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Human Right Watch dénonce des disparitions forcées de réfugiés burundais de Tanzanie

novembre 30, 2020

Les services de sécurité tanzaniens ont arrêté arbitrairement, torturé ou fait disparaître de force depuis un an une vingtaine de réfugiés burundais des camps de Tanzanie, a dénoncé lundi 30 novembre l’organisation Human Right Watch (HRW).

La police tanzanienne a «arrêté et fait disparaître de force sept (…) réfugiés et demandeurs d’asile depuis janvier 2020» dont «le sort est toujours inconnu», affirme l’organisation dans un rapport publié lundi.

En outre, «entre octobre 2019 et août 2020, la police et les services de renseignements tanzaniens ont (…) torturé et détenu arbitrairement au moins 11 Burundais pendant plusieurs semaines dans des conditions déplorables dans un poste de police à Kibondo, dans la région de Kigoma» dans le nord-ouest de la Tanzanie, près de la frontière avec le Burundi, explique HRW. «Trois d’entre eux ont été libérés en Tanzanie et les autorités tanzaniennes ont reconduit de force les huit autres au Burundi en août, où ils sont détenus sans chef d’inculpation», poursuit l’organisation de défense des droits de l’Homme qui évoque une possible «collusion entre les agents des deux pays».

Selon les témoignages recueillis par HRW, au moins neuf d’entre eux ont assuré avoir subi des tortures dans les cachots du poste de police de Kibondo. Selon eux, «les policiers et agents des services de renseignements les ont soumis à des chocs électriques, ont frotté leur visage et leurs parties génitales avec du piment et les ont frappés et fouettés». Ceux qui ont été relâchés sont retournés dans les camps de réfugiés, a établi HRW, qui précise que ces arrestations ont eu lieu dans les camps de réfugiés de Mtendeli et Nduta dans la région de Kigoma,

«Les disparitions forcées de réfugiés et de demandeurs d’asile burundais en Tanzanie commises par les autorités tanzaniennes sont des crimes odieux, notamment en raison de l’angoisse et de la souffrance causées aux membres des familles, qui, pour nombre d’entre eux, ont fui des abus similaires au Burundi», dénonce Mausi Segun, directrice de la division Afrique de HRW. Fin octobre, plus de 150.000 réfugiés burundais se trouvaient encore dans trois camps en Tanzanie, alors que près de 100.000 sont rentrés depuis septembre 2017. Plus de 400.000 Burundais avaient fui dans les pays voisins au plus fort de la crise née de la décision de Pierre Nkruunziza, aujourd’hui décédé, de briguer un 3e mandat présidentiel.

«La crainte de subir des violences, d’être arrêtés et d’être expulsés a incité de nombreux réfugiés et demandeurs d’asile burundais en Tanzanie à quitter le pays», avait conclu HRW dans un rapport de 2019

Par Le Figaro avec AFP

Human Rights Watch exhorte le Nigeria à libérer des milliers d’enfants

septembre 10, 2019

 

Human Rights Watch a exhorté mardi le Nigeria à libérer des milliers d’enfants détenus par l’armée en raison de liens présumés avec les insurgés islamistes du groupe Boko Haram.

HRW affirme dans un rapport que des milliers d’enfants sont détenus arbitrairement dans des conditions dégradantes et inhumaines dans des cellules, en particulier dans la caserne de Giwa, dans la ville de Maiduguri, située dans le nord-est du pays. «De nombreux enfants sont détenus sans inculpation pendant des mois ou des années dans des casernes sordides et surpeuplées, sans contact avec le monde extérieur». Selon les Nations unies, 3600 enfants, dont 1617 filles, ont été détenus de janvier 2013 à mars 2019 pour leur implication présumée dans des groupes armés.

«Les enfants sont détenus dans des conditions horribles depuis des années, avec peu ou pas de preuves de liens avec Boko Haram, et sans avoir été traduits en justice», relève Jo Becker, chargé de la défense des droits des enfants à Human Rights Watch. «Beaucoup de ces enfants ont déjà survécu aux attaques de Boko Haram. Les traitements cruels infligés par les autorités aggravent leurs souffrances et les rendent encore plus vulnérables». Selon lui, les enfants touchés par le conflit ont besoin d’être scolarisés, pas emprisonnés.

