Posts Tagged ‘Humains’

Dans les profondeurs des entrailles

mai 12, 2021

Depuis les entrailles fermées de ma tombe

Ma musique résonne encore en trombe

Et fait danser les humains à la ronde

Dans un concert à la joie gourmande

Aujourd’hui dans les villes du monde

À Las Vegas, à Rio de Janeiro et Mexico

Malgré la pandémie qui vous inonde

Le déconfinement est un chant de coquerico

Chacun de vous a perdu un être cher

Durant cette crise cruciale et sanitaire

Dur moment de grisaille qui nécessite espoir

Car dans la marche de la vie il faut sourire

Bernard NKOUNKOU

Les constructeurs allemands accusés de tests sur des singes et des humains

janvier 29, 2018

Lle ministre-président du Land de Basse-Saxe, Stephan Weil, le 16 octobre 2017 / © AFP/Archives / John MACDOUGALL

Le scandale des moteurs diesel revient hanter les constructeurs allemands après des révélations sur des tests visant des singes et des humains pour mesurer l’impact des émanations du gazole, susceptibles de ternir un peu plus leur image.

De telles expériences « sont injustifiables d’un point de vue éthique », a déploré lundi Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement allemand, réclamant des explications des groupes concernés.

Volkswagen, BMW, Daimler et l’équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi-simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu’ils finançaient, l’EUGT, fermé depuis.

Le premier scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux Etats-Unis sur des singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu’on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeur de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen.

Le but était « de prouver que les véhicules diesel de technologie récente sont plus propres que les vieux modèles », affirme le quotidien, argument clé des constructeurs pour percer le marché américain.

Mais alors que Volkswagen avait réagi dès samedi, prenant « ses distances avec toute forme de maltraitance d’animaux », les journaux Stuttgarter Zeitung et Süddeutsche Zeitung évoquaient lundi d’autres tests, cette fois en Allemagne et sur des êtres humains.

– ‘Rien à voir’ –

Un institut hospitalier d’Aix-la-Chapelle, mandaté par l’EUGT, a fait inhaler en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2) à 25 personnes en bonne santé, à des concentrations variées, détaillent les deux journaux.

Cette étude « n’a rien à voir avec le scandale du diesel », qui frappe depuis deux ans de nombreux constructeurs dont Volkswagen, pas plus qu’avec les tests sur les singes, s’est défendu lundi l’institut.

Le but était de mesurer l’effet de l’exposition au NO2 sur le lieu de travail, « par exemple pour les conducteurs de poids-lourds, les mécaniciens ou les soudeurs », pour recommander une éventuelle baisse des seuils réglementaires, explique l’institut.

Daimler s’est de son côté « distancié expressément de l’étude et de l’EUGT », selon un porte-parole interrogé par l’AFP, tandis que BMW a démenti y avoir participé.

Mais aucune de ces déclarations n’a suffi à éteindre la polémique, ravivant la crise de confiance qui frappe les grands constructeurs depuis la révélation du trucage à grande échelle de leurs moteurs diesel.

« L’image des constructeurs automobiles s’est massivement dégradée avec le scandale des moteurs truqués, et les révélations actuelles l’écornent encore plus », estime Claudia Kemfert, de l’institut économique DIW, citée par le quotidien Handelsblatt.

– Consternation –

Si ces tests ont bien été réalisés , ils sont « absurdes et répugnants », a déclaré en matinée le ministre-président du Land de Basse-Saxe, Stephan Weil.

Le Land, actionnaire de Volkswagen à hauteur de 20%, veut étudier dans quelle mesure « une responsabilité individuelle » est à endosser une fois que les faits seront élucidés, a ajouté l’homme politique.

« Le comportement du groupe doit respecter les exigences éthiques à tous égards », a-t-il souligné, alors que l’Etat-région de Basse-Saxe siège au conseil de surveillance du constructeur.

