Posts Tagged ‘Hugo Chavez’

Le Venezuela conseille à ses habitants de renoncer à Facebook

juillet 11, 2013

Une ministre vénézuélienne a appelé mercredi ses compatriotes à fermer leurs comptes Facebook pour ne pas servir à leur corps défendant d’informateurs à la CIA américaine. Le Venezuela avait auparavant offert l’asile politique à Edward Snowden.

L’informaticien américain avait affirmé que les agences comme la CIA se procuraient des données auprès des géants de l’informatique et de l’internet, comme Facebook.

« Camarades: fermez vos comptes Facebook, vous travaillez gratuitement comme informateurs pour la CIA. Tirez les leçons de l’affaire Snowden! », a écrit sur son compte Twitter la ministre des Affaires pénitentiaires, Iris Varela.

« Les pays et les individus qui ont subi l’espionnage gringo devraient attaquer les Etats-Unis en justice pour obtenir un dédommagement. Nous allons mettre l’économie américaine en faillite! », a ajouté la ministre, une des plus ferventes partisanes de l’ancien président Hugo Chavez.

Washington accuse la Chine

Cette déclaration survient alors que le vice-président américain Joe Biden a appelé la Chine à cesser de procéder à des « vols » via le piratage informatique, à l’ouverture de discussions annuelles à Washington entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.

Les Etats-Unis accusent la Chine de mener des attaques informatiques contre leur administration et leurs entreprises. Une étude récente indiquait que le vol des secrets de l’Amérique coûtait à Washington des centaines de milliards de dollars chaque année.

Pékin répond toujours qu’il est lui aussi victime de piratage informatique, une accusation alimentée le mois dernier par les révélations d’Edward Snowden.

Romandie.com

Venezuela: 4 tués dans des violences post-électorales

avril 16, 2013

 

Quatre personnes ont été tuées dans des violences post-électorales au Venezuela, a rapporté mardi l’agence de presse officielle AVN. Ces heurts sont intervenus après que les deux candidats à la présidentielle Nicolas Maduro, vainqueur proclamé, et son rival Henrique Capriles ont appelé leurs partisans à manifester.

Deux décès ont été signalés dans l’Etat de Miranda, qui englobe une partie de la capitale Caracas, un autre dans l’Etat de Tachira à la frontière avec la Colombie et un quatrième dans l’Etat de Zulia, dans l’ouest du Venezuela.

Ces nouvelles violences ont eu lieu au lendemain de précédents heurts dans la capitale, alors que le Conseil national électoral (CNE) a exclu tout nouveau dépouillement, comme le réclamait l’opposition.

Nicolas Maduro, héritier politique d’Hugo Chavez, a été officiellement proclamé vainqueur de l’élection lundi avec une courte avance sur le candidat de l’opposition, Henrique Capriles. Selon le CNE, M. Maduro l’a emporté avec 50,8 % des suffrages, soit une avance de 265’000 voix, contre 49 % à son adversaire. Celui-ci a lui aussitôt contesté le résultat.

M. Capriles qui réclame un nouveau comptage des bulletins de vote. Ses partisans avaient manifesté lundi soir dans plusieurs quartiers de la capitale, certains agitant des casseroles, d’autres allumant des feux de poubelles ou de pneus. A certains endroits de la capitale, les policiers avaient utilisé des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Ingérence des Etats-Unis

Proclamé président lundi, le chef d’Etat élu a promis de « poursuivre pleinement son héritage pour la défense des pauvres et la défense de l’indépendance ». M. Maduro a promis une « main dure contre les putchistes ».

La demande d’un nouveau comptage par l’opposition a été soutenue lundi par la Maison Blanche, dont le porte-parole a évoqué une étape « importante, prudente et nécessaire ».

La mission d’observateurs envoyés par l’Union de nations sud-américaines (UNASUR) au Venezuela a elle demandé que soient « respectés les résultats » venant du CNE, « unique autorité compétente » en matière électorale.