Human Rights Watch demande au gouvernement nigérian de signer un accord avec les Nations unies qui garantirait le transfèrement des enfants aux autorités de protection de l’enfance pour leur réunification familiale et leur réintégration dans la communauté. «Si les autorités militaires ou les services de renseignement ont des preuves crédibles d’infractions pénales commises par des enfants, elles devraient les transférer aux autorités judiciaires civiles pour qu’elles les traitent conformément aux normes nationales et internationales en matière de justice pour mineurs», dit l’ONG.

Human Rights Watch a interrogé en juin 32 enfants détenus à la caserne de Giwa qui ont déclaré qu’ils n’avaient pas été traduits en justice. «Personne n’était au courant d’accusations contre eux. L’un d’eux a été détenu alors qu’il n’avait que cinq ans». De nombreux enfants ont dit avoir été arrêtés après avoir fui les attaques de Boko Haram contre leur village ou quand ils cherchaient refuge dans des camps de déplacés. L’un d’eux a déclaré qu’il avait été arrêté et détenu depuis plus de deux ans «pour avoir vendu des ignames à des membres de Boko Haram».

Selon HRW, plusieurs filles enlevées avaient été contraintes d’épouser des combattants de Boko Haram. Environ un tiers des enfants interrogés ont déclaré que les forces de sécurité les ont battus pendant leur interrogatoire après leur arrestation à la caserne de Giwa. L’insurrection de Boko Haram, qui dure depuis dix ans dans le nord-est du Nigeria, et sa répression par l’armée nigériane, ont tué plus de 27.000 personnes. Deux millions de personnes ont été déplacées par les attaques que Boko Haram mène également dans les pays voisins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Exécutions extra-judiciaires: Human Rights Watch accuse le Rwanda de « nier les meurtres »

novembre 3, 2017

Un blindé de l’armée rwandaise à Kigali le 30 août 2017. © AP/SIPA

 

Dans un récent rapport, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme accusait l’ONG américaine d’avoir menti sur les exécutions extra-judiciaires et d’avoir présenté comme assassinées des personnes toujours vivantes. Human Rights Watch maintient ses accusations, soupçonnant les autorités rwandaises d’avoir fait pression sur les familles.

Le bras de fer entre le Rwanda et Human Rights Watch (HRW) continue. Après avoir été accusée par Kigali d’avoir délibérément menti dans un rapport sur les exécutions extra-judiciaires dans le pays, l’ONG de défense des droits de l’homme persiste et signe.

HRW accuse les autorités rwandaises de chercher à « nier les meurtres » et d’avoir fait pression sur les familles des victimes. Selon les auteurs du rapport initial de HRW, ces dernières auraient été exécutées sommairement par les forces de sécurité.

Rapports, contre-expertises et contre-contre-enquêtes

Diffusé le 13 juillet dernier, le rapport « Tous les voleurs doivent mourir » recensait 37 cas d’exécutions extra-judiciaires, visant essentiellement des petits délinquants, commises par la police et les forces de sécurité. Mais le 9 octobre, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme (NCHR)  publiait un rapport en forme de contre-enquête. Selon la Commission rwandaise, sur les 37 personnes que l’ONG présente comme ayant été abattues par les forces de l’ordre, sept sont en réalité toujours vivantes, quatre seraient décédées de mort naturelle, et six autres dans des accidents.

Côté rwandais, la cause est entendue : Human Rights Watch ment. Faux, répond l’ONG, qui se livre à son tour à une contre-expertise de la contre-enquête de la NCHR, citant quelques cas emblématiques dont celui d’Elias Habyarimana, dont l’ONG affirme qu’il a été tué en mars.

« La NCHR a mis en avant une femme nommée Pelagie Nikuze qui a déclaré qu’Habyarimana est son mari et qu’il vit en Belgique », écrit HRW. Or l’ONG indique avoir « découvert que l’homme qui se trouve en Belgique est en fait une autre personne. L’homme tué en mars était un pêcheur qui n’avait jamais eu de passeport ».