Fin 2015, le groupe Volkswagen avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d’un logiciel faussant le résultat des tests anti-pollution et dissimulant des émissions d’oxyde d’azote (NOx et non NO2) dépassant jusqu’à 40 fois les normes autorisées.

Dans la foulée du « dieselgate », les constructeurs allemands ont décidé de mettre un terme à l’activité de l’UEGT, qui se trouve actuellement en liquidation.

Cette nouvelle affaire « va affecter d’une manière durable la confiance des gens envers l’industrie automobile », a estimé auprès de l’AFP Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 14h20)                

Les chiens distinguent mots et intonations… comme les humains

août 31, 2016

Les chiens devant l’appareil à IRM

Les chiens devant l’appareil à IRM Enikö Kubinyi
Que ceux qui se sont amusés à dire un jour à un chien « sombre crétin » sur un ton enamouré ravalent leur condescendance. La queue pouvait bien bouger, l’animal n’était pas dupe. Une étude publiée cette semaine dans la revue Science montre en effet que le cerveau canin prête attention à la fois aux mots et aux intonations, autrement dit à ce que nous disons et à la façon dont nous le disons. « Exactement comme les humains », sourit Attila Andics, éthologue à l’université Eötvös Lorand de Budapest et premier signataire de l’article.

Spécialiste du langage et du comportement chez les animaux, Attila Andics et son collègue Adam Miklosi tentaient depuis longtemps de cerner les régions du cerveau mises en jeu chez le meilleur ami de l’homme lorsqu’il était soumis à une information. Il y a deux ans, les deux chercheurs avaient ainsi montré comment un pleur ou un aboiement déclenchait une réponse particulière dans l’hémisphère droit de l’animal, plus précisément dans la zone de l’audition. Normal, direz-vous, puisqu’il percevait l’information avec les oreilles.

Cette fois, les scientifiques hongrois ont soumis les chiens au langage humain. Le résultat est spectaculaire : comme nous, les canidés traitent les mots et leur sens avec leur hémisphère cérébral gauche, tandis qu’ils analysent l’intonation avec l’hémisphère droit. Pour en apporter la démonstration, les scientifiques hongrois ont d’abord appris à 13 chiens de différentes races à rester immobiles dans un tunnel d’images à résonance magnétique (IRM). « C’est à peu près tout ce que ces chiens avaient de particulier », précise Attila Andics. Rien à voir avec ces super-cabots surentraînés, célébrés dans les livres des records, capables de distinguer des centaines de mots prononcés par leurs maîtres.

« Grandes perspectives »

Deux chiens apprennent à rester immobiles

Deux chiens apprennent à rester immobiles Borbàla Ferenczy

A ces quidams canins ont été proposées différentes expressions. Des mots doux – « gentil garçon », « super », « bien joué », que leurs propriétaires assuraient employer ; et d’autres, pour eux a priori moins signifiants – « pourtant », « néanmoins ». Le tout prononcé soit d’une voix chaleureuse, soit avec une parfaite neutralité. La combinaison des deux variables a permis de constater que, quel que soit le ton utilisé, l’hémisphère gauche était activé lorsque les mots avaient clairement un sens pour l’animal. Et que, à l’inverse, peu importait le sens, l’hémisphère droit surréagissait lorsque l’intonation exprimait du sentiment.

Andics et ses collègues auraient pu se contenter de ce résultat, déjà majeur. Ils ont voulu voir quelle partie du cerveau se trouvait plus particulièrement stimulée lorsque les mots doux étaient prononcés d’une voix joyeuse. « Nous nous sommes aperçus que le centre de la récompense, celui qui réagit au plaisir sexuel ou à la nourriture, était alors activé. Et seulement dans ce cas, précise le chercheur. Si seule la signification ou l’intonation est positive, il n’y a pas d’activation. Le chien ne se contente donc pas de segmenter deux informations pour traiter le langage humain, il combine aussi les deux résultats. »

L’étude invite les propriétaires de chiens à la modestie. Leur animal n’est pas seulement leur meilleur ami. Il reste aussi un vieux cousin, notamment pour ce qui est du traitement du langage. De quoi passionner, au-delà des éthologues, une grande communauté de chercheurs. Neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Lionel Naccache salue « un dispositif simple, un schéma très propre et un résultat très clair, appuyé sur une nouveauté expérimentale : parvenir à réaliser l’IRM d’un animal non sédaté ». Un travail qui, derrière le chien, « ouvre de grandes perspectives pour la compréhension de l’origine du langage chez l’homme ».

