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Proches de Ben Ali : trois banques suisses sanctionnées

octobre 21, 2013

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) suisse a sanctionné trois banques privées pour avoir failli dans le contrôle des comptes suisses de personnes proches de l’ancien président tunisien Ben Ali.

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a sanctionné les banques HSBC, Union bancaire privée (UBP) et EFG Bank pour leur gestion des comptes bancaires suisses des proches de l’ancien régime tunisien, selon la télévision suisse RTS. Ces banques ont « gravement enfreint le droit de la surveillance » et n’ont pas été suffisamment rigoureuses quant au processus de révision annuel de leur clientèle de personnes exposées politiquement (PEP). Le régulateur leur demande de payer plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La procédure d’enquête avait été lancée en 2011 par la Finma suite aux événements du Printemps arabe. « Les clarifications effectuées par la Finma ont débouché sur le constat que la majorité des vingt banques examinées connaissent leurs obligations en relation avec les PEP et y répondent de façon correcte et efficace », avait alors indiqué l’autorité de régulation dans un communiqué. Cette dernière avait néanmoins décidé de poursuivre son enquête pour quatre cas précis.

Selon la législation suisse, les banques doivent être particulièrement vigilantes avec leur clientèle PEP. Ces règles, qui s’appliquent aussi aux associés et aux familles de ces personnes, visent notamment à éviter le blanchiment d’argent.

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La Finma a ainsi condamné UBP et EFG à lui verser respectivement 49 000 (40 000 euros) et 46 000 francs suisses (37 000 euros) pour des frais de procédure en mai 2012. « UBP a décidé de ne pas faire appel suite à cette décision et a préféré consacrer son énergie à améliorer ses méthodes de travail conformément à la décision », indique un communiqué du groupe.

La sanction a été plus sévère pour HSBC. L’autorité de régulation a condamné le groupe en avril 2013 à lui verser 88 000 francs suisses (environ 71 000 euros) et lui a imposé un auditeur externe, en plus de l’interdiction d’ouvrir des comptes pour les PEP pendant trois ans. « Nous avons pris d’importantes mesures de correction depuis, qui ont été bien accueillies par le régulateur », a affirmé un porte-parole de HSBC, contacté par RTS.

HSBC a annoncé en août 2013 qu’elle ne souhaitait pas conserver la gestion des comptes d’une quarantaine de représentations diplomatiques pour renforcer sa lutte contre l’argent sale. Le groupe avait été condamné l’an dernier aux États-Unis à une amende record de 1,9 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) pour complicité de blanchiment d’argent.

Jeuneafrique.com

HSBC supprimera 30.000 postes d’ici à 2013

août 2, 2011

Confrontées à des environnements économiques et réglementaires difficiles, les banques réduisent la voilure.

Nouvelle douche froide pour les salariés des grandes banques internationales. Après Goldman Sachs, Lloyds Banking ou Intesa Sanpaolo, HSBC s’apprête à son tour à donner un sérieux tour de vis dans ses effectifs : le géant britannique envisage de supprimer 25.000 emplois dans le monde d’ici à deux ans, en plus des 5000 déjà annoncées en Amérique latine, États-Unis, Grande-Bretagne et France.

Les établissements tentent de s’ajuster à leurs nouvelles contraintes réglementaires et à l’environnement économique houleux, qui minent les profits de leurs activités de financement et d’investissement.

HSBC n’a pas identifié les pays concernés par la vague d’économies. Mais le nouvel homme fort du groupe depuis janvier, Stuart Gulliver, avait précisé ses intentions lors de la publication de son plan stratégique en mai dernier : il souhaite revenir sur la stratégie d’expansion géographique à tout-va de ses prédécesseurs pour concentrer ses efforts sur l’Asie.

Dans 39 pays, la banque a donc prévu de réduire la voilure, voire de fermer certains métiers, comme elle l’a fait pour ses activités de banque de détail en Russie ou en Pologne. Aux États-Unis, elle va céder 195 succursales à First Niagara pour un milliard de dollars. Au total, environ 10 % des effectifs d’HSBC seront concernés par la vague d’économies. «Une restructuration brutale qui plonge des milliers d’employés dans l’incertitude», selon le syndicat Unite. L’objectif de l’établissement est de réduire d’ici à deux ans ses coûts fixes d’au moins 2,5 milliards de dollars.

Nouvelle réglementation
Les marchés ont exprimé leur satisfecit : dans un environnement boursier très déprimé, le titre de la banque a bondi lundi de 2,19 %. Les investisseurs saluaient au passage la publication de résultats semestriels de bonne facture, marqués par un bénéfice imposable de 11,5 milliards de dollars (8 milliards d’euros), en hausse de 3 % sur un an.

Le plan d’économies d’HSBC doit aussi préparer l’établissement aux réglementations bancaires à venir. Plus exigeantes en termes de mobilisation de fonds propres et de liquidités, les nouvelles règles ont incité les banques à revoir à la baisse leurs niveaux d’activité. Les perspectives économiques mondiales moroses, alimentées par la crise de la dette, poussent également les dirigeants à la prudence. D’autant que pour profiter de la reprise, les établissements avaient massivement embauché il y a deux ans, dans les activités de trading, notamment.

Depuis le printemps, l’industrie bancaire multiplie donc les annonces de réduction d’effectifs. Goldman Sachs va se séparer pour des «raisons économiques» d’environ mille employés à partir de septembre. Barclays aurait supprimé 600 postes dans sa division de banque d’investissement, BarCap, et 2 000 dans ses activités de détail, depuis le début de l’année. Son compatriote Lloyds Banking Group s’apprête à se délester de 15 000 emplois afin de se recentrer sur le Royaume-Uni. L’irlandais Allied Irish Bank a prévu de son côté de se passer de 2 000 salariés. L’allemand Commerzbank a déjà supprimé 7 400 postes. Credit Suisse anticipe 2 000 suppressions de postes dans sa banque d’in­vestissement, Intesa Sanpaolo 3 000…

Lefigaro.fr par Anne de Guigné