Romandie.com

Venezuela : Nicolás Maduro proclamé vainqueur de l’élection présidentielle

avril 15, 2013
Nicolas Maduro après l'annonce des résultats de la présidentielle le 14 avril 2013 à Caracas. Nicolas Maduro après l’annonce des résultats de la présidentielle le 14 avril 2013 à Caracas. © AFP

Le président par intérim du Venezuela, Nicolas Maduro, a été déclaré vainqueur, d’une très courte tête, à l’élection de dimanche pour succéder à Hugo Chavez, une victoire contestée par l’opposition qui exige un nouveau décompte de l’ensemble des bulletins de vote.

Le résultat très serré du scrutin a plongé dans un climat de tension et d’incertitude ce riche pays pétrolier de 29 millions d’habitants, profondément divisé après 14 ans de « révolution socialiste ».

Malgré l’aura de son défunt mentor, M. Maduro n’a remporté qu’avec 50,66% des suffrages, soit moins de 300.000 voix, son duel face au candidat de l’opposition Henrique Capriles, crédité de 49,07%, le meilleur score jamais réalisé depuis l’ère chaviste, selon un décompte annoncé par le Conseil national électoral (CNE).

« Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons une victoire électorale juste, légale, constitutionnelle », s’est félicité le président déclaré, 50 ans, devant une foule de partisans réunis au palais présidentiel de Miraflores. « C’est une autre victoire, un hommage à notre ‘comandante’ Hugo Chavez », a poursuivi le président élu, vêtu d’un blouson aux couleurs du drapeau national, qui avait été adoubé par le dirigeant charismatique de la gauche, emporté par un cancer le 5 mars dernier.

Capriles conteste

Toutefois, le candidat de l’opposition, qui conteste l’impartialité de l’arbitre électoral et n’a cessé de dénoncer des « abus » durant le scrutin, a averti qu’il refusait d’admettre sa défaite. « Nous n’allons pas reconnaître un résultat avant que chaque bulletin de vote des Vénézuéliens ne soit recompté, un par un », a déclaré M. Capriles, gouverneur de l’Etat de Miranda (nord), entouré de ses sympathisants.

« Le perdant, aujourd’hui, c’est vous et je vous le dis fermement », a-t-il lancé à l’adresse de son adversaire, dont le score relativement faible constitue une importante surprise. « La lutte n’est pas terminée », a souligné cet avocat de 40 ans, qui a opéré une spectaculaire progression après avoir été battu par M. Chavez de 11 points lors de la présidentielle d’octobre. « Nous allons insister pour que la vérité soit connue ».

Auparavant, la présidente du CNE, Tibisay Lucena, avait annoncé, après une attente tendue de plusieurs heures, la victoire de M. Maduro, affirmant que la tendance était irréversible. Un des membres de l’organisme a toutefois réclamé la vérification de l’ensemble des bulletins, une demande appuyée par M. Maduro. La présidente argentine de gauche Cristina Kirchner a été le premier chef d’Etat à féliciter publiquement son homologue vénézuélien pour sa courte victoire.

Joie des Chavistes

Dans les rues de Caracas, au milieu de concerts de pétards, les chavistes ont fêté la victoire. Près d’un kiosque rouge diffusant les messages officiels, Elizabeth Martinez, une ouvrière de 48 ans, jubile. « Je suis en train de fêter la victoire de Maduro et l’amour que je porte à Chavez, un président auquel je serai toujours fidèle », a lancé cette femme affublée d’une moustache postiche, le signe de ralliement des maduristes.

Ancien chauffeur de bus et dirigeant syndical à l’imposante carrure, M. Maduro s’est affiché tout au long de la campagne en garant des « missions bolivariennes », les programmes sociaux, financés par la manne pétrolière du pays doté des plus grandes réserves de brut au monde.

En 14 ans, la part de la population touchée par la pauvreté a reculé de manière spectaculaire passant de 50 à 29%, selon l’ONU. Des bidonvilles sur les hauteurs de Caracas aux gratte-ciel de la capitale, les fidèles chavistes, réveillés au son du clairon, s’étaient pressés dès l’aube dans les bureaux de vote, afin de défendre cet héritage.