HRW relève par ailleurs des « incohérences » dans les cas documentés par la Commission rwandaise, comme celui d’Alphonse Majyambere. Lors de sa conférence de presse, le 13 octobre, la NCHR a en effet présenté un homme portant ce nom, qui avait 64 ans selon sa carte d’identité. Mais le Alphonse Majyambere dont HRW a documenté l’exécution sommaire était, lui, né en 1981, soit âgé d’environ 35 ans au moment de son décès présumé.

Craintes pour les familles

HRW, qui se dit également très inquiète pour les familles des victimes, cite par ailleurs des témoignages selon lesquels des pressions auraient été exercées sur des proches des victimes.

Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques

« Les autorités locales m’ont demandé si j’étais prêt à raconter aux autorités qui se rendraient dans notre village que [la victime] était morte à la suite d’une maladie à l’hôpital, mais j’ai refusé », déclare un proche. « J’ai vu comment elle a été tuée, et je ne pouvais pas changer la vérité. Quelques jours plus tard, j’ai été arrêté. »

« Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques ou à faire de véritables efforts pour améliorer le bilan du pays en matière de droits humains », estime Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de HRW, dans un communiqué publié le 1er novembre.

HRW sur la sellette au Rwanda

« Au lieu de discuter des conclusions avec Human Rights Watch – avant la publication –, comme cela a été demandé, et d’ouvrir des enquêtes sérieuses, les officiels rwandais ont présenté de fausses informations et ont menacé ceux qui osaient s’exprimer sur les meurtres », poursuit-elle.

L’ONG se retrouve plus que jamais sur la sellette au Rwanda. Le 19 octobre, le Parlement a recommandé au gouvernement de réévaluer sa relation avec Human Rights Watch afin que « les actes ignobles et diffamatoires contre le Rwanda et le peuple rwandais ne se poursuivent pas ».

Un député a même qualifié le directeur de l’ONG de « chien des génocidaires », reprenant les allégations du ministre de la Justice, Johnston Busingye, qui affirmait que des employés de l’ONG collaboraient avec les rebelles extrémistes hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est de la RDC.

Des accusations contre lesquelles l’ONG a dû se justifier, rappelant qu’elle avait déjà documenté par le passé les exactions des FDLR. Mais également que « les autorités rwandaises ont accusé à plusieurs reprises des personnes perçues comme des « opposants » au gouvernement de collaboration avec les groupes d’opposition ou les groupes armés exilés comme les FDLR ».

Jeuneafrique.com

Expulsions « forcées » d’Afghans: HRW dénonce le Pakistan et l’ONU

février 13, 2017

Kaboul – L’organisation Human Rights Watch a accusé le Pakistan de rapatrier massivement les réfugiés afghans par la force et la menace, et dénoncé la « complicité » de l’agence de l’ONU pour les réfugiés dans ce processus, dans un rapport publié lundi à Kaboul.

Au cours du deuxième semestre 2016, près de 600.000 Afghans installés parfois depuis des décennies au Pakistan ont regagné leur pays toujours dévasté par les combats, qui ont poussé plus d’un demi-million de civils à fuir leur foyer en 2016.

Human Rights Watch considère qu’en doublant l’allocation offerte aux rapatriés du Pakistan, passée de 200 à 400 dollars par personne en juin 2016, le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) « a de fait promu le rapatriement des Afghans », se rendant « complice des violations » de leurs droits.

« Le Haut Commissariat (de l’ONU) est resté silencieux face à ces refoulements à grande échelle, sans dénoncer une seule fois le fait que beaucoup de ces rapatriés fuyaient d’abord les abus de la police (…) ni dénoncer l’attitude du Pakistan, contraire au droit international », insiste HRW dans ce rapport intitulé « Coercition du Pakistan, Complicité de l’ONU: les expulsions massives de réfugiés Afghans ».

« A la place, l’agence (de l’ONU) a en public évoqué des +rapatriements volontaires assistés+ » poursuit l’organisation de défense des droits humains basée à New York.

