Posts Tagged ‘hostiles’

Chaussure contre Rohani: deux personnes arrêtées

septembre 29, 2013

Deux personnes ont été arrêtées après les incidents samedi à l’arrivée à Téhéran du président Hassan Rohani, a annoncé la police. Des islamistes avaient scandé des slogans hostiles et lancé une chaussure en direction de la voiture du président, sans l’atteindre.

Les manifestants avaient exprimé leur colère, critiquant le président iranien pour avoir vendredi parlé au téléphone avec le président américain Barack Obama.

Deux protestataires ont été arrêtés et une enquête ouverte, a indiqué dimanche un responsable de la police, cité par l’agence Isna. L’identité des personnes arrêtées n’a pas été révélée.

A l’aéroport, un autre groupe de 200 à 300 Iraniens était venu en revanche saluer le geste du président modéré, en lançant un « Rohani merci! ».

L’entretien téléphonique entre les présidents Rohani et Obama à la fin de la visite du président iranien à New York est une première historique après près de 35 ans d’absence de relations diplomatiques, rompues en avril 1980, durant la longue prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran.

Critiques des ultraconservateurs

La plupart des journaux et des responsables politiques ont soutenu l’acte du président Rohani, à l’exception du quotidien « Kayhan » et des ultraconservateurs, qui ont critiqué ce geste historique.

Le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, qui se trouve encore à New York, a défendu sur sa page Facebook cet entretien, « une épine dans l’oeil de ceux qui veulent du mal à l’Iran et à l’islam ».

« C’est un bon début pour un travail difficile qui a besoin du soutien de tous et de la confiance et la population de la nation aux responsables du pays », a-t-il ajouté.

Romandie.com

Côte d’Ivoire: Des jeunes du parti demandent leur participation au Congrès du PDCI

septembre 17, 2013

Des jeunes se réclamant de la section universitaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-parti unique) ont bruyamment manifesté mardi devant le siège de leur parti pour réclamer leur ‘’place’’ au 12ème congrès ordinaire.

‘’ Nous réclamons la place de la jeunesse au prochain congrès du parti parce que nous estimons que la jeunesse doit jouer une part active au cours de ce congrès » a déclaré à APA, Béda Kouassi, le porte parole des manifestants.

‘’Nous n’avons pas été pris en compte depuis que le Pdci collabore avec le pouvoir », a ajouté M. Kouassi, fortement ovationné par ses camarades qui brandissaient des pancartes véhiculant des messages hostiles aux dirigeants actuels du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny, premier Président de la Côte d’Ivoire indépendante.

‘’Renouveau, rajeunissement et redynamisation égale à jeunesse » ; ‘’quelle est la place de la jeunesse au Pdci ? », pouvait-on lire sur ces pancartes. Après des échauffourées avec d’autres jeunes, Béda Kouassi et ses camarades ont été reçus par Romain Porquet, le Directeur de protocole du Président sortant du Pdci, Aimé Henri Konan Bédié. Des forces de l’ordre ont été déployées autour du siège du Pdci, situé dans le quartier chic de Cocody où résident les Ambassadeurs.

‘’Notre souhait, c’est d’être reçus par les instances du parti », a-t-il dit après cette rencontre avec M. Porquet en rappelant que ‘’nos courriers sont restés jusque-là sans suite ». Une réunion du bureau politique du parti doyen de Côte d’Ivoire est annoncée pour le jeudi prochain.

Le Pdci-Rda renouvellera ses instances dirigeantes à l’issue de son 12ème congrès ordinaire prévu du 3 au 5 octobre prochain autour du thème ‘’le Pdci face aux défis nouveaux : renouveau, rajeunissement et redynamisation ».

Ce congrès divise depuis quelques semaines les membres de la haute direction. Kouassi Yao, Bertin Kouadio Konan dit KKB et Alphonse Djédjé Mady, se sont déclarés candidat à la présidence de ce parti face à l’ancien Chef de l’Etat, Aimé Henri Konan Bédié. Ils ont crée l’Alliance pour le Renouveau Démocratique du Pdci (Ard-Pdci).

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire)

Tunisie: milliers de manifestants pour un hommage à Chokri Belaïd

mars 16, 2013

 Quelques milliers de personnes ont manifesté samedi à Tunis pour marquer la fin d’un deuil de 40 jours après l’assassinat de l’opposant anti-islamiste Chokri Belaïd. Ce crime qui a exacerbé la crise politique n’a pas encore été entièrement élucidé.

Les manifestants se sont d’abord rassemblés à la mi-journée au cimetière du sud de Tunis où repose l’opposant tué par balles à bout portant le 6 février par un groupuscule islamiste radical selon les autorités. Des complices ont été arrêtés, mais le tueur est en fuite et le commanditaire n’a pas été identifié.

Le cortège, dans lequel se trouvaient la veuve de l’opposant Besma Khalfaoui et plusieurs dirigeants de partis d’opposition, s’est ensuite rendu sur l’avenue Habib Bourguiba, au centre-ville, reprenant des slogans hostiles au parti islamiste Ennahda et à son chef Rached Ghannouchi.

Vérité exigée

De nombreux manifestants brandissaient des portraits du défunt barré de la phrase « Qui a tué Chokri Belaïd? » et des drapeaux tunisiens. « Le peuple est convaincu que Ghannouchi a tué Belaïd », « Ghannouchi assassin », « Vengeance » ou encore « dans la rue, affrontements jusqu’à la chute du gouvernement », ont-ils scandé, encadrés par un important dispositif sécuritaire.

« Nous sommes ici pour rendre hommage à Chokri Belaïd (…) mais nous sommes aussi là pour exiger du gouvernement qu’il révèle qui a tué Chokri Belaïd, qui est derrière le meurtre et pourquoi il a été tué », a déclaré à l’AFP Maya Jribi, une des dirigeantes du parti républicain (opposition laïque).

D’autres commémorations sont prévues dimanche, notamment des manifestations culturelles et un lâché de ballons.

Crise politique

Le meurtre de l’opposant a exacerbé une crise politique qui a culminé avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali, membre d’Ennahda, faute d’avoir pu convaincre son parti de mettre en place un gouvernement de technocrates pour diriger le pays jusqu’à l’adoption d’une Constitution et des élections.

Romandie.com