Une mission difficile

La tâche s’annonce loin d’être facile pour M. Maduro, qui a aussi repris le flambeau « anti-impérialiste » en assurant avoir de « nouvelles preuves » de l' »interventionnisme des Etats-Unis » au Venezuela. Outre une lourde succession, après le vide laissé par l’ancien homme fort du Venezuela, son dauphin, qui doit être investi vendredi prochain pour un mandat de six ans, hérite d’une économie fragile avec une industrie pétrolière à moderniser, une dette égale à la moitié du PIB et une inflation supérieure à 20%, un record en Amérique latine.

Offensif lors de la campagne électorale, M. Capriles, avait insisté sur les difficultés quotidiennes du pays: insécurité record avec 16.000 homicides pour 29 millions d’habitants l’an dernier, coupures de courant et pénuries alimentaires récurrentes.

Adepte de l’économie de marché, il s’était aussi engagé à mettre fin aux « cadeaux » offerts à Cuba et autres alliés du régime, bénéficiaires de plus de 100.000 barils de brut quotidiens, une « pétro-diplomatie » autour de laquelle le Venezuela a bâti son influence régionale.

Jeuneafrique.com avec AFP

Quand un homme s’en va

mars 28, 2013

 

Des partisans de Hugo Chavez en pleurs

Des partisans de Hugo Chavez en pleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans nos cœurs résonnent ses pas

L’écho douloureux de sa voix

Pleure en nous chaque fois

Que le cœur bouleversé dit

Affolé : il s’en est allé pardi

Au pays où chaque destin

Ne peut effacer le chagrin

Qui silencieusement lamine

Les âmes des vivants et chemine

Comme les eaux fraîches du printemps

Dans nos veines en trébuchant

Sous les ailes lumineuses du souvenir

À la recherche du retentissant rire

Venu de Sabaneta des années auparavant

Et à Caracas pour l’éternité s’endormant

Nous disons simplement:

Adios Comandante

Adios Comandante !

Marie-Léontine Tsibinda

Embaumer Hugo Chavez? Attention, un accident est vite arrivé!

mars 9, 2013
Le président défunt du Venezuela rejoint le club VIP de révolutionnaires du XXe siècle dont le corps a été embaumé et livré à l’adoration des foules. Espérons que les médecins vénézuéliens maîtrisent mieux la technique que celui de Mao, en 1976… 

Embaumer Hugo Chavez? Attention, un accident est vite arrivé!
Hugo Chavez va rejoindre le petit club de révolutionnaires embaumés et exposés au public, où figurent déjà Lénine, Hô Chi Minh, Mao Zedong, Kim Il-sung…

REUTERS/Miraflores Palace/Handout

Le successeur désigné de Hugo Chavez, Nicolas Maduro, a fait sensation jeudi en annonçant que le corps du leader sud-américain serait embaumé. Ex-vice président, Maduro accueille ce vendredi à Caracas plus d’une trentaine de chefs d’Etat qui assisteront, à partir de 11h (14h30, heure de Paris), en compagnie de centaines de milliers de Vénézuéliens, aux funérailles nationales du président, décédé mardi d’un cancer.  

Hugo Chavez va ainsi rejoindre, post-mortem, le petit club de révolutionnaires embaumés et exposés au public, où figurent déjà Lénine, Hô Chi Minh, Mao Zedong, Kim Il-sung… Espérons que les médecins vénézuéliens maîtrisent mieux cette technique très particulière, que le médecin personnel de Mao, lors de la mort de ce dernier, le 9 septembre 1976. 

22 litres de formol, soit 6 de plus que prévu

Dans ses Mémoires, le docteur Zhisu Li raconte comment, cette nuit-là, l’une des premières requêtes du bureau politique du Parti communiste chinois est, précisément, de faire embaumer le corps du défunt. Mais le médecin ne veut pas en entendre parler: il ne connaît rien à la question. 