« Naturalisation de la culture »

Pour Attila Andics, la conclusion est claire : « Le circuit qui permet de traiter le langage était déjà présent chez l’ancêtre commun de l’homme et du chien, il y a quelque 100 millions d’années. Certains pensaient qu’un big bang dans le cerveau humain avait permis au langage de pouvoir se mettre en place. Non, c’est juste une invention… comme la roue. Et si c’est vrai pour le chien, c’est très probablement vrai pour des animaux beaucoup plus proches de nous, comme les primates. »

Lionel Naccache le dit autrement. « Les travaux récents ont montré que les bases de l’empathie, de la coopération, de la cognition, du maniement des nombres existent bien au-delà de l’espèce humaine. Nous nous inscrivons dans un arbre évolutif qui nous dépasse très largement et qui impose des contraintes. Une sorte de naturalisation de la culture. » Le chien, assistant du philosophe ?

Lemonde.fr par  Nathaniel Herzberg

Recherche de restes humains à New York, 12 ans après les attentats

avril 30, 2013

Des dizaines de pompiers et experts en combinaison blanche ont fouillé mardi à New York un passage étroit entre deux immeubles à la recherche de restes humains, près du site du World Trade Center, douze ans après les attaques. Une partie d’aile d’un des Boeing précipités contre les tours jumelles a été retrouvée à cet endroit la semaine dernière.

Le passage était jonché de détritus, parmi lesquels se trouvait la pièce de métal tordu et rouillé, d’environ 1,5 mètre de long, 90 centimètres de large et 43 centimètres d’épaisseur. Elle a été découverte par hasard par un inspecteur.

Les attentats du 11-Septembre ont fait à New York 2753 morts, mais pour 1118 victimes, disparues dans un déluge de feu et d’acier, aucune trace n’a jamais été retrouvée. Certaines familles n’ont jamais rien récupéré de leurs disparus.

« Nous avons promis aux familles (…) que nous essayerons d’identifier tous les restes humains que nous avons. Le but reste bien sûr d’identifier toutes les personnes qui sont mortes » dans les attentats, a expliqué Ellen Borakove, porte-parole des services du médecin légiste.

Des débris sont également en train d’être examinés à Staten island. Depuis deux ans, plusieurs tonnes de terre et débris venant du site du World Trade Center y sont entreposées. Après trois ans d’interruption, les analyses ont repris au début du mois et devraient durer huit semaines, a précisé Ellen Borakove.

Une victime supplémentaire identifiée

Selon Mme Borakove, quelque 74 débris qui pourraient être des restes humains ont été retrouvés et ces opérations ont permis aux services du médecin légiste d’identifier une victime supplémentaire. La 1632e.

Si, comme à Staten Island, les experts découvrent des éléments qui ressemblent à un reste humain près du site du World Trade Center, ce fragment sera emporté dans un premier laboratoire et examiné par des anthropologues. Un deuxième laboratoire tentera ensuite d’établir si on peut en extraire l’ADN.

Romandie.com

Au fond de la lagune Ébrié

juin 2, 2011

Au fond de la lagune Ébrié dorment des cadavres
sans vie qui attendent la solution des humains
pour remonter à la surface terrestre en vain

Dans ce vaste univers aquatique sans rêve
habitation paisible des poissons sans entraves
croupissent des êtres sans vie au fond des eaux

Plate et lisse est la surface monotone des eaux
profondes au milieu de la terre et innocentes
cachettes encore des secrets jamais révélés.

Bernard NKOUNKOU