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Hugo Chavez réélu président du Venezuela jusqu’en 2019

octobre 8, 2012
Hugo Chavez dirige le Venezuela depuis 1998.
Hugo Chavez dirige le Venezuela depuis 1998. Crédits photo : JORGE SILVA/REUTERS

Hugo Chavez a réussi son pari: non seulement être réélu mais avec une marge de plus de 8 points. Il a obtenu 54,4 % des voix loin devant son concurrent Henrique Capriles, crédité de 44,19, soit une différence de plus d’un million de voix. Qui plus est, la participation a été exceptionnelle: plus de 80%. Le CNE a diffusé ces résultats à 22 heures. Toute la journée, l’affluence dans les bureaux de vote avait été notable.

Des queues de plusieurs centaines de mètres se déroulaient devant les centres de votes. Pour fluidifier le vote, un contrôle d’idendité préliminaire a été supprimé des procédures à respecter. Peu de bureaux ont pu fermer à l’heure prévue, 6 heures, et certains sont restés ouverts jusqu’à 21 heures. «Je suis très heureux comme tous les Vénézuéliens. Ce processus se termine en paix. Attendons avec maturité démocratique les résultats du CNE et nous appuierons tous ses résultats», a déclaré Hugo Chavez vers 19 heures. Jorge Rodriguez, le chef de l’équipe de campagne de Chavez, le «comando Carabobo», a rappelé un peu plus tard, alors que tout le pays attendait avec un peu de nervosité le résultat: «Le candidat de la patrie a dit qu’il reconnaitrait le résultat quel qu’il soit.»

Dans le quartier de Miraflores, une foule de plusieurs milliers de personnes avait convergé vers le palais présidentiel dès 21 heures. Selon la tradition mise en place par Hugo Chavez, les portes du palais s’ouvrent une fois le résultat connu et le président fait un discours du haut du balcon du peuple. Les motorizados, ses partisans qui se déplacent en motos, fendaient la foule comme à leur habitude en claxonnant. Des gros 4X4 portant des appareils de sonorisation très puissant sillonnaient les rues adjacentes en diffusant des chansons de soutien au «comandante».

A 22h30, de son commando de campagne, Henrique Capriles a voulu «félicité le président de la République». Il a remercié les six millions de Vénézuéliens «qui m’ont fait confiance… Ce matin je disais que pour gagner il faut savoir perdre. Pour moi la voix du peuple est sacrée… Je suis là pour respecter ce qu’a dit le peuple. Je continuerai à travailler pour construire ce nouveau chemin.» 

Forte participation

Cette déclaration du candidat de l’opposition avait beaucoup d’importance car dans l’opposition, certains secteurs menaçaient de ne pas reconnaître le résultat. En félicitant son adversaire immédiatement après l’annonce des résultats par le CNE, Henrique Capriles a lancé un message très important de confiance dans les institutions du pays. A 40 ans, il perd sa première élection après avoir été une fois député, deux fois maire, et enfin gouverneur de Miranda, l’un des états les plus peuplés du pays.

Hugo Chavez a été élu la première fois à la présidence de la république en 1998 avec 56,2% des voix. Il a ensuite été réélu en juin 2000 avec 59,76%. En 2006, il a gagné avec 62,85%. C’est donc sa victoire la plus courte, avec la plus forte participation car jamais elle n’a dépassé les 80%. Les troupes chavistes ont donc réussi à mobiliser les électeurs, comme ils l’ont fait lors de la manifestation de jeudi dernier qui a occupé les sept plus grandes avenues de Caracas. Certains doutaient de ses capacités de mobilisation après 14 ans de pouvoir. Le résultat leur apporte un démenti cinglant. Il gouvernera le Venezuela jusqu’en 2019. Si sa santé le lui permet…

Lefigaro.fr par Patrick Bèle

Le Venezuela numéro un mondial du pétrole

juin 15, 2012
 
Oil floats on the surface close to oil facilities at the Lake Maracaibo in Venezuela's western state of ZuliaUne plateforme pétrolière au Venezuela. Crédit Photo : © STRINGER Venezuela / Reuters/REUTERS

Le pays latino-américain détrône l’Arabie saoudite pour ses réserves pétrolières, selon le dernier rapport statistique annuel de BP, référence en la matière. Mais son pétrole lourd reste coûteux à extraire.