L’une de ses assistantes, Xu Jing, découvre un article sur le sujet dans la librairie de l’Académie des Sciences Médicales: pour pérserver les corps, une technique consisterait à injecter entre 12 et 16 litres d’une solution de formol. Résultat: toute la nuit, et jusque 10 heures le lendemain matin, l’équipe médicale injecte 22 litres de formol, soit 6 de plus que prévu. 

Beaucoup trop, à lire la suite des Mémoires du docteur Li: « La tête de Mao était ronde comme un ballon. Son cou était aussi large que sa tête et les oreilles sortaient à angle droit. Sa peau brillait et la formule de formol perlait à sa surface, comme de la transpiration. Le corps était grotesque. Les gardiens et l’équipe médicale étaient atterrés. » 

Un résultat désastreux

Afin de dégonfler le cadavre gorgé de liquide, des membres de l’équipe médicale massent sa tête et son cou, des heures durant, avec une serviette et du coton hydrophile. L’un d’entre eux presse tellement fort qu’il arrache la peau de la joue droite… 

Le résultat est tellement désastreux qu’une rumeur tenace, et crédible, affirme que le corps, toujours exposé à Pékin, sur la place Tiananmen, serait en réalité un mannequin ressemblant, modelé par des artistes pékinois. Ce qui expliquerait pourquoi la foule des admirateurs est tenue à distance. 

Afin d’éviter une mésaventure de ce genre, nul doute que les médecins vénézuéliens se feront aider, dans les semaines à venir, par leurs confrères cubains et vietnamiens, qui bénéficient d’une certaine expérience dans ce domaine. A moins qu’il ne s’agisse d’un Philippin, « l’embaumeur » du dictateur Ferdinand Marcos ayant déjà proposé d’exercer son art au service du Venezuela… 

Lexpress.fr par

Vénézuela:Le cercueil de Chavez déposé et ouvert à l’Académie militaire de Caracas

mars 6, 2013

CARACAS – Le cercueil contenant la dépouille du président vénézuélien Hugo Chavez a été déposé et ouvert mercredi à l’Académie militaire de Caracas, où a été dressée une chapelle ardente jusqu’à ses funérailles prévues vendredi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le cercueil restera ouvert dans le salon d’honneur de l’enceinte militaire, où se trouvaient de nombreuses personnalités, dont le président par intérim, Nicolas Maduro, ainsi que les chefs d’Etat argentin, uruguayen et bolivien.

Escorté par des proches de M. Chavez, des membres du gouvernement et des centaines de milliers de sympathisants, le cercueil avait franchi dans l’après-midi les portes de l’académie militaire, après un parcours de sept heures à travers les rues de la capitale.

Sous les applaudissements de la foule et aux cris de vive Chavez, des soldats avaient retiré du convoi funèbre le cercueil, porté à l’épaule par plusieurs collaborateurs avant de pénétrer, avec les honneurs militaires, dans le bâtiment.

La chapelle ardente a été dressée dans l’Académie militaire où est née la vocation politique d’Hugo Chavez, cet ancien officier, chef de file de la gauche latino-américaine, à la tête depuis 14 ans du Venezuela, riche pays pétrolier.

Les Vénézuéliens pourront rendre dans la chapelle ardente un dernier adieu à leur dirigeant charismatique, décédé mardi à 58 ans d’un cancer, avant les obsèques auxquelles doivent assister vendredi de nombreux dirigeants étrangers.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mars 2013 01h00)

Venezuela: deux attachés militaires américains expulsés

mars 6, 2013

WASHINGTON – Un attaché de l’armée de l’Air à l’ambassade américaine de Caracas expulsé par le Venezuela pour espionnage était en route mardi pour les Etats-Unis, un autre membre de son équipe ayant lui aussi été expulsé, a affirmé un porte-parole du Pentagone.

Nous sommes au courant des allégations proférées par le vice-président vénézuélien (Nicolas) Maduro à la télévision d’Etat à Caracas et pouvons confirmer que notre attaché de l’Air, le colonel David Delmonaco (BIEN Delmonaco), est en route pour les Etats-Unis, a déclaré ce porte-parole, le lieutenant-colonel Todd Breasseale, dans un communiqué.

Un autre membre de l’équipe de l’attaché de l’armée de l’Air, Devlin Costal, a lui aussi été déclaré persona non grata, a-t-il ensuite ajouté. M. Costal se trouvait aux Etats-Unis quand il a été informé de son expulsion.

Ces annonces interviennent alors que M. Maduro a également accusé les ennemis du Venezuela d’avoir provoqué le cancer d’Hugo Chavez, dont l’état inspire de plus en plus d’inquiétude.

Nous n’avons aucun doute, arrivera un moment dans l’Histoire où nous pourrons créer une commission scientifique (qui révélera) que le commandant Chavez a été attaqué avec cette maladie. (…) Les ennemis historiques de cette patrie ont recherché un point faible pour nuire à la santé de notre commandant, a déclaré le vice-président.

Il a accusé David Delmonaco de rechercher des militaires actifs au Venezuela, d’abord pour se renseigner sur la situation des forces armées et (ensuite) pour leur proposer des projets déstabilisateurs.

Si Washington n’entretient aucune coopération militaire avec Caracas, les Etats-Unis maintiennent un attaché de l’armée de l’Air et un autre de l’armée de Terre dans chaque pays avec qui ils ont ou ils ont eu par le passé une coopération militaire, a expliqué à l’AFP un responsable militaire américain sous couvert de l’anonymat.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mars 2013 22h24)

Décès Chavez: sept jours de deuil au Venezuela, funérailles vendredi

mars 6, 2013

CARACAS – La dépouille du président Hugo Chavez, décédé mardi, sera exposée à compter de mercredi dans le hall de l’Académie militaire de Caracas, avant des funérailles nationales prévues vendredi, a annoncé le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Elias Jaua, alors que sept jours de deuil officiel ont été décrétés.

Les obsèques et l’hommage posthume dans la chapelle ardente du hall de l’Académie militaire (se dérouleront) mercredi, jeudi et vendredi, a indiqué M. Jaua, sans préciser l’endroit où reposera la sépulture chrétienne du défunt.

Vendredi à 10 heures du matin, nous allons organiser la cérémonie officielle à l’Académie militaire, a précisé M. Jaua, qui a remercié tous les chefs d’Etat qui ont manifesté leur intention d’assister aux funérailles.

Nous allons assurer la logistique pour que le plus grand nombre (de Vénézuéliens) puisse voir son père, son libérateur, son protecteur, a-t-il ajouté.

Mercredi matin, la dépouille de Hugo Chavez sera transférée de l’hôpital militaire où il s’est éteint jusqu’à l’Académie militaire, berceau de la révolution bolivarienne, a expliqué le ministre, sans dévoiler le parcours du cortège.

Le gouvernement a également décrété à partir de mardi sept jours de deuil officiel et la suspension de toutes les activités publiques et privées de mercredi à vendredi.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mars 2013 02h39)

Trois jours de deuil à Cuba pour Hugo Chavez, véritable fils de Fidel Castro

mars 6, 2013

LA HAVANE – Cuba a décrété trois jours de deuil en hommage au président vénézuélien Hugo Chavez qui a accompagné Fidel Castro comme un véritable fils, a affirmé mardi le gouvernement cubain dans une déclaration lue au journal télévisé du soir.

Avec une profonde et déchirante douleur, notre peuple et le gouvernement révolutionnaire ont appris le décès du président Hugo Chavez, affirme le communiqué du gouvernement qui présente ses sincères condoléances à ses parents, ses frères, ses filles et fils et tous ses proches, qui sont aussi les nôtres, comme Chavez est aussi fils de Cuba, d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier.

La Révolution bolivarienne aura notre appui résolu et sans restriction dans ces journées difficiles, affirme le texte en apportant au gouvernement vénézuélien son soutien, encouragement et foi en la victoire.