Les responsables du HCR au Pakistan ont rejeté ces accusations, estimant que « divers facteurs » avaient encouragé ces retours massifs, y compris les « appels à rentrer du gouvernement afghan ».

« Le HCR n’a cessé d’informer les Afghans de leurs droits, intervenant dans les cas irréguliers », affirme-t-il dans un communiqué.

– spirale de violence –

Le gouvernement pakistanais n’a pas réagi à ce rapport. Pays hôte depuis quatre décennies, le Pakistan a repoussé à maintes reprises leur date limite de retour — actuellement fixée à décembre 2017.

Parmi les rapatriés, figurent 365.000 personnes dûment enregistrées comme réfugiées auprès de l’ONU: pour HRW « il s’agit du rapatriement forcé le plus massif observé dans le monde au cours des dernières années ».

200.000 réfugiés clandestins sont également rentrés, mais ces derniers ne relèvent théoriquement par du HCR.

« Ces personnes doivent maintenant faire face en Afghanistan à une spirale de violence », dans un pays en proie au conflit, à l’insécurité et à la pauvreté où elles risquent de subir de nouveaux déplacements.

HRW cite le témoignage d’un jeune homme de 26 ans, rentré à Kaboul avec sa femme et deux enfants: « En juillet, 11 soldats et policiers sont venus chez moi à 3 heures du matin. Ils (…) ont jeté toutes nos affaires par terre (…) Puis ils ont volé tout notre argent et nous ont ordonné de quitter le Pakistan ».

L’AFP a également recueilli des récits de rapatriés mis à la porte de leur logement ou de leur travail, dont les comptes bancaires ont été clos (et vidés), ou les écoles de leurs enfants fermées.

Début novembre 2016, rappelle HRW, l’agence de l’ONU a suspendu ses versements en arguant de difficultés de trésorerie, mais annoncé qu’elle prévoyait de les reprendre le 1er mars.

« Malgré la dimension humanitaire d’un tel soutien, le HCR se rendrait à nouveau complice de cette politique de refoulement » insiste HRW.

HRW estime qu’il revient aux « bailleurs de fonds internationaux d’intervenir pour exhorter le gouvernement et l’ONU à protéger les réfugiés afghans qui se trouvent toujours au Pakistan ».

Il y avait près de 2,5 millions de refugiés afghans, enregistrés ou non, selon les derniers chiffres publiés l’an passé, ce qui en faisait le troisième plus grand pays hôte de réfugiés selon le HCR.

Romandie.com avec(©AFP / 13 février 2017 09h33)             

Côte d’Ivoire : Human Rights Watch critique la CPI et lui demande d’enquêter sur le camp Ouattara

août 5, 2015

            Adama Fofana, dont les deux frères ont été tués dans les violences postélectorales, regarde le procès du président Laurent Gbagbo, dans sa maison d'Abidjan, le 19 février 2013. © Emanuel Ekra/AP/SIPA


Adama Fofana, dont les deux frères ont été tués dans les violences postélectorales, regarde le procès du président Laurent Gbagbo, dans sa maison d’Abidjan, le 19 février 2013. © Emanuel Ekra/AP/SIPA

Pour la première fois, une ONG internationale dénonce sans réserve le travail de la Cour pénale internationale en Côte d’Ivoire. Selon Human Rights Watch, il est « urgent » d’ouvrir une enquête sur le camp Ouattara, aussi soupçonné de crimes pendant les violences postélectorales qui ont fait 3 000 morts.

Depuis 2011, seules des figures du clan de Laurent Gbagbo, l’ex-président ivoirien, ont été inculpées pour les violences qui ont suivi son refus de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010, a dénoncé Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi, 4 août.

Le même jour, Anselme Séka Yapo, dit Séka Séka, l’ex-aide de camp de l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, a été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre du garde du corps de Joël N’Guessan.

L’image de la CPI écorchée

« D’autres enquêtes de la CPI sont nécessaires mais la priorité donnée jusqu’ici aux exactions des forces pro-Gbagbo a profondément divisé l’opinion sur la CPI en Côte d’Ivoire », a déclaré Elizabeth Evenson, conseillère juridique de la division Justice internationale à HRW.

