID-19 dans les hôpitaux ontariens, ce qui représente une hausse de plus de 200 hospitalisations par rapport à la journée précédente, et 190 personnes sont aux soins intensifs en raison du coronavirus, dont au moins 85 patients non-vaccinés.

Le bilan quotidien fait état de sept décès supplémentaires en date du 27 décembre et de trois décès supplémentaires en date du 28 décembre.

La vaccination progresse

La campagne de vaccination, elle, s’accélère.

Jusqu’à maintenant, plus de 3 000 000 d’Ontariens ont reçu leur troisième dose de vaccin selon le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

En tout, plus de 176 000 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées hier.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec: Plus de 13 000 nouveaux cas de COVID-19 et les hospitalisations encore en hausse

décembre 29, 2021

La montée des cas de COVID-19 en raison du variant Omicron se poursuit au Québec.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le ministère de la Santé a rapporté mercredi 13 149 nouvelles infections et 10 décès supplémentaires. Les hospitalisations font également de nouveau un bond. 

Ces données portent le bilan global de la province depuis le début de la pandémie à 572 419 cas et 11 702 décès.

La moyenne de nouveaux cas des sept derniers jours passe à 10 103.

Les hospitalisations ont aussi connu une augmentation de 102, portant le total de personnes hospitalisées en raison de la maladie à 804. De ce nombre, 122 sont aux soins intensifs, soit un bond de sept par rapport à la veille.

Québec détaille en date du 28 décembre que 179 personnes ont été admises dans les hôpitaux et que 77 en sont sorties.

Un total de 46 703 analyses ont été réalisées le 28 décembre. Le taux de positivité est également en hausse, pour s’établir à 28 %. 

Au cours des 24 dernières heures, 82 463 doses de vaccin ont été administrées, dont 78 346 doses de rappel et 1560 premières doses à des enfants de 5 à 11 ans.

Le pourcentage de Québécois ayant reçu une dose de rappel s’élève dorénavant à environ 14%.

Avec La Presse Canadienne