L’Arabie saoudite ne détient plus les premières réserves prouvées de pétrole du monde, elle vient d’être surclassée par le Venezuela. Tel est le verdict du , bible de l’industrie pétrolière, dont la livraison 2012 est parue cette semaine. Le sous-sol vénézuélien ­recèle 296,5 milliards de barils, une trentaine de plus que l’Arabie saoudite, qui affiche 265,4 milliards.

En un an, les richesses en or noir du Venezuela ont fait un bond spectaculaire de 40%, d’après BP. Nulle découverte sensationnelle n’explique ce saut. Les experts de BP ont pris en compte dans leurs calculs la hausse du prix du baril, qui a coté 111,26 dollars à Londres en moyenne sur l’ensemble de l’année 2011. À ce prix, le brut extra-lourd du bassin de l’Orénoque, vaste région de l’Amazonie vénézuélienne connue depuis longtemps pour son or noir, devient plus rentable à extraire. En juillet dernier, l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avait déjà retenu ce nombre de 296,5 milliards de barils, plaçant dans son propre classement le Venezuela, l’un de ses douze États membres, au premier rang mondial pour les réserves.

Remonter les cours

Le pays sud-américain dirigé par Hugo Chavez depuis 1999 a besoin d’un prix élevé du baril, tant pour son budget que pour financer les investissements pétroliers. «Des prix stables au-dessus de 100 dollars représentent le minimum nécessaire pour que les ressources pétrolières continuent» d’être développées, a plaidé Rafael Ramirez, le ministre vénézuélien du Pétrole, lors de la réunion de l’Opep qui s’achevait jeudi à Vienne. Le Venezuela y réclamait, en vain, une restriction de la production des pays du cartel, afin de faire remonter les cours. L’or noir représente la quasi-totalité (95%) des exportations du pays, et environ la moitié des recettes budgétaires.

Rafael Ramirez a réitéré à Vienne les grandes ambitions du président Chavez en matière de production. En 2011, le Venezuela a extrait 2,7 millions de barils par jour (Mbj), selon les chiffres de BP, soit autant que l’Irak, loin derrière les 11,1 Mbj de l’Arabie saoudite. Ramirez a évoqué une production hissée à 6 Mbj en 2018. Ces objectifs seront atteints à condition de mener à bien les investissements prévus dans l’Orénoque. Le groupe français Total, partenaire du projet Petro­Cedeno, figure parmi les nombreuses compagnies internationales misant sur le Venezuela aux côtés de la compagnie nationale PDVSA. L’issue de l’élection présidentielle d’octobre prochain sera déterminante pour le climat d’investissement. Hugo Chavez, qui, à 57 ans, lutte contre un cancer, vient d’annoncer qu’il se représentait.


L’Opep maintient son quota

Les douze États membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) réunis jeudi à Vienne n’ont pas baissé leur plafond de production. Plusieurs pays, dont l’Iran et le Venezuela, réclamaient cette mesure pour soutenir le cours du baril qui a perdu 30 dollars depuis la fin mars. Le brent cotait jeudi après-midi 96,8 dollars à Londres. Reconduit à 30 millions de barils par jour (environ le tiers de la production mondiale), le quota de l’Opep n’est pas respecté, notamment par l’Arabie. La production de l’Opep atteint 31,6 Mbj.

Lefigaro.fr

Libye: Chavez s’en prend à l’Europe

août 22, 2011

Les gouvernements d’Europe et les Etats-Unis « sont en train de détruire Tripoli sous les bombes », a affirmé hier le président vénézuélien, Hugo CHavez, dans un discours, après avoir assisté à une messe au palais présidentiel de Caracas. « Nous sommes en train de voir aujourd’hui les images qui montrent comment les gouvernements d’Europe, pas tous, sont en train de détruire Tripoli sous leurs bombes de même que le gouvernement soit-disant démocrate et démocratique des Etats-Unis », a déclaré Chavez, proche allié du colonel Mouammar Kadhafi.

Les bombes sont en train de tomber « sur les écoles, les hôpitaux, les maisons, les centres de travail, les champs. Prions Dieu pour le peuple libyen », a-t-il ajouté. Chavez, qui a apporté son soutien au régime libyen depuis le début du soulèvement en février dernier, a encore indiqué que les forces étrangères « sont en train de commettre un massacre là-bas » sous prétexte de sauver des vies « pour s’emparer d’un pays et de ses richesses ».

Les rebelles sont entrés dans Tripoli hier et ont atteint dans la nuit la place Verte, en plein centre de la capitale.

Lefigaro.fr avec AFP