Chavez est aussi Cubain ! Il a senti dans sa chair nos difficultés et nos problèmes et a fait tout ce qu’il a pu, avec une extrême générosité (…) Il a accompagné Fidel comme un véritable fils et son amitié avec Raul est profonde, ajoute le communiqué du gouvernement.

Le président Chavez a livré une extraordinaire bataille tout au long de sa courte et féconde vie, assure le texte intitulé Hasta siempre, comandante (A jamais, commandant).

Il a brillé dans les batailles internationales face à l’impérialisme, toujours en défense des pauvres, des travailleurs, de nos peuples. Enflammé, persuasif, éloquent, ingénieux et émouvant, il parlait depuis les entrailles des peuples, chantait nos joies et déclamait nos poèmes avec un optimisme perpétuel, ajoute le texte lu par le présentateur du journal télévisé.

Cuba gardera un loyauté éternelle à la mémoire et à l’héritage du commandant président Chavez et poursuivra ses idéaux d’unité des forces révolutionnaires et d’intégration et d’indépendance de notre Amérique, conclut le texte.

Cette réaction, lue à la fin du journal télévisée sans intervention directe du président cubain Raul Castro ou d’un autre responsable du régime cubain, était la première à la mort du président vénézuélien, annoncée plus de trois heures plus tôt à Caracas.

Hugo Chavez, 58 ans, avait été hospitalisé à Cuba durant deux mois avant son retour à Caracas à la mi-février. Depuis la détection d’un cancer dans la région pelvienne en 2011, il avait fait de multiples séjours à Cuba pour y subir quatre opérations et suivre des chimiothérapies.

Le Venezuela est le principal partenaire commercial de Cuba et lui apporte une aide économique cruciale en lui fournissant à des conditions avantageuses près des deux tiers de ses besoins en pétrole.

Quelque 40.000 Cubains, surtout des professionnels de la santé, travaillent au Venezuela, ce qui constitue, avec près de six milliards de dollars, la première source de revenus en devises pour Cuba.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mars 2013 04h17)

Chavez, face à une récidive de son cancer, envisage un retrait

décembre 9, 2012
    • Dans un discours plein d'émotion où il a même brandi et embrassé un crucifix, Hugo Chavez, âgé de 58 ans et au pouvoir depuis 1999, a admis que son cancer l'avait une nouvelle fois rattrapé, et reconnu implicitement que, cette fois-ci, il pourrait ne pas revenir au pouvoirM. Chavez, réélu haut la main le 7 octobre dernier, a ainsi désigné son vice-président Nicolas Maduro non seulement pour assurer l'intérim de la présidence s'il devait être déclaré "inapte" à assumer ses fonctions, mais aussi pour lui succéder s'il lui était impossible de reprendre son posteLe président vénézuélien Hugo Chavez devait se rendre dimanche à Cuba pour y subir une opération après une nouvelle récidive de son cancer, et a pour la première fois fait allusion à son possible retrait du pouvoir en désignant son vice-président comme éventuel successeur

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez devait se rendre dimanche à Cuba pour y subir une opération après une nouvelle récidive de son cancer, et a pour la première fois fait allusion à son possible retrait du pouvoir en désignant son vice-président comme éventuel successeur.

Dans un discours plein d’émotion où il a même brandi et embrassé un crucifix, Hugo Chavez, âgé de 58 ans et au pouvoir depuis 1999, a admis que son cancer l’avait une nouvelle fois rattrapé et reconnu implicitement que, cette fois-ci, il pourrait ne pas revenir au pouvoir.

M. Chavez, réélu haut la main le 7 octobre et qui doit en principe accéder officiellement à son troisième mandat le 10 janvier, a désigné son vice-président Nicolas Maduro non seulement pour assurer l’intérim de la présidence s’il devait être déclaré « inapte » à assumer ses fonctions, mais aussi pour lui succéder s’il lui était impossible de reprendre son poste.

Alors que sa disparition de la scène publique alimentait depuis des semaines les rumeurs sur son état de santé, le dirigeant vénézuélien a annoncé lui-même la nouvelle samedi soir à la radio-télévision.

« A cause de quelques autres symptômes, nous avons décidé avec l’équipe médicale d’avancer les examens (…) et, malheureusement, dans ce bilan exhaustif, est apparue la présence de quelques cellules malignes récentes », a déclaré M. Chavez qui s’était rendu à La Havane pour ces examens.

Il a également reconnu que « les douleurs sont assez importantes », traitées par des calmants.

« Il est absolument indispensable que je subisse une nouvelle intervention chirurgicale et elle doit avoir lieu dans les prochains jours », a-t-il ajouté. Ses médecins avaient même préconisé qu’elle ait lieu dès vendredi, puisqu’il était déjà sur place, mais il a refusé, préférant revenir au Venezuela pour demander au Parlement l’autorisation de quitter le pays pendant plus de cinq jours.

Cela a été chose faite dimanche, les députés ayant donné leur feu vert à l’unanimité, avec les voix de l’opposition qui a cependant demandé « la vérité » sur l’état de santé du chef de l’Etat.

« Commandant, partez tranquille à Cuba. Nous vous attendons », a déclaré après le vote le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello.

M. Chavez, qui a annoncé qu’il regagnerait Cuba dès dimanche, a admis qu’il pourrait ne pas revenir au pouvoir, pour la première fois depuis qu’il a commencé en 2011 à se battre contre sa maladie. L’opération à venir est la quatrième de son cancer qui a été traité comme un secret d’Etat par les autorités de Caracas et dont on ignore le caractère exact.

« Si quelque chose arrivait, qui me fasse déclarer inapte de quelque manière, (le vice-président et ministre des Affaires étrangères) Nicolas Maduro est en situation d’assumer, comme l’impose la Constitution, la période » d’intérim avant la convocation de nouvelles élections.

S’il était dans l’incapacité de commencer son nouveau mandat le 10 janvier, la Constitution prévoit de nouvelles élections dans les 30 jours et un interim assuré par le président du Parlement.

Si M. Chavez était présent le 10 janvier mais devait quitter son poste dans les quatre premières années de son mandat, alors de nouvelles élections seraient également convoquées, mais c’est le vice-président qui assurerait l’intérim.

Et à ces nouvelles élections, « vous élirez Maduro président de la République, je vous le demande du fond du coeur », a déclaré Hugo Chavez, laissant ainsi non seulement aux électeurs mais aussi à son propre parti une consigne claire pour sa succession.

Le chef de l’opposition et candidat présidentiel battu en octobre, Henrique Capriles, a critiqué dimanche cette démarche en affirmant: « Qu’il soit bien clair qu’au Venezuela il n’y a pas de succession. Nous ne sommes pas à Cuba et nous ne sommes pas une monarchie où il y a un roi et puis l’accession au trône de celui qu’il a désigné. Non, ici au Venezuela (…) c’est toujours le peuple qui a le dernier mot ».

M. Maduro, un ancien chauffeur d’autobus de 50 ans, qui a commencé sa carrière politique en tant que syndicaliste, représente l’aile modérée de l’entourage de M. Chavez, face au président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, beaucoup plus radical.

Hugo Chavez a déjà subi trois opérations à Cuba après la découverte d’une tumeur cancéreuse dans la zone pelvienne en juin 2011. Il s’était à deux reprises déclaré totalement guéri.

Après avoir été réélu le 7 octobre, pour la troisième fois après 2000 et 2006, le chef d’Etat, chauve, à la silhouette alourdie, s’est éclipsé de la vie publique en raison de ses problèmes de santé.

M. Chavez était parti à l’improviste à La Havane dans la nuit du 27 novembre pour y suivre des séances d' »oxygénation hyperbare », dont l’objet n’a pas été dévoilé officiellement.

Sur la place Bolivar à Caracas, des centaines de ses partisans se sont rassemblés dimanche pendant toute la journée en scandant: « Il vivra, il vivra, le commandant vivra! » De semblables rassemblements ont eu lieu ailleurs dans le pays.

AFP