« De nombreuses victimes ont l’impression que la Cour a ignoré leurs souffrances », a-t-elle relevé. L’image d’impartialité de la CPI a ainsi été écorchée, ajoute l’organisation de défense des droits humains.

En mars dernier, la Cour pénale internationale avait annoncé son intention d’étendre la portée de ses enquêtes en 2015, en invoquant toutefois des contraintes financières pour justifier les délais dans l’ouverture de nouvelles procédures judiciaires.

Des témoignages d’employés de la CPI

Dans son rapport intitulé Pour que la justice compte : enseignements tirés du travail de la CPI en Côte d’Ivoire, HRW s’appuie sur de nombreux témoignages dont ceux des membres du personnel de la CPI à Abidjan et La Haye.

La décision du Bureau du Procureur de limiter ses premières enquêtes aux crimes commis par un seul camp lors de la crise postélectorale est une « maladresse », d’autant plus que d’autres membres du personnel de la CPI auraient « adopté la même approche restrictive dans leurs actions », peut-on lire dans le rapport. L’impact potentiel de la CPI en aurait donc été affaibli, conclut HRW.

Elisabeth Evenson rappelle pourtant que la mission de la CPI « consiste à rendre justice aux communautés affectées par des atrocités de masse » en ajoutant que « les représentants de la CPI devraient veiller à ce que les actions de la Cour aient une résonance dans ces communautés. »

Le procès de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, et l’ex-chef de milice Charles Blé Goudé doit s’ouvrir le 10 novembre devant la CPI à La Haye. Simone Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt par la CPI, mais Abidjan refuse son transfert.

Jeuneafrique.com par

Camp de Kota-Koli en RDC: HRW dénonce des négligences de l’Etat

octobre 2, 2014

Human Rights Watch accuse les autorités congolaises de négligence criminelle. L’organisation de défense des droits de l’Homme estime que les manquements de l’Etat ont fait depuis décembre une centaine de morts, surtout des enfants, dans le camp de Kota-Koli, un ex-centre d’entraînement militaire construit en 1965 dans la province de l’Equateur (Nord-ouest). Il abrite depuis un an des ex-rebelles démobilisés et leurs familles dans le but de les réinsérer. Or selon l’ONG, la prise en charge de ces personnes a été désastreuse.

Human Rights Watch décrit des conditions de vie très dures à Kota-Koli avec des ex-rebelles contraints de vendre leurs biens et de travailler pour les habitants afin d’acheter de la nourriture. S’ajoute du personnel sans moyens et une zone quasi inaccessible par la route.

« Pendant les trois premiers mois, ils ont reçu de la nourriture et des approvisionnements du gouvernement, mais les provisions ont été épuisées à la fin de l’année 2013, assure Ida Sawyer, chercheuse pour l’ONG. Pendant les neuf mois qui ont suivi, le gouvernement a envoyé des quantités minimales de nourriture et de médicaments ».

Aucun manquement

Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement, ne nie pas qu’il y ait eu des morts dans le camp mais pour lui aucun manquement n’a été constaté. « Il s’agit de mortalité en grande partie infantile. C’est une situation que l’on rencontre sur toutes les provinces du Congo, répond-il. Je démens de la façon la plus formelle qu’une seule de ces personnes, dont il est question, soit morte de faim. C’est un mensonge uniquement pour nous discréditer. Ce sont de fausses informations, mais malheureusement, Human Rights Watch ne prend pas la peine de vérifier ».

Human Rights Watch demande le transfert de ceux qui vivent encore dans le camp dans une zone plus accessible et des sanctions pour les auteurs de négligence.

Rfi.fr

Côte d’Ivoire : treize hommes en sursis

octobre 14, 2011

Dans son n°2649 en kiosques du 16 au 22 octobre, Jeune Afrique dresse le portrait des treize personnalités de tous bords épinglées par le dernier rapport de Human Rights Watch, publié le 6 octobre. D’un côté l’ancien président Laurent Gbagbo et sept de ses alliés… De l’autre, cinq membres des forces pro-Ouattara.

Quel est le point commun entre Charles Blé Goudé et Eddie Médi ? Opposés politiquement, féroces adversaires, ils font tous deux partie des treize dirigeants ivoiriens, personnalités politiques, militaires, patron de presse ou chefs de milice, épinglés par le rapport de Human Rights Warch (HWR) sur la Côte d’Ivoire, rendu public le 6 octobre.

Accablant, le document témoigne des exactions commises par les deux camps depuis le début de la crise électorale, le 28 novembre 2010, et qui a provoqué la mort de plus de 3000 personnes. Reste à déterminer qui, dans la chaîne de commandement, a ordonné ou laissé faire des exactions qui pourraient être qualifiées de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Et envoyer leurs auteurs pour longtemps derrière les barreaux. Si ce n’est, au moins, en cavale.

« Soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible »

Parmi les personnalités ivoiriennes indexées par le rapport de HRW, « sept sont des fidèles du président déchu Laurent Gbagbo », lui-même suspecté d’être le « premier responsables des violences postélectorales. Il s’agit de Charles Blé Goudé, Philippe Mangou, Guiai Bi Poin, Bruno Dogbo Blé, « Bob Marley », Pierre Brou Amessan et Denis Maho Glofieï. Reste cinq personnes qui se son battues, elles, pour installer Alassane Ouattara au pouvoir : Eddi Médi, Losseni fofana, Chérif Ousmane, Ousmane Coulibaly et Amadé ouérémi.

Dans le n°2649, JA dresse le portrait de ces treize homme, « soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible ». Qu’ils soient en exil, en prison ou occupant même actuellement d’importantes fonctions, ils risquent tous d’être inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). Et, possiblement, transférés à la Haye pour y être jugés.

Jeuneafrique.com

Rapports tendacieux sur la Côte d’Ivoire: Amnesty et Human Rights Watch veulent salir Ouattara à tous prix

juin 25, 2011

Depuis quelques temps, certaines organisations de défense des droits de l`homme ont entrepris de ternir l`image de la Côte d`Ivoire nouvelle. Alors que les ruines provoquées par Laurent Gbagbo et sa clique sont encore fumantes, alors que les victimes des mercenaires, miliciens et autres soldats de Gbagbo ne sont pas encore guéries de leurs blessures, certains responsables de la Croix-Rouge, d`Amnesty international et de Human Rights Watch ont décidé de saboter la réconciliation nationale en ruant dans les brancards contre les Forces républicaines et les troupes des Nations unies. Sous prétexte de vouloir empêcher des actes de violation des droits humains, ces individus luttent pour réaliser ce que Gbagbo n`a pu faire jusqu`à sa capture, à savoir traîner le nom du Président Alassane Ouattara dans la boue, et le faire passer pour un criminel.

Il y a juste quelques petites semaines, les armes de guerre tonnaient dans Abidjan. Il n’y a pas si longtemps que ça, les « jeunes patriotes » dressaient encore des barrages dans les rues, lynchaient et brûlaient vifs des êtres humains. Hier encore, des soldats, des gendarmes et des policiers tuaient n’importe comment, en toute impunité. Que d’exactions commises par la bande à Charles Blé Goudé, le CECOS du général Guiai Bi Poin, la garde républicaine du général Dogbo Blé Brunot, les commandos fusiliers marins, la BAE, les CRS, les escadrons de la mort de Simone Gbagbo… Ces gens qui se croyaient sortis de la cuisse de Jupiter se sont battus contre les Ivoiriens et le monde entier. Ils ont été vaincus au combat. Mais l’homme oublie vite. Trop vite !

