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Canada-Québec: Vague d’annulations dans les hôtels du Québec

décembre 17, 2021

Avec Radio-Canada

Canada: Des réfugiés afghans logés dans des hôtels se plaignent des conditions

novembre 2, 2021

Dans le stationnement d’un hôtel situé non loin de l’aéroport Pearson de Toronto, plusieurs réfugiés afghans fouillent dans des boîtes et des sacs de vêtements donnés.

Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d'hôtel près de l'aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

© Eduardo Lima/La Presse canadienne Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d’hôtel près de l’aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

Ils cherchent des manteaux d’hiver et des chaussures qui pourraient convenir à leurs enfants, ainsi que des vêtements adaptés à la saison pour eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux n’ont pas d’argent. De plus, ils n’ont toujours pas reçu de paiements de soutien du gouvernement fédéral.

Une agence a été chargée de s’occuper d’eux en attendant qu’ils soient installés dans un logement plus permanent. Cependant, les réfugiés affirment que nombre de leurs besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits de manière adéquate.

Nous n’avons pas assez de vêtements, pas assez de bottes», déclare Sardar Khan Shinwari, qui vit dans une chambre d’hôtel avec sa femme et ses quatre enfants depuis la mi-octobre.

En ce moment, mes bottes sont des 11, et je porte du 8», explique-t-il.

M. Shinwari fait partie des quelque 770 réfugiés afghans actuellement logés dans deux hôtels près de l’aéroport.

Sa famille a terminé la quarantaine obligatoire en raison de la pandémie, mais ils restent à l’hôtel et dépendent de l’agence. Ils attendent que le gouvernement fédéral traite leurs demandes et délivre leurs cartes de résidence permanente.

Ils n’ont rien»

Les employés du gouvernement leur ont fourni quelques vêtements à l’aéroport, mais ils étaient mal ajustés, dit M. Shinwari.

Le fait de vivre à l’hôtel pendant une longue période signifie également que la famille n’a pas accès à une buanderie ou à sa propre cuisine.

De plus, en raison de la situation géographique de l’hôtel, il n’y a pas d’épicerie à proximité ou de terrains de jeux pour les enfants.

Nous faisons la lessive dans la douche parce qu’il n’y a pas de machine à laver», explique cet homme de 30 ans, ancien interprète des Forces armées canadiennes, qui a réussi à passer les postes de contrôle talibans au Pakistan avant de s’envoler avec sa famille vers Toronto.

Autour de nous, il n’y a que immeubles et stationnements. Où pouvons-nous aller?»

La nourriture fournie n’est pas non plus idéale, en particulier pour ses enfants, selon M. Shinwari. De plus, il affirme que l’agence n’a pas fourni de fournitures adéquates pour son bébé d’un mois.

Yasmin Noori, une résidente de Toronto qui distribue des vêtements qui proviennent de dons des Torontois, affirme que les nouveaux arrivants ont besoin de vêtements d’hiver ainsi que de jouets et de poussettes pour leurs enfants.

Ils n’ont rien», dit-elle. J’ai vu les gens porter des vêtements (d’été) avec des pantoufles, je me sentais si mal parce que le temps était si froid.»

Asadullah Rahimi, un réfugié afghan qui séjourne également dans l’un des hôtels avec sa femme et ses six enfants, affirme que le fait de ne pas savoir quand l’agence leur trouvera un logement exacerbe les problèmes.

Personne ne nou demande : « Où voulez-vous aller? De quoi avez-vous besoin? De quoi vous manque-t-il? À quels problèmes faites-vous face? »», dit-il.

Un porte-parole du ministre fédéral de l’Immigration affirme que le processus de choix d’un lieu d’établissement définitif pour les réfugiés implique généralement des entretiens avant leur arrivée au Canada pour discuter de leurs options, mais cela ne s’est pas produit dans ces cas.

Compte tenu de la nature rapide et volatile de leur fuite d’Afghanistan, cette entrevue avant le départ n’était pas possible», déclare Alexander Cohen.

Le gouvernement cherche à aider les nouveaux arrivants afghans à s’installer dans des zones où ils ont de la famille, des amis ou un soutien communautaire, dit-il.

Des travailleurs sociaux plus expérimentés

M. Cohen ajoute que du personnel du ministère a été envoyé dans les hôtels accueillant des réfugiés afghans, mais que ce sont les travailleurs de l’agence qui traitent directement avec les nouveaux arrivants.

Le directeur général de Polycultural, l’agence chargée de fournir des services aux nouveaux arrivants afghans, affirme que la capacité de son organisation à fournir des services en personne dans les hôtels est limitée en raison de la pandémie, mais il affirme que l’agence donne suite aux préoccupations soulevées.

Nous continuons à prendre en compte toutes les réactions. Les gens appellent ça des plaintes, nous appelons ça des retours d’information, et nous essayons de rendre tout le monde heureux», déclare Marwan Ismail. Nous sommes là pour aider les gens.»

M. Ismail indique que son organisation a récemment signé un accord pour fournir des services de buanderie aux nouveaux arrivants afghans et qu’elle prendra en compte la taille des gens afin de leur fournir des vêtements adéquats.

L’organisation a également changé de fournisseur de services de restauration huit fois au cours des deux derniers mois à la suite de plaintes, dit-il, notant qu’il peut être difficile de fournir des repas qui satisfont des centaines de personnes.

L’organisation a été confrontée à des difficultés avec certains employés, selon M. Ismail. Elle a engagé 35 personnes parlant le pachto et le dari, les deux principales langues parlées en Afghanistan, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas suffisamment d’expérience en matière de travail social, dit-il.

Nous étions pressés parce que tout s’est passé très vite à Kaboul», dit-il, faisant référence à la prise de pouvoir rapide des talibans dans le pays. Des travailleurs sociaux plus expérimentés sont maintenant embauchés pour fournir de meilleurs services, dit-il.

Ottawa s’est engagé à accueillir 40 000 réfugiés afghans. À ce jour, l’accueil de près de 9500 personnes a été approuvé et 3260 sont maintenant au Canada.  

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne