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Yémen: les Houthis s’emparent d’un bateau en mer Rouge, selon la coalition

novembre 18, 2019

 

Les rebelles Houthis du Yémen se sont emparés dimanche en mer Rouge d’un navire remorquant une plateforme de forage, a indiqué lundi la coalition militaire sous commandement saoudien, un site de suivi du trafic maritime évoquant un bateau battant pavillon saoudien.

La saisie du navire intervient alors que le climat semblait ces dernières semaines moins tendu entre les Houthis et l’Arabie saoudite, qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles venus du Nord qui s’étaient emparés notamment de la capitale Sanaa.

Un responsable saoudien a annoncé il y a une dizaine de jours qu’un «canal» était ouvert avec les Houthis pour mettre fin à la guerre. Les Houthis avaient proposé en septembre de cesser leurs attaques contre l’Arabie saoudite. «Dimanche, alors que le remorqueur Rabigh-3 naviguait dans le sud de la mer Rouge, il a été détourné et fait l’objet d’un vol à main armé de la part d’éléments terroristes affiliés à la milice des Houthis», a dit le porte-parole de la coalition Turki al-Maliki dans une déclaration publiée par l’agence saoudienne SPA. «Le navire remorquait une (plateforme de forage) appartenant à une entreprise sud-coréenne», a-t-il ajouté , sans préciser à quel pays appartenait le bateau et combien de membres d’équipage se trouvaient à bord.

Interrogé par l’AFP, Turki al-Maliki n’a pas répondu dans l’immédiat. Selon le site Marine Traffic, la ville saoudienne de Jeddah est le port d’attache du Rabigh-3, qui navigue sous pavillon saoudien. Un dirigeant rebelle, Mohammad al-Houthi, a reconnu que les Houthis avaient saisi un navire au large du Yémen, évoquant une «affaire suspecte». «Les garde-côtes yéménites tentent de déterminer s’il (…) appartient aux agresseurs ou à la Corée du Sud», a-t-il dit sur Twitter. «S’il appartient à la Corée du Sud, ils seront libérés après des démarches légales (…) Nous rassurons tout le monde, il ne faut pas qu’ils s’inquiètent à propos de l’équipage».

Le Yémen est dévasté par un conflit opposant depuis 2014 les rebelles à des forces pro-gouvernementales. Selon diverses organisations humanitaires, ce conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention en 2015 de Riyad à la tête d’une coalition militaire pour soutenir les forces loyalistes. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU, qui qualifié régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Yémen: l’ex-président Saleh tué par ses anciens alliés Houthis , confirme une dirigeante de son parti

décembre 4, 2017

L’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, prononçant un discours à Sanaa, le 10 mars 2011 / © AFP/Archives / MOHAMMED HUWAIS

 

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué lundi par balles par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa.

La mort de l’ex-dirigeant, 75 ans dont 33 au pouvoir, pourrait constituer un tournant dans le conflit qui ensanglante le Yémen, sans pour autant améliorer le sort des civils.

Au centre de la « pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU, cette guerre avive les tensions autour de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran réfute.

« Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué.

Lundi, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, à la tête du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a annoncé une opération pour reprendre la capitale Sanaa et appelé les Yéménites à « ouvrir une nouvelle page » de l’histoire du pays.

« Joignons nos efforts pour en finir avec ces bandes criminelles et entamer la construction d’un nouveau Yémen fédéral où règnera la justice, la dignité, (…) la stabilité et le développement », a-t-il lancé dans un discours télévisé prononcé depuis Ryad, où il vit en exil.

– Violente rupture –

Une vidéo remise lundi à un journaliste de l’AFP par les Houthis montrait le cadavre de ce qui semble être l’ancien président Saleh, évincé du pouvoir en 2012 dans le sillage du Printemps arabe.

Ce décès a ensuite été confirmé par une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Selon elle, l’ancien président et d’autres hauts responsables du CPG ont été la cible de tirs nourris de Houthis alors qu’ils quittaient Sanaa vers des zones tenues par des forces pro-Saleh.

Une source militaire a précisé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’un convoi de quatre véhicules avait été bloqué à environ 40 km au sud de la capitale. Selon elle, Saleh a été tué par balle avec deux hauts dirigeants du CPG.

Dans un discours retransmis sur Al-Massira, le chef rebelle Abdelmalek Al-Houthi, 38 ans, s’est félicité en soirée de « l’échec du complot », sans mentionner le sort de l’ex-président Saleh.

Il faisait référence à la violente rupture d’alliance, la semaine dernière, entre M. Saleh et les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme.

Cette alliance avait été scellée il y a trois ans et, depuis, les deux camps contrôlaient conjointement la capitale au détriment du gouvernement de Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié dans le sud du Yémen.

Les affrontements entre alliés, qui ont éclaté mercredi, ont fait au moins 100 morts et blessés, selon des sources de sécurité et hospitalières.

Après ce revirement d’alliance, Ali Abdallah Saleh avait tendu la main samedi à l’Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen en soutien du gouvernement Hadi, en échange de la levée du blocus que Ryad impose au Yémen.

Les Houthis avaient dénoncé une « grande trahison ».

– ‘Amnistie générale’ –

Lundi, le président Hadi a « donné pour ordre à son vice-président Ali Mohsen al-Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km de Sanaa), d’activer la marche (…) vers la capitale », selon un membre de son entourage.

Baptisée « Sanaa l’Arabe », l’opération consisterait, selon cette source, à prendre la capitale en tenailles. D’après des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l’ordre de marcher sur Sanaa.

Pour tenter d’affaiblir les rebelles, le gouvernement yéménite a également annoncé sa volonté d’offrir une amnistie à tous ceux qui cesseraient de collaborer avec eux, une main tendue aux pro-Saleh.

M. Hadi « proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et ont décidé de se rétracter », a affirmé le Premier ministre Ahmed ben Dagher à Aden, la grande ville du sud.

Mais à Sanaa, les Houthis donnaient l’impression lundi de prendre le dessus sur les forces de M. Saleh, selon des journalistes sur place.

La guerre au Yémen a fait plus de 8.750 morts depuis mars 2015 et l’intervention d’une coalition militaire menée par Ryad contre les Houthis.

Les derniers développements font craindre des risques encore accrus, en particulier à Sanaa, où des affrontements entre rebelles se poursuivaient lundi soir.

La coalition sous commandement saoudien a exhorté lundi les civils à se tenir à « plus de 500 mètres » des zones contrôlées par les rebelles, laissant supposer une intensification de ses raids aériens.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h40)                

Yémen: 18 morts dans des combats près du détroit stratégique de Bab al-Mandeb

janvier 7, 2017

Aden – Onze rebelles Houthis et sept militaires, dont un général, ont été tués samedi dans des combats près du détroit stratégique de Bab al-Mandeb, dans le sud-ouest du Yémen, ont indiqué des responsables de l’armée loyaliste.

Les forces fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi ont lancé une opération destinée à déloger les rebelles de la région de Dhubab, à 30 km du détroit qui relie la mer Rouge à l’océan Indien et par lequel transite une partie du trafic maritime mondial, ont expliqué ces sources.

Des renforts sont arrivés d’Aden, la grande ville du sud du pays contrôlée par les loyalistes qui ont aussi bénéficié du soutien aérien de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite.

Un général de l’armée régulière a été abattu en début de soirée par les tirs d’un sniper rebelle, selon les responsable des forces loyalistes.

Outre les 18 morts, les combats ont fait de nombreux blessés des deux côtés, sans permettre aux forces loyalistes de repousser les Houthis qui menacent la navigation maritime, selon les mêmes responsables militaires.

En septembre et en octobre, deux navires de guerre américains et un navire émirati ont été la cible d’attaques de missiles menées depuis des territoires rebelles dans cette zone.

Les troupes progouvernementales avaient pris en octobre 2015 le contrôle de Bab al-Mandeb, avant que les rebelles ne s’emparent en février 2016 de zones proches de ce passage maritime.

La guerre au Yémen a fait plus de 7.000 morts depuis mars 2015, selon l’ONU. Toutes les tentatives de résoudre le conflit par la négociation ont échoué jusqu’à présent.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2017 15h26)             

Deux missiles tombent près d’un destroyer américain au large du Yémen

octobre 10, 2016

Dubaï – Deux missiles tirés depuis des territoires contrôlés par les rebelles Houthis au Yémen sont tombés en mer Rouge non loin d’un destroyer américain, a annoncé lundi le commandement central des forces navales américaines (Navcent).

Alors que l’USS Mason effectuait dimanche soir des opérations de routine dans les eaux internationales, deux missiles, tirés à une heure d’intervalle, sont tombés dans les eaux de la mer Rouge sans atteindre le navire et sans faire ni victime ni dégât, a déclaré Paula Dunn, porte-parole du Navcent.

Nous estimons que ces missiles ont été tirés depuis les territoires contrôlés par les Houthis au Yémen, a ajouté un communiqué.

Sur leur site sabanews.net, un porte-parole militaire des rebelles chiites a affirmé que les Houthis n’avaient visé aucun navire de guerre et qualifié d’infondées les informations à ce sujet.

L’incident intervient quelques jours après qu’un navire des Emirats arabes unis a été touché par des roquettes, également en mer Rouge, près du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb, où il était en mission humanitaire, selon Abou Dhabi.

L’attaque, menée le 1er octobre à l’aube, a été revendiquée par les rebelles Houthis.

Les Emirats arabes unis sont membres de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir le gouvernement reconnu par la communauté internationale face aux rebelles, qui se sont emparés de la capitale Sanaa il y a deux ans.

Bab al-Mandeb, par lequel transite une partie du trafic maritime mondial, est aux mains des forces progouvernementales yéménites depuis sa reprise à l’automne 2015 avec l’aide de la coalition arabe.

Lundi, le commandement américain a rappelé dans son communiqué que les États-Unis demeurent engagés à assurer la liberté de navigation partout dans le monde, y compris en mer Rouge.

Nous continuerons à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos navires et nos personnels, a-t-il dit.

Alors que les négociations de paix interyéménites sont dans l’impasse, les rebelles Houthis ont intensifié les attaques aux missiles, en réponse aux raids aériens de la coalition, qui touchent parfois des cibles civiles.

Au lendemain de la mort de 140 personnes dans des frappes aériennes contre une cérémonie funéraire dans la capitale yéménite Sanaa, les rebelles ont, selon la coalition, tiré dimanche un missile contre les forces progouvernementales à Marib, à l’est de Sanaa, et un autre contre la ville de Taëf, dans l’ouest du royaume saoudien. Les deux missiles ont été interceptés, a précisé la coalition dans un communiqué.

Le conflit au Yémen a fait plus de 6.700 morts, dont environ la moitié de civils, selon les Nations unies.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 11h33)