C’est parce qu’il est un grand homme, que le Président Alassane Ouattara a prié les Ivoiriens de ne pas célébrer leur victoire, mais plutôt de tourner la page et de regarder devant. Certains ont interprété cela comme une condition sine qua non pour avoir la paix. Lorsque Ouattara invite les Ivoiriens à se réconcilier, cela signifie pour eux qu`il soit obligé de remettre Gbagbo et tous les autres criminels en liberté, et pire, de ne même plus parler du mal qu`ils ont fait à la Côte d`Ivoire. Bref, dans leur entendement, on oublie tout, surtout qu`ils n`ont jamais eu l`outrecuidance de reconnaître leur tort, on ne règle aucun compte et on les laisse continuer à déblaterer tous les propos diffamatoires, mensongers, insidieux et incitateur à la haine qu`ils ont toujours tenus. Nenni ! Il n’en est rien du tout. Lorsqu’on parle de « réconcilier les Ivoiriens », il ne s’agit pas de recommencer à cultiver l’impunité. Il ne s’agit pas de taire volontairement la vérité pour ne « blesser » celui qui a commis une faute. On a bien dit dialogue d`abord, vérité obligatoirement, et enfin réconciliation. Les autorités ivoiriennes agissent et agiront toujours dans le cadre du droit reconnu dans le monde entier.

Pendant une décennie, Gbagbo a régné dans la terreur, et il avait décidé de faire en sorte que Ouattara qui l`a battu dans les urnes ne s`installe au pouvoir que dans une marre de sang. Pour cela, il a distribué des armes de guerre à une partie de la population et l`a exhorté à massacrer l`autre. Comme le monde entier a pu le voir, ses miliciens et autres mercenaires avaient pour mission de sortir dans la rue et tirer sur tout ce qui bouge, essentiellement les nordistes et les étrangers. Bien entendu, lui, il savait que même s`ils arrivaient à le faire, ils se feraient ensuite massacrer dans un mouvement de vengeance. Auquel cas, il se serait produit tellement d`exactions que la Côte d`Ivoire aurait disparu. Heureusement, la sagesse a prévalu, le Cheick Fofana a su maîtriser les Musulmans ivoiriens et la communauté internationale a eu la sagesse de canaliser l`ardeur des vaillants soldats des Forces républicaines et de mettre hors d`état de nuire les orgues de Staline et autres armes de destruction massive installées par Gbagbo dans nos villes et campagnes.

Voyant que son plan avait échoué, Gbagbo fera distribuer en Europe et en Amérique le reste de l`argent volé à la Côte d`Ivoire, pour acheter des intellectuels et les « encourager » à pondre toutes sortes de déclarations tapageuses pour « dénoncer » l`ingérence de la communauté internationale dans les affaires ivoiriennes, la fameuse « françafrique », la « franc-maçonnerie », et toutes sortes de crimes imaginaires attribués aux soldats des FRCI, de l`ONUCI ou de Licorne. Faire tout pour salir le régime démocratiquement élu de la République de Côte d`Ivoire. Faire tout pour dénigrer l`action des Nations unies en Côte d`Ivoire, pour une fois que cette grosse machine réussissait à sauver un peuple…

Il ne s`agit pas ici de dénoncer des exactions avérées pour promouvoir le respect des droits humains, mais plutôt de mettre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sur le même pied d`égalité. Comparer un élu qui prend les mesures adéquates pour ramener son pays dans le concert des Nations civilisées dont il avait été banni, à quelqu`un qui n`a cessé de massacrer son propre peuple que lorsque celui-ci s`est soulevé contre lui. Les Ivoiriens et le monde entier ont vu le mal fait par Gbagbo et son clan. Des kalachnikovs, des grenades offensives, des lances-roquettes et autres armes de guerre sont toujours cachées dans des résidences, des lieux de culte et des villages. Mais chaque fois que, sur indication, les forces de l`ordre mènent une opération pour récupérer ces armes, les ONG crient haro sur le baudet. « Le chien aboie, la caravane passe… La caravane du bonheur de l`homme ivoirien passera », dixit feu le Président Félix Houphouët-Boigny

Le Président Alassane Ouattara qui a une haute idée de la gestion et de grandes ambitions pour son peuple ne se laissera pas distraire par l`agitation de ces personnes agitées. Les ONG travailleront en toute liberté sous Ouattara. Elles veilleront au respect des droits humains, et dénonceront les abus. Mais personne n`empêchera le gouvernement ivoirien de faire ce qu`il a à faire. Car justement, Ouattara ne dit pas autre chose.

Ba Bemba
Ecrivain – Journaliste

Source: Ivoire Presse